L.A. Mag: « Le producteur hollywoodien et la greffe de la main qui a changé sa vie »

Un producteur de télé-réalité à qui tout réussissait se retrouve en l’espace d’une journée au seuil de la mort. Ce qu’il va vivre ensuite va tout lui apprendre sur la grâce, la détermination et le pouvoir de l’amour.

Superbe récit de la journaliste Amy Wallace dans Los Angeles magazine.
Jonathan Koch, 49ans, est un self made man, arrivé vingt ans plus tôt à Los Angeles avec trois cent dollars en poche qui a réussi en vendant des émissions de reality-TV aux chaînes de télévision.
Successful businessman, c’est aussi un compétiteur-né comme les Américains en raffolentdévoué à sa carrière, féru de sport, qui mène une vie très saine: il se couche à 9 heures du soir, se réveille à l’aube pour son exercice physique quotidien, ne boit pas, ne fume pas, n’a jamais pris de drogue, mange sainement et fais attention à son sommeil.
C’est également un « iron man » – version longue du triathlon – qui affiche depuis l’enfance un mental de gagnant et un optimisme à tout épreuve.

Jusqu’en janvier 2016 lorsqu’il tombe subitement malade: montée de fièvre, fatigue.
Il décide tout de même d’aller participer à une conférence à Washington D.C. et à laquelle il est finalement incapable d’assister,  paralysé par la douleur. Il restera deux mois au Centre Hospitalier Universitaire de George Washington, où il a été plongé dans un coma artificiel.
Les médecins sont incapables de déterminer l’origine du choc foudroyant dont il est victime, son sang ne circule dans son corps, souffre d’une gangrène aux pieds et aux mains.
Il se réveille 39 jours après son admission aux urgences et a réchappé à une mort quasi certaine – les médecins lui donnaient 10% de survie.
Mais le cauchemar continue pour cet athlète quand il apprend sa main gauche et sa jambe droite, irrécupérables, doivent être amputées

C’est en rentrant à Los Angeles, fin avril 2016, que Mr Koch et sa fiancée font la connaissance du Docteur Kodi Azari, 48 ans, un spécialiste mondialement reconnu et directeur du programme de greffe de la main à l’Université de UCLA, qui cherche un patient pour réaliser sa deuxième greffe et tester de nouvelles techniques. La personne qu’il recherche doit être en très bonne santé, positive et disciplinée et surtout qui n’a pas encore été amputé. Il rencontre Jonathan et le courant passe immédiatement.

On lui ampute la main gauche en juin puis la jambe août.
En octobre 2016, un donneur est finalement compatible.

ILLUSTRATION BY COMRADE / Los Angeles magazine

L’opération a réuni treize des meilleurs chirurgiens de Californie spécialisés dans la greffes; la plupart travaillent pour des établissements médicaux et laboratoires de recherches rivaux mais ont souhaité participer à cette expérience unique.
La procédure va durer dix-sept heures. C’est un succès.
Jonathan devra suivre un traitement médical lourd toute sa vie pour ne rejeter l’organe qu’il a reçu mais est prêt à relever le défi.
Il court à nouveau, à réappris à jouer au tennis, mais n’a aucune explication ce qu’il s’est passé.
Les médecins pensent qu’il s’agit d’un virus rare qui se serait ajouté au stress et produit une réaction qui avait une chance sur 20 millions d’arriver: « pour une raison quelconque, mon système immunitaire a rencontré son pire ennemi, et au lieu d’essayer de me sauver, il a essayé de me tuer ».

« Alabama , le Nouveau Détroit »

Cover Story de Bloomberg Businessweek sur les ravages de l’industrie des pièces automobiles dans le sud des Etats-Unis.

La renaissance manufacturière de l’Alabama est ce que Donald Trump et ses supporters recherchent pour le pays sauf que cette économie qui emploie 26 000 travailleurs et rapporte près de 1,3 milliards de dollars n’est pas sans risque.

Elle représente cette course de l’économie vers le fond. Les fournisseurs de pièces d’Amérique du Sud concurrencent les fournisseurs mexicains et asiatiques d’un toute petite marge. Ils promettent des délais de livraison impossibles à tenir et doivent payer des pénalités exorbitantes s’ils n’y arrivent pas. Les employés travaillent à un rythme infernal, six ou sept jours par semaine, des mois durant. Le salaire est bas, la rotation constante, la formation insuffisante et la sécurité, secondaire, ou lorsqu’un employé est grièvement blessé.
Beaucoup de problèmes liées aux conditions de travail dans les usines asiatiques se retrouvent aujourd’hui dans les manufactures du Sud.

L’industrie automobile, notamment dans la Rust Belt, bénéficie de la protection des syndicats qui assure davantage de sécurité et des salaires bien plus élevés; ce qui n’est pas le cas dans le domaine des pièces automobiles et qui plus est dans les Etats du Tennessee ou de l’Alabama.

L’année dernière, une jeune employée de vingt ans est morte accidentellement sur la chaîne en voulant réparer un problème mécanique.

Les archives de l’OSHA [Occupational Safety & Health Administration, une agence fédérale en charge de prévenir les accidents du travail] obtenus par Bloomberg parlent de chaire brûlée, de membres arrachés, de morceaux de corps démembrés et même d’une chute dans une cuve d’acide.
Des dossiers tout droit sortis de Upton Sinclair ou même Dickens.

Un employé de l’OSHA a pourtant été clair avec les dirigeants de ces usines: “[ce genre d’accidents] entache considérablement votre réputation. Les consommateurs américains n’achèteront pas des voitures entachées du sang des ouvriers américains”.

« London Bridge is down »

Une enquête passionnante du Guardian sur la façon dont le Royaume-Uni s’est préparé depuis des années au décès de la Reine Elizabeth II d’Angleterre qui fêtera ses 92 ans le 21 avril prochain.

Elle est vénérée à travers le monde. Elle a survécu à douze présidents américains.
Elle représente la stabilité et l’ordre. Mais son royaume est en crise, et ses sujets refusent d’accepter que son règne finisse. C’est pourquoi le palace a un plan.

Un plan minutieusement élaboré depuis des années par le gouvernement, Buckingham Palace, la BBC pour offrir aux Anglais, à la Monarchie, et au reste du monde, une succession dans les règles de la tradition royale.

Il existe différentes étapes dans le processus de succession de la Monarchie, la dernière remonte à 65 ans, définies depuis le début du XIXème et qui seront à l’oeuvre lorsque la reine d’Angleterre s’éteindra.

« La plupart envisage qu’elle mourra après une brève maladie » entourée par sa famille et ses amis, et le gastroentérologue, Professeur Huw Thomas, qui contrôlera les informations à diffuser au public.
C’est le Secrétaire de la Reine, Sir Christpher Geidt, chargée de sa succession, qui contactera d’abord le Prime Minister.

« London Bridge » est le nom donné aux préparatifs entourant la mort de Elizabeth II; « London Bridge is down » sera le terme utilisé par les officiels pour prévenir dans le plus grand secret les quinze gouvernements dont la reine est également « Chef de l’Etat » et les 36 nations du Commonwealth, pour lesquelles elle est une figure symbolique.
Les médias seront avertis par un communiqué envoyé à Associated Press, et le reste du monde simultanément, tandis que le site internet du Palace sera remplacé par une page noire.

Toutes les télés et radios anglaises se sont préparées à cet évènement inéluctable, de la tenue des présentateurs, costard noir et cravate noir, jusqu’à l’annonce elle-même.

Les gens vont être bouleversés et vont devoir contempler l’étrangeté de son absence. C’est la seule monarque que la plupart d’entre nous n’ait jamais connue. L’étendard royal sera sur tous les écrans. On jouera l’hymne national. Vous vous rappellerez ou vous étiez

Quel que soit le scénario de son décès, le corps de la reine sera transporté dans la Chambre du Trône de Buckingham Palace, tandis que partout dans le pays, les drapeaux seront en berne et les cloches sonneront.

Les funérailles de la Reine font l’objet de deux à trois réunions chaque année depuis quinze ans avec « une douzaine de départements du gouvernement, la police, l’armée, la télévision et les « Royal Parks » pour qu’elles soient parfaitement organisées.

Ces dernières années, la plupart du travail sur « London Bridge » s’est concentré sur la chorégraphie précise de l’accession de Charles.
Il y a deux évènements: la fin d’un règne et l’arrivée d’un roi. Charles devrait faire sa première en tant que Chef de l’Etat le soir de la mort de sa mère.

Quant aux deux Chambres, elles devraient se réunir dans les heures qui suivent la mort d’Elizabeth, puis la Chambre des Communes une nouvelle fois au cours de laquelle le Prime Minister prêtera serment d’allégeance au nouveau souverain.

Il sera officiellement proclamé roi le lendemain à 11 heures du matin, par le « Très Honorable Conseil privé de sa Majesté » réunit au Palais Saint James, résidence administrative officielle de la Couronne, et selon un protocole, encore une fois très précis.

Il apparaîtra pour la première fois en tant que roi d’Angleterre, le soir, depuis la Friary Court du palais, pour prononcer son premier discours, retransmis par les télévisions du monde entier et devant des milliards de téléspectateurs.

Tout un ensemble de rituels aura lieu à Londres pour célébrer le nouveau souverain et y faire participer les sujets de nouvelle Majesté.

Les funérailles de la Reine auront lieu neuf jours après sa mort.
Son corps reposera d’abord à Buckingham palace.
Au quatrième jour, le cercueil de la Reine sera transportée dans le Hall de Westminster où il restera quatre autres jours sur un catafalque drapé de violet.

Le jour des funérailles, un jour de congé pour la plupart des Anglais, magasins seront fermés, comme la bourse, Big Ben sonnera les cloches à 9 heures du matin.
Le cercueil de la reine sera transporté jusqu’à l’Abbaye de Westminster, située à quelques centaines de mètres: elle sera la première monarque anglaise à y avoir ses funérailles depuis 1760.

Quand le cercueil atteindra les portes de l’Abbaye, à 11 heures, le pays entrera dans le silence.
Les stations de métro cesseront leurs annonces. Les bus s’arrêteront et les chauffeurs sortiront pour se mettre au bord de la route. En 1952, au même moment, tous les passagers d’un vol Londres-New York se sont levés de leurs sièges et sont restés debout, six mille mètres au dessus du Canada, et incliner leur tête.

Le cercueil sera ensuite placé dans un carrosse royal, le même que celui utilisé pour le père de la Reine et le père et grand-père de son père, et la procession qui longera The Mall pour être ensuite transporté depuis Hyde Park Corner dans un corbillard jusqu’à Windsor, situé à 37 km de Londres, ou elle reposera avec ses ancêtres.

*  » ‘London Bridge is down’: The Secret plan for the days after the Queen’s Death » – Sam Knight – The Guardian

The Economist: Cette Révolution Française qui va bouleverser l’Europe

Une fois n’est pas coutume, The Economist, la revue économique anglaise montre de l’intérêt pour la France et pour de bonnes raisons: Les élections présidentielles 2017, « les plus excitantes de ces dernières décennies », devraient « enfin » bouleverser le pays, mais l’Europe tout entière!

Comme en Angleterre et aux Etats-Unis, la traditionnelle division droite-gauche est remis en question pour la première fois depuis 1958 par deux « insurgés », Marine Le Pen à l’extrême-droite et Emmanuel Macron au centre gauche. Mais surtout « le réalignement qui en résultera aura des répercussions bien au delà de la France. Il pourrait revitaliser l’Union européenne, ou la détruire ».

L’hebdomadaire l’admet, aucun des deux candidats n’est vraiment un outsider de la scène politique française, Marine Le Pen ayant fait sa carrière au FN et Macron, ses armes en tant que ministre de l’économie de François Hollande, et les deux savent « profiter de la frustration des Français » et « représentent une répudiation du statu quo » avec des programmes radicalement différents. 

The Economist ne soutient aucun candidat même si sa ligne éditoriale est plus proche de celle de Emmanuel Macron, « dont la victoire serait la preuve que le libéralisme attire encore les Européens.
Après les retournements politiques du Brexit et des Etats-Unis, à la France de montrer qu’elle n’est pas tombée elle aussi sur la tête.

Un petit rappel des gentillesses de The Economist envers notre beau pays!

 

Vanity Fair – Special Hollywood 1995-2017!

Depuis 1995, Vanity Fair consacre un numéro « spécial Hollywood » et rassemble sur sa couverture les acteurs et actrices qui ont marqué l’année.
Cate Blanchett est apparue quatre fois (1998, 01, 05 et 16) suivie par Gwyneth Paltrow (1995, 01, 04), Kate Winslet (1997, 01, 05), Scarlett Johansson (2004, 05, 06), Amy Adams (2008, 15, 17), Emma Stone (2010, 2013, 2017), Lupita Nyong’o (2014, 16, 17) et Jennifer Lawrence (2011, 12, 16).

Vanity Fair Hollywood Issue 1995

Vanity fair 1995; Première édition Hollywood 

En partant de la gauche: Jennifer Jason Leigh, Uma Thurman, Nicole Kidman, Patricia Arquette, Linda Fiorentino, Gwyneth Paltrow, Sarah Jessica Parker, Julianne Moore, Angela Bassett, et Sandra Bullock.
C’est un premier essai donc forcément, il n’y pas a beaucoup de cohésion dans la photo qui ressemble davantage à des copiés-collés qu’autre chose. On ne comprend pas trop la robe de Gwyneth Paltrow au milieu des autres filles dénudées. Pauvre Jennifer Jason Leigh, la seule accroupie.

***

Vanity Fair Hollywood issue 1996

Vanity Fair 1996

En partant de la gauche: Tim Roth, Leonardo DiCaprio, Matthew McConaughey, Benicio Del Toro, Michael Rapaport, Stephen Dorff, Johnathon Schaech, David Arquette, Will Smith, et Skeet Ulrich.
Même chose l’année suivante, Leo, Matthew, Benicio et même Will Smith qui ressemblent à des adolescents.

***

Vanity Fair Hollywood Issue 1997

Vanity Fair 1997

En partant de la gauche: Cameron Diaz, Kate Winslet, Claire Danes, Renée Zellweger, Minnie Driver (allongée), Alison Elliott, Jada Pinkett, Jennifer Lopez, Charlize Theron, et Fairuza Balk.
La troisième édition est plus professionnelle avec un peu plus d’unité, dommage que Claire Danes penche la tête autant et que Renée Zellwegger ait une pose aussi bizarre.

***

Vanity Fair Hollywood Issue 1998

Vanity Fair 1998 – Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Joaquin Phoenix, Vince Vaughn, Natalie Portman, Djimon Hounsou, Cate Blanchett, Tobey Maguire, Claire Forlani, Gretchen Mol, Christina Ricci, Edward Furlong, et Rufus Sewell.
Pour la quatrième édition, Annie Leibovitz a trouvé son idée. Seule problème, aucun d’entre ne sourit donc c’est un peu triste.

***

Vanity Fair Hollywood Issue 1999 

Vanity Fair 1999 – Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Adrien Brody, Thandie Newton, Monica Potter, Reese Witherspoon, Julia Stiles, Leelee Sobieski, Giovanni Ribisi, Sarah Polley, Norman Reedus, Anna Friel, Omar Epps, Kate Hudson, Vinessa Shaw, et Barry Pepper.
Nouvelle génération pour cette cinquième où les visages se détendent. A l’exception d’Adrien Brody, Reese Witherspoon, Giovanni Ribisi et Kate Hudson, les autres n’ont pas au autant de succès. C’est un numéro oubliable.

 

Vanity Fair Hollywood Issue 2000

Vanity Fair 2000 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Penélope Cruz, Wes Bentley, Mena Suvari, Marley Shelton, Chris Klein, Selma Blair, Paul Walker, Jordana Brewster, et Sarah Wynter.
Ici aussi c’est une toute nouvelle génération et dans une ambiance déjeuner sur l’herbe. Paul Walker fait son entrée, l’acteur est décédé d’un accident de voiture en Californie en 2013.

***

Vanity Fair Hollywood Issue 2001

Vanity Fair 2001 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Nicole Kidman, Catherine Deneuve, Meryl Streep, Gwyneth Paltrow, Cate Blanchett, Kate Winslet, Vanessa Redgrave, Chloë Sevigny, Sophia Loren, et Penélope Cruz.
Le plus beau numéro, à mon avis, avec un décor classique et un casting de rêve, et Catherine Deneuve. On se demande ce que fait Chloé Sevigny dans la photo. 

***

Vanity Fair Hollywood Issue 2002

Vanity Fair 2002 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Kirsten Dunst, Kate Beckinsale, Jennifer Connelly, Rachel Weisz, Brittany Murphy, Selma Blair, Rosario Dawson, Christina Applegate, et Naomi Watts.
Rupture de style avec une photo qui fait penser à une publicité Gap des années 90. Toutes les actrices sont aujourd’hui des stars et Jennifer Connelly n’a pas changé.
Brittany Murphy est décédée en 2009

***

Vanity Fair Hollywood Issue 2003

Vanity Fair 2003 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Tom Hanks, Tom Cruise, Harrison Ford, Jack Nicholson, Brad Pitt, Edward Norton, Jude Law, Samuel L. Jackson, Don Cheadle, Hugh Grant, Dennis Quaid, Ewan McGregor, et Matt Damon.
Très belle couverture avec les plus grands acteurs d’Hollywood de l’époque qui sont restés des acteurs majeurs avec un petit coup de vieux qui leur va à ravir.

 

Vanity Fair Hollywood Issue 2004

Vanity Fair 2004 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Julianne Moore, Jennifer Connelly, Gwyneth Paltrow, Naomi Watts, Salma Hayek, Jennifer Aniston, Kirsten Dunst, Diane Lane, Lucy Liu, Hilary Swank, Alison Lohman, Scarlett Johansson, et Maggie Gyllenhaal.

***

Vanity Fair Hollywood Issue 2005

Vanity Fair 2005 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Uma Thurman, Cate Blanchett, Kate Winslet, Claire Danes, Scarlett Johansson, Rosario Dawson, Ziyi Zhang, Kerry Washington, Kate Bosworth, et Sienna Miller.

***

Vanity Fair Hollywood Issue 2006:

Vanity Fair 2006 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Scarlett Johansson, Tom Ford, et Keira Knightley.
La plus provocatrice et aussi l’un des plus belles!

 

Vanity Fair Hollywood Issue 2007

Vanity Fair 2007 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Ben Stiller, Owen Wilson, Chris Rock, et Jack Black.
Couverture sympathique.

***

Vanity Fair Hollywood Issue 2008

Vanity Fair 2000 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Emily Blunt, Amy Adams, Jessica Biel, Anne Hathaway, Alice Braga, Ellen Page, Zoë Saldana, Elizabeth Banks, Ginnifer Goodwin, et America Ferrera.
Les couleurs pastel sont magnifiques.

***

Vanity Fair Hollywood Issue 2010

Vanity Fair 2009 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Abbie Cornish, Kristen Stewart, Carey Mulligan, Amanda Seyfried, Rebecca Hall, Mia Wasikowska, Emma Stone, Evan Rachel Wood, et Anna Kendrick.
Nouvelle génération d’actrices à la mode champêtre.

 ***

Vanity Fair Hollywood Issue 2011

Vanity Fair 2011 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Ryan Reynolds, Jake Gyllenhaal, Anne Hathaway, James Franco, Jennifer Lawrence, Anthony Mackie, Olivia Wilde, Jesse Eisenberg, Mila Kunis, Robert Duvall, Joseph Gordon Levitt, Andrew Garfield, Rashida Jones, Garrett Hedlund et Noomi Rapace
La mise en scène est particulièrement réussie, le glamour est au rendez vous: une couverture très réussie!

Vanity Fair Hollywood Issue 2012

Vanity Fair 2012 – Photographie Mario Testino

En partant de la gauche: Rooney Mara, Mia Wasikowska, Jennifer Lawrence, Jessica Chastain, Elizabeth Olsen, Adepero Oduye, Shailene Woodley, Paula Patton, Felicity Jones, Lily Collins, et Brit Marling.
Couverture qui ressemble à celle de 2008, très « soie » et pastel. La photo est de Mario Testino.

***

Vanity Fair Hollywood Issue 2013

Vanity Fair 2013 – Photographie Bruce Weber

En partant de la gauche: Ben Affleck, Emma Stone, Bradley Cooper, Eddie Redmayne, Quvenzhané Wallis, Olivia Wilde, et Kerry Washington.
Annie Leibovitz n’a pas pris la photo, c’est peut-être pour cela que le magazine n’a pas réussi à réunir grand monde sur un même shoot.

***

Vanity Fair Hollywood Issue 2014

Vanity Fair – Annie Leibovitz 2015

En partant de la gauche: Chiwetel Ejiofor, Julia Roberts, Idris Elba, George Clooney, Michael B. Jordan, Jared Leto, Lupita Nyong’o, Naomi Harris, Brie Larson, Chadwick Boseman, Margot Robbie, et Léa Seydoux.
Première couverture de Julia Roberts et de Léa Seydoux et l’ensemble est remarquable.

***

Vanity Fair Hollywood Issue 2015

Vanity Fair 2015 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Amy Adams, Channing Tatum, Reese Witherspoon, Eddie Redmayne, Felicity Jones, David Oyelowo, Benedict Cumberbatch, Sienna Miller, Oscar Isaac, and Miles Teller.

***

Vanity Fair Hollywood Issue 2016

Vanity Fair 2016 – Annie Leibovitz

Jane Fonda, Cate Blanchett, Jennifer Lawrence,Viola Davis, Charlotte Rampling, Brie Larson, Rachel Weisz, Lupita Nyong’o, Alicia Vikander, Gugu Mbatha-Raw, Helen Mirren, Viola Davis, Saoirse Ronan and Diane Keaton.
Toutes vêtues de noir. C’est la première couverture de Jane Fonda et de Charlotte Rampling et la quatrième de Cate Blanchett.

***

Vanity Fair Hollywood Issue 2017

Vanity Fair  2017 – Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Emma Stone,Lupita Nyong’o,Amy Adams, Natalie Portman, Ruth Negga, Dakota Fanning, Elle Fanning, Aja Naomi King, Dakota Johnson, Greta Gerwig, Janelle Monáe.

Les derniers Conservateurs « Anti-Trump »

Ancien conseiller de la Secrétaire d’Etat, Condolezza Rice, sous George Bush, et actuellement directeur du programme d’Etudes Stratégiques dans la prestigieuse John Hopkins University, Eliot Cohen est aujourd’hui l’un des rares conservateurs à s’opposer publiquement à Donald Trump. Dans un essai publié dans ce weekend, il met en garde ses collègues dans un essai au vitriol contre la nouvelle présidence qui pourrait ne pas durer.

Eliot Cohen a lancé un appel en mars 2016 signé par 121 collègues républicains, experts en sécurité nationale dans lequel il explique pourquoi ils « vont tout faire pour empêcher l’élection d’une personne incapable de gouverner le pays ».
La plupart des prédictions se sont réalisées durant les dix premiers jours de la présidence de Donald Trump:

 

  • « Sa vision de l’influence et du pouvoir américains dans le monde est incohérente et instable par principe. Il passe de l’isolationnisme à « l’aventurisme militaire » dans une même phrase. »
    Jan. 2017: L’isolationnisme avec « America’s First », est le programme de conservatisme économique élaboré par Steve Bannon, son plus proche conseiller.

    « Against Trump » – National Review – février 2016
  • « Son soutien à la pratique extensive de la torture est inexcusable. »
    Jan. 2017: Il affirme vouloir suivre les conseils du général Mattis qui est opposé à la torture, même s’il y est toujours favorable.

  • « Sa rhétorique haineuse, anti-musulmane amoindrit l’importance du combat contre l’islamisme radical en aliénant les partenaires du monde islamique qui font des efforts importants de collaboration. »
    Jan. 2017:  La « Travel Ban » ou « Muslim Ban », le décret interdisant l’accueil des réfugiés et des ressortissants de sept pays musulmans pour trois mois a été signé par décret la semaine dernière.

  • « Contrôler nos frontières et empêcher l’immigration illégale est un sujet sérieux, mais son obsession à faire payer le Mexique pour la construction du mur déchaîne des passions inutiles, et repose sur l’ignorance et le mépris envers notre voisin. »
    Jan. 2017: Le président mexicain a annulé sa rencontre avec Trump la semaine dernière après les tweets menaçants du président américain et continue de dire que son pays ne payera pas pour le mur.

  • Son admiration pour les dictateurs étrangers comme Vladimir Poutine est inacceptable pour la plus grande démocratie au monde.
    Jan. 2017: Le président russe sera vraisemblablement un allié de Trump mais priorité à Theresa May.

  • Les propos de Mr Trump nous poussent à conclure qu’en tant que président, il utiliserait l’autorité de son cabinet pour agir de manière à rendre l‘Amérique plus vulnérable, et diminuerait notre position dans le monde. Sa vision très large des pouvoirs du président contre ses détracteurs est une menace envers les libertés civiles des Etats-Unis.

     

     

Peu après la victoire de Trump, Eliot Cohen est revenu à la charge en conseillant à ses collègues républicains de ne pas s’engager auprès du président.

Après m’être entretenu avec l’équipe de transition de Trump, j’ai changé d’avis: N’y allez pas. Ils sont en furieux, arrogants, crient « t’as perdu! ». Ca va pas être beau

 

Les Républicains et Conservateurs qui s’étaient opposés à Trump se sont pratiquement tous rangés derrière lui. Les médias également à l’instar de The National Review, qui avait publié l’année dernière un numéro spécial « Never Trump » et qui a aujourd’hui laissé tomber son idéologie conservatrice au profit du parti républicain. Comme l’explique The New Republic, « le président Trump fait exactement ce que le candidat avait prévu, et le National Review lui cherche désormais des excuses » comme le parti républicain.
La mode en ce début d’année, c’est l’anti-anti-Trump.

D’autres ont gardé leur intégrité.

Dans son dernier essai, « A clarifying Moment in American History », Eliot Cohen pense qu’une « destitution ou une mise à pied [de Trump] » est une éventualité à laquelle les Américains doivent se préparer.

Pour la communauté de penseurs conservateurs et d’experts, et plus important, les politiciens conservateurs, c’est une période d’essai. Soit vous défendez vos principes et un comportement décent, soit vous y allez, et dans dix ans, vous serez considérés comme un lâche ou un opportuniste. Votre réputation sera détruite, et pour les bonnes raisons.

C’est l’un des moments clés de l’histoire américaine.

Trump dans une première semaine spectaculaire, s’avère être l’un des pires présidents qui n’a aucun égard pour la vérité (et la méprise), dont le patriotisme est un nationalisme belliqueux, dont le service public a consisté à éviter l’armée et les impôts, qui ne connaît pas la Constitution, qui ne lit pas et qui ne comprend pas notre histoire, et qui, au sommet de sa carrière, est obsédé par sa côte de popularité, par le nombre de personnes qui ont assisté à la cérémonie d’investiture, et ses ennemis.

Mais au bout du compte, il va échouer. Il va échouer car quelle que soit la malice de ses tactiques, sa stratégie est mauvaise – Le New York Times, la CIA, les Mexicains-Américains, et tous ceux qu’il a attaqué en chemin. Il va continuer à se faire des ennemis, et renforcer leurs convictions. Il a des supporters mais ne se fera pas d’amis. 
Il va échouer car il ne peut pas corrompre les cours, et parce que même le plus timide des sénateurs dira un jour que « c’est assez! ».  
Il va échouer parce qu’au bout du compte, les Américains, y compris ceux qui ont voté pour lui, sont des gens décents qui n’ont aucune envie de vivre dans la Turquie d’Erdogan, la Hongrie de Orban, ou la Russie de Vladimir Poutine. (…)

Il n’y a rien de grand dans l’Amérique de Trump. A la fin ce sera la grandeur de l’Amérique qui le stoppera.

« Le peuple contre les élites »: la nouvelle guerre culturelle de Trump

L’article a été publié hier sur le site internet aujourd’hui de la revue conservatrice The National Review et écrit par son rédacteur en chef, Rich Lowry, qui est également commentateur sur Fox News.

Le peuple contre les élites

Le premier défenseur de la culture de la nation est le président Donald J. Trump

On a du mal à se l’imaginer à première vue. Trump a fait la couverture de Playboy. Il s’est marié trois fois. Il a dirigé des concours de beauté et a fréquemment été invité dans l’émission de radio de Howard Stern. Sa « discussion de vestiaire » filmée sur la vidéo de Access Hollywood montre le peu d’égard qu’il a envers la bienséance.

Il est difficile d’imaginer que Donald Trump en combattant crédible de la guerre culturelle comme celle d’il y a quarante ans. Mais il en a réorienté les principales tendances, autrefois liés à la religion et à la moralité sexuelle, sur le terrain du populisme et du nationalisme.

La guerre culturelle de Trump est fondamentalement celle du peuple contre les élites, celle de la souveraineté nationale contre le cosmopolitisme, et enfin celle du patriotisme contre le multiculturalisme. 

En résumé, c’est la différence entre les luttes sur les droits des gays ou l’immigration, sur la rupture du mariage ou Black Lives Matter. La nouvelle guerre est aussi émotionnellement chargée que l’ancienne. Elle implique également les questions fondamentales sur ce que nous sommes en tant que peuple, qui sont plus compliquées que le débat sur les taux d’imposition ou s’il devrait y avoir des limites budgétaires dans le domaine de la défense.

Les participants sont dans l’ensemble les mêmes. L’ancienne guerre culturelle opposait la classe moyenne américaine d’un côté aux élites et milieux universitaires des côtes Est et Ouest et Hollywood de l’autre. La nouvelle guerre aussi.
Et tandis que Trump n’a aucun intérêt à lutter contre le mariage gay ou s’engager dans les guerres des toilettes publiques, sa position « pro-life » est un héritage de l’ancienne guerre.

Pourtant, n’importe quel détracteur qui prévient, plus par réflexe qu’autre chose, que toute tentative de contrôler le corps de femmes ou établir une théocratie est dépassé. Donald Trump a beaucoup d’ambitions mais pas celle d’imposer sa moralité sur les autres.

Il essaye plutôt de renverser un establishment corrompu qui, selon lui, a mis à la fois ses propres intérêts et un altruisme mal avisé et flou au-dessus du bien-être du peuple américain. Ce n’est pas seulement un programme gouvernemental, c’est une croisade culturelle qui intègre un important élément régional  et de classe. (…)

Prenons la guerre du président avec les médias. Presque tous les Républicains ont de mauvaises relations avec la presse. Pour Trump, pourtant, c’est plus qu’une collection de quotidiens partisans, ils incarnent une expression néfaste et prédominante de l’élite du nord-est qu’il cherche justement à détrôner.

Il n’y a pourtant rien de nouveau chez ceux qui occupent les hauts commandements de la culture d’accuser les Républicains d’avoir l’esprit étriqué et d’être intolérants. Mais le niveau de vitriol va devoir s’élever pour s’opposer au défi frontal de Trump. 

Son insistance sur les frontières, la cohérence culturelle, l’ordre public et la fierté nationale va provoquer de la peur et du ressentiment. Des priorités qui, dans la logique des élites culturelles, qui considèrent les élections de novembre comme une aberration, étaient les reliques d’une Amérique amenée à disparaître rapidement, incapable de représenter l’avenir du pays.
Trump et ses supporters ont parié autrement. 

La guerre culturelle est morte, Vive la guerre culturelle.

 

Un texte passionné qui donne une idée du challenge culturel qui attend Donald Trump mais qu’on pourrait qualifier de « folie des grandeurs » sachant le manque de légitimité du nouveau président auprès des électeurs américains, et après les manifestations monstres de ce weekend.

Encore une fois comment prétendre aller à contre courant d’un pays sans avoir remporté la légitimé populaire? C’est une insulte faite aux soixante-cinq millions d’électeurs qui n’ont pas choisi Donald Trump et qui n’ont pas l’intention du moins, pour le moment, de retourner en arrière

L’appel du Guardian aux journalistes américains

Les attaques répétées du président et du porte-parole de la Maison Blanche contre les médias obligent à davantage de solidarité et de coopération entre groupes de presse et journaliste. selon le quotidien anglais The Guardian.
Leur appel sera-t-il entendu?

Deux évènements ces dernières semaines ont bien fait comprendre le besoin d’unité du quatrième pouvoir face à l’hostilité de la nouvelle administration:

  • 11 janvier 2017, Manhattan: Lors de sa première conférence de presse en tant que président, Donald Trump « attaque et humilie » un reporter de CNN en l’accusant de propager des « fake news » en référence au rapport controversé et non-vérifié publié par Buzzfeed la veille.
    Aucun journaliste n’a défendu Jim Acosta qui n’a eu aucun droit de réponse ce jour là, malgré les demandes répétées.
  • 21 janvier 2017, Washington D.C.: Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, réunit la presse dans la briefing room de la Maison Blanche ment sur l’audience et la mobilisation des Américains lors de la cérémonie d’investiture du président et accuse la presse d’être malhonnête.

Nous devons faire face à une situation qui nous dépasse et qui est trop importante pour la gérer soi-même: L’impact de Donald Trump sur la démocratie aux Etats-Unis

The Guardian propose des solutions

  1. Montrer une complète solidarité entre confrères: Si Donald Trump refuse de répondre aux questions d’un journaliste, le suivant devrait reposer la même question et ainsi de suite jusqu’à qu’il réponde à la question.
    Si un journaliste est accusé à tort, ses confrères devraient prendre sa défense.
  2. La seconde étape repose sur l’échange d’informations pour plus d’efficacité. Si un journaliste obtient un scoop mais manque d’informations pour le corroborer, il pourrait demander l’aide de confrères du New York Times, CNN, ProPublica ou Fox News qui ont peut-être la « pièce manquante du puzzle »
  3. « Le plus haut degré de collaboration » serait une enquête commune sur les conflits d’intérêts du président à l’étranger et sur ceux des milliardaires de son cabinet.
    L’autre enquête s’intéresserait à ses liens avec la Russie et pourrait inclure la participation d’autres médias étrangers.

Trump est désormais le président des Etats-Unis, il représente l’exécutif. La noblesse du métier de journaliste a toujours été de vérifier le pouvoir du gouvernement, au coeur de l’Autorité (…) Il a menacé sa rivale d’emprisonnement, a fait des promesses qu’il ne pourra pas remplir, mélange famille et gouvernement, refuse de se soumettre au contrôle et lutte contre la liberté de la presse.

Ce gouvernement a décidé de prendre un chemin différent et hostile. Il est temps pour nous de changer le nôtre. Ce n’est pas seulement juste, c’est nécessaire.

Barack Obama: Les couvertures de huit ans de présidence

 

Il donnera son discours d’adieu ce soir depuis Chicago laissant les Etats-Unis dans l’inquiétude et le doute avec l’arrivée de Donald Trump.

Pourtant il y a huit ans, il avait apporté un vent d’espoir dans le pays, et même si son bilan est aujourd’hui critiqué et remise en question par la prochaine administration, il aura inspiré une génération d’Américains et de citoyens partout dans le monde, y compris ici au Kiosque.

On lui rend hommage, en sélectionnant les plus belles couvertures qui ont marqué les différents moments de sa présidence

Rolling Stone – Edition du 20 mars 2008

En pleines Primaires démocrates, le magazine Rolling Stone choisit de soutenir Barack Obama plutôt que Hillary Clinton. La couverture a fait polémique car la couleur de peau de Barack Obama aurait, selon certains journalistes, été « blanchie »

***

Time magazine – avril 2008

L’hebdomadaire consacre sa couverture à la relation entre la mère de Barack et son fils.
Docteur en anthropologie, Stanley Ann Dunham n’est restée mariée que quelques mois avec le père de Barack qui meurt en 1982 d’un accident de voiture.
Elle se remariera avant de mourir en 1995 d’un cancer de l’utérus.

 

 

Time magazine – avril 2018

***

The New Yorker – Edition du 21 juillet 2008

Elle reste l’une des couvertures les plus controversées jamais parues dans le New Yorker de l’incontournable Barry Blitt. Dans une campagne présidentielle très violente, Barack Obama est accusé d’être musulman par les Républicains, et sa femme, Michelle, liée à des groupes d’extrême gauche. Le dessinateur américain met les pieds dans le plat avec cette couverture intitulée « The Politics of Fear » qui résume parfaitement les polémiques qui entourent le couple Obama, et aurait provoque la colère de l’intéressé et d’autres associations.

 

The NEw York – Edition du 21 juillet 2008 by Barry Blitt

***

Mad Magazine – Septembre 2008

Le magazine satirique reprend le slogan d’Obama à la négative. C’est simple et ça marche.

Mad Magazine – septembre 2008

***

Chicago Tribune – 5 novembre 2008

Le premier quotidien de Chicago, ville d’adoption d’Obama, fête comme il se doit la victoire de l’ancien sénateur de l’Illinois.

Chicago Tribune – Edition du 5 novembre 2008

***

The Eugene Weekly – 20 janvier 2009

Il faut toujours un peu d’humour pour faire une belle une et celle du Eugene Weekly, un hebdomadaire indépendant de l’Oregon, la semaine de l’investiture du président Obama qui a lieu le 20 janvier 2009, colle parfaitement.

Eugene Weekly – Edition du 15 janvier 2009

***

The New Yorker – Edition du 26 janvier 2009

Intitulé « The First », cette couverture dessinée par Drew Friedman est tout aussi polémique puisqu’elle présente le nouveau président sous les traits de George Washington.

The New Yorker – Edition du 26 janvier 2009.
“The First,” by Drew Friedman.

***

The National Review – Juillet 2009

La priorité de Barack Obama en arrivant à la présidence des Etats-Unis est de mettre en place son Affordable Care Act, véritable cauchemar des Républicains comme en témoigne cette couverture du National Review.

The National Review – Juillet 2009

 

Time magazine – février 2010

Un an après son investiture, Barack Obama qui pensait travailler conjointement avec les Républicains n’a pas été capable de mettre en place son programme et Obamacare est en suspend. Difficile constat pour le président.

Time magazine – dition du 1er février 2010

 

Newsweek – Mai 2012

Jamais un président n’avait autant défendu la cause LGBT dans la société et la constitution avec la loi fédérale qui autorise le mariage pour tous aux Etats-Unis.

Newsweek – mai 2012

***

The Atlantic – Septembre 2012

La campagne de réélection du président sortant est plus compliquée que prévue et Mitt Romeny sait rendre les coups, notamment dans le domaine délicat de l’économie. Obama doit défendre les debuts difficiles d’Obamacare et parer aux assauts répétés des Républicains sur l’attaque de Benghazi en Lybie au mois de septembre qui a fait quatre morts parmi les Américains, dont l’ambassadeur Chris Stevens.

The Atlantic – Septembre 2012

***

The National Review – Ocotbre 2012

Barack Obama échoue lors du premier débat présidentiel devant un Mitt Romney sympathique et confiant. Coup dur pour les démocrates qui commencent à douter d’une réélection de leur candidat avant que Barack Obama remporte haut la main les deux autres débats, et que Joe Biden ridiculise Paul Ryan.

The National Review – Octobre 2012

***

Bloomberg Businessweek – novembre 2012

La réélection de Barack Obama est sans équivoque mais le deuxième mandat s’annonce plus difficile sans une majorité démocrate à la Chambre des Représentants.

Bloomberg Businessweek – November 2012

***

The Economist – Novembre 2012

L’hebdomadaire anglais se moque de l’une des photos les plus célèbres de cette campagne 2012 en demandant à Obama d’aller maintenant faire un câlin aux Républicains.

The Economist – Edition de novembre 2012

***

Bloomberg Businessweek – Octobre 2013

Presque un an après son second mandat, « Barack Obama a promis d’utiliser la technologie pour pousser les Américains à croire en le gouvernement. L’échec du site healthcare.gov pourrait provoque le contraire » affirme Ezra Klein.

Bloomberg Businessweek – Octobre 2013

***

New york magazine – Octobre 2016

Sur l’héritage d’Obama et les évènements qui ont marqué ses huit ans de présidence.

New York magazine – octobre 2016

***

The Washington Post magazine – janvier 2017

Sur les portraits d’une présidence.

The Washington post magazine – Edition du 5 janvier 2017

 

« Reasons to love New York – Right now »

New York City est plus qu’un ville, c’est une bulle de huit millions d’habitants avec son rythme effréné, une activité qui ne s’arrête jamais, ses délis ouverts 24/7, une population multiculturelle et multi-ethnique, très riche et très pauvre à la fois, et ses 80% d’électeurs qui ont choisi Hillary Clinton le 8 novembre dernier aux dépens d’un des leurs, Donald Trump.
On est New Yorkais avant d’être Américain.

Pour nous aider à comprendre cette relation unique qui lie les New Yorkais à leur ville, New York magazine, l’une des publications phares de Gotham, réalise chaque année depuis 2005 un classement des « raisons d’aimer New York » – généralement accompagné d’une très belle couverture.
Une sélection faite par ceux qui y habitent pour ceux qui y habitent dont on a gardé le meilleur
, histoire de comprendre la magie et la force entre une ville et ses habitants – à l’aube d’une des présidences les controversées de l’histoire du pays.

 

2016 – Douzième édition

  • 1. Parce que Trump a peut–être remporté l’Amérique, mais la ville nous appartient 
  • 2. Parce même nos manifestants sont jeunes
  • 3. Parce que la rue met au défit les dictateurs
  • 4. Parce qu’on sait où Trump habite
  • 5. Et parce qu’un complexe immbilier de l’Upper West Side a retiré son logo 
  • 6. Parce que le maire à finalement trouvé un adversaire à sa taille
  • 7. Parce que trois anciens élèves du lycée James Madison vont aider l’Amérique à traverer cela – Bernie Sanders, Chuck Shumer et Ruth Barder Ginsburg
  • 8. Parce que seul un homme marrié trois fois, accro au sex, élevé aux tabloïds, ancien patron de casino, vendeurs d’appartements, qui joue au capitaliste darwinien, au milliardaire immobilier et au présentateur de télé réalité, qui a besoin d’être aimé, qui ne prend aucune responsabilité, ne s’excuse jamais, a réussi à convaincre la moitié de l’Amérique, essentiellement via Twitter, qu’il a son franc parler, qu’il est proche de  l’Américain moyen, prêt à lutte contre la corruption, avec des solutions encore à dévoiler pour rendre l’Amérique plus forte, au moins pour les gens comme eux, pourrait choquer même le plus blasé des New Yorkais
  • 9. Parce que Kate McKinnon a pris le rôle d’Hillary Clinton au sérieux
  • 10. Parce que Alex Baldwin est assez Trump pour pouvoir se moquer de Trump
  • 11. Parce que Leonardo di Caprio utilise le City Bike
  • 15. Parce que bien sûr les kiosques internet gratuits ont été utilisés pour regarder du porno
  • 17. Parce que Bill Cunnigham les a tous photographiés
  • 24. Parce que New York n’aurait jamais rêvé construire un mur

 

***

 

New York Magazine – Reasons to love New York 2014

2015 – Onzième édition

 

 

***

 

New York Magazine – Reasons to love New York 2014
Picture by Humza Deas

2014 – Dixième édition

 

***

New York Magazine – Reasons to love New York 2013

 

2013 – Neuvième édition

 

***

 

New York Magazine – Reasons to love New York 2011
Illustration Paul Sahre

2012 – Huitième édition

***

 

New York Magazine – Reasons to love New York 2011
Photographie par Danny Kim

2011 – Septième édition

 

 

***

New York Magazine – Reasons to love New York 2010

2010 – Sixième édition

***

 

New York Magazine – Reasons to love New York 2009 – Photographie par Mitchell Funk

2009 – Cinquième édition

 

***

New York Magazine – Reasons to love New York 2008 – Illustration Rodrigo Corral

2008 – Quatrième édition

 

 

***

 

New York Magazine – Reasons to love New York 2007

2007 – Troisième édition

 

***

New York Magazine – Reasons to love New York 2006

2006 – Deuxième édition

 

***

 

2005 – Première édition

New York Magazine – Reasons to love New York 2005
  • Parce qu’on peut boire jusqu’à 4 heures du matin
  • Parce qu’on peut se faire livrer de la drogue directement chez nous
  • Parce qu’on peut pousser les touristes si on est retard au boulot
  • Parce que Tompkins Square abrite encore des junkies
  • Parce que « fuck » est intrinsèque à notre dialecte
  • Parce que tout le monde est gay
  • Parce que nos tabloïds sont considérés comme des journaux
  • Parce que Woody Allen est permis
  • Parce que si tu veux un chat, t’as qu’à aller au déli du coin pour en voler un.