Avery, 8 ans, transgenre, en couverture du National Geographic

Ce n’est pas la première fois qu’un magazine américain consacre sa couverture au sujet encore tabou des enfants transgenres, mais le dernier numéro du National Geographic intitulé « Gender Revolution » avec en photo une jeune fille née avec le corps d’un garçon, arrive à une période décisive pour le droit et la reconnaissance des transsexuels aux Etats-Unis .

nationalgeographic.com

Le National Geographic a frappé fort pour son premier numéro de l’année 2017.
Le mensuel, plutôt familial et centré sur la nature et les sciences, s’intéresse au sujet difficile de transsexualité chez les enfants et adolescents.
Un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre cette année, notamment sur le droit des transsexuels et transgenres à utiliser les toilettes et vestiaires dans les écoles, universités

New York Times magazine de août 2012 Photography by Lindsay Morris

et magasins. En mars dernier, la Caroline du Nord a passé une loi anti-LGBT qui renforce la discrimination des gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres dans la sphère professionnelle et les lieux  publics.

Pour la rédactrice en chef du National Geographic, la transsexualité est désormais un sujet de société à part entière qu’il faut expliquer et mieux comprendre:

Le National Geographic a presque 130 ans, et pendant toutes ces années nous avons couvert les cultures, les sociétés, les questions sociales. On s’est rendu compte en écoutant les conservations du pays que le genre était au centre de l’actualité. (…)
On voulait comprendre le rôle des genres traditionnels dans le monde entier mais aussi appréhender le genre comme différentes possibilités. Il y a eu beaucoup de reportages sur les célébrités, mais pas de réelle compréhension des gens ordinaires et des problèmes auxquels ils doivent faire face chaque jour dans la classe ou au travail à cause de leur genre.

National Geographic – Edition de Janvier 2017

Deux couvertures du célèbre mensuel à bordure jaune ont été réalisés pour l’occasion: une photo de groupe avec des adolescents transsexuels de différents âges qui sera disponibles dans les kiosques américains le 27 décembre prochain.
La seconde couverture, plus symbolique et réservée aux abonnés, aborde directement le sujet de la transsexualité chez l’enfant avec la photo d’Avery Jackson, 9 ans, qui commente sa propre situation:

« le mieux dans le fait d’être une fille, c’est que je ne dois plus faire semblant d’être un garçon ».

Le père d’Avery avait déjà témoigné dans une édition spéciale du New York Times sur les transgenres l’année dernière et expliqué comment son fils s’est identifié à une fille à partir de quatre ans, qu’il était atteint de « gender dysphoria » ou « dysphorie de l’identité » et qu’elle vivait depuis heureuse comme une fille appelée Avery.

Le numéro sur « La révolution du genre » aborde également « les vies dangereuses des filles » de Sierra Leone, « Repenser le genre » qui s’intéresse au rôle de la science dans la définition des identités et des genres, « Devenir un homme » sur les rites de passage vers la virilité, et les clichés qui évoluent autour de « l’American Girl ».

Devant la recrudescence des violences contre les transsexuels aux Etats-Unis, certains états qui les discriminent et une administration très conservatrice qui ne devrait pas faciliter la cause LGBT ces quatre prochaines années, le choix éditorial du National Geographic est le bienvenu!

Cette édition spéciale sera accompagnée d’un reportage, « Gender Revolution: A Journey with Katie Couric diffusé » qui sera diffusé le 9 février sur la chaîne National Geographic.

Le kiosque vous conseille de son côté le superbe documentaire « Growing up Trans » de l’émission Frontline diffusé sur PBS l’année dernière, dont voici un extrait.

« Personnalité de l’Année »: Les choix plus audacieux du Time

A l’occasion de la nomination de Donald Trump comme personnalité de l’année 2016 pour cette 90 ème édition du Time magazine, on vous a sélectionné des choix plus audacieux que l’hebdomadaire a pu faire dans le passé, depuis la première distinction en 1927 (avec Charles Lindbergh).

 

    • Les insurgés Hongrois et la révolution de Budapest contre l’URSS en 1956
      Personnes de l’année 1956: « Les insugés hongrois » – Edition de janvier 1957

       

    • « The Inheritors » en 1966, la première génération du Baby Boom, les « moins de 25 ans »
      Personnalité de l’année 1966: « Les moins de 25 ans » – Edition de janvier 1967

       

    • The Middle Americans ou « la majorité silencieuse » en 1969

      Groupes de l’année 1969: « The Middle Américans » – Edition de janvier 1970

 

  • Les Américaines en 1975 avec parmi elles Betty Ford, Billie Jean King
    Groupe de l’année 1975: « Les Américaines » – Edition de janvier 1976

     

  • Ronald Reagan en 1980 – Uniquement parce que la couverture est belle
    Personnalité de l’année 1980: « Ronald Reagan » – Edition de janvier 1981

     

  • La terre en danger en 1988
    Planète de l’année 1988: « La terre en danger » – Edition de janvier 1989

     

  • Les « peacemakers », Yasser Arafat et Yizhak Rabin puor le conflit israélo-palestinien, et de Klerk et Nelson Mandela pour la fin du système d’Apartheid en Afrique du Sud
    Personnalité de l’année 1993: « Les pacemakers » – Edition de janvier 1994

     

  • « Les déclencheuses d’alerte » en 2002: Sherron watkins pour l’affaire Enron, Cynthia Cooper pour les fraudes de Woldcom et le Coleen Rowley contre le FBI et sa gestion des informations sur le 11 septembre
    Personnes de l’année 2002: « Les déclencheuses d’alerte » – Edition de janvier 2003

     

  • « Vous » en 2006, c’est-à-dire les créateurs de contenu sur internet.
    Personnalité de l’année 2006: « Vous » – Edition de janvier 2007

     

  • Les manifestants en 2011 pour Ocuupy Wall Street et le printemps arabe
    Personnalité de l’année 2011: « Les manifestants » – Edition de janvier 2012

     

  • Les combattants du virus ebola en 2014

    Personnalité de l’année 2014: « Les conbattans du virus ébola » – 5 Couvertures – Edition de janvier 2015

 

Le kiosque du mercredi 7 décembre 2016

TRUMPLANDIA

Pizzagate, Pence minimise l’incident

Le fils du nouveau conseiller à la sécurité nationale de Trump, Mike Flyn Jr, qui a réaffirmé dimanche que les accusations sur la présence d’un réseau pédophile dans une pizzeria de Washington D.C., restaient crédibles jusqu’à ce qu’on prouve le contraire, a été viré de l’équipe de transition du président-élu.
Un homme est entré armé dans le restaurant dimanche matin pour faire lui-même la lumière sur cette histoire, répandue par des sites bidons de « fake news ».

Mike Pence, Vice-président-élu et responsable de la transition a déclaré hier sur l’émission Morning Joe que Flyn Jr n’avait jamais participé à la transition entre l’administration Obama et celle de Trump – ce qui est faux, puisque l’intéressé disposait d’une addresse email du gouvernement et a aidé à plusieurs son père depuis sa nomination le 18 novembre 2016.

***

Megyn Kelly inquiète de Donald Trump

Elle a été l’une des journalistes télé phares de cette campagne présidentielle en confrontant Trump sur ses dérapages sexistes lors des Primaires Républicaines et qui a lui a coûté un torrent de critiques et le soutien de nombreux médias – même si elle travaille pour Fox News.
Mais Megyn Kelly ne s’amuse plus des tweets du président, et s’inquiète des conséquences qu’ils peuvent avoir, notamment lorsque président-élu s’attaque personnellement à des individus, comme il l’a fait pour elle:

Ce que les gens ne comprennent pas avec Donald Trump – et je me demande si lui même s’en rend compte – c’est que chaque tweet qu’il lance contre vous … provoque un crescendo dans la colère.

Quant à la situation des médias ces quatre prochaines années, le constat est tout aussi préoccupant:

Je pense que c’est dangereux. Les gens ont besoin de bons journalistes, qui soient assez forts et critiques pour couvrir n’importe qui – que ce soit Barack Obama ou le président Trump – et on est en ce moment dans une période dangereuse où des millions d’Américains n’écoutent pas ce que la presse leur dit.

***

Pour être « plus dûr avec la Chine », Trump soutient Taïwan

Ce coup de fil de remerciements que Trump a accepté de la « présidente » de Taïwann ce weekend et dont il s’est vanté publiquement sur Twitter peu après, provoquant un mini-incident avec la Chine, ne serait pas une bourde de plus d’un président-élu inexpérimenté en politique, selon un commentateur conservateur du Washington Post.
Au contraire:

« Trump savait très bien ce qu’il faisait en recevant le coup de fil [de Tsai Ing-wen]. Il envoyait un message à Pékin pour leur dire qu’il serait un autre président – un outsider qui ne va s’encombrer des mêmes démarches diplomatiques auxquelles étaient attachées les précédentes administrations. (…) Trump a promis durant la campagne qu’il prendrait une posture plus dûre avec la Chine et soutenir Taïwan rentre dans cette logique »

Et Taïwan et Bob Dole

Selon Politico, l’ancien candidat républicain à la présidence – malheureux adversaire de Bill Clinton en 1996 – et le seul à avoir soutenu Trump durant la campagne, ferait du lobby pro-Taïwan auprès de l’équipe de transition.
Taïwan aurait versé 140 000 dollars (130 000 Euros) au cabinet d’avocat de Bob Dole, 93 ans, entre mai et octobre, pour renforcer son influence auprès de l’équipe du candidat.

« Dole a conseillé le directeur politique de la campagne [de Trump], organisé des meetings entre l’équipe de campagne et des émissaires taïwanais, invité une délégation à la Convention Nationale Républicaine et aidé a pousser la plate-forme du parti en faveur de l’île » révèlent des documents soumis au Département de Justice américain.
Une politique de lobbysme que Trump avait pourtant promis de combattre lors de sa campagne.

***

Weather Channel remets Breitbart à sa place

La chaîne météo américaine s’en est prise directement à un article du site d’extrême droite Breitbart.com publié le 30 novembre dernier qui utilise une de leurs vidéos pour confirmer que le réchauffement climatique serait une propagande soutenue par les Démocrates.
Ils affirment que « les températures au-dessus des territoires ont chuté d’un degré Celsius depuis le milieu de cette année – la chute la plus importante et la plus forte jamais enregistrée ».

Faux, expliquent les journalistes de Wather Channel: « les températures au-dessus des terres offrent une image incomplète des températures à l’échelle globale. La plupart de la terre -environ 70% – est recouverte d’eau et les territoires se réchauffent et se refroidissent bien plus vite que les océans. Les données enregistrées au mois de novembre sur l’ensemble des terres et des océans enregistrent un nouveau record de chaleur dans la basse atmosphère ».
Avant de rajouter ce tweet:

***

Un mannequin challenge qui fait flop

Un groupe d’amis originaires de Huntsville en Alabama a réalisé un « mannequin challenge » le mois dernier, devant la propriété de l’un des participants.
La particularité de ce défi c’est que la plupart des 22 personnes filmées portent une arme (revolver pour les uns, mitraillette pour les autres) en faisant semblant d’être prêts à tirer.

La vidéo postée sur Facebook a été regardée plus de 4 millions de fois et provoqué la curiosité de la police locale qui est allée perquisitionner la maison, saisi des armes et du cannabis, et arrêté les deux propriétaires. Ils s’occupent désormais d’identifier les autres jeunes hommes de la vidéo.

Twitter / mcsosheriffAL

 

 

 

 

 

 

 

 

Trump, Personnalité (déprimante) de l’Année 2016

 

Time – Person of the year 2016: Donald Trump

Comme si cette année n’avait pas été assez consacrée à Donald Trump, Time magazine décide de lui offrir sa septième et dernière couverture, la plus honorifique, celle de Personnalité de l’Année.
Son titre?
« Le président des Etats-Désunis d’Amérique ».

Qu’est ce qu’on n’a pas encore dit sur le président qui n’a déjà été répété, analysé, critiqué ces douze derniers mois.
Pas grand intérêt pour ce numéro annuel, sauf biensur pour l’intéressé qui l’accrochera aux côtés des dizaines d’autres couvertures qui lui ont été consacrées ces derniers mois: « C’est grand honneur » qui « signifie beaucoup pour moi » a-t-il déclaré ce matin sur Today de la chaîne NBC.

Dans le court reportage qui lui est consacré sur le site internet du Time, filmé dans son luxueux penthouse de la Trump Tower à New York, il considère l’opulence et la richesse qu’il a eu « l’honnêteté de montrer » durant la campagne, contrairement à certains « hommes politiques hypocrites » comme un avantage plus qu’un inconvénient auprès des électeurs américains.
« Je n’ai pas eu Jay-Z, Beyoncé, ou Bruce Springsteen pour attirer les foules, je n’avais que moi et des idées que les gens voulaient entendre. »

Nancy Gibbs, la rédactrice en chef intervient également sur le choix du magazine:

 

« Chaque année nous choisissons la Personne de l’Année, l’individu qui a eu le plus d’influence sur les évènements, pour le meilleur ou pour le pire. C’est difficile d’argumenter sur le fait que personne n’a eu autant d’influence que Donald Trump cette année, à savoir si cette influence a été positive ou négative, les gens sont profondément divisés sur cette question. Et c’est le défi qu’il doit relever. Le pays est sorti de cette campagne plus divisé qu’il ne l’a jamais lors des précédentes élections, autant qu’on puisse s’en rappeler. »

Et d’ajouter dans l’éditorial à paraître cette semaine:

Pour rappeler à l’Amérique que la démagogie se nourrit de désespoir et que la vérité est aussi puissante que la confiance donné à ceux qui la disent, pour avoir renforcé le pouvoir d’un électorat délaissé en exprimant sa colère et en diffusant sa peur, pour avoir forgé la culture politique de demain en détruisant celle d’hier, Donald Trump est la Personne de l’Anné 2016 pour le Time

Comme on pouvait s’en douter, cette décision n’a pas fait beaucoup d’heureux, et appeler à d’autres symbolisme, à l’instar de Shaun King, chroniqueur pour le NY Daily News, activiste et militant de Black Lives Matter.

https://twitter.com/ShaunKing/status/806490161915854853

Pour d’autres, la couverture est bien plus symbolique et militante qu’il n’y parait: Trump aurait été coiffé de cornes pour insister sur côté diabolique.

 

Comme si Hillary Clinton n’avait pas été assez humiliée non plus, Time magazine lui a offert la place de « runner-up », de seconde, en indiquant au passage que « La gagnante du vote populaire laisse un héritage compliqué », et celle de troisième aux « hackers » qui « ont fait de la vulnérabilité le nouveau normal et affaiblit la démocratie ».
La piratage des messageries du Comité National Démocrate et du directeur de campagne de Clinton, John Podesta, dont les contenus ont été diffusés quotidiennement par Julian Assange et Wikipedia, lors du dernier mois et demi de la campagne a sans doute eu son influence sur ces élections.

 

Retour sur les couvertures que Time magazine a consacré à Donald Trump lors de ces élections

 

 

 

San Bernardino, un an après.

Le 2 décembre 2015, Syed Rizwan Farook et Tashfeen Malik, mariés et parents d’une petite fille tuaient 14 personnes à San Bernardino, dans le sud de la Californie, avant d’être abattus par les forces de police.
Retour un an après sur l’attaque terroriste la plus sanglante de ces quinze dernières années.
Les auteurs

 

Photo prise à la douane de Tashfeen Malik et Syed Rizwan Farook en 2014
Photo prise à la douane de Tashfeen Malik et Syed Rizwan Farook en 2014

Syed Rizwan Farook, agé de 28ans, né à Chicago, a grandit en Californie, avant d’entrer à l’université d’état de Californie où il a obtenu une licence dans la Santé et de l’environnement. Il était inspecteur d’hygiène pour le département de santé publique du comté de San Bernardino. Musulman pratiquant, il avait effectué différents voyages en Arabie Saoudite, et a recontré sa future femme, sur une site de rencontres réservés aux Musulmans.

Tashfeen Malik est née au Pakistan, a passé son enfance et adolescence entre l’Arabie Saoudite et son pays d’origine, où elle a finalement intégrer une académie religieuse reservée aux femmes, qui suit les préceptes très strictes du Wahabbisme et dans laquelle elle aurait appris le Coran.

Elle quitte le Pakistan en 2014 pour se marier avec Farouk, un mois après leur rencontre, et ont officialisé leur union aux Etats-Unis au mois d’août de la même année.
Ils ont eu une fille qui est née en avril 2015.

Les faits

Le matin du 2 décembre 2015, Farouk dépose sa fille chez sa mère en prétextant un rendez-vous chez le docteur avec sa femme dans la matinée. Il se rend ensuite au Inland Regional Center, centre public d’aide pour les handicapés, où a lieu une séance de formation qui doit être suivie par une petite fête de noël entre employés.
Réunis dans une salle de conférence, Farouk décide de quitter la séance et reviens quelques minutes plus tard – après avoir tué deux personnes à l’entrée du bâtiment – accompagné de sa femme et tous les deux lourdement armés. Masqués, ils tirent une centaine de fois sur les quatre-vingt individus présents, avant de fuir en voiture, et laissent derrière eux un sac-à-dos d’explosifs qui sera récupéré quelques heures plus tard par une équipe du SWAT.
La tuerie a duré trois minutes, tuant au total quatorze personnes et en blessant grièvement vingt-deux .

Malik a ensuite revendiqué l’attentat au nom de Abu Bakr al-Baghdadi, le chef proclamé d’ISIS, après avoir cherché son nom internet, expliquera dans son enquête, le FBI. C’est vers 15 heures qu’ils ont été repérés près de leur résidence et pris en chasse par la police. Une fusillade éclate alors en pleine rue au cours de laquelle Farouk puis Malik sont tués et deux policiers blessés.
Les autorités déclareront plus tard que le couple était radicalisé, et avaient prévu une attaque terroriste de longue date – Farouk était parti s’entraîner au centre de tirs deux jours avant le massacre.

Twitter / @patkiernan
Twitter / @patkiernan
La couverture médiatique

Les médias ont été assez prudents dans les premiers jours qui ont succédé le massacre en évitant des conclusions hâtive sur les motivations des tueurs. « Le FBI considère le massacre comme un acte terroriste » avait titré le New York Times le 5 décembre, en consacrant son éditorial au problème des armes à feu. Le New York Post avait lui au contraire décidé de prendre parti en changeant le titre de son édition de « Murder Mission » à « Muslim Killers » provoquant bien évidemment un tollé dans l’opinion publique.

Une émission de télé américaine avait réussi à s’introduire dans l’appartement du couple meurtrier après le passage du FBI, rejoint rapidement par d’autres chaînes nationales qui ont pu filmé l’intimité du couple, les documents, photos, chambres à coucher sans le moindre de scrupules, en y consacrant des dizaines de reportages télés. Une attitude très critiqué par certains journalistes.

Les zones d’ombre
  • Le/les motif(s)
    Pour la police de San Bernardino, l’attaque aurait été déclenché par la fête de noël qui devait avoir lieu après la séance de formation, à laquelle, Farouk, un musulman très pratiquant, était obligé de participer. Elle tire cette conclusion d’une communication de Malik qui affirmait qu’un « musulman ne devait pas avoir à participer à une fête non-musulmane« .
    Pourtant, l’année d’avant, Malik avait participé à la même fête de noël et tout s’était bien passé. Le fait que le meurtrier connaisse les lieux a sans doute facilité leur choix.
  • Le lieu du massacre
    Là encore, les autorités n’ont pas de réponse définitive sur le choix du lieu, le Inland Regional Center qui n’était pas le lieu de travail de Farouk mais là où lui et ses collègues devaient passer une partie de la journée.
  • Le laps de temps de quatre heures entre le massacre et la fusillade est encore un mystère pour les policiers.
Plus de lectures

On vous conseille l’excellent reportage du New Yorker paru l’année dernière, intitule « Last Days » de William Finnegan  sur les jours qui ont précédé l’attaque de San Bernardino

 

Fidel Castro en couvertures

Fidel Castro, en couverture des magazines américains, depuis les années soixante.
  • Après la chute de Batista, et l’arrestation de Cantillo, le pion des Américains, Fidel Castro et Che Guevara prennent le contrôle du pays.
Time magazine - janvier 1959
Time magazine – janvier 1959

 

  • Après le débarquement manqué de la Baie des Cochons où plusieurs centaines d’exilés cubains, soutenus par les Etats-Unis, sont arrêtés par Castro.
Life magazine - juin 1961
Life magazine – juin 1961

 

  • Après la crise des missiles de Cuba, les Etats-Unis abandonnent l’idée d’une invasion de l’île mais mettent un embargo économique très lourd sur le pays – et toujours en vigueur aujourd’hui.
MAD - Ocotobre 1963
MAD – Ocotobre 1963

 

  • Le bilan politique de la révolution cubaine est loin d’être unanime comme en témoigne la perspective de cette couverture du Time daté de 1993.
Time magazine - Décembre 1993
Time magazine – Décembre 1993

 

  • « Le Cuba de Castro est désespérément ouvert au commerce » affirme Time magazine en 1995 dans une interview exclusive avec le dirigeant communiste.
Time magazine - février 1995
Time magazine – février 1995

 

  • En 1998, le pape Jean Paul annonce les prémices d’une ouverture lente mais progressive du pays sur la scène internationale en visitant pour la première Cuba. Un voyage symbolique immortalisée par cette belle couverture du New Yorker
The New Yorker - Janvier 1998
The New Yorker – Janvier 1998

 

  • La santé fragile de Fidel Catro le pousse à céder temporairement ses pouvoirs à son frère Raúl Castro, premier vice-président du Conseil d’Etat.
The New Yorker - Mars 2008
The New Yorker – Mars 2008

 

  • La mort de Fidel dans le New York Times ce matin
The New York Times - Edition du dimanche 27 novembre 2016
The New York Times – Edition du dimanche 27 novembre 2016

 

Thanksgiving dans le New Yorker

On connait le New Yorker pour ses belles couvertures. Découvrez celles consacrées à la fête préférée des Américains, Thanksgiving.
On y retrouve avec humour et ironie, le thème des pèlerins, des indiens, de la dinde, du repas autour duquel la famille se retrouve, souvent autour d’un match de football, et enfin de la parade annuelle de New York.

The New Yorker - 1934
The New Yorker – 1934

 

The New Yorker - 1949
The New Yorker – 1949

 

The New Yorker - 1951
The New Yorker – 1951

 

The New Yorker - 1952
The New Yorker – 1952

 

The New Yorker - 1972
The New Yorker – 1972

 

The New Yorker - 1974
The New Yorker – 1974

 

The New Yorker - 1994
The New Yorker – 1994

 

The New Yorker - 2006
The New Yorker – 2006

 

The New Yorker - 2008
The New Yorker – 2008

 

The New Yorker - 2011
The New Yorker – 2011

 

The New Yorker -2013
The New Yorker -2013

 

The New Yorker - 2014
The New Yorker – 2014

Obama dans le New Yorker

Ce sera doute l’un des dernières couvertures de Obama dans le New Yorker, en tout cas comme président des Etats-Unis, et sous le crayon de Barry Blitt qui a réalisé le plus grand nombre de couvertures cette année, notamment au sujet des élections présidentielles.

The NEw Yorker - Edition du 28 novembre 2016" "Counting"
The NEw Yorker – Edition du 28 novembre 2016″ « Counting »

On lui doit la désormais fameuse couverture de la semaine des élections, celle qui a justement prédit l’impensable:

The New Yorker - Edition du 14 novembre 2016: "Anything but that"
The New Yorker – Edition du 14 novembre 2016: « Anything but that »

 

Barry Blitt a également consacré de nombreuses couvertures au président ces huit dernières années.
La plus connue car la plus controversée est celle parue au cours de l’été 2008, en pleine campagne électorale, lorsque le candidat démocrate était accusé par les Républicains d’être un musulman et sa femme une révolutionnaire de gauche.
Intitulée « la stratégie de la peur », la voucerture avait couler beaucoup d’encre à l’époque, surtout du côté des libéraux et des proches d’Obama.

The NEw Yorker - Edition du 21 juillet 2008: "The Politics of Fear:
The NEw Yorker – Edition du 21 juillet 2008: « The Politics of Fear »

Voici un diaporama des autres couvertures de Barry Blitt

 

 

Rolling Stone & Bruce Springsteen

Le Daily News: « Assis-toi loser! »

Le Daily News, le tabloïd new yorkais, concurrent du New York Post, qui n’a jamais caché son mépris pour Donald Trump, l’a réaffirmé ce matin avec une couverture sans équivoque:

 

Daily News - Edition du 10 octobre 2016: "Assis-toi loser!"
Daily News – Edition du 10 octobre 2016: « Assis-toi loser! »

« Assis-toi loser! » en référence aux va-et-viens incessants du candidat durant le deuxième débat présidentiel au cours duquel a tenté de s’imposer physiquement contre sa rivale en refusant de s’assoir lorsqu’elle avait la parole ou en « rôdant » parfois derrière elle.

https://twitter.com/SaraJBenincasa/status/785321204475387904?ref_src=twsrc%5Etfw

Des moments qui ont mis certaines femmes mal-à-l’aise et elles l’ont fait savoir sur Twitter:

Donald Trump à su rassurer sa base électorale mais pas forcément l’électorat féminin même s’il a affirmé « avoir beaucoup de respect pour les femmes. Personne n’a plus de respect pour les femmes que moi”

Le Washington Post a invité deux experts en langage du corps qui confirmé la démarche agressive et imposante de Trump qui a voulu prendre le dessus sur son adversaire en jouant sur la colère et la menace – une stratégie généralement efficace auprès des électeurs.

Pourtant Clinton n’a pas cédé aux tentations de Trump, est resté calme et composé tout au long du débat, en montrant davantage d’empathie, notamment avec les citoyens qui étaient présents pour les interroger.