Le kiosque du 26.04.17: Juge vs décret présidentiel – Tom Brady – Le Mur & El Chapo – Breitbart discrédité – HBO

 

 

  • Suspension d’un décret présidentiel: Encore une fois!

    Une manifestation a San Francisco le 25 janvier dernier

     

    Le président Trump ne peut pas obliger les villes sanctuaires comme San Francisco à coopérer avec les officiers d’immigration sous peine de supprimer leurs subventions a affirmé un juge fédéral mardi dans une décision qui interdit l’application du décret de Trump sur l’ensemble du pays.
    S’agissant du premier passage juridique d’un décret présidentiel signé par Trump, cinq jours après son investiture, le juge de San Francisco avait affirmé que le président dépassait ses pouvoirs constitutionnels en essayant de punir des gouvernements locaux qui refusaient de se plier à ses politiques d’immigration.

     
    Le juge a qualifié le décret d’inconstitutionnel:
     

    « La constitution confère au Congrès le contrôle des dépenses, et pas au président, donc le décret [présidentiel] ne peut constitutionnellement imposer de nouvelles conditions aux subventions fédérales. »

     
    Une décision importante qui a soulagé la plupart des grandes villes du pays dites « sanctuaires », qui se sont engagées à défendre les droits des immigrés en situation irrégulière contre les agents de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) et qui craignaient de voir les subventions offertes le gouvernement fédéral.
     
    La Maison Blanche a critiqué la décision:
     

    Aujourd’hui, l’Etat de Droit a reçu un nouveau soufflet de la part d’un juge, qui n’a pas été élu et qui récrit la politique d »immigration de notre pays

     
    Trump a réitéré le même tweet que lors de la suspension de la « travel ban »:
     

    Rendez vous à la Cour Suprême

     
    * « Trump order blocked » – San Francisco Chronicle
    * « Us judge blocks Trump order threatening funds for ‘Sanctuary’ Cities » – The Los Angeles Times

 

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  • Financer le mur avec l’argent d’El Chapo

    Donald Trump doit trouver les fonds nécessaires pour construire son fameux mur le long de la frontière mexicaine et comme ni le président mexicain, ni les Démocrates du Congrès américain sont prêts à le financer, le sénateur républicain Ted Cruz, candidat malheureux des dernières présidentielles a eu une idée intéressante: Financer le mur avec la fortune du seigneur de la drogue mexicain, El Chapo, actuellement enfermé dans une prison américaine:
     

    14 milliards de dollars pourraient largement permettre la construction d’un mur capable de protéger les Américains et empêcher le transit illégal de drogues, d’armes et d’individus de part et d’autres de la frontière.
    Assurer la sécurité des Texans est l’une de mes priorités. (…)
    Le gouvernement américain cherche actuellement à mettre la main sur les profits des activités criminelles, estimés à 14 milliards de dollars, notamment par la drogue, qui appartiennent à El Chapo, l’ancien leader de cartel de la drogue de Sinaloa, récemment extradé aux Etats-Unis qui doit répondre à de multiples accusations, dont celles de meurtre et de blanchiment d’argent

     
    Mr Cruz a même introduit une loi du nom éponyme « EL CHAPO » (« Ensuring Lawful Collection of Hidden Assets to Provide Order » qui signifie « Assurer la collection des biens cachés pour financer le décret ») mardi devant la Cour du Texas.
     
    * « Ted Cruz calls for $14 billion seized from « El Chapo » to fund border wall »Breitbart

 

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  • Breitbart n’a pas d’accréditation officielle

    Coup de massue pour le site d’info alt-right.
    Le comité du Congrès américain a refusé de donner une accréditation permanente à Breitbart News à cause des différents conflits d’intérêts que la compagnie n’a pas su éclaircir: un ancien manager de la rédaction qui travaille jusqu’à début mars pour un think tank conservateur (Governement Accountability Institute) ou le rôle flou de la très puissante famille Mercer, le plus important donateur de la campagne de Donald Trump, actionnaire de Breitbart News. Rappelons également que l’un des plus proches conseillers du président, Steve Bannon, était l’ancien président de la compagnie et si les deux partis affirment ne plus être en contact, des doutes subsistent.

     
    Un organe de presse doit montrer patte blanche pour obtenir une accréditation officielle au Congrès, prouver notamment qu’il n’a aucune attache financière, depuis sa création, à n’importe quel lobby au sein de Congrès.
    Une fois obtenu, il permet d’accéder au tout Washington et surtout de faire partie de l’Association des correspondants de la Maison Blanche qui permet aux journalistes de voyager avec le président.

     
    Breitbart rate ici l’occasion de jouer dans la cour des grands médias conservateurs.
     
    * « Breitbart has been denied Permanent Congressional Press Credentials »Buzzfeed
    * « The reclusive Hedge Fund tycoon behind the Trump Presidency »New Yorker

     

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  • L’effet bulle des médias toujours plus important

    Une carte de Politico qui illustre la concentration des médias dans les comptées démocratiques. En rouge les votes Trump en 2016 contre ceux de Clinton en bleu et les Bulles représentent les 150 comtés qui ont le plus d’emplois dans les médias

     

    « Comment est-ce que les grands médias américains ont pu louper le phénomène Trump? (…)
    Certains conservateurs ont accusé la presse à grande majorité démocrate de prendre parti pour Clinton, mais ce soit-disant parti-pris ne tient pas puisqu’aucun organe de presse n’a ignoré l’histoire des emails de Clinton, tout le monde s’est gargarisé sur la correspondance [piratée] de John Podesta [son directeur de campagne] que Wikileaks a servi sur un plateau d’argent.

     
    Pour Nate Silver, de FiveThirtyEight, c’est l’hyper-homogénéité idéologique des « newsrooms » (à 93% démocrates) qui expliquent la « myopie de la presse »; même constat pour Steve Bannon, ancien président de Breitbart qui affirmait au lendemain de la victoire de Trump: « La bulle médiatique est le symbole ultime de ce qui ne tourne pas rond dans ce pays, c’est une cercle de gens qui se parlent entre eux sans avoir aucune idée de ce qu’il se passe ».
     

    Mais [ces explications] sont le symptôme [d’une situation] et pas sa cause.
    Et quand on en vient aux causes, il existe une autre façon de penser le problème (…)
    On trouve cette réponse sur une carte.
    Où est-ce que les journalistes travaillent et est-ce que [cette distribution] changé ces dernières années? (…)
    Les médias nationaux travaillent dans une bulle qui n’existait pas il y a une dizaine d’années.
    Cette bulle ne cesse de grossir. Concentrée le long des côtes, elle est géographique et politique. Si tu es journaliste, il a beaucoup de chances pour que tu vives dans une circonscription pro-Clinton – et très certainement l’une des plus « pro-Clinton ».
    Et tu as même de la compagnie puisque si tu es un lecteur de Politico, il y a beaucoup de chances pour que tu sois un citoyen de Bubbleville, aussi.

     
    Au début des années 2000, il existait encore une sorte d’équilibre entre les magazines, radio et télés concentrées depuis plusieurs générations entre New York et Los Angeles, et de nombreux quotidiens et leurs journalistes éparpillés un peu partout sur le territoire, dans des grandes, moyennes et petites villes.
    Ca n’est plus le cas aujourd’hui.

    Les employés travaillant pour les quotidiens et hebdomadaires sont passés de 455 000 dans les années 90 à 173 000 en 2017, à cause notamment des baisses de revenus publicitaires et montée d’internet, qui ont touché en premier les zones les plus rurales.
     
    * « The Media Bubble is worse than you think » – Politico

 

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  • A la recherche du maillot de Tom Brady

    A la suite d’un des plus grands retours gagnants de l’histoire du Super Bowl, les Patriots de New England ont remporté en février dernier leur cinquième Championnat de football américain, le quarterback et star de l’équipe, Tom Brady s’est fait volé le maillot de la victoire, estimé à un demi million de dollars, dans les vestiaires du Gillette Stadium de Houston.
     
    Ce que le public ne savait pas, c’est que la même déconvenue était arrivée au joueur deux auparavant lors de la victoire du Super bowl contre les Seahawks de Seattle: ni vu ni connu, un individu s’était introduit dans les vestiaires ultra sécurisés du stade et avait pris le « jersey » dans le propre sac du joueur.

    Cette année, l’incident est devenue une affaire d’Etat: Une enquête impliquant des détectives du Houston Police Department, du FBI de Boston (la ville des Patriots), la participation de la chaîne de télé Fox qui retransmettait le match (qui a fourni les vidéos des vestiaires) et plus tard les autorités mexicaines ont permis de retrouver deux maillots victorieux de Brady chez le dirigeant d’un fameux tabloid de Mexico City, La Prensa.
     
    L’homme a été très rapidement isolé sur les vidéos des caméras de surveillance, et identifié grâce aux différentes accréditations données le soir du Super Bowl: Il s’agit de Martin Mauricio Ortega.
     
    Au même moment, l’un des agents du FBI de Boston a reçu la photo d’un fan des Patriots sur laquelle figurait l’autre maillot volé de Tom Brady qu’il avait reçu d’un vendeur sur Ebay – alors que personne n’avait rapporté le vol du maillot.
     
    Début mars, le FBI a donc récupéré les deux maillots du champion.
    Mr Ortega, qui habite au Mexique, a peu de chances de terminer en prison
     


     
    * « The Great Superbowl Jersey Caper »Sports Illlustrated

 

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  • Un nouveau documentaire de HBO sur les ravages des opiacés de synthèse

    La chaîne câblée, qui a déjà réalisé un documentaire sur la question en 2015, « Heroin, Cape Cod, USA »  diffuse lundi prochain un nouveau témoignage, « Warning: This drug may kill you », sur la « pire crise sanitaire de l’histoire de ce pays », l’épidémie d’opiacés de synthèse, que nous évoquons régulièrement dans le Kiosque, et qui a fait plus de 50 000 morts en 2016.
     
    Introduites au milieu des années 90 à grands renforts de campagne marketing, ces « anti-douleurs » ont rendu dépendants des centaines de milliers de patients, contrairement aux conseils des médecins et laboratoires pharmaceutiques de l’époque.
    Parce que le médicament est prescrit, toutes les couches de la populations sont affectées par cette épidémie – l’épidémie de crack touchait uniquement les minorités urbaines défavorisées.
     
    Le président Trump a promis de s’attaquer à ce problème (qui a touché de nombreux Etats ou Trump est arrivé en tête) et à ses bénéficiaires, les compagnies pharmaceutiques.
     
    Sauf qu’il a nommé pour cette mission deux individus « que le lobby des opiacés aurait justement voulu pour le job » et qui ont travaillé à affaiblir les mesures de régulations contre les distributeurs de médicaments auprès de la Drug Enforcement Administration.

    Le taux de mortalité par overdose est plus important que les suicides, accidents de voiture ou armes à feu
     

     
    * « Trump is not off to a good start with opiod addiction » – The Hill

 

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  • Les quotidiens du mercredi 26 avril

Le Kiosque du 25.04.17: Les cent jours! – Guerre contre les pauvres – Communauté LGBT menacée – Grève des scénaristes – Obama is back!

 

 

  • Les cent premiers jours du président

     

    Donald Trump laid out a plan for his first 100 days in the Oval Office.

    Même s’il affirme que la barre symbolique des cent jours (qui aura lieu samedi) n’est qu’une énième construction des médias, Trump y a consacré un site internet dans lequel il énumère toutes les différentes actions et décisions prises depuis son entrée à la Maison Blanche:
     

    Durant les cent premiers jours, le président Donald J. Trump a agi pour [1] restaurer la prospérité, [2] protéger et garantir la sécurité des Américains, et [3] tenir le gouvernement responsable.
    A une allure historique, ce président a signé plus de législations qu’aucun autre de ses prédécesseurs en cinquante ans.
    En se concentrant sur la reconstruction de l’armée, en mettant fin à l’immigration illégale et en redonnant davantage de confiance à l’économie, le président a tenu ses promesses au peuple américain.

     
    Entre plusieurs vidéos, des pancartes, pour ceux qui n’auraient pas compris:

    Les Grands absents: les deux décrets présidentiels sur l’immigration et l’American Affordable Care Act, ses plus gros échecs politiques.
    Dernière minute: un juge fédéral de San Francisco a bloqué hier le décret – encore un autre – de Trump qui menace le financement des villes sanctuaires qui protègent le sort des immigrés en situation irrégulière.

    Associated Press dresse un bilan un peu plus mitigé:

    Sur les 38 promesses spécifiques de Trump écrites dans son contrat des cent premiers jours pour ses électeurs – « ma promesse envers vous » – il en a accompli dix, la plupart à travers des décrets présidentiels qui ne demandent aucune législation, comme le retrait des Etats-Unis du TPP (le partenariat trans-pacifique).

    Il en a abandonné d’autres et a échoué à en délivrer d’autres rapidement, à cause notamment d’un parti républicain divisé et de la résistance de certains juges fédéraux.
    Sur les dix promesses qui devaient passer devant le Congrès, aucune n’a été voté et la plupart n’ont pas encore été introduites.

     

    * « Trump’s 100 days promises: Fewer than half carried out » – Associated Press

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  • Vers plus de discrimination envers les homosexuels?

    Des dizaines de parlementaires républicains demandent au président Trump de se désengager des protections mises en place par Obama envers les gays et lesbiennes pour satisfaire la promesse de campagne visant à protéger la liberté religieuse.
    Debut février, Trump envisageait un décret présidentiel qui aurait annulé les décrets de Obama interdisant la discrimination contre les gays et lesbiennes dans la fonction publique ou avec des sous traitants du gouvernement fédéral.
    Mais le décret n’a jamais été signé.
    Un groupe de 51 Représentants de la Chambre du Congrès a écrit à Trump ce mois-ci pour « lui demander de signer la proposition de loi sur la liberté religieuse  (…) pour protéger des millions d’Américains dont la liberté de foi a été attaquée ou menacée ces huit dernières années. (…)
    Mais lundi, un officiel de la Maison Blanche a déclaré à USA Today qu’un programme visant à protéger la liberté religieuse était en pourparlers et que le président essayait de trouver un juste milieu.

     
    Trump soutient la communauté LGBT et refuse de la discriminer mais tient également à satisfaire les conservateurs (Mike Pence) qui défendent la liberté religieuse, elle-même discriminatoire envers les gays et lesbiennes.
    Les revendications de ces parlementaires incluent également le droit des institutions religieuses à ne pas rembourser la contraception des assurances maladie offertes à leurs employés, ou celui des médecins de ne pas pratiquer l’avortement pour des raisons religieuses.
     
    * « Republicans in Congress push for religious liberty executive order » – USA Today

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  • Le retour d’Obama

     

    Première apparition publique de Barack Obama lundi depuis son départ de la Maison Blanche le 20 janvier dernier à l’Université de Chicago, sa ville d’adoption, pour une conférence intitulée « une conversation sur l’engagement civique » devant plusieurs centaines d’étudiants.
    L’ancien président n’a pas abordé les trois premiers mois de son successeur, ni ceux de Washington, préférant se concentrer sur ses futures activités, à côté des discours rémunérés aux Etats-Unis et dans le reste du monde.

    Barack Obama aurait accepté de donner un discours devant une compagnie de Wall Street, Cantor Fitzgerald, pour la modique somme de 400 000 dollars en septembre prochain selon le Washington Examiner
     

    La chose la plus importante que je puisse faire, c’est de préparer la prochaine génération au leadership pour être capable de reprendre le témoin et changer le monde à leur manière (…)
    Parce que je suis convaincu que nous sommes capables d’affronter plein de défis, les inégalités économiques, le manque d’opportunités, le système judiciaire qui manque cruellement de productivité au changement climatique, aux problèmes liés à la violence.
    Tous ces problèmes sont graves et intimidants mais ils ne sont pas insurmontables. Ce qui nous empêche de les régler et de progresser c’est la politique et la vie citoyenne. (…)
    Les gens n’ont plus l’habitude de travailler sur un projet commun comme autrefois. Nous sommes devenus une société très individualiste. (…)


    l’habileté à créer de la confiance et des relations, c’est ce qui fait toute la différence; c’est difficile de le faire dans cet environnement mais cela n’est pas impossible.

     
    * « Chicago’s visit Monday to start Obama’s re-entry into public eye »Chicago Tribune

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  • Un dépistage avant les aides

    Milwaukee – Les résidents défavorisés qui demandent l’aide du gouvernement dans le Wisconsin doivent souvent passer par la bureaucratie frustrante et désuette d’un immeuble décrépit de Milwaukee et une procédure qui rend très difficile l’obtention de l’assistance alimentaire, du chômage, ou de Medicaid [assurance maladie pour les plus pauvres].
    Désormais, et c’est une première pour le pays, le gouverneur du Wisconsin Scott Walker a décidé de renforcer les contraintes de ceux qui appliquent pour Medicaid avec la mise en place d’un programme qui les oblige à faire un test de dépistage de drogues et subir un traitement de cure, si nécessaire, pour en bénéficier.

    Si l’administration Trump approuve le plan de Walker (…) le Wisconsin sera le premier Etat des Etats-Unis à imposer un test dépistage de drogues comme préalable à l’obtention du programme de Medicaid depuis ses 53 ans d’existence.
    « Cela pourrait avoir des conséquences radicales pour les pauvres dans tout le pays » explique une experte en politique de santé.
    Walker veut ensuite imposer ces tests de dépistage comme condition d’obtention d’autres services sociaux comme les « food stamps » [Aide alimentaire pour les plus défavorisés] ou le chômage a-t-il affirmé dans une interview avec le Globe.
    D’autres Etats pourraient suivre le Wisconsin et les critiques sont déjà en train de se mobiliser.

     
    Une attaque à peine dissimulée contre les plus défavorisés dans l’Etat de Wisconsin. La plupart de ces programmes d’assistance sont financés par le gouvernement fédéral mais leurs conditions dépendent de l’Etat qui peut volontairement renforcer les contraintes pour utiliser l’argent dans d’autres programmes, dans l’économie, l’aide aux entreprises, …

     

    * « Burden of proof » – Boston Globe

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  • Vers une grève des scénaristes américains?

    IMAGES: SHUTTERSTOCK; ILLUSTRATION: VARIETY

    Le très puissant syndicat de la Writers Guild of America qui écrit les histoires et scénarios de la plupart des productions cinéma et télé, a appelé lundi à la grève (à 96%) si des négociations ne sont pas trouvées avant la date limite du 1er mai, quand les contrats (renégociés tous les trois ans) expirent avec the « Alliance Motion Picture » et « Television Producers » qui représentent les studios.
     
    Ce sera la première grève des scénaristes en dix ans, depuis celle qui avait duré cinq mois (novembre 2007 – février 2008) au cours de laquelle 12 000 scénaristes avaient cessé d’écrire, soutenus par de nombreux acteurs américains, qui avait interrompu la réalisation de nombreuses séries.
    Les premiers touchés par une éventuelle grève à partir de la semaine prochaine seraient les Late Night Show (« Jimmy Kimmel Live », « Late Show with Stephen Colbert », « The Tonight Show with Jimmy Fallon ») ou encore Saturday Night Live.
     

    Ca pourrait très embêtant en 2017, avec Donald Trump président et un appétit renouvelé des téléspectateurs pour les comédies satiriques.

     
    * « Will TV Writers strike? Here’s what you need to know » – Washington Post

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  • Les quotidiens du mardi 25 avril 2017

Le Kiosque du 24.04.17: Trump & les chaînes d’info + Le show de la Maison Blanche + Travis Kalanick, une ordure & La relève Murdoch

 

  • L’obsession de Trump avec les chaînes d’info câblées

    Lors d’un déjeuner à la Maison Blanche le mois dernier, la question de la sécurité des emplois a été abordée et si le porte parole de la Maison Blanche, Sean Spicer allait être viré.
    La réponse du président a été rapide et sans équivoque. « Je ne vais pas virer Sean Spicer » a-t-il répondu. « Le gars fait beaucoup d’audience. Tout le monde le regarde. »
    Trump a même comparé la conférence quotidienne de Spicer à un soap opéra et noté fièrement qu’il rassemblait autant de téléspectateurs.
    Pour Trump – un star de télé réalité qui a réussi à transformer son charisme du petit écran en figure politique victorieuse – la télévision apparait comme la force motrice de sa journée, une arme et un scalpel, un mégaphone et un fil d’information. 

    Le président des Etats-Unis s’inspire des informations des chaînes câblées pour tweeter, pour aborder les questions politiques du jour, pour s’informer et les utilise pour s’adresser directement à son public.
    La télévision est aussi devenue le moyen privilégié utilisé par les diplomates, alliés et adversaires et acteurs de la vie politique en général pour attirer l’attention du président sur tel ou tel problème et même obtenir un coup de téléphone avec Commander-in-Chief

    *  » ‘Everyone tunes in’: Inside Trump’s obsession with cable TV » – The Washington Post

 

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  • Nouvel avenir pour Fox News

    Illustration by Robert Carter for The New York Times

    James et son grand frère, Lachlan, 45 ans, le président de 21st Century Fox, fermement établis comme les successeurs de leur père, se donnent beaucoup de mal [dans l’entreprise].

    Leur père reste très impliqué mais ses fils semblent déterminés à débarrasser la compagnie de cette vieille culture interne et espiègle et diriger les opérations vers un futur numérique.
    Ils travaillent pour faire de l’empire familial le leur, et pas celui que le père Murdoch a créé pour épouser ses sensibilités. (…)
    Au cours de sa carrière, Rupert Murdoch a montré à plusieurs reprises qu’il était prêt à sacrifier la réputation de son entreprise pour davantage de profits – traiter les gens avec peu d’égard, laisser passer des comportements déplacés pourvus que les résultats soient là, récompenser les conflits internes.

    Quand ses enfants ont repris le flambeau il y a deux ans, ils ont rapidement créé une atmosphère de travail plus chaleureuse, au moins dans certaines sections de l’entreprise et se sont détachés d’une culture à l’encontre du politiquement correct, du moins pour Fox News, qui a permis certains dérapages dont sont aujourd’hui accusés aujourd’hui Mr Ailes et Mr O’Reilly [tous les deux mis à la porte ces derniers pour des accusations de harcèlement sexuel]

    Changement de culture profond entre Murdoch Senior qui a construit le succès de la chaîne grâce à Mr Ailes et Mr O’Reilly, présents depuis la création, virés par les successeurs, les enfants Murdoch qui veulent instaurer une nouvelle culture d’entreprise plus transparente, conciliante, et progressive, notamment vis-à-vis des femmes.

    * « In House of Murdoch, Sons set about an Elaborate Overhaul » –  The New York Times

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  • Que du cinéma!

     

    Matt Chase for Politico

     

    Quand il ne fulmine pas sur scène ou sur Twitter, le président a réussi à avoir des relations cordiales avec des reporters depuis qu’il est entré à la Maison Blanche, en montrant davantage de courtoisie qu’il peut en avoir avec sa propre équipe.

    Quand le stratège en chef [du président], Steve Bannon n’appelle pas les médias, « le parti d’opposition », il félicite des journalistes pour leurs histoires, et quand Spicer [le porte parole de la Maison Blanche] ne s’énerve pas derrière son podium, il est occupé à maintenir ses relations avec la presse ou en construire de nouvelles. (…)
    Si les membres de la West Wing fantasment sur leur pouvoir de destruction des médias traditionnels, ils sont trop divisés et obsédés par leur propre image pour y arriver.
    Et quelle que soit la frustration provoquée par cette administration qui entretient des rapports très fragiles avec la vérité et un patron qui enchaîne les caprices, les journalistes se sont régalés des conflits et du chaos.
    La Maison Blanche est un nid de vipères remplie d’intrigues et de suspicions, un endroit où les représentants se battent quotidiennement par presse interposée pour dévorer avec enthousiasme le lendemain les comptes rendus.
    Le grand secret de 1600 Pennsylvanie Avenue, c’est que la guerre contre les médias n’en n’est pas une, c’est un reality show qui divertit et mobilise ses supporters pendant qu’il courtise ceux qui lui importent le plus: les journalistes

    * « Trump’s Fake War on the Fake News » – Politico

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  • Le jeu dangereux de Travis Kalaknick, le CEO du Uber

    Pour transformer Uber en leader mondial des transports, Mr Kalanick a ignoré certains règles et normes, et ne les à accepter que quand il était pris sur le fait.
    Il a bafoué les régulations concernant les transports et la sécurité, s’est heurté à des concurrents traditionnels et capitalisé sur des failles juridiques et zones grises pour avantager sa compagnie.
    Dans ce processus, Mr Kalanick a réussi à créer une nouvelle industrie des transports, avec Uber, qui s’est répandue dans 70 pays, a été évalué à 70 milliards de dollars et continue d’être un business qui se développe. (…)
    Repousser toujours les limites n’est pas rare chez les entrepreneurs de la Silicon Valley. Mais Mr Kalanick est allé bien trop loin avec Uber, y compris les mensonges avec Apple, le sabotage de la concurrence et autoriser la compagnie à utiliser un outil secret appelé Greyball pour duper les forces de l’ordre. (…)
    Ces derniers mois, la compagnie a été accusée d’entretenir une culture d’entreprise machiste dans laquelle les managers abusent verbalement, physiquement et parfois sexuellement les employés.
    Mr Kalanick a conforté cette image lors d’une attaque verbale avec un conducteur de Uber en février dernier, un incident enregistré par le conducteur qui a été mis en ligne.
    Le leadership de Mr Kalanick est aujourd’hui très critiqué.

    Uber enchaîne les mauvaises « PR nightmares » depuis plusieurs mois et son patron charismatique a très mauvaise réputation, ce qui pourrait faire fuir les investisseurs et pousser les consommateurs vers la concurrence. 

 

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  • L’épidémie d’opiacés de synthèse toutes les couches de la société

    Austin Glass tient une enveloppe et y sort un document qu’aucun fils de 26 ans ne voudrait avoir à tenir.
    C’est le rapport du médecin légiste qui porte le nom de sa mère, Teri Sue. Après une série d’opérations liées à un cancer, la femme de 56 ans est devenue accro aux opiacés de synthèse et est morte l’année dernière d’une overdose de médicaments prescrits. (…)
    Après avoir passé en revue les dossiers du médecin légiste, j’ai trouvé une concentration et une augmentation croissante du nombre de femmes mortes à cause des abus de ces médicaments.
    Le centre fédéral de contrôle des maladies rapporte les mêmes constats.
    Sur les 78 femmes qui sont mortes d’une overdose d’opiacés l’année dernière [dans le Orange County en Californie], soixante étaient dans leur quarantaine ou plus âgés – 49 accidentelles et 11 considérées comme des suicides.

    L’épidémie d’opiacés qui ravage le pays n’est pas limitée aux jeunes défavorisés ou en rupture avec la société mais touche toutes les couches générationnelles, sociales et professionnelles.

 

Les unes des quotidiens

Le kiosque du 23.04.17: Démocrates contre l’avortement – Emeutes de L.A, 25 ans plus tard – Jason Chaffetz & Sheri Few – « The Keepers » sur Netflix

 

 

  • Les émeutes de Los Angeles, 25 ans après

    Le feu brûle autour de lui et il continue de s’énerver.
    La casquette à l’envers il crie dans le chaos ambiant, ne sachant pas si quelqu’un l’écoute. Il se rappelle toujours tendre le bras vers les bureaux de la police de Los Angeles, comme un général qui commande ses troupes.
    Il se rappelle l’ordre qu’il a donné.
    « Allez brûler le putain de bâtiment ».
    Il portait un T-shirt avec le symbole de la paix. Un T-shit comme un autre.
    Mais la juxtaposition – un afro-américain furieux qui manifeste avec le symbole de la paix – a capté l’attention des photographes et caméras.
    Son image a été prise et diffusée partout dans le monde. Il a fait la couverture de Newsweek avec le titre « la colère et la fureur ». Les caméras de CNN l’ont suivi alors qu’il provoquait et menaçait la police de Los Angeles.
    C’était il y a 25 ans, le 29 avril 1992, il est devenu l’icône des émeutes de Los Angeles.
    Cette nuit là il affirmait ne pas avoir peur de mourir.
    Marc Craig, le visage de la colère, avait 23 ans.

    Le jeune Marc n’est pas du tout ce que les médias ont dépeint de lui à l’époque. Issu de la classe moyenne, il a quitté la Navy peu avant le passage à tabac de Rodney King en mars 1991 qui ont déclenché les émeutes de Los Angeles qui ont fait 55 morts, plus de 2 000 blessés et pour lesquelles la garde nationale avait été réquisitionnée.

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  • Le Bilan des premiers cent jours de Donald Trump (Axios)

    Succès
    * La nomination du juge Neil Gorsuch
    * Les décrets présidentiels et changements de régulation en faveur des entreprises sur fond d’économie en bonne forme et d’un chômage qui baisse.
    * Encourager les P.D-Gs à penser plus systématiquement à privilégier les « emplois américains »
    * Opération Normal I: Mettre en place des équipes performantes à la Sécurité Nationale et à l’économie
    * Operation Normal II: Un conseil national de sécurité post-Flynn (viré pour avoir menti sur ses relations avec les Russes) qui a pris des décisions en accord avec le « mainstream » politique des Républicains, à savoir les frappes syriennes, le soutien à l’OTAN et la visite du président chinois.

    Echecs
    * Aucune nouvelle loi: Malgré un contrôle total de Washington (Présidence, Chambre des Représentants et Sénat), l’administration n’a pas réussi à faire passer l’American Health Care Act (Trumpcare)
    * Une Maison Blanche encore bancale: Même si Donald Trump assure que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes à la Maison Blanche, les rivalités entre les nationalistes menés par Steve Bannon et les modérés représentés par son gendre, Jared Kushner ont fragilisé la nouvelle administration
    * Aucune doctrine domestique ni internationale. 
    * Les mêmes mauvaises habitudes de campagne: ses tweets avant tout, revanchard, insultant, mesquin.

     

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  • Peut-on être démocrate et contre l’avortement

    Branle bas de combat dans la tournée « Unity Tour » du parti démocrate qui sillonne le pays avec Bernie Sanders, un indépendant et s’est arrêté la semaine dernière dans le Nebraska pour soutenir la candidature du candidat « pro-life », Heath Mello, à la mairie de Omaha – il a soutenu en 2009 une proposition de loi qui obligeait les femmes à passer une échographie avant de se faire avorter.


    MMr Mello comme le sénateur Joe Donnelly d’Indiana et le sénateur Bob Casey de Pennsylvanie sont des « démocrates contre l’avortement » qui ont reçu cette année le soutien du Comité National Démocrate, de son président, Tom Perez et de la porte-parole de la minorité démocrate à la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi – et provoqué la fureur des associations de défense de l’avortement et des droits des femmes.
    La stratégie électorale des dirigeants du parti est de rallier le maximum d’électeurs quitte à approuver des choix qui ne sont pas les leurs mais nécessaires pour gagner des élections.
    Un compromis difficile à accepter pour certains démocrates et libéraux, à l’instar de l’association pro-life NARAL, qui considère cette décision comme une trahison, surtout après l’immense manifestation organisée partout aux Etats-Unis le 21 janvier dernier, et qui remet le consensus du parti démocrate adopté en 2012, qui soutient sans réserve la liberté des femmes à disposer de leur corps.

    * « DNC rally with Anti-abortion candidate fuels backlash » – Politico
    * « Why are Democrats fighting Each Other over Abortion? » – Real Clear Politics
    * « At a Unity Stop in Nebraska, Democrates Find Anything but » – The New York Times

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  • Jason Chaffetz arrête sa carrière politique

    L’un des Représentants républicains les plus puissants du Congrès américain, Jason Chaffetz, qui siège également à la présidence de l’une des commissions parlementaires les plus influentes, le « Comité de surveillance et de l’action gouvernementale », a annoncé la semaine dernière ne pas se représenter aux élections de mi-mandat en 2018. Une décision « personnelle » qu’il a prise afin de retourner travailler dans le « secteur privé » et qui pourrait arriver plus tôt que prévu.
    Selon The Deseret News, Jason Chaffetz en aurait assez de passer la plupart du temps à Washington loin de sa famille, voudrait gagner plus d’argent dans le secteur privé – avec pourquoi pas une carrière dans les médias – et veut protéger femme et enfants de la vie publique après avoir reçu des menaces de mort.
    Une autre explication: L’opposition grandissante contre Chaffetz à domicile. Le politicien a dû faire face à des « Townhalls meetings », ces réunions locales entre élus et électeurs, très houleux depuis l’élection de Donald Trump, son soutien à l’abrogation d’Obamacare.
    Sa côte de popularité a baissé de 14 points ces dernières semaines, et son adversaire démocrate aux prochaines élections a déjà réussi à lever des centaines de milliers de dollars pour la campagne de 2018.

    « Une campagne qui pourrait être coûteuse, bruyante et douloureuse. Et pour quelqu’un qui a beaucoup plus d’ambitions que la Chambre des Représentants, elle pourrait causer des dommages irréparables à son image. »
    Fusion rapporte que le comité de campagne « Friends of Jason Chaffetz » a déposé les sites Jason2028.com et JasonChaffetz2028.com, qui laisserait penser à une candidature aux élections présidentielles américaines dans douze ans. Une ambition a très long terme.

    * « What the Heck is going on with Jason Chaffetz? » – Vanity Fair
    * « The Calculus behind Jason Chaffetz’s sudden decision to walk away » – The Deseret News

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  • Caroline du Sud: La candidate bien raciste

    Le Montana et la Caroline du Sud vont tenir des élections pour remplacer un siège de Représentant du Congrès laissé vacant par deux élus partis travailler pour l’administration Trump.
    Sheri Few est l’une des candidates républicaines de Caroline du Sud, « championne des idées conservatrices, avec moins de régulations et plus de liberté ».
    La page d’accueil de son site internet est typique:

      • « Stop Federal Outreach »: Limiter toutes les prérogatives du gouvernement que ce soit, et surtout, en matière d’écologie, et de « micro-gestion », ce sont des directives fédérales qui s’appliquent au niveau des Etats, dans les domaines de la santés, des banques,
      • « Lutter contre le Terrorisme » = Arrêter l’immigration illégale, lutter contre terrorisme islamique radical
      • « Fight political correctness » = Suppression des programmes fédéraux contre la famille et défense du drapeau des Confédérés
      • « Défendre nos valeurs » = Anti-avortement, contre le mariage gay, pour la défense des armes à feu, et élever ses enfants comme ils l’entendent – en dehors du système scolaire

     

    Voici sa vidéo campagne sur YouTube
    * « Meet the SC Woman Running the Craziest, Most Racist, Homophobic Political Campaign Ever » – The Roots

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  • L’article du jour

    Dans le New Yorker, un article sur Steve Bannon, l’actuel conseiller stratégique de Trump, lorsqu’il travaillait à Hollywood.

    Quand Trump a annoncé sa candidature, dans la Trump Tower, en 2015, Bannon a noté quelque chose que les autres ont raté. Peut-être était-ce un même tempérament, et la foi dans leurs affaires, malgré les successions d’échec. Trump aussi détestait aussi les élites qui l’ont toujours rejeté. Bannon a senti qu’il avait enfin trouvé la figure qui pouvait exprimer cette colère, et mener la révolte de millions d’Américains qui se sont sentis laisser pour compte.

    * « How Hollywood remembers Bannon » – The New Yorker

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  • Le nouveau « True Crime Show » de Netflix

    Après le succès de « Making A Murderer », dont la seconde saison est en train d’être tournée, Netflix annonce la diffusion prochaine d’une nouvelle enquête en sept épisodes, « The Keepers » sur la disparition et le meurtre de soeur Cathy Cesnick, institutrice dans une école catholique de Baltimore en 1969 qui n’a jamais été élucidé.
    L’enquête mené par une groupe d’amateurs part du témoignage d’une « Jane Doe », ancienne élève de Mlle Cesnick, qui affirme lui avoir révélé à l’époque les abus sexuels dont elle aurait été victime de la part de l’aumônier de l’établissement. Disponible le 19 mai prochain.

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  • La Couverture du jour

    The New Yorker met en scène le championnat de Baseball avec « Strike Zone » de Mark Ulriksen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le kiosque du 21.04.17: Prince 1 an plus tard – Une fille nommée Allah – Erdogan x Giuliani

 

 

 

  • Wikileaks à nouveau menacé

    Les procureurs du gouvernement débattent sur l’éventualité de déposer plainte contre des membres de Wikileaks concernant les fuites de câbles diplomatiques et documents militaires diffusées en 2010, et enquêtent également pour déterminer si le groupe a commis a un crime en révélant les outils de piratage de la CIA.
    Sous le président Obama, le Département de Justice avait décidé de ne pas poursuivre Wikileaks pour avoir révélé les documents ultra-secrets – une décision qui aurait pu mener le gouvernement à poursuivre en justice des organes de presse pour la publication d’informations confidentielles (…) On ne sait pas si les procureurs s’intéressent également au rôle joué par Wikileaks l’année dernière dans la publication des emails du Comité National Démocrate et du président de la campagne d’Hillary Clinton, John D. Podesta, qui ont été, selon les autorités américaines, ordonnés par le gouvernement russe.

     
    A retenir: La « bromance » entre Julian Assange et Donald Trump, qui a marqué les derniers mois de la campagne présidentielle est terminée. Contrairement à son prédécesseur, Barack Obama, qui avait été plutôt clément envers Wikileaks – pas Julian Assange – la nouvelle administration pourrait poursuivre l’organisation, et ouvrir le voie à la pénalisation d’autres organes de presse qui ont beaucoup travaillé ces dernières semaines grâce aux fuites de la Maison Blanche et des Agences de Renseignement.
     
    * « US again weighing Wikileaks charges » – The Washington Post

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  • Des parents autorisés à appeler leur enfant Allah

    Zalykha Graceful Lorraina Allah a finalement un nom.

    Après une bataille juridique de 23 mois, l’Etat de Géorgie à finalement publié un acte de naissance à ce nom, après avoir initialement rejeté la requête de la famille parce que le nom de famille ne correspondait ni à celui du père, ni à celui de la mère.
    Elizabeth Handy et Bilal Walk ont porté plainte contre l’Etat pour obtenir le droit d’appeler leur fille – née le 25 mai 2015 – comme ils l’entendent.
    L’Etat a finalement accepté.
    « C’était une revendication importante pour les droits des parents et une victoire amplement méritée pour Elizabeth et Bilal » explique la directrice de l’association ACLU de Georgie, Andrea Young.
    Young and Handy, qui vivent à Atlanta et ne sont pas musulmans, expliquent avoir choisi le prénom de ZalyKha pour sa noblesse – Les Musulmans seraient en effet offensés d’un tel choix.
    Un imam d’Atlanta, Plemon El-Amin a affirmé jeudi qu’aucun musulman n’appellerai sa fille « Allah », et a conseillé aux parents de ne pas le faire. Parce que les Musulmans pensent qu’il n’existe aucun autre dieu que Allah, tout prénom qui contient « Allah » doit être accompagné d’un préfixe de « serviteur ou création d’Allah » pour éviter la confusion et l’idée que quelqu’un prétende être dieu.

     
    * « Georgia relents, allows couple to name their young daughter ‘Allah’ «  – Atlanta Journal Constitution

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  • Giuliani a rencontré Erdogan

    Fin février, alors que les Etats-Unis et le reste du monde s’adaptaient au président Trump et que la Turquie travaillait à renforcer les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan, ce dernier a accepté de rencontrer des visiteurs américains. Parmi les invités, Rudolph Giuliani, l’ancien maire de New York qui a représenté Mr Trump pendant sa campagne, et un autre avocat, Michael Mukasey, qui était ministre de la justice sous le président George W. Bush.Le but de la visite de Mr Giulinani et Mr Mukasey était extraordinaire: Ils espéraient obtenir un accord diplomatique à travers lequel la Turquie défendrait les intérêts américains dans la région. En échange, les Etats-Unis s’engageaient à relâcher deux clients, Reza Zarrab, un businessman turc emprisonné pour corruption à Manhattan, et un proche d’Erdogan. (…) Certains analystes ont suggéré que si Mr Zarrab était libéré et retournait en Turquie, Mr Erdogan serait plus enclin à se ranger derrière les intérêts américains dans la Moyen Orient. (…)Le problème Zarrab n’est pas une affaire d’Etat » explique Hasan Yalcin, directeur de recherches stratégique pour un think tank proche du gouvernement turc, « ce n’est pas un problème sur lequel l’Etat truc se concentre, et la relation entre l’Etat turc et Zarrab n’est que spéculation

     
    * « Why Giuliani was granted a Meeting with Turkey’s President » – The New York Times

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  • Prince, un an après


    Prince est mort il y a un an, et le quotidien de sa ville natale, le Star Tribune de Minneapolis, dans le Minnesota, lui a rendu hommage en une: « Il était l’un des nôtres et il le reste. C’est certain« 

    Ces 365 derniers jours, de superbes peintures murales, des marathons radio de 24 heures et un florilège d’hommages locaux ont essayé de remplir le vide. Mais la mort de Prince le 21 avril dernier a eu un impact émotionnel sur les Twin Cities [Minneapolis et Saint Paul] bien plus important que la victoire des Twin Cities aux World Series [Championnat américain de baseball] de 1991. Si c’était la jubilation, [la mort de Prince] est l’opposé. »C’est comme si une bombe avait explosé » raconte l’ancien batteur Michael Bland. « C’est difficile de quantifier la perte ici dans sa ville natale ».

     
    * « Never Letting Go » – Star Tribune

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  • Construction et Immigration à Los Angeles.

    Eddie Ybarra et Francisco Martinez ont tous les deux la quarantaine, travaillent côte à côte à la construction des murs des deux nouveaux condos dans le quartier de downtown à Los Angeles. Ils conduisent leur pickups pour aller travailler, le garent dans un parking adjacent et tous les deux prennent leur pause déjeuner autour de 10 heures du matin.

    C’est tout ce qu’ils ont en commun.

    Ybarra, né à L.A., mène le style de vie de la classe moyenne depuis plus de vingt ans, appartient à un syndicat de charpentiers, gagne 40 dollars de l’heure en plus d’une retraite, d’une assurance maladie et des congés payés.
    Martinez, né à Guadalajara au Mexique, travaille pour un contracteur qui n’est pas syndiqué, installe des panneaux de métal et autres pièces détachées pour 27,5 dollars de l’heure. Il n’a aucune retraite, sa couverture santé n’assura pas sa famille et dispose de cinq jours de congés payés par an.
    L’histoire de ces deux hommes montre le changement radical qui a placé la construction au centre du débat national sur le déclin des emplois ouvriers et la vision du président sur l’immigration.

     
    A retenir: A Los Angeles, les métiers du bâtiment, autrefois occupés aux deux tiers par des ouvriers blancs et syndiqués est devenu en quelques décennies un secteur dominé dont la plupart des ouvriers sont latino, non syndiqués et qui repose beaucoup sur l’immigration.
     
    * « Why L.A. construction work pays less today » – Los Angeles Times

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La unes des quotidiens

Le kiosque du 20 avril 2017: Montana, le prochain défi démocrate – UC Berkeley – 4/20 – Aaron Hernandez

 

Dans les quotidiens

  • Démocrates, la prochaine étape? Le Montana

     

    Après une campagne disputée pour remplacer un siège de la Chambre des Représentants de la banlieue d’Atlanta qui a échoué de peu, un siège du Montana, laissé vacant par le Secrétaire de l’Intérieur, Ryan Zinke, est la prochaine étape, et le terrain propice d’un nouveau militantisme de gauche qui mérite l’attention.
    Les démocrates ont essuyé une défaite bien plus serrée que prévue dans le Kansas, et presque remporté le premier tour en Géorgie, ce qui les amène à se demander logiquement comment aborder les prochaines défis – pas seulement le second tour du 20 juin entre Jon Ossoff [le jeune démocrate] et la Républicaine Karen Hendel en Géorgie, mais les élections de Représentants dans le Montana et la Caroline du Sud.

    Les militants libéraux ne veulent que les leaders du parti retombent dans les traditionnels préjugés « Red State » / »Blue State ». Les Démocrates de base très motivés exigent plutôt de se battre sur qui semblait jusqu’ici interdit, une formule propice à des disputes aujourd’hui et en 2018: la façon de gérer l’argent du parti et les opérations sur le terrain.

    « Le parti n’a aucune idée sur la façon de construire et développer un mouvement » explique Markos Moulitsas, le fondateur du site libéral Daily Kos, qui a mené les campagnes de collecte de fonds en Géorgie, puis dans le Kansas et maintenant le Montana.
    « On va perdre donc reste en dehors n’est pas un message de vainqueurs, et ça ne marche sûrement pas en ce moment, alors qu’on aperçoit l’émergence d’une résistance nationale qui chercher des moyens pour s’engager.


    Selon USA Today, les élections du Montana verraient s’affronter un millionnaire républicain Greg Gianforte contre un « cowboy poète » démocrate, Rob Quist (photo ci-dessus)

    * « After Georgia’s Close Race, Montana Democrats Demand Party’s Attention » – The New York Times

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  • L’université de Berkeley, otage dans pro et anti-Trump

    Les représentants de UC Berkeley ont annulé un discours de la pundit de droite, Ann Coulter en expliquant qu’ils étaient incapables de protéger les participants en cas d’émeutes – mais les étudiants qui l’ont invité, et Coulter elle-même, a affirmé qu’elle viendrait quand même, et qu’elle parlera à l’intérieur ou à l’extérieur du campus.


    L’université de Californie est le théâtre d’affrontements violents entre groupuscules d’extrême droite, alt-right voire néo-nazis et les antifascistes d’extrême gauche.

    La décision de l’université d’annuler un rendez vous aussi anodin d’une figure de la droite conservatrice est inquiétante pour le respect de la liberté d’expression et donne de l’eau au moulin des critiques des conservateurs sur l’intolérance des bastions soit disants « libéraux » que sont censés représenter l’université.

    « Coulter event put off in fear of Riots » – San Francisco Chronicle
    * « How Berkeley became a hotbed of violence in the Trump era » – Politico

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  • Grande enquête sur la marijuana

    A l’occasion du 20 avril, une enquête sur les usages et fumeurs de cannabis qui ne devrait pas plaire au ministre de la justice, Jeff Sessions: Les joints font partie de la vie quotidienne de millions d’Américains.

    * 115 millions d’Américains n’ont jamais essayé la marijuana

    * 70 millions d’adultes ont déjà essayé la marijuana

    * 20 millions d’adultes fument de la marijuana au moins une fois par an

    * 35 millions d’Adultes fument de la marijuana au moins une fois par mois

    * La plupart des fumeurs sont des Millennials: 52% des 55 millions de fumeurs que compte le pays. La plupart des fumeurs sont des garçons, gagnent moins de 50 000 dollars par an et n’ont pas de diplôme. 145 sont des Républicains

    * Les Parents: 54% des adultes qui fument sont parents. Une majorité de ces parents – 16 millions – ont des enfants en dessous de 18 ans.

    * « Marijuana. Opinions and Politics » –  Denver Post

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  • Mort de Aaron Hernandez


    Champion de football américain qui avait tout pour réussir: Un contrat avec la meilleure équipe de NFL, les New England Patriots, une petite-amie qu’il connaissait depuis l’enfance, une fille, et des millions de dollars. Aaron Hernandez a tout gâché lorsqu’il a tué un homme en 2012 pour lequel il a été condamné à la prison à vie.

    La semaine dernière il a été acquitté dans un second procès, cette fois-ci pour un double meurtre, commis en 2013.
    Il s’est suicidé dans la nuit de mercredi à jeudi dans une prison du Massachusetts où il effectuait sa peine.

    * Le Timeline du Boston Globe
    * « Aaron Hernandez: A life Squandered » – The Boston Globe

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Les unes des quotidiens

Le kiosque du 19.04.17

 

 

Sur le Site du Kiosque

  • Jon Ossoff, le jeune espoir démocrate n’a pas réussi à remporter le premier des élections pour le siège du 6ème district de Georgie au Congrès Américain et rencontrera au second tour Karen Handel le 20 juin prochain.
    A lire ICI

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  • Alex Jones
    L’avocat de l’animateur radio/télé le plus enragé de la télé, supporter de Trump, libertarien assumé et champion des théories du complot a affirmé que les colères de son client n’étaient que de la performance – ce que l’intéressé a démenti.
    Retour sur ce personnage très influent de la sphère alt-right et libertarienne
    A lire ICI

 

Dans les quotidiens

  • Colorado, terre des champions de Pinball

    Depuis deux semaines, le pari est devenu un peu plus compliqué.
    « Dans la voiture en allant aux championnats, il m’a dit, ‘Si tu gagnes PAPA (The Professional & Amateur Pinball Association), je t’achèterai un camion de glace’. C’est pour dire à quel point le pari était réaliste. » raconte Escher en parlant de son père. « Maintenant, tout le monde se demande quand est-ce qu’il va m’offrir ce camion de glace ».
    C’est parce que Escher, un enfant de 13 ans scolarisé à la maison et originaire de Longmont, a gagné la division mondiale des Championnats du monde de PAPA [Flipper] qui ont eu lieu à Carnegie en Pennsylvanie le 9 avril dernier, et qui ont fait de lui le meilleur joueur de flipper au monde.
    Il n’est pas tout seul au Colorado. Grâce à des joueurs de rang mondial et une culture de plus en plus importante qui inclut les prochaines « Lyons Spring Classic » et « les Rocky Mountain Pinball Showdown », le flipper est devenu un style de vie pour beaucoup dans l’Etat.

    Escher Lekhoff joue au flipper depuis l’âge de deux ans, a grandi dans la petite communauté d’amateurs de flipper, passé ses weekends et son temps libre à y jouer avec son père, lui aussi joueur de haut niveau, et il est devenu le plus jeune champion du monde cette année en battant 749 autres joueurs lors de deux journées marathon.

    « Personne n’était surpris de voir Escher se qualifier dans un tournoi pour adultes » explique l’un des membres de l’Association Internationale de Flipper. Certains pensent qu’il s’agit d’un jeu de hasard mais il existe de nombreuses techniques qui font gagner les joueurs. Et exécuter ce genre de techniques en compétition peut être intimidant avec les gens autour et les caméras, mais Escher a fait cela toute sa vie donc ça ne lui pose pas de problème.

    * « Pinball Wizard » – The Denver Post

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  • Hollywood dépendant de la Chine

    Los Angeles – La première de « The Great Wall » au mois de février affichait un équilibre calculé entre deux superpuissances. Matt Damon était sur le tapis rouge avec sa co-star chinoise, Jing Tian.
    Le réalisateur Zhung Yimoo a remercié les co-producteurs de Universal Pictures et de Dalian Wanda Group Co., chinois.
    L’after party avait du poulet aigre-doux.
    L’échec du film n’a pas ralenti la collaboration trans-pacifique.
    Hollywood est devenu tellement impliqué avec la Chine que l’industrie du cinéma de peut plus marcher sans elle.
    Les investisseurs chinois et plus d’un milliard de spectateurs potentiels ont rendu la Chine indispensable au business des films.
    Le box office du pays a totalisé l’année dernière 6,6 milliards, le second marché mondial derrière les Etats-Unis avec 11,4 milliards de dollars.
    Dans quelques années, la Chine sera numéro un.Alors que les ventes de tickets ont stagné en Amérique, celle des chinois ont triplé depuis 2011.
    (…)
    Les compagnies chinoises privées ou financées par l’Etat ont investi des dizaines de milliards de dollars dans des films américains durant la dernière décennie.
    La relation a des contraintes.
    Les autorités, la censure et les consommateurs chinois influencent presque tous les aspects du cinéma américain en Chine, des scénarios aux castings et aux suites de films.

    * « Hollywood New Script: You Can’t Make Movie Without China »The Wall Street Journal

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  • L’assassin d’Etan Patz condamné à 25 ans de prison

    « Pedro Hernandez, après toutes ces années, on a finalement découvert le terrible secret que tu cachais dans ton coeur. Je ne te pardonnerai jamais. Le dieu que tu pries ne te pardonnera jamais. Tu es le monstre qui hante nos cauchemars. » Stan Patz, père d’Etan Patz.

    C’est l’une des disparitions les plus célèbres qui hanté New York pendant plus de trente ans: celle d’Etan Patz sur le chemin de l’école dans le quartier de Soho un matin de juin 1979. Il avait six ans, et c’est l’une des premières disparitions d’enfants qui a provoqué un émoi dans l’ensemble du pays, avec la photo du petit Etan diffusé sur les cartons de lait.
    Le mystère est resté entier jusqu’à ce que la police obtienne des nouveaux indices en 2012 et interroge à nouveau Pedro Hernandez, qui travaillait à l’époque dans une épicerie du coin.
    Le témoin a rapidement avoué mais le corps du petit Etan, dissimulé dans des sacs poubelles et ramassé par les bennes à ordure, n’a jamais été retrouvé.
    Pedro Hernandez a été condamné à 25 ans de prison ferme.

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  • Le patron de la Sécurité Intérieure demande aux critiques de la fermer

    Washington.
    Le Secrétaire de la Sécurité Intérieure, John Kelly a conseillé mardi aux Parlementaires et autres critiques des politiques de déportation agressives du président Trump de changereux-mêmes les lois d’immigration de la nation ou de « la fermer ».
    « Si les parlementaires n’aiment pas les lois que nous appliquons, que nous sommes censées appliquer, et que nous avons fait le serment d’appliquer – ils devraient avoir le courage et les qualifications de changer ces lois » a affirmé Kelly.
    « Sinon ils feraient mieux de la fermer et soutenir les hommes et les femmes sur le terrain. »
    Dans un discours assez combattif, le premier depuis que Trump l’a choisi pour diriger les forces d’immigration et la sécurité aux frontières du pays, Kelly a offert l’image d’un Département découragé qui doit faire face à un monde hostile.
    « Ne vous trompez pas » a-t-il déclaré « nous sommes une nation attaquée »
    .
    Le discours, qui a insisté sur les dangers des organisations criminelles transnationales, du terrorisme « maison », des cyberattaques et de la drogue, a été donné avant le voyage de Kelly et Jeff Sessions [ le ministre de la Justice] dans la ville de El Paso, à la frontière mexicaine, jeudi.

    * « DHS Chief tells critics to ‘shut up’ « Houston Chronicle

 

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Les unes des quotidiens du 19 avril 2017

 

 

Le kiosque du 18.04.17

 

Sur le site du Kiosque aujourd’hui

  • La Bataille de UC Berkeley
    Comment la prestigieuse université est devenue le théâtre de violences entre groupes antifascistes et leurs adversaires d’extrême droite depuis l’élection de Trump, souvent provoqués par des militants de longue date qui ne sont même pas étudiants.
    A lire ici

 

  • Blackout sur la Maison Blanche.
    La nouvelle administration refuse de rendre public le registre des entrées et de sorties du bâtiment présidentiel, qui avait été pourtant autorisé par Barack Obama.
    A lire ici

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A la une des quotidiens, ce mardi 18 avril 2017

  • L’autre combat d’anciens joueurs de football
     

     

    « Ricky Dixon frappait fort. Pendant ses matchs de football [américain] au lycée à Dallas, au cours de sa carrière à l’Université d’Oklahoma et ses six saisons chez les pros, il a utilisé sa tête pour se débarrasser de ses opposants. Pas seulement les plaquer, il raconte, mais pour les démolir.
    Aujourd’hui, il a besoin de l’aide de sa fille de neuf ans pour se brosser les dents.
    Les lésions cérébrales [provoquées par les chocs à la tête] l’ont laissé presque paralysé, enfermé à l’intérieur d’un corps qui ne pèse plus que cinquante kilos.
    A 51 ans, il ne peut pas travailler; il peut à peine bouger, et il ne peut pas parler du tout. (…)
    C’est pour sa famille, raconte Dixon, qu’il se bat contre les avocats qu’il a un jour engagé pour obtenir des compensations de la National Football League pour ses blessures.
    Aujourd’hui, ce sont eux qui essayent de prendre l’argent qui devrait servir à ses soins et à l’avenir de sa femme et de ses quatre enfants

     
    Une « class action » représentant les plaintes de 20 000 joueurs sur une période de soixante ans a été réglée en 2015 par le versement de un milliard de dollars de la part de la NFL. Sur cet argent, les avocats, qui ont travaillé gratuitement pendant des années ont demandé un peu plus de 10% de la somme, le reste étant partagé entre les plaignants selon leur âge et la gravité de leur condition médicale.
    Certains avocats réclament à des familles le paiement de frais supplémentaires pour le temps passé sur leurs cas individuels, ce qu’elles refusent. Le litige doit être réglé prochainement par un juge.

     
    * « These players fought the NFL over brain injuries. Now they’re fighting to keep money » – Dallas Morning News.

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  • Arizona: Des solutions alternatives contre la crise des opiacés de synthèse
     

     

    Cette femme originaire d’Houston aide à tester un nouveau médicament qui évite la prise d’opiacés, ces « pain killers » qui provoquent une épidémie d’abus et de dépendance.
    Vicodin, Oxycontin et d’autres drogues similaires sont généralement utilisées pour le mal de dos, l’arthrose, les nerfs endommagés et autres problèmes. Ils agissent sur des parties du cerveau qui contrôle le plaisir et la douleur, mais comme le corps s’y adapte rapidement, les gens ont besoin d’augmenter les doses pour être soulagés.
    Cette dépendance croissante aux opiacés s’est transformé en une crise sanitaire nationale, qui a déchiré des communautés, qui a mis davantage de pression sur la police et les services de santé.
    Chaque jour, 91 personnes meurent d’une overdose d’opiacés de synthèse ou d’héroïne, et des légions d’autres frôlent la mort. Avec deux millions d’Américains accros aux pilules, elles ont eu des effets bien plus dévastateurs que traiter la douleur. Les laboratoires pharmaceutiques travaillent sur de nouveaux produits avec des réussites limitées.

     
    * « Less Addictive Drugs offer Doctors New Hope in Battling Opiod Crisis » – The Arizona Daily Star / The New York Times / reportage de AP « Overcoming Opiods »

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  • Californie: Baisse importante des demandes de visas H-1B
     

     

    Pour la première fois depuis des années, le nombre d’applications pour des visas H-1B a diminué – un signal que la rhétorique « America First » du président  Trump a dissuadé certains employés de ne pas engager de travailleurs étrangers.
    Une rhétorique qui va s’accélérer mardi, quand Trump va signer un décret présidentiel pour changer le programme de visa. L’USCIS a indiqué lundi avoir reçu 199 000 applications H1-B pour la prochaine année fiscale, selon l’agence fédérale de l’immigration.
    Une baisse importante par rapport aux 236 000 reçues l’année dernière, et les 233 000 reçues en 2015.

     
    * « Tech Visas Program sees demand slide »San Francisco Chronicle

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  • Washington: Gorsuch fait une entrée remarquée
     

     

    Un Juge Neil Gorsuch confiant s’est installé a la Cour Suprême du pays pour la première fois lundi et a rapidement rejoint ses collègues en posant des questions aux avocats de trois affaires importantes [il s’agit des périodes « d’argumentations » entre les plaignants et les juges].
    Il était enthousiaste et bien préparé malgré les quelques jours dont il disposait pour être prêt à entendre les arguments. Et le nouveau juge a montré qu’il avait des idées précises sur la façon dont les affaires devaient être gérées.
    « Est-ce que ce ne serait pas plus facile de suivre l’intitulé de la loi? » a-t-il demandé à un avocat du gouvernement (…)
    La prestation de son premier jour est similaire à celles d’autres juges qui travaillaient déjà dans les cours d’appels fédérales (…) Gorsuch succède à l’un de ses héros, l’ancien juge Anthony Scalia, qui insistait pour que la cour décide en fonction d’une interprétation littérale de la loi, et non pas à travers ses intentions ou la façon dont elle a été interprétée par les chambres basses. Gorsuch a signalé qu’il suivrait l’approche de Scalia.

     
    * « Gorsuch Dives into the fray on first day »Chicago Tribune

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  • Michigan: Le médecin responsable de l’excision de deux fillettes reste en prison
     

     

    Le docteur assure qu’il ne s’agissait pas d’une ablation mais n’a pas réussi à convaincre le juge qui l’a envoyé en prison.
    Dans une affaire historique de mutilation génitale féminine qui révéle ce que les procureurs qualifient de « rituel religieux extrêmement secret », le magistrat fédéral a refusé de fixer une caution à la doctoresse musulmane indo-américaine accusée d’avoir mutilé les parties génitales de fillettes du Minnesota à la clinique médicale de Livonia dans le Michigan.
    La décision d’enfermer le Dr Jumana Nagarwala, 44 ans, de Northville, a été prise car les procureurs pensent qu’elle représente un risque de fuite, et un danger pour la communauté car elle aurait volontairement mutiler d’autres petites filles pendant des années, sachant que c’était interdit aux Etats-Unis.

     
    * « Judge: Doctor a danger to the public » – Detroit Free Press

 

  • Les unes des quotidiens:

 

 

16.04.17: A la une des quotidiens

 

A la une des quotidiens dimanche 16 avril 2017: Le massacre de Long Island

Les corps mutilés de quatre jeunes hommes ont été retrouvés mercredi dans le hameau de Central Islip, à Long Island dans la grande banlieue de New York. Agés de 16, 18 et 20 ans, certains nés aux Etats-Unis, d’autres immigrés d’Honduras et d’Equateur, ils avaient disparu la veille au soir et la police a attribué le massacre au MS-13, un gang salvadorien né dans les prisons de Los Angeles dans les années 80, ultra-violent, actif sur l’ensemble du territoire américain, responsable de onze homicides dans le comté de Suffolk l’année dernière.

A l’exception du journal local de Long Island, peu de médias ont relayé ce massacre, d’une part parce qu’il est assimilé à une affaire de gangs, parce que les victimes sont latino – il y aurait davantage d’attention s’ils avaient été blancs – et d’autres parts car ce genre de violence est du pain-béni pour les supporters de Donald Trump et du président qui ne cessent de dénoncer la violence des gangs, « bad humbres », ce qu’est justement MS-13, un gang transnational entre l’Amérique et le Honduras.

« Le massacre de Long Island » est un fais divers sanglant qui illustre pourtant les dangers auxquels font face les jeunes de certaines communautés originaires d’Amérique centrale aux Etats-Unis.
Comme l’explique le New York Times, l’une des victimes, Jefferson Villalobos a fui les gangs du Honduras trois ans auparavant pour trouver refuge dans le sud de la Floride, pour mourir lors de vacances en famille à Long Island.
Lui et un cousin, Michael Lopez Banegas, 20 ans, Jorge Tigre, 18 ans né en Equateur et Justin Livicura, 16 ans né aux Etats-Unis et d’origine équatorienne sont les quatre jeunes identifiés par la police qui suspecte MS-13, La Mara Salvatrucha, d’en être responsable à cause du mode opératoire utilisé pour les tuer: Ils ont été démembrés à l’aide de machettes.
Une cinquième aurait réussi à fuir.

Le commissaire de police du comté de Suffolk affirme que l’une des marques de fabrique de MS-13, partout dans le pays, est d’approcher les jeunes immigrés, parce que « souvent, les familles immigrées qui viennent de s’installer sont souvent dans des positions vulnérables ».

Pour Breitbart, le site alt-right, nul doute qu’il s’agit d’un problème d’immigration:

MS-13 un gang créé, selon le FBI, par des immigrés salvadoriens à Los Angeles, est une menace grandissante dans le pays nourri par les vagues d’immigrés venus d’Amérique Centrale et du Sud à cause de la faiblesse des politiques d’immigration du président Obama.
Breitbart Texas à réalisé une longue enquête sur les activités criminelles de ce célèbre gang. En septembre de l’année dernière, par exemple, un membre du MS-13 qui a été déporté à deux reprises a été arrêté dans le Maryland et inculpé du meurtre d’un adolescent. Dans une autre affaire rapportée par Breitbart, un jeune homme de Virginie a été poignardé et décapité parce que des membres du gang pensaient qu’il était un informateur de la police.

 

 

 

15.04.17: A la une des quotidiens

Les célébrations de GOOD FRIDAY ou Vendredi Saint aux Etats-Unis

Les célébrations de Pâques, la fête la plus importante du Christianisme qui commémore la résurrection de Jésus, bien plus célébrées aux Etats-Unis qu’en France, révèlent la ferveur religieuse qui anime toujours beaucoup d’Américains, toutes catégories sociales et ethniques confondues, et sont le signe d’une solidarité d’autant plus importante durant cette période de tumultes politiques.
Le Vendredi Saint, le jour de la crucifixion et de la mort de Jesus Christ, jour férié dans beaucoup d’Etats, est traditionnellement fêté par une procession religieuse, chez les Catholiques, le chemin de croix, que chaque église ou congrégation peut organiser – et qu’on retrouve en une de nombreux quotidiens.