Bernie a-t-il gagné la Californie?

Meeting à Des Moines, Iowa en Septembre 2015. Credit Phil Roeder / CC-Flickr
Meeting à Des Moines, Iowa en Septembre 2015. Credit Phil Roeder / CC-Flickr

Dès l’annonce de la victoire décisive d’Hillary Clinton en Californie le 7 juin dernier, certains supporteurs de Bernie Sanders ont crié au complot.
Associated Press a annoncé un vainqueur alors que 2,5 millions de bulletins de vote restaient à être dépouillés, et le décompte est toujours en cours à cause des centaines de millers de vote effectués par correspondance.

Selon les derniers chiffres du Washington post, sur les 4,7 millions de vote recensés aujourd’hui, la marge d’Hillary Clinton est la même qu’il y a deux semaines, à savoir près de 500 000 votes d’écart.

il n’empêche.

« Des détectives en ligne aux expertises assez diverses » affirment que Bernie Sanders serait le grand vainqueur des primaires californiennes.
La theorie: Près deux millions de bulletins n’ont pas encore été ouverts, parmi eux, un million de votes par correspondance, essentiellement des indépendants, en faveur de Sanders, l’autre million s’évaporera dans la nature.
Ce ne sont que des suspicions mais qui ont la dent dure, surtout parce que le sénateur du Vermont était attendu vainqueur et la possibilité d’une large victoire de Clinton très peu problable – Selon AP, elle a finit à 55.8% contre 43.2% pour Sanders.

En attendant les résultats définitifs, et la très problable confirmation de la victoire de Clinton, ces primaires continuent de laisser beaucoup de  démocrates perplexes et méfiants vis-à-vis de leur parti, des médias, et des élections de manière générale.

 

 

Couverture du Jour: The Guardian IN

Le Guardian appelle ses lecteurs à « rester dans l’Europe » dans son édition d’aujourd’hui, un numéro d’ores et déjà historique pour des élections qui vont décider de l’avenir du pays et du continent.

Edition du Guardian - Mercredi 23 juin 2016
Edition du Guardian – Mercredi 23 juin 2016

Cour Suprême des Etats-Unis: L’ Affirmative Action garantit

Abigail Fisher en 2012. (AP Photo/Susan Walsh)
Abigail Fisher en 2012. (AP Photo/Susan Walsh)

La Cour Suprême des Etats-Unis vient de réaffirmer aujourd’hui la constitutionnalité de l’Affirmative Action, cette politique anti-discriminatoire utilisée par l’ensemble des universités du pays pour le recrutement de ses étudiants. Mis en place dans les années soixante pour favoriser l’insertion des commnautés défavorisées, elle a permis à des millions d’afro-américains, latinos ou asiatiques d’accéder à l’enseignement supérieur grâce à un recrutement basé sur un système quotas appliqué à chaque minorités.

En 2008, l’Université du Texas a rejeté l’application d’une étudiante blanche de 25 ans Abigail Fisher, qui a ensuite porté plainte contre l’établissement en prétextant qu’elle aurait été victime de ce système de quotas, basé sur la race. L’affaire dite Fisher v. University of Texas est d’abord passée devant la Cour Suprême du Texas qui a pris le parti de l’université, puis la Cour Suprême du pays en 2013 qui a refusé de statuer dessus avant d’accepter en Septembre dernier un ultime requête de la plaignante Fisher.

Cette remise en question des droits civiques et politiques jusqu’aux plus hautes instances juridiques du pays n’est pas nouvelle. Depuis des années, des associations et fondations « conservatrices » financent ces requêtes au nom d’une « Société sans couleur » (Color-blind society) et recrutent un peu partout dans le pays des plaignants pour servir leur cause.
L’article paru sur Mother jones dans l’édition de mai/juin revient sur ces individus qui sont capables à force de conviction, de réseaux et d’argent de remettre des lois aussi fondamentales que l’Affirmative Action.

Elle est saine et sauve aujourd’hui mais pour combien de temps?

Mother Jones édition de mai/juin 2016
Mother Jones édition de mai/juin 2016

Lecture Supplémentaire: Comment est ce que les « Femmes blanches » profitent autant qu’elles critiquent l’Affirmative Action – Vox

Jezebel: Témoignage de la tutrice d’Abigail Fisher payée $450 de l’heure pour l’aider dans son dossier d’application