La presse américaine célèbre une victoire historique sur l’avortement

Page d'accueil du New York Times - 27 juin 2016
La Cour Suprême des Etats-Unis vient de rendre un verdict historique aujourd’hui en consolidant le droit à l’avortement aux Etats-Unis. Dans une décision que le New York Times considère comme la plus importante sur la question  depuis 1992, les restrictions arbirtraires imposées par létat du Texas sur les cliniques pratiquant l’avortement ont été jugées inconstutionnelles.

Si cette loi avait été approuvée, les cliniques de ce genre, il en existe 41 au Texas, auraient été réduites à 10 seulement dans un état qui compte plus de 27 millions d’habitants. Surtout ce verdict s’applique aux 26 autres états qui ont déjà voté des mesures restrictives similaires (Oklahoma, Kansas, Lousianne, Missouri, MIssissipi, Alabama and Missouri) ou partiellement à l’égard d’institutions médicales pratiquant des IVG.
Naturellement ce sont les Justices les plus progressistes, parmi lesquelles 3 femmes, Ruth Ginsburg, Sonia Sotomayor et Elena Kagan, qui ont permis à 5 votes contre 3 de préserver un droit de plus en plus contesté ces dernières années.

Comme le montre le graphique extrait de la page d’accueil du site internet du nytimes.com, les cliniques qui pratiquent l’avortement sont devenues rarissimes dans certains états, grâce à des lois techniques, qui rendent plus compliqué le maintien, le financement ou enocre la pratique de l’avortement.

Aujord’hui ces lois sont anti-constitionnelles et tous les états du pays devront s’adapter à cette nouvelle constitutionnalité.

 

OJ Simpsons: L’excellent documentaire de ESPN

OJ: Made in America

L’affaire OJ Simpson qui a divisé l’Amérique au début des années 90 a fait l’objet d’un regain d’attention cette année. Après une mini-série fiction de 10 épisodes, The People vs OJ: An American Crime Story, diffusée sur la chaîne câblée FX (The Americans, American Horror Story), c’est au tour de la chaîne sportive ESPN d’offrir sa version du phénomène Simpson avec OJ:Made in America

Dirigé par Ezra Edelman, le documentaire en cinq parties – sur plus de huit heures – apporte de nouveaux éclaircissements sur le « procès du siècle » mais aussi « sur les enjeux déterminants de la race, de la célébrité, et de la mysogynie qui s’entremêlent autour de Simpson »

Petit rappel des faits: OJ Simpson a été l’un plus grand footballeurs américains de sa génération qui s’est lancé dans le cinéma après sa retraite (Y a-t-il un flic…), a fait des millions grâce à ses contrats publicitaires, et bénéficié d’une immense sympathie auprès de la population américaine. Ce, Jusqu’à l’assassinat de son ex- femme, Nicole Brown Simpson, et d’un ami de cette dernière, Ronald Goldman un soir de juin 1994.
OJ Simpson, que tout accusait (précédents de violences conjugales, preuves trouvées sur les lieux du crime et le fameux gant de cuir) a finalement été acquitté en novembre 1995. Le verdict a divisé l’Amérique.

Encensé par la critique, le documentaire a suscité de nombreuses réactions dans la presse, pas forcément à l’avantage de Simpson:

Extrait du New York Magazine:

Il y a deux perceptions totalement différentes du procès selon que vous êtes afro-américain ou blanc, mais aussi beaucoup d’autres enjeux relayés par de plus petits groupes – ceux intéressés par les problèmes de race dans le sport américain, ceux qui voulait faire des violences domestiques la nouvelle gangrène du pays, le culte de la célébrité à Los Angeles financée par les tabloids, les débuts de la téé-réalité [le procès et son verdict ont été retransmis en direct], et enfin ceux qui ont perçu la naïveté d’un pays qui essaye de réconcilier des siècles d’injustice raciale en faisant du procès d’un homme, le jeu d’une morale nationale