Clinton sauvée des eaux

Le directeur du FBI, James Comey, a jugé ce matin, lors d’une conférence de presse à Washington, qu’il n’était « raisonnable » de poursuive en justice Hillary Clinton sur sa gestion d’informations confidentielles lorsqu’elle était secrétaire d’Etat du pays entre 2009 et 2013.
Il a néanmoins déclaré que son comportement et celui de ses proches avait été « extrêmement négligent » durant ces années face aux risques de piratage de sa messagerie qui aurait pu impliquer la sécurité du pays

C’est un énorme soulagement pour Clinton qui évite une inculpation qui l’aurait empêché d’être la candidate démocrate des prochaines élections présidentielles. Pour autant, elle n’en ressort pas grandit puisque l’agence gouvernementale a conclut que Clinton avait menti devant le Congrès lorsqu’elle a affirmé avoir rendu Secrétariat d’Etat l’ensemble de ses emails professionnels – plus de 52 000 pages.
Des informations confidentielles ont en effet été retrouvées dans des emails considérés comme « personnels » et non transmis à son ancien département, qu’elle a ensuite effacé de sa messagerie privée.

Pour le site conservateur Breibart.com, il s’agit d’une parjure de la part de Clinton quand le National Review compare désormais les Etats-Unis à une république bananière: « Rarement 30 minutes de télévision n’ont parfaitement résumé le déclin et la chute de la règle de la loi et des extraodinaires privilèges de l’élite américaine libérale ».
N’importe quel fonctionnaire aurait été viré et sans doute inculpé s’il avait agit de la même façon que Clinton, ça la plupart des médias s’accordent à le dire. Pour autant Glenn Greenwald dans The Intercept juge qu’elle ne mérite pas en effet d’être inculpée, et qu’elle surtout victime de la paranoïa ambiante à Washington vis-à-vis du secret et la confidentialité, surtout après les fuites opérées par des agents du gouvernement, l’ancien soldat Chelsea Manning, et ancien de la NSA, Edward Snowden.

 

« The Night of »: La nouvelle bombe de HBO

HBO a mis en ligne la semaine dernière le pilote d’une nouvelle mini-série intitulée « The Night Of » qui a été acclamé par l’ensemble de la presse. L’histoire se déroule à New York et met en scène un étudiant d’origine pakistanaise, Nazir Khan, qui se retrouve accusé du meurtre d’une jeune fille rencontrée plus tôt dans la soirée.
Les huit épisodes, écrits par Richard Price et Richard Zaillian, sont directement inspirés de la mini série anglaise « Criminal Justice » créé par Peter Moffat et produite par la BBC en 2008/09.
Le projet avait été initié par James Gandolfini, qui devait incarner l’avocat de Nazir, pour son grand retour sur HBO, avant d’être suspendu après la mort tragique de l’acteur en juin 2013 – Il est crédité dans le générique comme « co-producteur ». Le rôle a été repris par John Turtorro.

 

« A Tender Heart in the Presence of Death »

Un très beau reportage du New Yorker sur Heather, infirmière de Brooklyn, qui s’occupe exclusivement des malades en fin de vie qui refusent de finir à l’hospice et vivent seuls ou avec leurs enfants. La journaliste nous plonge dans le quotidien de cette femme, qui a choisi d’aider des corps et des âmes aux moments les plus vulnérables de leur vie.

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