Le Kiosque du mercredi 30 novembre 2016

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TRUMPLANDIA

« USA Thank you Tour »

Donald Trump est un champion de la télé réalité qui vient de remporter le programme le plus prestigieux du pays, voire du monde, celui de président des Etats-Unis, et entame donc, comme le font généralement les vainqueurs et finalistes de ce genre d’émission, une tourné triomphale à travers le pays.
« USA Thank You Tour » s’arrêtera uniquement dans les battleground states qui décisifs pour sa victoire: L’Ohio, Arizona, Colorado, Floride, Georgie, Indiana, Iowa, Maine, Michigan, Minnesota, Nevada, New Hampshire, North Carolina, Pennsylvanie, Virginie où seront organisés d’immenses rallies.

Il suffit de s’inscrire en ligne pour y assister et les tickets sont gratuits.
Une tournée de quinze des trente états qu’il a remporté le 8 novembre dernier qui l’emmera sur les routes des Etats-Unis les deux premières semaines de décembre – c’est la première fois qu’un président organise un pareil « ego trip« .
Le quotidien conservateur Washington Times salut le « geste élégant » de Trump

 

Il s’engage – enfin – à laisser la gestion de ses compagnies à ses enfants

Devant les pressions grandissantes de son entourage, de l’opposition et des médias, Trump s’est engagé via Twitter ce matin à céder la gestion de l’ensemble de ses compagnies à ses enfants lors d’une conférence de presse officielle le 15 décembre prochain.
Il a quand même insisté sur le fait qu’aucune loi ne l’obligeait à le faire, mais « il [avait] l’impression que que c’était important, en tant que président, de ne pas avoir de conflits d’intérêts avec ses affaires ».

 

Trop c’est trop pour le New York Times

Mardi, pour la énième fois cette année, le comité de rédaction du New York Times a publié une tribune à la suite des deux tweets incendiaires postés par le futur président ces derniers jours: le premier, dimanche, dans lequel qui accusait des millions de votes illégaux de lui avoir fait perdre le vote populaire – et celui d’hier sur les menaces d’emprisonnement ou de perte de nationalité pour ceux qui brûleraient le drapeau américain.

Quand Donald Trump, la main posée sur la Bible le 20 janvier prochain, jure de préserver et défendre la Constitution des Etats-Unis, nous le peuple avons toutes les raisons de douter qu’il sache de quoi il parle (…)
Certains prendront à la légère les diatribes de Mr Trump sur les médias sociaux (…) Mais nous n’avons pas le luxe de se moquer de quelqu’un d’aussi puissant que Donald Trump (…)
Il tweet, il post, il incite. Il trolle. Il commande une plateforme mondiale et sera bientôt le Commandant en Chef des Etats-Unis: Ce n’est pas normal. Il rabaisse la présidence.

Le quotidien a également publié une liste de toutes les déclarations de Trump qui vont contre la Constitution du pays, le seul rempart aujourd’hui contre les menaces autoritaires du futur président.

Le journaliste Dan Rather a lui aussi eu son mot à dire la-dessus:

« Est que quelqu’un dans l’entourage de Donald Trump pourrait lui prendre son téléphone et lui dire qu’aujourd’hui il a un job plus important à faire?

 

Donald Trump sauve un millier de job dans l’Indiana – selon Trump

Comme on l’expliquait hier, les médias qui soutiennent Trump ne s’embarassent pas de ses dérives autoritaires sur Twitter, il préfèrent se concentrer sur le thème de « Make America Great Again ».
Ce qui est pratique, c’est qu’ils n’ont plus besoin de faire leur job puisque c’est le futur président qui le fait à leur place: ce matin, le New York Post rapporte donc le tweet de Donald Trump qui explique qu’il va annoncer jeudi qu’il a réussi à sauver mille emplois dans l’état d’Indiana, dans lequel Mike Pence est gouverneur, sans apporter plus de détails.

 

Comment se protéger et gagner les mid-terms de 2018?

Le site Mashable offre une liste d’applications et de sites internet pour s’organiser durant les quatre prochaines années:

  • Flippable pour que l’Amérique redevienne démocrate, « à tous les niveaux du gouvernement, fédéral et celui des états »
  • Wall-of-Us pour des actes de résistance concrets contre la future administration
  • Weekly Actions to resist Trump pour participer aux actions hebdomadaires contre Trump
  • Support.fm/Express pour ceux qui veulent donner de l’argent contre Trump
  • Boycott Trump pour ceux qui ne veulent pas donner d’argent à Trump
  • Together List pour ceux qui veulent se porter volontaires – lien indisponible à l’heure où nous écrivons
  • Countable, pour ceux qui veulent contrôler le travail de leurs élus.

Comment gérer les tweets du futur président?

Quelle attitude adopter devant les tweets toujours plus provocateurs du futur président? De l’importance et passer les quatre prochaines années à décortiquer ses propos infantilisants ou l’ignorance, quitte à ne pas ne dénoncer ses actes?

 

Ce matin, Donald Trump a fermement condamné ceux qui brûlaient les drapeaux américains et affirmé qu’ils devraient « peut-être perdre la citoyenneté ou faire une année de prison. »

Les propos ont été retweetés plus de 50 000 fois, ont reçu près de 160 000 likes mais ont provoqué une fois de plus les moqueries et les critiques de nombreux internautes, qui ont envahi le mur de @realdonaldtrump de toutes les utilisations possibles du drapeau américain (poncho, maillot de bain) et ont invoqué le premier Amendement de la Constitution américaine qui autorise cette pratique.

nytimes.com
nytimes.com

Selon le site Mediaite, il aurait (sur)réagit aux protestations d’une poignée d’étudiants du Massachusetts qui ont mis le feu à la bannière étoilée quelques jours après les élections.
Donald Trump a dû agir seul – il était presque 7 heures du matin – et encore une fois, il a eu tort sur des propos très controversés: L’emprisonnement de citoyens américains pour ce genre d’action enfreint la liberté d’expression, et fait référence à des plus totalitaires que démocratiques.

Rappelons au passage que l’un de ses juges préférés de la Cour Suprême du pays, Anthony Scalia, décédé en février dernier, avait voté en 1989 pour la protection de ceux qui décident de brûler leur drapeau.

Une question se pose aujourd’hui pour beaucoup de journalistes: quelle attitude tenir envers les dérapages quasi-quotidiens du futur président de la première démocratie au monde, qui semble ne pas avoir encore compris les conséquences de ses actes ?
Va-t-on réduire l’actualité du pays aux tweets infantilisants d’un homme qui va occuper l’une des positions les plus influentes au monde?

Le New York Times abordait le tweet de Trump sur sa homepage cet après midi, même chose pour le Washington Post, qui publiait un article annonciateur ce matin intitulé « Pourquoi nous ne pouvons et ne devrions pas ignorer les Tweets de Donald Trump ». Le journaliste reprenait les propos controversés de Trump postés dimanche sur les accusations de fraude électorale de millions d’électeurs (illégaux) qui expliqueraient sa défaite dans le vote populaire.

washingtonpost.com
washingtonpost.com

Il existe une théorie selon laquelle Trump tenterait de divertir les médias avec ses tweets controversés pour les empêcher de prêter attention à des sujets plus graves, comme ses conflits d’intérêts en tant que businessman et futur président ou certaines accusations de corruption.

Jack Shafer, un journaliste de Politico appelle ses confrères à « ne pas être le pigeon du Twitter de Trump ».

L’attitude des médias républicains et conservateurs est elle bien plus relax, comme le Wall Street Journal qui aborde l’info de manière plutôt légère dans une de ses pages Opinion intitulée « The Best of The Web ».

Le site Breitbart News a juste rapporte également le tweet sans trop le commenter – contrairement aux 7 000 commentaires des lecteurs, dont la plupart reconnaissent la légitimité du Premier Amendement sur ce genre d’exactions.

Mais ni The National Review, ni le New York Post, ni The Washington Times, ni The Drudge Report ou encore Fox News n’abordaient pas la polémique cet après.

Serait-ce finalement l’attitude à avoir ces quatre prochaines années si chaque jour, le futur président créer des polémiques inutiles – à moins que Jack Dorsey prenne la bonne initiative de supprimer son compte sachant qu’il est désormais bien plus dangereux que tous les trolls alt-right qu’il a su réunir autour de lui ces derniers mois.

Etats-Unis: Le parti démocrate doit-il dépasser le « libéralisme identitaire »?

La stratégie du parti démocrate qui repose traditionnellement sur la défense et la mobilisation des identités (de race, de genre ou de sexe) serait responsable, selon certaines critiques, de la défaite d’Hillary Clinton aux élections présidentielles américaines.
Un appel à dépasser ce « libéralisme identitaire » oppose une fois de plus les Démocrates et les Républicains, alors que Bernie Sanders, qui a fait campagne sur les difficultés économiques du pays des classes moyennes, pourrait bien incarner une nouvelle voie.

Dimanche dernier, Mark Lilla, professeur d’Humanités à Columbia University, a publié une tribune dans le New York Times, intitulée « The End of Identity Liberalism » dans lequel il explique que la politique identitaire (Identity Politics) qui a eu une influence majeure sur les liberals et progressistes américains depuis les années 70, les aurait empêchés de « devenir une force fédératrice capable de gouverner ».

Un thème postélectoral récurrent nous rappelle Matthew Yglesias dans Vox:

Quand le parti démocrate remporte des élections, l’opposition dénonce la « politique identitaire » comme une forme de totalitarisme, tandis que quand ce même parti perd les élections, l’opposition avance que les arguments fondés sur l’identité sont responsables de leur perte.

Les démocrates considèrent depuis des décennies la promotion et la défense des minorités comme un enjeu électoral majeur qui a leur permis de s’attirer la plupart des votes afro-américains,  latinos, LGBT, et féminins lors des dernières élections. « Des principes pédagogiques très louables moralement » selon Lilla qui ont permis aux minorités de s’émanciper mais qui peuvent se révéler « désastreux au fondement des politiques démocratiques actuelles ».

La critique de Clinton a été exploitée par l'équipe de Trump
La critique de Clinton a été exploitée par l’équipe de Trump

L’erreur de Clinton a été de ne pas inclure les classes ouvrières blanches et les groupes religieux comme des minorités à part-entières, qu’elle a contraire stigmatisé en les traitant de « déplorables » – et qui ont répondu en soutenant majoritairement son adversaire.

Mais pour le professeur de Columbia, il ne s’agit pas seulement de la faillite d’une tactique électorale mais d’une vision plus générale de la société, de la tension entre identité individuelle et collective au sein d’une démocratie aussi diversifiée que celle des Etats-Unis.

Mais la fixation sur la diversité dans nos écoles et dans la presse a produit une génération de libéraux et de progressistes narcissiques, inconscients de ce qui se passe en dehors de leur groupe prédéfini et indifférent à la nécessité d’essayer comprendre l’ensemble des Américains quelque soit leur style de vie.

Plutôt que d’intégrer dès le plus jeune âge, à travers l’enseignement et l’éducation, les « concepts de classes, de guerre, d’économie et du bien commun », on apprend « aux enfants à parler de leur identité individuelle avant même d’avoir construit la leur » et quand ils arrivent à l’université, « beaucoup d’entre eux pensent que le discours sur la diversité est plus important que le discours politique ».
Et l’auteur de noter combien cet intérêt pour la diversité dans les campus a déteint sur les médias « libéraux » et sur leur façon d’analyser la société et de réaliser « comment le prisme de l’identité a transformé le traitement de l’information ».

Ce qui nous amène à la politique et à l’échec que vient d’essuyer le « libéralisme identitaire » après la défaite de Hillary Clinton. « Les politiques nationales dans les périodes pérennes ne s’appuient pas sur les différences entre les individus mais sur leurs points communs » et sur l’idée de programmes qui bénéficient à tous, comme l’a défendu avec succès Bill Clinton dans les années 90 et Ronald Reagan, dix ans plus tôt, à l’origine du slogan « Make American Great Again ».

Depuis leur défaite, les démocrates ne cessent de stigmatiser les « angry white male » en accusant Donald Trump d’avoir transformé « des désavantages économiques » en « colère raciste » – la thèse dite du whitelash.
Cette interprétation des résultats électoraux à travers le concept identitaire atteint ici ses limites, et comprendre le malaise d’une frange de la société en utilisant le concept économique et sociologique de classes pourrait être bien plus constructif.

Le professeur appelle donc à un post-identity liberalism qui

  • Se concentre sur « l’élargissement de la base électorale en attirant les Américains en tant qu’Américains et s’intéressant aux problèmes qui affectent la majorité d’entre eux »
  • Consiste à former des citoyens « au courant de leur système de gouvernement et des forces et évènements majeurs de leur histoire ».
  • Défend l’idée d’une démocratie qui offre des droits mais qui a aussi des devoirs de rester informé et de voter
  • Une presse libérale post-identitaire qui commencerait à se renseigner sur les parties du pays qui ont été ignorées, et d’essayer d’éduquer les Américains sur les forces majeures qui influencent les monde politique, surtout dans leur dimension historique

Un programme qui ressemble assez à ce que la France enseigne à ses élèves, collégiens et lycéens, et ce qu’une presse, même aujourd’hui limitée, continue d’essayer d’offrir à ses lecteurs – mais l’histoire politique, économique et sociale de la France est très différente de celle des Etats-Unis, et la composition démographique de l’Hexagone encore plus éloignée.

La réponse de Matthew Yglesias aux arguments de Mark Lilla:

La réalité, pourtant, est celle que la politique n’est pas et ne sera jamais un séminaire sur les politiques publiques. Les gens ont des identités, et les gens se mobilisent politiquement autour de ces identités. Il n’y a pas d’autre moyen de faire de la politique que de faire de la politique identitaire

Et par politique identitaire, il entend « atteindre les groupes non-blancs et rien d’autre » et que l’histoire politique et électorale des Etats-Unis a été façonnée par cet appartenance identitaire. Il va plus loin en reprenant les propos de Christopher Achen et Larry Bartels dans leur récent ouvrage Democracy for Realists qui affirment que l’identité est le facteur décisif sur lequel un électeur américain va choisir son candidat, bien avant son charisme, son programme ou son appartenance politique.

Alors que la revue conservatrice The National Review défend le point de vue de Mark Lilla, elle défend également « une voix de la raison » initiée par Bernie Sanders, qui affirmait récemment dans une critique à peine cachée contre le parti démocrate, qu’il fallait aller « au delà de la politique identitaire »:

Ce n’est pas convaincant que quelqu’un dise « je suis une femme, donc votez pour moi ». Non, ce n’est pas assez. Ce dont nous avons besoin, c’est d’une femme qui a les tripes d’affronter Wall Street, les compagnies d’assurances, les compgnies pharmaceutiques, et l’industrie de l’énergie fossile ».

Selon l’ancien prétendant à la candidature démocrate, il faut équilibrer les arguments économiques et identitaires pour convaincre le maximum d’électeurs et gagner les élections – et notant au passage que le parti démocrate a perdu son aura auprès des classes moyennes et ouvrières qui ont donné la victoire à Trump.

Ce sera le grand enjeu du parti démocrate ces prochaines années.

***

Pour continuer la lecture, d’autres articles pour vous éclairer

 

Le Kiosque du mardi 29 novembre 2016

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TRUMPLANDIA

Deux poids deux mesures
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Time magazine – Edition du 26 novembre 2012

Dans le monde merveilleux de Donald Trump, les femmes sont menacées d’emprisonnement pour avoir « mal géré » des documents confidentiels – Hillary Clinton et sa fameuse messagerie privée, le cheval de bataille des Républicains pendant la campagne présidentielle – mais un général de l’armée américaine qui a reconnu avoir volontairement donné à sa maîtresse des informations secret-défense, pourrait obtenir l’un des postes les plus convoités de la futur administration, celui de Secrétaire d’Etat.
David Petraeus, un ancien général de l’armée américaine, avait défrayé la chronique en 2012, après avoir été accusé par le FBI d’avoir eu une affaire avec sa biographe, Paula Broadwell, à qui il a fourni des informations confidentielles pour l’écriture de son ouvrage. Petreaus, alors directeur de la CIA avait démissionner de son poste.
L’intéressé a rencontré le futur président hier pendant une heure, et il pourrait bien décrocher une position à responsabilité, même s’il ne s’agit pas des Affaires Etrangères. Une démarche qui confirme encore une fois, la tactique trompeuse utilisée par Trump durant les élections à l’encontre de sa rivale, à qui il avait promis la prison.
Un thème très populaire auprès de ses militants.

Des créateurs de fake news dans l’entourage de Trump
LifeZette
LifeZette

Le site The Intercept affirme que des proches de Trump seraient à l’origine des fake news répandues pendant toute la campagne par des sites d’infos bidons, à l’instar de Laura Ingraham, qui serait pressentie pour devenir l’attaché de presse de la Maison Blanche dans la future administration.
Cette commentatrice politique conservatrice, l’une de seules que Donald Trump suit sur Twitter, a diffusé cet été via l’un de ses sites, LifeZette, une vidéo, « Clinton Body Count » accusant Hillary Clinton d’avoir une responsabilité dans le crash d’avion de JFK Jr en 1999 et dans la mort de certains démocrates. Vidéo qui a été partagée 400 000 fois et obtenu 14 millions de vues.
Un autre article publié la semaine précédent les élections, affirme que le directeur de campagne de Clinton, John Podesta, dont la messagerie a été piratée et les emails diffusés par Wikileaks, aurait participé à des rites occultes. Laura Ingraham a personnellement repris l’info, ainsi que The Drudge Report et Sean Hannity, présentateur zélé de Fox News.
The Intercept
mentionne également Floyd Brown, un consultant de l’entourage de Trump et « ami’ de sa manager de campagne, Kellyanne Conway, le créateur de différents sites d’infos pro-Trump, Western Journalism et Conservative Tribune, respectivement 13 et 19 millions de visiteurs mensuels, qui figurent dans la liste des 100 sites d’infos les plus lus aux Etats-Unis.

Alt-Right ou White Nationalism?

Depuis l’élection de Donald Trump et la nomination de Steve Bannon comme son bras droit à la Maison Blanche, et l’influence grandissante du site d’infos Breitbart News, dont il était le rédacteur-en-chef, l’influence du mouvement alt-right est bel et bien au coeur de la prochaine administration – Bannon s’est défendu à plusieurs reprises d’être un « nationaliste blanc » mais partisan d’un « nationalisme économique ».
Les médias qui se réfèrent à Bannon et ses acolytes comme des partisans de « l’alt-right » sont accusés par de nombreux lecteurs, internautes et partisans de gauche de vouloir « légitimer l’idéologie du racisme, de l’anti-sémitisme, de l’islamophobie et de la suprématie blanche » rapporte le New York Times ce matin.

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Mercredi dernier, le Washington Post a diffusé un guide d’utilisation de différentes terminologies qui définit l’alt-right comme « un mouvement d’extrême droite qui vise l’établissement d’un état blanc dont les adhérents sont connus pour épouser des points de vue racistes, antisémites, et sexistes ».
Hier Associated Press a demandé à ses journalistes de définir le terme « alt-right » avant de l’utiliser pour mettre en garde les lecteurs qu’il a été inventé comme un outil de relations publiques « pour brouiller les croyances de ses supporters et atteindre une audience plus large ».
Enfin, un publicitaire new yorkais a créé une extension sur Google Chrome appelé « “Stop Normalizing The Alt Right” remplace automatiquement toutes les mentions « alt-right » par « white supremacy »

 

 

 

Le kiosque du lundi 28 novembre 2016

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TRUMPLANDIA

« En plus d’avoir largement gagné le collège Electoral, j’ai gagné le vote populaire si l’on déduit les millions qui ont voté illégalement ».
Donald Trump était très en colère hier contre recomptage des votes qui doit commencer cette semaine dans l’état du Wisconsin, « du temps et de l’argent perdu » a-t-il affirmé samedi.
Quand « aux millions de gens qui ont voté illégalement », on ne comprends pas trop à qui le futur président fait référence, mais cela ne ferait que confirmer les doutes de Jill Stein et des Démocrates sur d’éventuelles fraudes électorales.

Non seulement Trump s’enmèle les pinceaux dans ses arguments, mais en tant que futur président, il devrait éviter d’affirmer ce genre de propos irresponsables.
Il a ensuite expliqué qu’il « [aurait été] bien plus facile pour lui de gagner le soi-disant vote populaire que le collège électoral » car il aurait « fait campagne dans seulement trois ou quatre états plutôt que les 15 qu’il a visité. [Il] aurait gagné bien plus facilement. »

 

Kellyanne Conway vs Mitt Romney

Kellyanne Conway, l’ancienne directrice de campagne du futur président était l’invitée de différentes émissions politiques dimanche, où elle a publiquement pris parti contre la nomination de Mitt Romney aux Affaires Etrangères, le poste très convoité de Secrétaire d’Etat, en rappelant que l’ancien candidat républicain avait été l’un des plus vifs critiques de Trump durant sa campagne, en le qualifiant de « fraude », « hypocrite » et « malhonnête ».
Donald Trump serait furieux des propos Conway, qui aurait semble-t-il voulu suivre son propre agenda et celui de certains proches du futur président qui refusent de voir Mitt Romney dans la future administration.
Sur sa position, elle a affirmé qu’elle « pouvait avoir le job qu’elle voulait (…) Trump me veut à ses côtés ».

Professor Watchlist

Un site internet a été fondé la semaine dernière qui recense les noms des professeurs qui défendent des positions radicales dans leurs classes. Intitulé Professeur Watchlist, la plate-forme vise à dénoncer les enseignants « qui ont par le passé critiqué des étudiants pour leurs points de vue, les ont forcés à adopter une certaine perspective et/ou abuser des étudiants qui défendaient leurs croyances ». Chacun des deux cents professeurs listés à une page avec sa photo et ses prises de positions « de gauche », formulées dans leurs cours, sur leur compte Twitter, ou au sein du Campus.
L’organisation à l’origine de ce site internet, Turning Point USA vise à « enrichir les étudiants à travers les vraies valeurs de l’économie de marché ».
N’importe qui peut dénoncer un professeur, soit à cause d’une rumeur, d’un article ou de sa propre expérience, et expliquer pourquoi il mérite de figurer dans la liste.
Une démarche qui vise à faire taire les opinions au sein des universités mais que l’un de ses défenseurs qualifie de « bel exemple de liberté d’expression ».

 

Cards Against Humanity

Cards Against Humanity, un jeu de carte populaire aux Etats-Unis, a récolté près de 100 000 dollars vendredi dernier, Black Friday, pour financer le creusement d’un trou, appelé le « Holiday Hole ».
L’initiative n’a aucun autre but que celui de creuser un trou dans la terre et la vidéo est disponible sur le site

 

Le kiosque du 27 novembre 2016

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Mort de Castro aux Etats-Unis

La mort de Fidel Castro est sur les unes de tous les quotidiens du pays dimanche matin. Alors que les journaux floridiens célèbrent la disparition du dictateur à l’instar du Miami Herald pour qui « la mort de Castro apporte joie et guérison à Miami » ou du Diaro Las Americas, publié en espagnol, qui titre « Nunca Mas » (« Plus Jamais »), les quotidiens nationaux sont plus mitigés sur l’héritage du Comandante.
Ils évoquent l’inspiration que sa rebellion a pu offrir à des générations de communistes et socialistes (The Washington Post) mais aussi d’étudiants américains durant les années soixante et soixante-dix, notamment sa résistance face aux Etats-Unis (New York Times) et la réalité d’une dictature qui a muselé toute opposition politique, assassiné des milliers d’opposants et provoqué l’exil et de la déchirure de nombreuses familles (The Tampa Bay Times).

Les Cuban Americans représentent la troisième communauté latino aux Etats-Unis, estimée à plus de deux millions d’Américains, dont 1.4 millions vit en Floride, puis en Californie, dans le New Jersey et à New York.
Ce sont eux qui sont le plus réjouis de la mort de Fidel Castro vendredi soir, car beaucoup sont des exilés ou leurs descendants, et dont certains conservent des liens familiaux avec ceux restés à Cuba.

 

Marco Rubio et la surenchère anti-Castro

Marco Rubio, l’un des candidats républicains à la présidence et sénateur de l’état de Floride de descendance cubaine, a affirmé hier que « l’histoire se souviendra de Fidel Castro comme le diable, comme un dictateur meurtrier qui a infligé la misère et la souffrance sur son propre peuple » en transformant Cuba en une « prison misérable ».

Il a ensuite critiqué les « soi-disants » journalistes qui ont comparé Castro à George Washington – il faisait référence aux propos d’un journaliste de ABC qui expliquait que « Castro était considéré, encore à ce jour, par sa population comme le George Washington de son pays ».
Des commentateurs ont en effet mentionné sur des chaînes nationales certaines politiques réussies mis en place par le pouvoir cubain, comme l’éducation pour tous, le système de santé ou la recherche scientifique.

Le sénateur Rubio a continué d’énumérer sur Twitter, les crimes commis par l’ancien dictateur avant de s’en prendre au prendre au premier ministre canadien Justin Trudeau, qui a salué hier le départ « d’un grand leader » et suscité les critiques et moqueries de nombreux politiques et journalistes, surtout aux Etats-Unis.

Justin Trudeau salut Castro

Justin Trudeau, le chouchou des médias américains, a fait grosse bourde, en évoquant la mort d’un « leader plus grand que nature » qui avait « une prfonde affection pour son peuple » contrairement à la plupart des autres chefs d’état occidentaux, qui ont condamné les crimes commis à l’encontre des droits de l’homme et l’oppression politique de son régime.
Le père de Justin Trudeau, Pierre Trudeau, ancien premier ministre canadien, était un « ami » de Castro et a visité plus fois la Havane dans les années 70.

Les propos de Trudeau ont provoqué de nombreuses critiques, et s’il ne s’est pas rétracté sur sa déclaration initiale, il a tout de même affirmé ca matin, lors d’un déplacement à Madagascar, que Castro était un dictateur: « Il y a des gens qui ont beaucoup d’expériences et de souvenirs douloureux de ce qui s’est passé à Cuba, et je ne veux surtout pas minimiser cela ».

Target boycotté pendant la Holidays season

On devrait s’attendre à pas de polémiques comme celles-ci durant les quatre prochaines années autour de la prises de position de certaines entreprises sur la défense des droits de minorités.
La dernière en date concerne le géant de la grande distribution Target qui a pris fait et cause contre toutes sortes de discrimination envers la communauté LGBT ces derniers mois, notamment la loi HB2 votée en Caroline du nord.
Cette loi interdit aux transsexuels qui n’ont pas physiquement, donc officiellement, changé de sexe, d’utiliser les toilettes qui correspondent à l’identité de leur choix. En réponse à cette loi, Target a diffusé un communiqué officiel au mois d’avril en s’engageant à protéger les transsexuels dans leurs magasins et de les laisser utiliser les cabines d’essayage et toilettes de leur choix.
Une association conservatrice anti-LGBT, l’American Family Association, a lancé depuis une pétition pour boycotter ces magazins en expliquant: « Un homme peut simplement dire qu’il se sent comme une femme aujourd »hui et entrer les toiletttes des femmes … même si de jeunes filles ou des femmes sont déjà dedans » explique l’association, qui a récolté depuis 1,4 millions de signatures.

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Le boycott a été relancé ce weekend de Thanksgiving, l’occasion du Black Friday et du début de la Holidays Season, la plus importante pour les grandes chaines de supermarchés, avec le hashtag #anywherebuttarget.

Fidel Castro en couvertures

Fidel Castro, en couverture des magazines américains, depuis les années soixante.
  • Après la chute de Batista, et l’arrestation de Cantillo, le pion des Américains, Fidel Castro et Che Guevara prennent le contrôle du pays.
Time magazine - janvier 1959
Time magazine – janvier 1959

 

  • Après le débarquement manqué de la Baie des Cochons où plusieurs centaines d’exilés cubains, soutenus par les Etats-Unis, sont arrêtés par Castro.
Life magazine - juin 1961
Life magazine – juin 1961

 

  • Après la crise des missiles de Cuba, les Etats-Unis abandonnent l’idée d’une invasion de l’île mais mettent un embargo économique très lourd sur le pays – et toujours en vigueur aujourd’hui.
MAD - Ocotobre 1963
MAD – Ocotobre 1963

 

  • Le bilan politique de la révolution cubaine est loin d’être unanime comme en témoigne la perspective de cette couverture du Time daté de 1993.
Time magazine - Décembre 1993
Time magazine – Décembre 1993

 

  • « Le Cuba de Castro est désespérément ouvert au commerce » affirme Time magazine en 1995 dans une interview exclusive avec le dirigeant communiste.
Time magazine - février 1995
Time magazine – février 1995

 

  • En 1998, le pape Jean Paul annonce les prémices d’une ouverture lente mais progressive du pays sur la scène internationale en visitant pour la première Cuba. Un voyage symbolique immortalisée par cette belle couverture du New Yorker
The New Yorker - Janvier 1998
The New Yorker – Janvier 1998

 

  • La santé fragile de Fidel Catro le pousse à céder temporairement ses pouvoirs à son frère Raúl Castro, premier vice-président du Conseil d’Etat.
The New Yorker - Mars 2008
The New Yorker – Mars 2008

 

  • La mort de Fidel dans le New York Times ce matin
The New York Times - Edition du dimanche 27 novembre 2016
The New York Times – Edition du dimanche 27 novembre 2016

 

Le Kiosque du 26 novembre 2016

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TRUMPLANDIA

Au moins il suit les news le Donald, son premier tweet en 48 hours, ce qui n’est sans jamais arrivé depuis la création de son compte en mars 2009. Un tweet suprenant qui a bien entendu suscité critiques et moqueries de la part de nombreux médias, surtout que la mort du leader cubain a été annoncée hier peu avant minuit.
S’il a été l’un des derniers à l’apprendre, il aurait pu au moins rester discret la dessus.

Le milliardaire et futur président intervient principalement via le réseau social sur lequel il a posté plus de 34 000 tweets, plus d’une dizaine par jours!
Il a 16 millions d’abonnés, et suit seulement 41 personnes et compte Twitter, dont ses enfants, Eric, Donald Jr, Ivanka et Tiffany, neuf des organisations, The Drudge Report et Fox news, des journalistes de Fox, et Vince McMahon, le président de World Wrestling Entertainment, milliardaire et lui même ancien catcheur.

 

No RIP for Fidel en Floride

On a assisté à des scènes de liesse en Floride à la suite de la mort de Fidel Castro. L’importante communauté cubaine a laissé exploser sa joie hier soir et jusque tard dans la nuit. Les festivités ont continué ce matin, surtout dans le sud de l’état et sa capitale où exilés cubains, leurs enfants et petits enfants chantaient, dansaient, pleuraient, en agitant les drapeaux de Cuba.
Parmi eux, Fabiola Santiago, journaliste au Miami Herald écrivait ce matin.

Le tyran est mort.
Il faut que je le dise pour le croire.
Al Fin
Finalement le eader de la guerilla qui est arrivé au pouvoir en promettant la justice sociale mais qui au lieu de cela a séparé des familles, éxécuté et persécuté des opposants, imposé une misère sans précédent sur le peuple cubain, est parti de cette terre.
J’ai attendu ce moment toute ma vie.
Finalement, le traitre dont le pouvoir communiste m’a déracinée de tout ce que je savais et aimait et qui m’a laissé sur ce littoral le coeur brisé est parti.
Le tyran est mort.
Il faut que je le répète pour le croire. (…)
Ne me jugez sévèrement, laissez moi profiter de ce moment. Notre exil est sa faute.
Il n’y a pas de RIP de notre part pour l’incarnation du diable dans notre histoire personnelle et collective.
(…)
Il n’y aura pas d’adieux Comandante de notre part, juste un bon débarras

Patrick Oppman, l’unique journaliste américain présent à Cuba, correspondant de CNN, s’est retrouvé hier soir à annoncer la nouvelle aux Cubains, puisque la chaîne du gouvernement n’a pas daigné changer ses programmes hier soir pour couvrir la mort de leur ancien leader.

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Jill Stein obtient le recompte des voix dans le Wisconsin

On n’aura jamais autant de Jill Stein que cette semaine, depuis qu’elle a réussi à récolter plus de 5 millions de dollars depuis mercredi pour demander au Wisconsin (10 grands électeurs) de recompter ses voix qui seront disponibles avant le 13 décembre prochain. La demande a été officiellement enregistrée hier avant 17 heures et la campagne de Hillary Clinton vient d’annoncer qu’elle y participera.
La date limite pour une demande recomptage des voix en Pennsylvanie (20 grands électeurs) est lundi et le 30 novembre pour le Michigan (16 électeurs pas encore adjugés).

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Obama restera en politique après le 21 janvier 2017

Pas content le New York Post après les déclarations de Barack Obama lors de son déplacement au Pérou sur son intention d’intervenir après son départ de la Maison Blanche pour défendre les valeurs et les idéaux du pays quand il le jugera utile. « Vous me verrez l’année prochaine, et on sera dans une position dans laquelle on va pouvoir commencer à de grandes choses ».
Le président tentait de rassurer des milloins d’Americains et de Démocrates effrayés par la future administration et son Commander-in-Chief.
Une démarche qui va à l’encontre de la tradition qui veut l’ancien président reste en dehors de la vie politique après ses mandats.

Dans un éditorial ce matin, le tabloïd newyorkais critique cette décision qui pourrait lui faire baisser sa côte de popularité auprès des Américains et empêcher une nouvelle génération de démocrates de prendre la relève.
Jamais un président n’a été aussi aimé à quelques mois de son départ, et beaucoup le regrettent déjà, surtout avec ce arrive ensuite

 

Le kiosque du 25 novembre 2016

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En espérant que tout le monde a passé un bon Thanksgiving ou Friendsgiving, le weekend sera slow aux Etats-Unis car la plupart des Américains profitent de la fête nationale pour prendre la fin de la semaine off et rentrer chez eux dans leur famille.

Aretha Franklyn

Les chanceux qui étaient devant leur poste de télé hier midi, lors de la rencontre de football entre les Detroit Lions et les Minnesota Vikings, ont sans doute eu des frissons en entendant l’hymne national chanté par Aretha Franklyn, dans le Ford Field Stadium de Detroit, d’où est originaire « la reine de la soul ».
Une performance exceptionnellement longue, plus de 4 minutes, qui en a ému plus d’un.

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Hillary remerciée par ses supporters

Une famille a du passer un Thanksgiving un peu plus triste que le reste du pays, c’est la famille Clinton dans leur résidence de Chappaqua dans l’état de New York. Heureusement des supporters avaient  préparé une surprise pour la candidate en installant des dizaines de pancartes le long de sa rue, hier matin. L’interessée les a directement remerciés via Twitter.

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TRUMPLANDIA

La Russie a essayé d’influencer les élections présidentielles américaines

On sait depuis des mois que la Russie allait tenter d’influencer les élections présidentielles américaines: en piratant le Comité National Démocrate au mois de juillet puis la messagerie du responsable de la campagne de Hillary Clinton, John Podesta, dont les contenus ont été diffusés par Wikileaks – le fondateur, Julian Assange, avait promis de tout faire pour empêcher une victoire de la candidate démocrate.
Des experts avaient alerté sur différentes modalités d’actions visant à « brouiller les pistes » chez les électeurs et avaient même envisagé le piratage de certaines machines électroniques ou registre de vote informatisés.

Selon le Washington Post, des équipes de chercheurs ont mis en évidence l’existence « d’une propagande russe dans la diffusion de fake news sur les réseaux » sans être capable d’affirmer dans quelle mesure cette propagande a réussi à influencer les élections. Des milliers de compte Facebook et des websites pro-conservateurs. pro-Trump et alt-right ont envahi internet les dernières semaines de campagne pour répandre toute sorte d’informations visant à discréditer la candidate démocrate, et son parti, à l’instar de ces sites russes qui opèrent en anglais: Next News Network sur youtube (56 millions de vidéos partagées au mois d’octobre), RT, ou Sputnik.

La quasi certitude de voir Clinton être élue a sans doute limité les inquiétudes vis-à-vis de l’ingérence de la Russie, mais c’était sans compter la réouverture de l’enquête du FBI à 11 jours du scrutin. Aujourd’hui, les supporters de Trump qui annonçaient des élections truquées se sont rétractés et ce sont les démocrates qui appellent à un nouveau décompte des votes

Hillary Clinton: Les médias, journalistes, supporters et Jill Stein veulent toujours y croire

  • La candidate, restée très discrète depuis son impensable défaite aux élections présidentielles, est revenue malgré elle, sur le devant de la scène cette semaine, après la publication d’un article du New York magazine évoquant la possibilité « d’une manipulation ou piratage » des résultats de votes dans certains comtés de trois états, le Wisconsin, la Pennsylvanie et le Michigan.
  • Clinton aurait été approchée par des experts et des avocats spécialisées dans la question de la fraude électorale depuis jeudi dernier mais n’avait fait suite en demandant un recompte.
    Entre temps, le futur président a annoncé qu’il ne poursuivrait les investigations sur la gestion de la messagerie privée de l’ancienne Secrétaire d’Etat, ni sur la Fondation Clinton.
  • Jill Stein, la candidate du Green Party, qui s’est violemment opposée à Clinton lors de la campagne présidentielle, a réussi à reunir 4,6 millions de dollars en depuis pour payer les frais nécessaires à un nouveau décompte des bulletins de vote dans les trois états – plus que l’ensemble des donations reçues lors de sa campagne présidentielle.
    La deadline pour le Wisconsin, ou Trump dévance Clinton de 27 000 voix seulement, est cet après midi avant 5 hrs et il semblerait selon le Wisconsin Journal Sentinel, que Jill Stein, dépose une requête pour un nouveau décompte.
  • Hillary Clinton a largement remporté le vote populaire avec de 2 millions de voix de plus que son adversaire Donald Trump, qui a réussi à remporter le collège électoral en remportant certains états avec une marge de quelques de dizaines de milliers d’électeurs.
    La raison pour laquelle de nombreux commentateurs et journalistes appellent les grands électeurs à ne pas se soumettre à la sagesse habituelle qui consiste à voter pour le candidat qui a remporté leur état. Rien ne les oblige dans la constitution à suivre cette démarche, et la campagne de 2016, avec les soupçons de fraude qui entourent le vote, la victoire du vote populaire par Hillary Clinton, devraient être l’occasion pour ces grands électeurs de choisir et ils ont été mis en place pour justement être capable de faire un tel choix.

 

Le kiosque de Thanksgiving

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HAPPY THANKSGIVING!!!

Promis, aujourd’hui, ON NE PARLE PAS DE POLITIQUE, en tout cas pas du futur président …

Standing Rock

ACLU Nationwide
ACLU Nationwide
La plus importante sans doute aujourd’hui, parce que la plus symbolique, c’est le combat que mènent depuis plusieurs mois les tribus améridiennes du Dakota du Nord contre la construction d’un oléoduc, le Dakota Access Pipeline, qui doit traverser certaines de leurs terres sacrées.
La réserve de Standing Rock est devenue le point de ralliement de milliers de manifestants qui ont installé leur campement pour empêcher les buldozers de pénétrer sur lieux.

Dimanche dernier, les forces de police du comté de Morton ont tenté de disperser des centaines de militants avec de puissants jets d’eau alors que les températures sont glaciales dans la région. Le lendemain, ce sont 16 personnes qui ont été arrêtées, dans ce que les autorités considèrent comme des émeutes.
Selon les représentants du Indigenous Environmental Network, deux cents militants auraient été blessées et 12 hospitalisés pour des blessures à la tête.

Le projet dit du « Dakota Access Pipeline » estimé à 3,7 milliards de dollars, et censé redistribuer du pétrole dans la région des Grands Lacs et dans le sud du pays, pourrait également présenter des risques écologiques graves pour les réserves des tribus amérindiennes du Dakota du nord, notamment celui de la pollution des eaux.
Les représentants de la compagnie en charge du projet ont affirmé qu’ils continueraient comme prévu la construction du oléoduc.

Un recompte en marche?

Jill Stein, qui s’était violemment opposée à Hillary Clinton lors de la campagne présidentielle a réussi à réunir 2,5 millions de dollars pour demander le recompte des votes dans les états du Wisconsin, de Pennsylavnie et celui du Michigan, qui n’est pas encore terminé. Elle a expliqué que ce n’était pour aider l’ancienne candidate démocrate mais pour s’assurer de « l’intégrité du système électoral américain ». Lundi soir, New York magazine avait affirmé que des experts soupçonnaient les résultats des votes de certains comtés de ces états d’avoir été soient piratés, soient manipulés. Ils seraient rentrées en contact avec des proches de Clinton pour tenter de la persuader de demander un recompte des voix – sans jamais faire suite à ces demandes.

Les marchés financiers en excellente forme

Les élections présidentielles auront réjouit les racistes, les classes ouvrières blanches, les hommes en colère et leurs femmes soumises, … mais aussi les marchés financiers qui ont enregistré des taux records, voire historiques à la clotûre des marchés mardi soir.
Le Dow Jones Industrial Average a terminé à plus 19 000 – un score jamais atteint depuis sa création il y a 120 ans, tout comme comme le S&P 500 et le Nasdaq, grâce selon les experts au futur président et les promesses de réduction des taxes faites aux entreprises pendant sa campagne.