Le Kiosque du 31.03.17

 

  • L’enquête sur l’ingérence russe n’en finit pas

    L’histoire semble redondante mais elle est déterminante pour comprendre l’embarras dans lequel se trouve aujourd’hui la Maison Blanche vis-à-vis de la Russie.
     
    * Il existe aujourd’hui deux enquêtes sur l’ingérence russe dans les élections présidentielles et d’éventuelles collusions entre des associés de Trump et des agents russes:
    L’une menée par une commission mixte du Sénat, indépendante qui a assuré cette semaine l’intégrité de son enquête.
    Une commission parlementaire et permanente, en charge du renseignement enquête également sous la direction du Représentant républicain Devin Nunes.
     
    * Samedi 4 mars: Donald Trump accuse le président Obama de l’avoir mis illégalement sur écoute, lui et certains membres de son équipe de campagne durant la période de transition (9 novembre 2016 – 20 janvier 2017)
     
    * Lundi 20 mars: Le directeur du FBI, James Comey affirme qu’il n’existe aucune preuve que Obama aurait demandé la mise sur écoutes du président-élu.
     
    * Mardi 21 mars: Deux représentants de la Maison Blanche, fraichement nommés, organisent une réunion secrète avec Devin Nunes à la Maison Blanche et lui présentent des documents confidentiels, appelés « Incidental collection »: ce sont les communications de citoyens américains interceptées par les agences de renseignement lors d’écoutes réalisées sur des officiels étrangers.
    La Maison Blanche s’est volontairement impliquée dans une enquête soi-disant « indépendante » de la Commission parlementaire, dans laquelle plusieurs membres de l’administration sont des suspects potentiels, pour orienter les soupçons contre le président Obama et valider les accusations du président Trump.
     
    * Mercredi 22 mars: Devin Nunes va présenter ces informations au président et organise une conférence de presse devant la Maison Blanche dans laquelle il annonce avoir reçu des informations « alarmantes » sur le président de la part de sources « secrètes », des lanceurs d’alerte – le tout sans en informer les membres de la Commission parlementaire
    « White House Officials Helped Give Nunes Intelligence Reports »The New York Times
     
    * Lundi 28 mars: Ses collègues de la Commission demandent à Devin Nunes de se retirer de l’enquête, ce qu’il refuse, en recevant le soutien de la Maison Blanche et du porte parole de la Chambre des Représentants, Paul Ryan.
     
    * Jeudi 30 mars: Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale du président, accepte de témoigner (« J’ai des choses à raconter, et j’ai vraiment envie de les dire ») devant les deux commissions chargées d’enquêter sur les ingérences russes, en échange d’une immunité si .
    Mike Flynn avait affirmé à la télévision le 25 septembre dernier: « Quand on vous donne l’immunité, ça veut dire que vous avez probablement commis un crime »
    « Mike Flynn Offers to Testify in Exchange for Immunity »The Wall Street Journal
     
    Et ce matin le président continue à le défendre en affirmant que son ancien conseiller est victime d’une chasse aux sorcières de la part des médias et Démocrates

    « Flynn est un électron libre qui n’a rien à perdre. Le camp de Trump devrait s’inquiéter »

    Twitter

     
    * Cet excellent portrait de Michael Flynn dans le New Yorker: « Michael Flynn, General Chaos »New Yorker

     

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  • Jusqu’ici tout va bien, sauf pour la Maison Blanche

    La Russie est plus que jamais est au centre de toutes les discussions, et l’exécutif est chaque jour un peu plus fragilisé par les révélations quotidiennes des médias.
     
    Mais tous ces scandales ont été déclenchés par le président et certains de ses conseillers et Secrétaires qui n’ont cessé de mentir sur leurs relations avec des représentants russes – même lorsqu’il n’y avait rien à cacher.
     
    Plutôt que de se concentrer sur la mise en place de son très ambitieux programme, l’administration s’est engluée dans ses propres affaires qui devraient prendre des mois à être éclaircies et qui mobilisent d’importantes ressources au Congrès américain.

    Il existe d’autres menaces et problèmes de taille dans le monde auxquels doivent faire face les Etats-Unis – notamment la Corée du Nord.
     
    Autrement, Comme Joe Scarborough l’affirmait ce matin, les médias n’ont jamais été aussi solides et rentables, tout comme le pouvoir judiciaire et ses juges qui ont préservé leur intégrité et indépendance face aux attaques répétées de la Maison Blanche, et le pouvoir législatif qui vient d’obliger la Maison Blanche à retirer l’une de ses promesses phares de la campagne, l’American Affordable Care Act.

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  • Trump durcit le ton avec les rebelles

    The NEw York Post – Edition du 30 mars 2017

    Depuis le retrait de l’American Health Care Act, la Maison Blanche menace ceux qu’elle estime être responsables: Les Représentans républicains du Freedom Caucus, proches du Tea Party.
     
    * Il y a eu Steve Bannon, qui a tapé du poing sur la table durant les négociations en expliquant à ces élus qu’il n’avaient pas d’autres choix que de se ranger derrière le président et la majorité républicaine. Sans succès.
     
    * Le weekend dernier, le président a fait semblant d’être ouvert aux Démocrates et à l’idée d’une coalition politique pour faire passer son programme sans le soutien du Freedom Caucus. Aucune réaction des intéressés.
     
    * Il a remis le couvert hier, sur Twitter, en utilisant « une stratégie que les membres du Congrès redoutent », c’est cibler personnellement des élus:
     

    Si @Jim_Jordan et @Raul_Labrador s’étaient ralliés, on aurait un excellent système de santé et une réforme et des réductions d’impôts … Ou sont @RepMarkMeadows, @Jim_Jordan et @Raul_Labrador? #RepealANDReplace

     
    * Donald Trump s’est dit prêt à considérer les membres du Freedom Caucus comme des adversaires politiques au même titre que les Démocrates en prévision des élections de mi-mandat: Il mettrait tout l’appareil politique du parti républicain a disposition de candidats qui lui sont fidèles contre eux.
     

    Le Freedom Caucus va saper tout le programme républicain s’ils ne se rallient pas et vite. Nous devons les batters, et les Dems, en 2018

     
    Labrador, l’un des responsables du Freedom Caucus, a répondu hier après midi:
     

    « Le Freedom Caucus est resté à tes côtés quand les autres t’ont lâché (…) Souviens toi qui sont tes vrais amis. Nous essayons de t’aider ».

     
    Ces élus de la droite dure bénéficient d’une base électorale très fidèle mais qui soutient également le président: C’est une stratégie risquée pour l’administration que d’essayer de les isoler et de les dénoncer mais aussi pour ces élus d’avoir l’air de saper sa présidence et son programme.
     
    * « Trump goes after Freedom Caucus ringleaders »Politico

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  • Un département d’Etat vide

    Les premières semaines de Rex Tillerson comme Secrétaire d’Etat ne sont pas très rassurantes pour le Département et les fonctionnaires qu’il dirige avec qui il n’a eu presque aucun contact, préférant la compagnie et les conseils de son cercle restreint qui n’a aucune expérience en matière de gouvernement et de politique étrangère. Il n’a pas bronché devant les 30% de réductions budgétaires prévues par « America First » pour l’année 2018 – et qui a peu de chances de passer.
     

    Huit semaines après être devenu le premier diplomate du président Trump, l’ancien chef d’ExxonMobil est isolé, séparé du corps des bureaucrates du Département d’Etat à Washington et à travers le monde.
    Son style de gestion très distant a créé une confusion croissante chez les représentants étrangers qui ont du mal à comprendre où les Etats-Unis se situent sur des sujets clés.
    Il suscite la méfiance des employés de carrière du Département d’Etat (…)
    Une situation qui menace de saper le pouvoir et la portée du Département d’Etat, la cible d’une réduction budgétaire de 30% de la part de l’administration Trump.

     
    Comme la Maison Blanche, Tillerson se méfie de l’appareil bureaucratique et semble vouloir se passer le plus possible de leur participation et de leur conseils dans la gestion du Département d’Etat: Il a nommé peu de fonctionnaires aux postes clés qui seraient susceptibles de l’aider à Washington et dans ses déplacements à l’Etranger.
     
    Il refuse de communiquer, ni de voyager avec la presse (pour faire des économies).

     
    Il suit les mêmes habitudes que lorsqu’il travaillait pour Exxon Mobil sauf qu’il s’agit ici du Département d’Etat des Etats-Unis et que les citoyens ont le droit de savoir ce qu’il s’y passe.
     
    *  « Secretary of State Rex Tillerson spends his first weeks isolated from an anxious bureaucracy »The Washington Post

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  • Les cinquante meilleurs Podcast selon le Time

    Le Time nous a offert une sélection des meilleurs Podcasts:
     
    * S-Town, par les producteurs de Serial qui a l’air génial – Crime
    * Alice isn’t Dead, par les créateurs de Welcome to Night Vale – Fiction, mystère
    * Missing Richard Simmons, mal-aimé par le New York Times qui dénonce une violation de la vie privée
    * Pod Save America, par des « Obama Bros », c’est très orienté et free style mais intéressant.

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  • Article du Jour

    Superbe reportage du New York Times sur ces Juifs ultra-orthodoxes qui décident de quitter leur communauté, leurs familles et leurs amis, fermés au monde extérieur et l’unique association qui les accueille, « Foodsteps »
     
    * « The High Price of Leaving Ultra-Orthodox Life »The New York Times magazine

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  • Couverture du jour

    « La présidence Trump est dans un trou … et c’est mauvais pour l’Amérique et pour le monde »
     

    C’est tentant d’être soulagé que la présidence de Trump soit un fiasco. Pour ceux qui doutent de son programme et s’inquiètent de son manque de respect pour les institutions, leur meilleur espoir est aujourd’hui qu’il accomplisse quelque chose. Cette logique est séduisante mais mauvaise. Après des années de blocage, Washington doit avancer. Le sommet qui arrive avec Xi Jinping, le président chinois, prouve combien l’Amérique reste la nation indispensable. Une président vulnérable peut être dangereux

     
    * « The Presidency is in a hole. And that is bad for America – and the World »The Economist
     

30.03.17: A la une des quotidiens américains

 

  • Indiana: Ces contribuables qui payent pour l’éducation religieuse

    L’Etat d’Indiana « s’est engagé à apporter à tous les enfants l’accès à un enseignement de qualité » et leur offre des bourses à traver l’Indiana’s Choice Scholarship Program – plus connu sous le nom de Voucher Program – selon des critères précis (niveau scolaire, revenus faibles ou modérés des parents) afin qu’ils intègrent l’école de leur choix, si tant est qu’elle appartient à ce programme.
     
    L’Indiana possède le plus important du pays avec presque trois cent établissements d’enseignement, pour la plupart religieux, qui sont sous contrat avec l’Etat.
    Les milliers de familles touchent des allocations (plusieurs milliers de dollars par an) pour envoyer leurs enfants dans des écoles privés – aux frais du contribuable.
     
    Ils étaient 32,686 (soit 3% des étudiants scolarisés) à bénéficier de cette bourse en 2016.

     

     
    Indianapolis Star rapporte qu’une de ces écoles, Colonial Christian, qui a reçu 340 000 dollars du Voucher program l’année dernière, a interdit à ses élèves, sous peine de renvoi, de « promouvoir le style de vie homosexuel ou les identités de genre alternatives« . D’autres établissements « obligent les familles à signer des déclarations de foi préalables à tout recrutement » de leurs enfants qui « doivent observer les mêmes croyances et valeurs que l’école. »
     
    C’est le programme soutenu par les Républicains qui permet aux établissements religieux de bénéficier du Voucher Program, et certains refusent d’accueillir des étudiants qui ne partageraient leurs convictions religieuses et imposent les leurs à ceux qui sont acceptés. Les familles éligibles connaissent les règles, et selon une étude de 2016, la religion serait la première raison pour laquelle elles utilisent cette bourse d’éducation.
     
    « Les écoles qui acceptent les vouchers ont dit à IndiStar que le programme les a aidés à diversifier leurs écoles sans pour autant assouplir leurs critères d’acceptation » – qui ne doivent, selon l’Etat, ne reposer ni sur la race, la couleur, l’origine ou quelconque invalidité. « Elles n’ont pas à reporter à l’Etat combien d’étudiants boursiers elles auraient pu refuser ou les raisons de leur refus ».
     
    Pour les critiques, « les écoles qui sont autorisées à choisir leurs étudiants contribuent à renforcer la discrimination ».
    Donc dans l’Indiana, l’argent du contribuable sert à financer l’éducation religieuse de certains étudiants aux dépens des établissements laïcs et publics

     
    * « How Taxpayers pay for religious education » – Indianapolis Star

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  • Prison ferme dans le BridgeGate

    C’est l’un des scandales politiques les plus médiatisés de ces dernières années qui a coûté son ticket présidentiel au gouverneur de New Jersey Chris Christie, et dont les deux conseillers et auteurs viennent d’être condamnés à des peines de prison fermes: 18 mois pour Bridget Anne Kelly et 24 mois pour Bill Baroni.
     
    Ils ont été reconnus coupables l’année dernière d’un « acte sordide de vengeance politique » contre le maire démocrate de la ville de Fort Lee, Mark Sokolich, qui avait refusé de soutenir la candidature de Chris Christie comme gouverneur du New Jersey en 2013.
     
    La Ville de Fort Lee est située sur la rive de l’Hudson River, reliée à Manhattan par le George Washington Bridge, est l’un des axes routiers les plus fréquentés de la région, et utilisé quotidiennement par tous les habitants du New Jersey qui travaillent à New York City, et vice-versa.
     
    Pendant quatre jours, en septembre 2013, deux des trois accès locaux depuis Fort Lee vers le GWB ont été fermées par le Port Authority, l’autorité en charge de la gestion du pont de part de d’autres de l’Hudson River, créant des embouteillages monstres dans la petit ville du New Jersey.

     
    Un enquête a révélé l’implication des deux conseillers de Christie sans pouvoir déterminer l’implication de ce dernier, qui selon des témoins, était au courant de la manoeuvre.
     
    Donald Trump s’est dit dégouté cet été de voir Chris Christie laisser l’une de ses conseillères être condamnée à sa place et l’aurait convaincu de ne pas le choisir comme vice-président.
    Cette affaire est le « parfait exemple d’un abus de pouvoir » a déclaré la juge hier après midi.
     
    Les deux condamnés ont fait appel

    * « GWB Scandal – Abuse of power« The Star Ledger
    * « 2 get Jail for Bridgegate »The Philadelphia Inquirer

 

Entre « Adieu » et « Freedom! », les quotidiens britanniques face au Brexit

 

Normalement on reste de l’autre côté de l’Atlantique mais difficile cette semaine de ne pas aller jeter un oeil chez les médias britanniques qui couvrent l’un des évènements politiques les plus importants de leur histoire: Le Brexit.

Les quotidiens, comme les médias, les politiques et la population étaient très divisés sur le sujet donc l’annonce officielle de Theresa May, mercredi, devant le parlement, du départ du Royaume-Uni de l’Europe à été l’objet de célébrations pour certains et de déceptions pour d’autres.

La une du Guardian hier était particulièrement réussie:

The Guardian – Edition du mercreid 29 mars 2017

Le quotidien de gauche, fervent opposant au Brexit, résumait la situation qui attend le pays:

 

« C’est le moment où la dure réalité va remplacer les promesses impossibles »

 

Les autres quotidiens qui n’étaient pas en faveur du Brexit, sont I Paper, City A.M. (qui récapitule en unes, le cheminement vers la signature de l’article 50).

 

The Herald, le quotidien écossais a signalé jeudi « le début de la fin »:

 

Après 44 ans dans l’Europe, a bloc qui couvre 500 millions d’habitants et 28 pays, une lettre de six pages du Premier Ministre britannique commence le processus qui dans deux ans verra le Royaume-Uni quitter l’organisme qui a permis d’assurer 60 ans de paix en Europe.

 

Le Guardian a dénoncé lui le chantage de Theresa May avec l’Europe sur les questions de sécurité pour tenter de décrocher les meilleurs de départ pour le Royaume-Uni.
Comme le Western Mail du pays de Galles le souligne avec une photo de la fameuse lettre donnée par l’ambassadeur britannique au président du Conseil européen, Donald Tusk, il n’y pas de « Retour en arrière ». Le Financial Times était un plus nostalgique avec « merci et au revoir » et I Paper a rendu hommage à ses voisins avec des au revoir dans toutes les langues européennes.

 

 

 

De l’autre côté, c’est l’hilarité personnifiée Nigel Farage qui célèbre l’indépendance du Royaume-Uni, en couverture du Daily Mail et du Daily Express aujourd’hui bière à la main. The Telegraph parle de « moment magnifique ».
La veille, le Sun avait projeté « Dover & Out » sur les fameuses falaises de Douvres et le Daily Mail criait « Freedom ».

 

 

30.03.17: Bathroom Bill out! – Un président en guerre – Ryangate – Kellyanne Conway MVP – Une « apprentice à la Maison Blanche

 

 

  • Les Etats-Unis sont bien en guerre

    Depuis l’inauguration de Donald Trump, fin janvier dernier, les opérations militaires américaines se sont multipliées au Yemen, en Syrie et en Irak, en tuant au passage des centaines de civils, sans véritable projet politique précis rapporte aujourd’hui le New York Times.
     
    La nouvelle approche de l’administration, qui vise à lutter contre les extrémistes étrangers et éradiquer ISIS, semble privilégier le militaire sur le diplomatique – comme en témoigne le budget 2018, « America First », qui propose d’augmenter uniquement l’armée et la défense aux dépens d’autres administrations, dont le Département d’Etat. 
     
    Contrairement au président Obama réticent à engager les troupes américaines dans les conflits, l’armée peut décider d’intervenir plus rapidement sur le terrain, de lancer des offensives aériennes, sans attendre la permission des officiers supérieurs.
     
    Pour 
    certains critiques, davantage d’interventions dans les situations très complexes d’un Moyen Orient déstabilisé qui n’a pas vraiment de solutions est risqué.
     
    * « U.S. War Footprint Grows in Middle East, With no Endgame in Sight »The New York Times 

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  • La Caroline du Nord veut abroger sa « Bathroom Bill » 

    Manifestation le 29 mars 2016 à Chapel Hill en Caroline du nord contre H.B.2

     
    Un an tout juste après avoir voté la très controversée « Bathroom Bill » ou « H.B.2 » qui, à côté d’autres mesures discriminatoires à l’encontre la communauté LGBT, oblige les transgenres à utiliser les vestiaires et toilettes publics selon leur sexe de naissance et non le sexe qu’ils ont choisi, le parlement républicain et le gouverneur démocrate de Caroline du Nord ont trouvé un accord pour l’abroger.
     
    Depuis sa signature, l’Etat a fait l’objet d’une campagne de protestation nationale, a été boycotté par la NBA, la ligue de basket américaine, de la NCAA, celle universitaire et d’autres évènements sportifs, culturels, musicaux provoquant un manque à gagner énorme que l’Associated Press a estimé à presque quatre milliards de dollars ces dix prochaines années.
     
    Le consensus ne satisfait pas complètement les associations de défense de la communauté LGBT, ni le gouverneur qui admet que la solution n’est pas « parfaite » mais a le mérite « de remplacer H.B.2 et de commencer à réparer notre réputation ».
     
    Les conservateurs avaient invoqué des soucis de sécurité pour faire avancer la « bathroom bill » l’année dernière après que la ville de Charlotte ait autorisé les transgenres à utiliser les toilettes de leur choix.

    La possibilité de futurs punitions [de la part de la NCAA] a mis la pression sur les parlementaires dans cet état obsédé par le basket, une pression exacerbée par le fait que l’équipe de basket masculine de l’Université de Caroline du Nord a atteint les demi-finales du tournoi universitaire américain [la semaine dernière] et rencontrera les Ducks de l’Université d’Oregon, dans l’Oregon [samedi].

    La Caroline du Nord aurait accueilli cette demi-finale si la NCAA n’avait décidé de boycotter l’Etat.
     
    La loi devrait être votée aujourd’hui à Charlotte.
     
    * « Lawmakers vote Thursday on deal to repeal HB2 »Charlotte Observer

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  • Kellyanne Conway MVP

    L’American Association of Political Consultants, la plus grande organisation mondiale de consultants politiques et professionnels de la communication a remis le mois dernier son trophée annuel de MVP (« Most Valuable Player ») à Kellyanne Conway pour son travail de directrice de campagne du candidat républicain  dont elle est désormais la conseillère.
     
    Un choix très controversé puisque l’association maintient un code d’éthique professionnelle destiné à ses membres pour lequel Mr Conway semble avoir eu peu d’égards ces dernières semaines – faire la publicité de la fille du président sur Fox News, inventer des histoires pour valider ses arguments (« green bowling massacre), et les défendre en inventant des nouveaux concepts de communications (« Alternative facts »), insulter les journalistes qui mettent en cause son intégrité (« cover story » du New York magazine) et avant les élections.
     
    Kellyanne Conway est la première femme a avoir dirigé et remporté une campagne présidentielle qu’elle a intégré en juin 2016, après la démission de Ted Cruz, pour lequel elle travaillait.
    De nombreux détracteurs remettent en question son rôle durant la campagne, par rapport à Jared Kushner ou Steve Bannon, bien plus importants mais qui ont préféré rester dans l’ombre. Elle était omniprésente sur les plateaux télé les trois derniers mois de campagne pour défendre Donald Trump et faire du « damage control » sur les multiples controverses qu’il a pu initier.
     

    Code éthique de l’AAPC

     
    Selon Politico
     

    Donner la récompense à Conway a fait l’objet d’un intense débat parmi les membres de l’AAPC mais ils ont conclu que la campagne de Trump n’aurait sans doute pas gagné et n’a pas trouvé de preuves qu’elle avait menti « d’une manière grave » à la presse pendant la campagne ou commis d’autres violations. 

     

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  • April Ryan & Sean Spicer

    Le « RyanGate » provoqué par les propos désobligeants (« Stop shaking your head ») du porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, contre la journaliste afro-américaine, April Ryan, mardi midi en conférence de presse a donné lieu à des moments de télé passionnés, notamment dans l’émission « CNN Tonight » qui accueillait deux intervenantes habillées en blanc pour l’occasion. Elles ont accusé Spicer d’attaquer « le travail d’une femme noire » provoquant l’ire de leur deux confrères masculins qui ont qualifié ces accusations de « ridicules » – le tout sous le regard émerveillé du présentateur.
     


     
    April Ryan a quant à elle déclaré que la presse « subissait les attaques de l’administration qui essayait de discréditer les journalistes ».
     
    Hier, Sean Spicer a montré un peu plus de respect envers la journaliste et lui a offert la première question de sa conférence de presse, provoquant l’hilarité de la briefing room.
     

     
    * « CNN panel clashes over Spicer’s admonition to April Ryan » CNN

 

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  • Omarosa Manigault – « Plus qu’une Apprentice? »

    Washington Post

     
    On l’a surnommée l’ « alpha-female villain » après son passage dans la première saison de l’émission de télé-réalité de Donald Trump, « The Apprentice », il y a plus de dix ans, et elle a eu le flair de rester « fidèle au boss » toutes ces années, d’avoir été l’une des premières à soutenir sa campagne, dans laquelle elle a travaillé comme « directrice de liaison des affaires afro-américaines ».
     
    Elle a été nommée fin janvier « assistante du président et directrice de la communication de l’Office of Public Liaison« , qui sert à promouvoir ses actions.
    Elle est la personnalité afro-américaine la plus influente de l’administration mais la Maison Blanche semble incapable de décrire précisément son rôle au sein de l’administration.

    Un article très critique du Washington Post rapporte qu’elle est mal-aimée, inefficace et moquée sur les « médias sociaux comme l’excuse du président pour apparaître plus sympathique aux yeux de la communauté afro-américaine avec qui il a des relations tendues. »
     
    A part accompagner le président dans ses meetings avec la communauté afro-américaine et une promesse non tenue, la hausse de 10% des subventions allouées à l’HBCU (« Historically Black College and University ou « Universités traditionnellement noires ») nulle part où trouver dans la proposition de budget 2018, son bilan est peu convaincant.
     
    Comme le rappelle le commentateur dans une tribune au vitriol publié en février dernier, Manigault était une fervente supporter de Clinton (“I’m Ready for Hillary. Are you? #Hillary2016.” en avril 2015) jusqu’à ce que Trump se présente:

    [A Donald Trump] Vous répétez aux Américains que vous vous entourez des « personnes les plus compétentes » mais quand il s’agit de la communauté noire, vos standards sont à la baisse (…) Les charlatans ont leur place en politique, mais pas si vous voulez vous attirer le soutien de la communauté noire.


    Mais la loyauté de Manigault envers Trump « est plus remarquable » et ça, Donald Trump adore:

     

    Je vis le rêve américain grâce à Donald Trump (…) regarde ma carrière, ma richesse, l’attention que j’ai; c’est très difficile d’affirmer que Donald Trump n’aime pas les noirs et les femmes noires.

     
    * « Omoarosa Manigault is in Trump’s White House because of her loyalty. But What is she doing there? » The Washington post 

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29.03.17: A la une des quotidiens américains

 

 

  • Les citoyens américains payeront pour le mur

    « Le président propose des coupes budgétaires de 18 milliards de dollars sur des programmes comme la recherche médicale, des prêts pour les infrastructures et les communautés afin que les contribuables américaines, et pas le Mexique, puissent avancer le financement du mur.
    La proposition « immédiate » vise à éviter une « fermeture partielle » du gouvernement qui pourrait avoir lieu après la date limite du 28 avril si le plan budgétaire de 2018, « America First », proposé par la Maison Blanche il y a quelques et critiqués par les Démocrates et les Républicains n’est pas voté au Congrès – ce ui a de bonnes d’arriver
    * « President plans to cut of $18B to fund walls » – Arizona Daily Star

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  • « Privacy Rule »sur internet 

    La Chambre des Représentants a bloqué mardi à Washington un ensemble de lois « de protection de la vie privée » sur internet signées en octobre dernier par Barack Obama qui obligeaient les fournisseurs d’accès à internet comme At&T, Verizon ou Comcast à demander la permission de leurs consommateurs avant d’utiliser et de vendre l’historique des recherches en ligne.
    La loi de la « Federal Communications Commission » était censée donner davantage de contrôle aux consommateurs sur les modalités de partage d’informations des fournisseurs d’internet.
    Mais les opposants ont avancé que cette limitation dépassait les prérogatives du gouvernement contre les entreprises et qu’elles pouvaient limiter l’innovation.

    « House votes to block online privacy rule » – Denver Post

 

  • Les armes autorisées dans les campus de Géorgie

    La Géorgie est depuis hier le neuvième Etat des Etats-Unis à autoriser le port d’armes dans les campus et universités, contre l’avis de la plupart des étudiants. Une loi est également passée pour supprimer les subventions des collèges de Géorgie qui se déclareraient « sanctuaires », et susceptibles de protéger les étudiants qui vivent en situation irrégulière dans le pays
    « Campus Carry Proposal clears latest hurdles » – Atlanta Journal Constitution

 

  • Indiana ravit de la fin de la guerre contre le charbon

    L’Etat d’Indiana qui utilise la combustion de charbon pour produire la plupart de son électricité, est l’un des plus gros émetteurs de dioxyde de carbone et arrive huitième Etat du pays en production de charbon. Le gouverneur de l’Indiana, Eric Holcomb, a accueilli cette loi avec espoir, en expliquant que les Etats savent mieux [que le gouvernement fédéral] comment gérer leur production d’énergie pour renforcer plutôt que limiter la croissance d’énergie.
    * « Holcomb lauds Climate Rules Slash » – Indianapolis Star

 

29.03.17: « Stop shaking your head again » – Une administration vide – Clouseau à la Maison Blanche – Bump Trump – No Save the Date

 

  • « Stop shaking your head again »

    Sean Spicer, porte parole de la Maison Blanche, aggrave chaque jour un peu plus ses relations avec la presse: Hier en conférence de presse, il a été très agressif en répondant à une journaliste et lui a demandé « d’arrêter de secouer la tête » comme pour lui demander d’arrêter de le contredire alors qu’elle est restée impassible durant l’échange.
     
    Un dérapage de plus pour Sean, digne du sketch de « Saturday Night Live » dont il a fait l’objet à deux reprises cette année avec l’excellente Melissa McCarthy.

     



    Certes il a le travail le plus difficile de la Maison Blanche: répondre chaque jour aux questions, souvent embarrassantes, des journalistes sur actes et propos, souvent embarrassants et contradictoires du président Trump, qui les déteste ouvertement.
     
    Mr Spicer a décidé de relever le défi mais s’est discrédité à plusieurs reprises ces dernières semaines, en cherchant à tout prix à défendre le président.

    Il a aussi tendance a essayé de ridiculiser le travail des journalistes comme il l’a fait hier à propos des allégations sur la Russie:

    Si le président utilise de la sauce russe sur sa salade, vous allez y trouver une nouvelle connexion avec la Russie

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  • « Une enquête de l’inspecteur Clouseau »

    Ce sont les termes employés par le sénateur républicain Lyndsey Graham pour qualifier l’enquête de la Commission parlementaire dirigée par Devin Nunes sur l’ingérence russe dans les élections après avoir révélé être allé à une réunion secrète à la Maison Blanche la semaine dernière où il a reçu des preuves que certains proches du président auraient été l’objet d’écoutes illégales pendant la période de transition, entre novembre 2016 et janvier 2017.
     
    Il s’agit de communications interceptées (« Accidental Intelligence ») lors des écoutes d’officiels étrangers qui sont contact avec des citoyens américains.
     
    Nunes a révélé l’existence de ces « informations alarmantes » le lendemain dans une conférence de presse improvisée, sans préciser leur source, ni avoir averti les autres membres de la Commission, pour essayer de réorienter l’enquête sur les activités des agences de renseignement et du président Obama, et non pas sur le président.
     
    Les conclusions de Ryan Lizza dans le New Yorker sont sans équivoques: La Maison Blanche et Devin Nunes ont tout fait pour empêcher la poursuite de l’enquête sur l’ingérence russe dans les élections de l’année dernière.
     
    Le journaliste rapporte également que dès le lundi 20 mars, date du passage de James Comey, le directeur du FBI devant la Commission parlementaire, au cours de laquelle il a démenti les accusations des écoutes du président Trump contre son prédécesseur, Nunes lui a posé des questions sur l’éventualité de communication interceptées « accidentellement » par les services de renseignements – ce qui prouve qu’il était déjà au courant de l’existence de ces documents.
     
    Mr Nunes a également interdit à la ministre de la Justice, Sally Yates en poste jusqu’à son renvoi en février, de témoigner devant sa commission – c’est elle qui a révélé que Michael Flynn, conseiller à la Sécurité nationale avait menti au vice président Mike Pence e affirmant ne s’être jamais entretenu sur les sanctions russes avec l’ambassadeur russe de Washington fin décembre.
     
    Même David French du National Review demande sa démission, que ce dernier refuse, sans doute avec le soutien de la Maison Blanche derrière, et Paul Ryan …
     
    * « Graham: Nunes is running an inspector Clouseau investigation« Politico
    * « Trump administration sought to block Sally Yates from testifying to Congress on Russia »The Washington Post
    * « How the White House and Republicans blew up the house Russia Investigation »New Yorker 
     
    Un résumé pour ceux qui n’auraient pas suivi
    * « The Devin Nunes saga, explained »The Washington Post 

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  • Une administration vide 

    Equiper le gouvernement de personnes efficaces est l’un des premiers tests clés de la compétence d’un président. Trump ne l’a pas encore passé.

     
    C’est le constat frustré de Jim Geraghty dans la revue conservatrice, National Review, deux mois après l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche: 492 positions importantes du gouvernement fédéral n’ont toujours pas été remplies et parmi elles, des secrétaires de cabinet, assistants de secrétaires, administrateurs, ambassadeurs, directeurs.
    Toutes ces positions doivent ensuite être confirmées par le Sénat.

     
    Seulement 61 postes auraient été désignés par la nouvelle administration, dont 21 confirmées par le Sénat et « entre temps, ces centaines d’emplois restent aux mains de l’ancienne administration ou de fonctionnaires de l’Etat ».
     
    Un comble étant donné les accusations répétées des conseillers du président sur les tentatives « Deep State » – ces fonctionnaires de carrière et des agents de renseignements à la solde d’Obama – de saboter la nouvelle présidence!
     
    Est-ce une stratégie soufflée par Steve Bannon qui poursuit son plan de « déconstruction de l’Etat administratif »?
    Ca se pourrait si l’on écoute les propos du président en février dernier: 
     

    En février dernier, Trump a dit qu’il n’avait annoncé de nouvelles nominations pour des positions moins importantes parce qu’il pensait qu’elles étaient inutiles:
    « Beaucoup de ces emplois, je ne vais pas les remplir, parce que je pense qu’ils ne sont pas nécessaires, Il y a tellement de gens dans le gouvernement, même moi, je regarde les emplois, et ce sont des gens au-dessus d’autres gens au dessus d’autres gens.
    Qu’est-ce qu’ils font tous? Je n’ai pas besoin de tous ces gens.

     

    Encore une fois, Trump et ses proches n’ont aucune expérience du pouvoir: Il veut renforcer les services d’immigration mais n’a toujours pas nommé son directeur de l’USCIS, de commissaire à la US Customs & Border Protection, un secrétaire personnel pour l’Immigration & custom Enforcement au DHS, et ce sont les plus fonctions les plus importantes.
     
    Aujourd’hui la Maison Blanche fonctionne avec un nombre limité de conseillers, inexpérimentés en termes de pouvoir et du gouvernement fédéral et qui pensent pouvoir se passer de leur expérience tout en étant paranos envers tous les autres.
     
    * « Help Wanted »National Review
     

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  • « L’american dream index »

    Forbes a pris Trump au mot et va publier chaque mois « The American Dream Index » en utilisant sept indicateurs économiques différents pour mesurer la progression du pays et pour savoir si le président rempli sa mission de « Make America Great Again »

    Forbes

    Les premières conclusions sont positives: Le mois dernier par exemple (le schéma ci-dessus), les Etats verts ont vu leurs emplois dans les manufactures, les permis de construire et baisse des banqueroutes, avec en tête, le Nevada, Tennessee, Floride, Arkansas, et Géorgie.
    A la traîne, les Etats du Kansas, de l’Illinois, du Connecticut, de Hawaï et Alaska.

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  • Le Bump Trump continue pour les chaînes câblées

    L’information n’a jamais été aussi malmenée mais n’a jamais été aussi rentable. Merci Donald Trump. 
     
    Les prévisions avaient envisagé une baisse d’audience après les élections – victoire de Hillary Clinton oblige. Le retournement de situation et le « spectacle continue » que nous a offert la transition Trump et aujourd’hui la Maison Blanche, a permis aux chaînes câblées d’enregistrer des records d’audience depuis novembre dernier.
     
    Fox News a eu le meilleur trimestre de son histoire fin 2016, y compris le soir des élections, et battu toute la concurrence avec l’aide de « The O’Reilly Factor », l’émission la plus regardée de la télévision américaine après celle de Tucker Carlson, également sur Fox.
    La chaîne d’info libérale de NBC, MSNBC, a elle aussi enregistré des records d’audience (avec Rachel Maddow) et battu CNN, qui a également enregistré le meilleur trimestre de ces quatorze dernières années (audience et téléspectateurs).

     
    * « Trump gives cable news a rating boos in 2017 » – Politico

 

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  • Le « White House Correspondent’s Dinner »: « Don’t save the date »

    C’est devenu ces dernières années, l’une des soirées les plus en vues de Washington, le White House Correspondant Dinner, grâce à la participation active de Barack Obama, de nombreux journalistes et des stars hollywoodiennes. 
     
    C’est en 2011 que Donald Trump a essuyé l’humiliation de sa vie de la part du président, qui a moqué ses ambitions présidentielles et qui aurait poussé l’intéresser à relever le défi et à se présenter aux élections de 2016. 
     
    L’édition 2017 n’aura pas lieu – en tout cas sans le président, ce qui lui enlève tout intérêt.
     
    Devant les relations exécrables de la Maison Blanche avec la presse, celle « grand public qui en veut au président », Donald Trump a annoncé qu’il ne participera pas au diner, plutôt logique, et que par « solidarité », aucun membre de la Maison Blanche n’y assistera.

     
    Une première pour un président en exercice. 
     
    Mike Pence et Sean Spicer auraient pu essayer de détendre l’atmosphère mais la situation est trop tendue en ce moment, et on ne sait jamais quelle sera la nouvelle polémique enclenchée par Trump sur Twitter, donc il est effectivement plus sage de rester à la maison le 29 avril prochain … 
     
    Aucun célébrité, généralement des journalistes ou comiques, n’a été encore été annoncée et tous les évènements encore plus glamour entourant le diner ont été également annulés (les fêtes de Vanity Fair, Bloomberg, New Yorker, Time/People magazine).

    * « White House to skip Correspondents’ Dinner »Politico

          

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  • Couverture du Jour

28.03.17: A la une des quotidiens américains

On vous sélectionne les gros titres, les histoires et perles des quotidiens nationaux et régionaux.
Ce sont les unes du Jour

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  • Marie Le Pen en une du Wall Street Journal

    Comment Marine Le Pen a transformé le parti extrémiste et xénophobe de son père en un parti populaire et plus intégré dans le paysage politique français qui devrait passer le premier tour des Présidentielles en avril prochain.
    &nbsp
    « France Fiery Populist Courts the Elite »Wall Street Journal

     

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  • Jeff Sessions aux « villes sanctuaires »: Obéissez!

    « C’est ce qu’on fait » ont répondu lundi les villes de Los Angeles et Santa Ana en Californie.
    &nbsp
    Le ministre de la justice a tenu une conférence de presse hier à la Maison Blanche au cours de laquelle il s’est plaint « des Etats et des villes qui ont adopté des politiques qui vont à l’encontre de l’application de nos lois sur l’immigration (…) notamment le refus de détenir des prévenus qui sont l’objet d’une « demande de détention fédérale ».
    &nbsp
    206 mandats sur les 3 083 délivrés sur une semaine, fin février – début mars n’ont pas été honorés.
    Le « federal detainer request » demande aux autorités locales de détenir les prisonniers 48 heures de plus dans leurs locaux afin que les agents de l’immigration puissent aller les récupérer. Certains forces de l’ordre locales demandent un mandat d’arrêt aux autorités fédérales et relâchent le suspect les cas échéant pour ne pas entraver leurs relations avec les communautés locales.

    &nbsp
    Jeff Session affirme lui que relâcher ces individus mettent en danger la sécurité des populations.
    &nbsp
    * « U.S.: Comply. California: We Do »The Orange Country Register

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  • Un système d’évaluation des médecins sur internet.

    Ca existe déjà sur des sites comme Yelp aussi mais Caqualityratings.org est uniquement destiné à la Californie et surtout à l’évaluation du travail et des soins offerts par plus de 10 000 médecins, de spécialités différentes, selon leur performance – de une à quatre étoiles.
    &nbsp
    Une première puisque les compagnies d’assurance ont également fourni leur données pour compléter le système qui offre davantage d’informations aux futurs patients sur la satisfaction, la qualité et l’efficacité des soins offerts
    &nbsp
    * « Website scores 10,000 doctors in State »San Diego Union Tribune

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  • Les bienfaits du vélo pour Minneapolis

    Malgré ses hivers longs et rudes, le Minnesota, et ses Twin Cites, Saint Paul et Minneapolis, a beaucoup investi pour pousser ses habitants à pédaler et ça marche: Minneapolis est la ville qui possède le plus de pistes cyclables par mètres carré, le plus grand nombre de cyclistes réguliers (4% des voyageurs quotidiens) et l’un des taux les plus bas de victimes d’accidents parmi les 50 plus grandes villes du pays.
    &nbsp
    « Mais c’est la première fois que l’Etat mesure les bienfaits économiques du vélo sur l’industrie, le tourisme, les loisirs et la santé: 780 millions de dollars par an en termes d’activité économique, 5 500 emplois créés par l’industrie pour la production, vente et tourisme liés au vélo et entre 100 et 500 millions de dollars d’économie sur les dépenses de santé grâce aux réductions de l’obésité, maladies du coeur, diabètes et autres.
    &nbsp
    * « Surge in Bicycling pumps out big benefits for Minnesota » Star Tribune 

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  • La « Bathroom Bill » a couté presque 4 milliards de dollars à la Caroline du Nord

    Un an après avoir voté la « Bathroom Bill » ou « H.B.2 » qui impose aux transgenres d’utiliser les toilettes et vestiaires publics selon leur sexe de naissance et non pas le sexe de leur choix, la Caroline du Nord pourrait perdre 3,7 milliards de revenus d’ici à 2028 selon un rapport de l’Associated Press.
    &nbsp
    Cette somme rassemble tous les évènements, conférences, expansions commerciales et économiques qui ont été et seront annulés à cause de cette loi, votée contre l’avis du Département de Justice de l’époque.
    &nbsp
    La NBA, la NCAA (les championnats de sport universitaires extrêmement populaires et très rentables) n’ont prévu aucun match en Caroline du Nord cette année; les musiciens, Bruce Springteen, Pearl Jam, Ringo Starr et le Cirque du Soleil ont également de s’arrêter dans le « Tar Heel State ». Des entreprises comme Paypal ou Deutsche Bank ont également renoncé à s’y installer
    &nbsp
    * « North Carolina’s bathroom bill cost the state at least $3.7 billion » – Washington Post

 

 

 

 

28.03.17: Trump charbonne – « ConservaKids » – la Russie Again! – Raiders à Las Vegas – 60 Minutes vs Fake News

 

 

  • Trump détruit la politique environnementale de Barack Obama

    Trump va modifier aujourd’hui les lois mises en place par Barack Obama visant à limiter les émissions de gaz à effets de serre pour aider la production d’énergie du pays.
    Le message est clair: la protection de l’environnement n’est plus une priorité dans les prises de décision du gouvernement, contrairement à l’approche de on prédécesseur.

    Un conseiller de la Maison Blanche:

    Cette politique s’inscrit dans la volonté du président Trump de rendre les Etats-Unis indépendants en matière d’énergie. Sur les questions de changement climatique, on veut prendre notre propre direction et la suivre de notre forme et de notre façon

    Donald Trump est un climatosceptique, comme la plupart des Républicains, qui a promis à l’industrie du charbon de faire tout son possible pour les aider – et remporter leur suffrages aux dernières élections.

    Selon Bloomberg, il pourrait stabiliser les emplois des 75 000 qui restent aujourd’hui dans l’industrie du charbon mais ne peut pas faire repartir une industrie en déclin depuis plusieurs décennies.

    L’Agence de Protection de l’Environnement est en charge de réécrire ces nouvelles régulations, qui passe par le démentèlement du programme « Clean Power Plant » qui visait a réduire les émissions de gaz à effet de serre ces quinze prochaines années – les usines vont pouvoir davantage polluer. Les décrets de Trump vont mettre des années à appliquées et font face à des barrières légales importantes.

    * « Trump moves decisively to wipe out Obama’s climate change record »The Washington Post
    * « Can Trump Truly Revive Coal Jobs and Industry? »Bloomberg

 

  • Une enquête qui part à volo

    Imaginez un inspecteur de police qui rencontre secrètement les suspects d’une enquête dont il est en charge pour leur révéler des preuves confidentielles susceptibles de les innocenter – sans avoir la certitude que ces preuves sont vérifiables, et révéler ensuite l’existence de ces preuves à la presse.

    C’est ce qui passe en ce moment avec l’enquête, soit disant indépendante, de la Commission parlementaire en charge du renseignement, qui doit déterminer les éventuelles collusions entre des membres de l’équipe de Trump et la Russie pendant la campagne présidentielle. 

    Le Républicain Devin Nunes, président de cette Commission permanente et mixte a rencontré secrètement la semaine dernière à la Maison Blanche des conseillers du président qui lui ont présenté des documents prouvant que le président et d’autres auraient été victimes de surveillance après le 08 novembre 2016.
    Les agences de renseignements qualifient ces situations de « Improper surveillance » quand elles interceptent des communications entre des citoyens américains et des individus, souvent des officiels étrangers, qui sont mis sur écoute – comme pour Michaël Flynn, conseiller à la Sécurité nationale, qui s’est entretenu à plusieurs reprises avec l’ambassadeur russe des Etats-Unis, lui même, objet d’une surveillance des services de renseignements. Et qui a mené à sa démission.

    Le lendemain de cette visite à la Maison Blanche, Mr Nunes a convoqué la presse pour communiquer ces informations, sans en informer le reste de la Commission.

    Ses collègues ont demandé qu’il abandonne l’enquête mais ce dernier affirme n’avoir rien fait de mal et refuse de démissionner en expliquant hier sur Fox News que « les Démocrates veulent que j’abandonne parce qu’ils savent que je suis efficace quand il s’agit d’aller au fond du problème ».

    * « Nunes admits meeting with source of Trump surveillance documents on White House Ground »Washington Post

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  • La Russie, encore et encore

    Le problème entre Trump, ses conseillers et la Russie, c’est que chaque semaine apporte son nouveau lot de révélations, qui semblent avoir été volontairement passées sous silence par les intéressés.

    Jared Kushner a accepté de témoigner devant les sénateurs, également en charge d’enquêter sur l’ingérence russe dans les élections présidentielles, pour avoir arrangé des rendez-vous entre des conseillers de son beau-père et l’ambassadeur russe aux Etats Unis, Sergey Kislyak, pendant la période de transition.

    Une information qu’il n’avait pas révélé jusqu’a ce qu’une fuite d’une agence de renseignement l’implique.

    Gardons cela en tête, la seule raison pour laquelle c’est un problème c’est parce que ces gens ne disent jamais toute l’histoire lorsqu’on leur demande. Une erreur qu’ils continuent à faire et refaire.

    Etant donné les responsabilités de Jared Kushner durant la campagne, « ses rencontres avec des officiels russes peuvent être tout à fait appropriées ».

    Sauf que l’on sait que Michael Flynn, le chef de la sécurité nationale a menti sur ses discussions avec l’ambassadeur russe fin décembre 2016 après les sanctions imposées par Obama et qui ont directement mené à sa démission.

    Dernière chose, le président a accusé hier Hillary Clinton de collusions avec la Russie, et qualifié les accusations à son égard, « Trump Russia Story » de « canular ».

    Twitter

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  • Les émissions grand public vulnérables face aux « fake news »

    L’émission d’information la plus connue aux Etats-Unis, « 60 minutes », fait parler d’elle cette semaine après la diffusion d’un reportage sur les « fake news » dans lequel elle a invité Mike Cernovitch, célébrité Twitter, défenseur de « l’identité mâle blanche » et supporter de Donald Trump – qui affirmait au New Yorker l’année dernière « utiliser les tactiques de trolling pour construire sa marque ».

    Durant l’interview, le journaliste de CBS s’est laissé déstabilisé par la rhétorique enfantine de Cernovitch, notamment à propos des rumeurs sur la santé d’Hillary Clinton pendant la campagne: « Je peux affirmer ce que je veux jusqu’à ce que tu m’apporte les preuves que c’est faux ».
    Un exercice périlleux qui a montré « comment est-ce que les médias grands publics ne sont pas préparés à la rhétorique des médias pro-Trump ».

    Comme l’explique Charlie Warzel dans Buzzfeed News:

    Tu ne peux pas confronter les médias pro-Trump, qui fonctionnent à l’envers, sans comprendre leur règle de base: Les nouveaux médias de droite ne sont pas seulement une force d’opposition – c’est une institution parallèle qui fonctionne dans la propre réalité.

    Cernovitch le dit lui-même en parlant de la maladie de Parkinson dont souffre Hillary:

    Je ne croirais à rien de ce que dit Hillary Clinton. Je ne crois pas un seul de ses mots. Les médias disent qu’ils ne prendront pas Donald Trump à la lettre.

    C’est pour cela que l’on vit dans deux univers différents.

    Cernovitch affirme avoir « massacré » le journaliste et sans doute convaincu d’autres téléspectateurs et internautes de la validité de ses positions.

    * « 60 minutes interview Shows How Unprepared The Mainstream Media is For Pro-Trump Media »Buzzfeed News
    * « Trolls for Trump »New Yorker

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  • « Enough of the Conservakids »

    Townhall, un site web d’information conservateur, en a ras la casquette des « Conservakids » comme Tomi Lahren, virée, MIlo Yiannopoulos, bani, ou encore ce jeune lycéen qui figurait la semaine dernière en une du Boston Globe pour ses vidéos pro-Trump

    Pour je ne sais quelle stupide raison, les conservateurs sont toujours très excités quand un connaisseur pubert qui sait à peu près s’exprimer arrive et répète un simulacre de doctrine conservatrice (…)

    Non pas que je critique les jeunes (…)  Ils ont des points de vue importants, surtout dans le monde unique dans lequel ils évoluent, comme les universités ou les entreprises (…) Mais c’est notre faute de les laisser nous représenter au monde.

    Et de prendre l’exemple de la fameuse Tomi Lahren, dont « le profil dans les médias et médias sociaux a explosé grâce à ses « vidéos très agressives » mais le fait d’être partout devant la caméra cache le fait qu’elle n’a pas encore mature dans sa pensée conservatrice. »

    Il n’y a rien de plus que la certitude qu’ont les Millenials de leur prétention à une supériorité morale, surtout combinés à des postures hilarantes et prétentieuses comme les véritables défenseurs de leurs principes et contre la pression d’ennemis imaginaires.

    * « Enough of the Precocious Conservakids »Townhall.com

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  • Les Raiders qui déménagent à Las Vegas

    Dévastés les supporters de Oakland d’apprendre le départ de leur équipe de football américain, les légendaires Raiders – le maillot le plus connu de la NFL – vers … Las Vegas.

    L’équipe était déjà partie de la Bay Area en 1982, pour s’installer à Los Angeles, sous la direction de Al Davis, le père de l’actuel propriétaire, Mike Davis, qui a son tour a suivi le chemin de l’argent.

    Lundi, la NFL a voté 31 contre 1 pour le transfert de la franchise à Sin City – une éventualité que personne n’imaginait il y a encore quelques années étant donné la réputation de la ville, une population limitée pour soutenir une équipe mais l’opportunité d’offrir un nouveau stade de 1,9 milliards – financé à hauteur de 750 millions de dollars par la ville – a clos le marché – et devrait être finit d’ici 2020.

    L’équipe restera donc au moins deux ou trois saisons à Oakland avant de déménager – un moindre mal pour les supporters, qui auront le temps de se préparer au départ.

    C’est la troisième équipe de NFL en moins de 14 mois à déménager, toutes ont quitté des villes moyennes (Les Rams de Saint Louis, Les Chargers de San Diego et les Riaders de Oakland) pour des villes plus riches qui offraient de plus grandes enceintes capables d’accueillir plus de monde et plus d’argent (respectivement Los Angeles pour les deux premières et Las Vegas pour la dernière) – sans être assurés de pouvoir fidéliser des supporters.

    * « NFL approves move of Raiders from Oakland » – The Los Angeles Times

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  • Couverture du Jour

    « Scary movie: Hightened Competition from small screen, flat attendance & early VOD Gambit puts Hollywood on edge » – Variety

    Les propriétaires de cinéma, responsables de studios, réalisateurs et cinéphiles sont de plus en plus inquiets (…) Les goûts et les demandes des consommateurs changent et Hollywood a du mal à s’adapter.
    Certains vétérans de l’industrie ne sont pas convaincus que le business peut s’en sortir.
    Structurellement, ces studios, les agences et les exposants qui les entourent sont trop éparpillés, lents et empêtrés dans un réseau vertigineux de pratiques et associations commerciales désuètes pour répondre de manière efficace à l’ère numérique

27.03.17: A la une des quotidiens américains

 

 

  • Trump se tourne vers les Démocrates

    Après l’échec de l’American Health Care Act, provoqué entre autres par le refus de la droite dure de s’aligner derrière le parti républicain et le porte de la majorité à la Chambre de Représentants, Paul Ryan, Donald Trump pourrait se tourner dans le futur vers les Démocrates modérés pour tenter de construire une coalition mixte qui lui permette de commencer à faire passer son programme devant le Congrès.

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  • Les armes dans les campus

    La principale raison pour laquelle je soutiens le droit du port d’arme dans les campus, c’est que je suis autorisé à le porter quasiment partout dans l’Etat de Géorgie sans aucun problème, mais dès que je franchis une ligne imaginaire, je deviens soudainement trop dangereux pour me protéger moi-même,

    Alex Ward, un étudiant en droit de Georgia State University doit faire le trajet nocturne du campus de l’université, situé downtown Atlanta jusqu’au parking où il gare sa voiture sans la possibilité de porter une arme, interdit par l’université.
    Pour certains férus d’armes à feu, « un campus sans armes est un environnement dangereux pour les étudiants et pour la faculté » et porter une arme à leur bien être, mais dans un amphithéâtre ou une salle de classe – on ne compte plus les attaques qui ont lieu dans les établissements universitaires et scolaires ces dernières années dans le pays.

    Heureusement la plupart des 36 000 étudiants, professeurs et staff que compte Georgia State University sont contre l’autorisation du port d’arme, mais la pression des défenseurs du Second Amendement continue, malgré la décision du gouverneur de l’Etat, Nathan Deal, de mettre son veto contre la proposition de loi l’année dernière – qui autorisait également les armes dans les crèches. 
    La proposition doit être débattue à nouveau cette année mais pour les campus uniquement.

    Les chiffres
    Neuf Etats aux Etats-Unis permettent le port d’armes dans les universités (Texas, Colorado, Utah, Idaho, Wisconsin, Kansas, Mississippi, Oregon), 24 autres laissent le choix aux Universités de décider et 17 ont interdit les armes dans les campus

    * « Fate of Campus carry bill uncertain »The Atlanta Journal Constitution

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  • Ces femmes qui cumulent les préjugés dans l’Amérique de Trump

    Reportage sur ces mexicaines-américaines qui ont choisi de se convertir à l’Islam et qui représentent le groupe ethnique le plus dynamique de la communauté musulmane et mais symbolisent aussi les trois cibles privilégiées du président Trump: les femmes, les Mexicains et les Musulmans.
    Une situation difficile pour ces femmes « qui ne se sentent chez elles nulle part » et qui sont rejetées, même au sein même de leur propre communauté, notamment latino.

    « You never feel at home in either place »Los Angeles Times

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  • Une famille d’immigrés divisée sur Trump

    Ils sont Mexicains. Les parents ont émigré il y a plus de vingt ans aux Etats-Unis et ont voté Trump pour « préserver le rêve américain pour lequel lui et sa femme ont tellement travailler à construire une vie meilleure pour leurs enfants.
    Ils appartiennent à ces 28% de latinos qui ont voté pour le candidat républicain en novembre dernier, après une campagne au cours de laquelle il a promis de construire un « grand mur » le long de la frontière mexicaine.
    Une décision impensable les enfants, la seconde génération d’immigrés, née en Amérique, qui est choqué par les discours d’exclusion du président

    « Immigrants’s Family divided over Trump » –  San Francisco Chronicle

 

 

L.A. Mag: « Le producteur hollywoodien et la greffe de la main qui a changé sa vie »

Un producteur de télé-réalité à qui tout réussissait se retrouve en l’espace d’une journée au seuil de la mort. Ce qu’il va vivre ensuite va tout lui apprendre sur la grâce, la détermination et le pouvoir de l’amour.

Superbe récit de la journaliste Amy Wallace dans Los Angeles magazine.
Jonathan Koch, 49ans, est un self made man, arrivé vingt ans plus tôt à Los Angeles avec trois cent dollars en poche qui a réussi en vendant des émissions de reality-TV aux chaînes de télévision.
Successful businessman, c’est aussi un compétiteur-né comme les Américains en raffolentdévoué à sa carrière, féru de sport, qui mène une vie très saine: il se couche à 9 heures du soir, se réveille à l’aube pour son exercice physique quotidien, ne boit pas, ne fume pas, n’a jamais pris de drogue, mange sainement et fais attention à son sommeil.
C’est également un « iron man » – version longue du triathlon – qui affiche depuis l’enfance un mental de gagnant et un optimisme à tout épreuve.

Jusqu’en janvier 2016 lorsqu’il tombe subitement malade: montée de fièvre, fatigue.
Il décide tout de même d’aller participer à une conférence à Washington D.C. et à laquelle il est finalement incapable d’assister,  paralysé par la douleur. Il restera deux mois au Centre Hospitalier Universitaire de George Washington, où il a été plongé dans un coma artificiel.
Les médecins sont incapables de déterminer l’origine du choc foudroyant dont il est victime, son sang ne circule dans son corps, souffre d’une gangrène aux pieds et aux mains.
Il se réveille 39 jours après son admission aux urgences et a réchappé à une mort quasi certaine – les médecins lui donnaient 10% de survie.
Mais le cauchemar continue pour cet athlète quand il apprend sa main gauche et sa jambe droite, irrécupérables, doivent être amputées

C’est en rentrant à Los Angeles, fin avril 2016, que Mr Koch et sa fiancée font la connaissance du Docteur Kodi Azari, 48 ans, un spécialiste mondialement reconnu et directeur du programme de greffe de la main à l’Université de UCLA, qui cherche un patient pour réaliser sa deuxième greffe et tester de nouvelles techniques. La personne qu’il recherche doit être en très bonne santé, positive et disciplinée et surtout qui n’a pas encore été amputé. Il rencontre Jonathan et le courant passe immédiatement.

On lui ampute la main gauche en juin puis la jambe août.
En octobre 2016, un donneur est finalement compatible.

ILLUSTRATION BY COMRADE / Los Angeles magazine

L’opération a réuni treize des meilleurs chirurgiens de Californie spécialisés dans la greffes; la plupart travaillent pour des établissements médicaux et laboratoires de recherches rivaux mais ont souhaité participer à cette expérience unique.
La procédure va durer dix-sept heures. C’est un succès.
Jonathan devra suivre un traitement médical lourd toute sa vie pour ne rejeter l’organe qu’il a reçu mais est prêt à relever le défi.
Il court à nouveau, à réappris à jouer au tennis, mais n’a aucune explication ce qu’il s’est passé.
Les médecins pensent qu’il s’agit d’un virus rare qui se serait ajouté au stress et produit une réaction qui avait une chance sur 20 millions d’arriver: « pour une raison quelconque, mon système immunitaire a rencontré son pire ennemi, et au lieu d’essayer de me sauver, il a essayé de me tuer ».