Le kiosque du weekend: 29-30.07.17

 

C’est le kiosque du week-end et les lectures à retenir de cette semaine du 24 au 30 juillet 2017.

 

1. L’étrange histoire du Brillante Virtuoso

    • Bloomberg Businessweek nous emmène dans la Corne de l’Afrique, l’une des régions les plus dangereuses au monde sous la menace constante des pirates Somaliens qui attaquent et pillent les navires et parfois kidnappent leurs passagers.
      En juillet 2011, le Brillante Virtuoso, un cargo transportant 141 000 tonnes de fioul, estimé à cent millions de dollars a été piraté et incendié – mais l’équipage récupéré sain et sauf.

 

  • David Mockett, en charge depuis le Yemen de l’enquête de la compagnie d’assurance anglaise Lloyd a rapidement établi des criminels, et non pas des pirates, étaient responsables de l’attaque dans une tentative de fraude à l’assurance – Des conclusions qu’il n’a pas eu le temps de rendre puisqu’il a été assassiné dans un véhicule piégé, sur les ordres du propriétaire du bateau, Marios Iliopoulos, un armateur grecque, qui n’a reçu aucune indemnité mais n’a jamais été condamné.

    Ca faisait sept heures que les pirates avaient embarqué sur le cargo et un ensemble d’acteurs internationaux s’étaient déjà activés: les sauveteurs des ports des environs, pour essayer de récupérer des millions de dollars de l’épave; des enquêteurs de l’armée américaine, pour savoir si les pirates somaliens avaient adopté de nouvelles tactiques, plus violentes, et plus urgent encore, un agent d’assurance londonien, pour découvrir ce qui s’était passé à bord de la propriété à 100 millions de dollars de son client.
    Car si le détournement du Brillante Virtuoso n’est pas un exemple de piraterie qui a mal tourné, c’est la fraude la plus spectaculaire de l’historie du transport maritime.

  • * « The Hijacking of the Brillante Virtuoso »Bloomberg Businessweek

 

 


2. Le calvaire des femmes yézidies

 

  • Long reportage du Guardian sur le calvaire enduré par les femmes de cette tribu religieuse installée depuis des siècles au nord de l’Irak: Après l’invasion de Daech en août 2015, certaines qui n’ont pas réussi à fuir ont servi d’appât pour recruter les soldats islamistes et de monnaie d’échange une fois vendues, à un voire plusieurs propriétaires: elles sont devenues des esclaves sexuelles.
    Celles qui ont pu s’échapper témoignent.

    Selon l’unique parlementaire yézidie irakienne, Vian Dakhil, 6 383 Yézidis, la plupart des femmes et des enfants – ont été réduites en esclavage et transportées dans des prisons de Daech, des camps d’entraînement militaire, dans les maisons des soldats à travers l’Est de la Syrie et l’Ouest de Lirak, où elles ont été violées, battues, vendues et enfermées. au milieu de l’année 2016, 2 590 femmes et enfants ont échappé ou ont été transportées clandestinement en dehors du Califat et 3 793 étaient toujours captives.

 

 


3. « Faire des films à partir de n’importe quoi »

 

  • Sur la tendance actuelle de Hollywood à adapter systématiquement des histoires, des produits, des jeux vidéos, voire des jeux pour enfants qui sont déjà des marques et produits déposés, « Intellectual Property » en anglais, et dont il suffit d’acquérir les droits pour pouvoir en faire en film.

    Tripp Vinson [producteur à Hollywood depuis 14 ans] ne voyait pas comment les Legos pouvaient devenir le sujet d’un long-métrage. Il a été encore plus surpris que le film rapporte 69 millions de dollars la semaine de sa sortie, engendre 470 millions dans le monde entier et reçoivent de très bonnes critiques (…)

    Vinson a donc recherché du matériel déposé pour son prochain film. Il voulait quelque chose dont le public serait déjà familier, quelque chose qui soit connu de tous mais être renouvelé. Il a commencé à cherché dans le domaine public. Il a réussi avec les adaptations de Jules Verne et des frères Grimm, du vieux matériel qui a la chance d’être gratuit. Il n’a rien trouvé.
    Ensuite il est allé regarder les jeux vidéos les plus connus. Quelque chose dans la patte de « Tomb Raider » ou « Resident Evil », qui a fait plus d’un milliard de dollars au Box Office (…)
    Enfin il est allé chercher du côté des jeux pour smartphones. Une enquête a révélé que les plus populaires d’entre eux pouvaient être téléchargés de dizaines, centaines de millions de fois, à l’instar de Fruit Ninja, qui depuis ses débuts en 2010 a été téléchargé plus d’un milliard de fois.
    Vinson pense que [cette tendance] a commencé en 2007 après la grève des scénaristes de la Writers Guild. « Avant la grève, les studios faisaient une vingtaine de films chaque année » explique-t-il. « Avant tu pouvais écrire un thriller, après la grève, ils ont dramatiquement réduit le nombre de films.

    Ce n’est devenu que des adaptations.
    « Avec moins de choix, les studios sont devenus plus prudents. »
    La façon de se démarquer est de lancer dans quelque chose que les consommateurs connaissent déjà. Quelque chose de familier. Tu ne construit pas quelque chose à partir de rien. 

 

 


 

4. Le financement occulte de l’alt-right

 

  • Enquête sur l’un des fondateurs du mouvement alt-right, William Regnery II, « héritier d’une immense fortune mais malheureux en affaires, [qui] a essayé pendant quinze ans de lancer un mouvement politique raciste et a échoué » jusqu’à ce que Donald Trump réussisse à « légitimer » la pensée alt-right.

    Comment est-ce que la pensée raciste, autrefois taboo, est devenue une force à part entière de la politique américaine. Une armée d’internautes, désorganisée mais tentaculaire, souvent appelée « alt-right », a offert un écho extraordinaire au « Suprémacisme blanc ».
    Et avec la candidature de Donald Trump, ça s’est propagé un peu partout.

    Mais le mouvement avait déjà une infrastructure – organisations, journaux, conférences, de l’argent – mise en place depuis des années. Elle a été en partie fondée par un multi-millionnaire William H. Regnery II, le raciste le plus puissant dont vous n’avez jamais entendu parler (…)
    « Mes contributions ont été bien plus rentables que celles [bien plus importantes] que les frères Koch ou Soros Inc. »

 


5. C’est l’histoire d’un garçon

 

 

  • Le premier quotidien d’Oregon consacre son édition dominicale à l’histoire de ce jeune transgenre, née dans le corps d’une fille qui est devenu un garçon à l’âge de 14 ans après fait son coming out à sa famille.

    Il avait 12 ans quand le nom « fille » a commencé à sonner faux pour lui. Mais il ne savait pas encore qui il était. « Je suis un fantôme sans corps. » Il évitait les miroirs mais la réflection de son corps le suivait partout. Il y avait les miroirs dans le couloir à côté de la table de la cuisine. Eteint, l’écran plat de la télé reflétait le corps qu’il essayait de cacher. Même sur la surface en verre de la table basse, remplie de snacks, il pouvait voir sa silhouette. Sa tête était ronde comme son corps. Et ça le dégoûtait. « Ce n’est pas moi ».
    Sa famille l’appelait YaYa. S’habiller était un moyen de disparaître, il portait une queue de cheval, un sweatshirt gris trop large chaque jour et mettait sa capuche pour cacher ses cheveux.

 

 

 


6. Universités américaines: Liberté d’expression en danger.

    • C’est généralement un cheval de bataille de la droite américaine: la protection de la sacro-sainte liberté d’expression face à la tendance croissante des universités et campus américains, des « bastions progressistes », à défendre – jusqu’à l’absurde – le politiquement correct et autres « triggers warning » pour respecter la sensibilité de certains étudiants.

 

  • Teresa Buchanan, qui formait les enseignants au département d’éducation de l’Université d’Etat de Louisiane (LSU), une grande gueule au comportement et langage parfois limite aux yeux de ses étudiants, en a fait les frais: elle à été accusée de harcèlement sexuel et virée en 2014 après avoir expliqué à classe que « [les femmes] pouvaient obtenir tout ce qu’elles voulaient de leur marie tant que le sexe était bon ».

    Si les anciennes générations aiment se moquer de la génération estudiantine actuelle qualifiée de « snowflakes » [néologisme pour caractériser les jeunes des années 2010 plus susceptibles et moins fragiles que les anciens], les autorités administratives considèrent comme nécessaire de respecter les sensibilités pour garder les étudiants jusqu’à la fin de leur cursus. Depuis que les Etats ont réduits les budgets liés à l’éducation, ce sont les frais de scolarité qui financent le fonctionnement des universités.
    Les subventions de LSU ont baissé de moitié depuis 2008 – et tout est fait pour garder les étudiants, des « enquêtes sur l’atmosphère dans les classes » jusqu’à la mesure des relations [entre professeurs et élèves]/ C’est un système qui considère les étudiants comme des consommateurs qu’il faut satisfaire, et va à l’encontre de la nécessité de rigueur qui peut décourager les étudiants les plus faibles, ou pire, de rencontres désagréables qui poussent d’autres à changer d’établissement, comme Rachel Grinn [qui a obtenu le renvoi de Buchanan] l’a envisagé.

    * « You can fired for Saying That? » – Elle

 


7. A voir: Le vote de McCain

  • Comme l’on rappelé de nombreux médias, trois sénateurs républicains ont décidé du sort de Obamacare, et parmi eux, deux femmes,
    Ouvertement critiquées par le président, elles ont tenu bon
  • McCain avait averti les journalistes peu avant les délibérations finales dans la nuit de mercredi à jeudi, du « spectacle à venir » et McCain n’a pas loupé avec une mise en scène dramatique de son refus de voter pour la version allégé de l’abrogation d’Obamacare,
  • CNN revient en vidéo sur le moment fatidique où McCain vote contre le « Skinny Repeal » d’Obamacare avec les réactions dépitées de Mitch McConnellMarco Rubio, et le soulagement de Senator Chuck SchumerElizabeth Warren et U.S. Senator Bernie Sanders.
    Génial!

       

 


 

8. A Savoir

  • La veuve de Steve Jobs, Powell Jobs a racheté une majorité des parts de l’hebdomadaire The Atlantic, fondé en 1857, via son organisation Emerson Collective, qui investit dans les startup de médias numériques, « et renforce la tendance des puissants de la Silicon Valley à investir dans les startups média de la Côte Est. – Axios

 

  • Honolulu, Hawaï: La mairie a voté une loi qui punit de $35 toute personne prise/surprise en train de texter en traversant la rue. – Buzzfeed

 

  • Chicago, Illinois

    Il y a quatre ans, Chicago n’avait pas atteint les 400 meurtres avant Thanksgiving. Cette année, la ville a déjà dépassé ce chiffre. Chicago est en passe d’avoir une année encore plus sanglante que 2016 où la violence atteint un niveau pas vu depuis 20 ans – Chicago Tribune

Le Kiosque du 28.07.17: « The Scaramucci Show »

 

1. Obamacare reste « the law of the land »

 

 

  • Cette nuit le sénateur McCain et deux collègues républicaines, Susan Collins du Maine et Lisa Murkowski d’Alaska ont voté avec les 48 sénateurs démocrates contre le « skinny » Repeal d’Obamacare proposé par le chef de leur propre majorité, Mitch McConnell.
     

    Ce n’est pas la fin de la lutte autour de l’Affordable Care Act. C’est la fin de sept années de promesses des Républicaines qu’ils pourraient s’en débarrasser et recommencer à zéro.
    Ce n’est ni l’échec du président, ni celui de Mitch McConnell ou de Paul Ryan. C’est un échec collectif – car les Républicains ont eu sept pour décider ce qui remplacerait [Obamacare] et n’ont pas réussi à se mettre d’accord. – Axios

     

  • Vraisemblablement, Démocrates et Républicains devraient travailler ensemble pour « stabiliser les marchés de l’assurance » sans l’aide du président qui a répété cette nuit vouloir attendre que Obamacare s’effondre pour pouvoir agir.

 


2. The Anthony Scaramucci Show

 

 

Page d’accueil du Drudge Report hier après midi

 

  • Une semaine après avoir été pressenti comme directeur de la communication de la Maison Blanche, Anthony Scaramucci s’est donné comme principale mission de stopper par tous les moyens les fuites qui affaiblissent le président et son administration depuis six mois … quitte « à virer tout le monde ».
    Problème: « The Mooch » a une définition trèslarge du terme « fuite » et a accusé à tort certains membres du cabinet d’être à l’origine des révélations sur sa situation financière – information accessible à quiconque en fait l’autorisation.
    La paranoïa de Scaramucci est montée d’un cran mercredi.
  •  

  • Ce soir là, il a contacté un journaliste du New Yorker qui a révélé plus tôt qu’il avait dîné à la Maison Blanche avec le président et l’animateur de Fox News, Sean Hannity, pour savoir qui lui avait fourni l’information – ce que le reporter à bien entendu refuser de dire.
    Scaramucci a menacé de virer l’ensemble de son équipe pour tenter de soutirer l’information avant d’accuser directement le chef de cabinet, Reince Priebus, son ennemi juré, d’en être l’auteur:

    A partir de là, The Mooch est parti en vrille: Il pense Priebus était inquiet du dinner auquel il n’avait pas été invité.
    « Reince est un putain de schizophrène parano, c’est un paranoïaque,«  a affirmé Scaramucci (…)
    Scaramucci m’a aussi dit que, contrairement à d’autres membres du cabinet, il ne recherche pas l’attention des médias.
    « Je ne suis pas Steve Bannon, Je n’essaye pas de sucer ma propre bite », a-t-il dit en parlant du conseiller du président, « Je n’essaye pas de développer mon propre clan aux dépens de l’intégrité du président. Je suis ici pour servir le pays (…)
    Je dois y aller maintenant, je vais tweeter des horreurs pour essayer de le [Reince Priebus]  pousser à bout. « 

     

  • Les propos hallucinants de Scaramucci ont été défendus par … Sarah Sanders, la porte parole de la Maison Blanche, qui parlé de « langage coloré, parfois inapproprié » et Kellyanne Conway –  l’intéressé, plutôt que de s’excuser, a promis de continuer à se battre « passionnément » pour le président et a reconnu avoir « fait une erreur en faisant confiance à un journaliste ».

 

  • Pour The Daily Beast

    Le président se délecte des attaques de Scaramucci contre Priebus [qu’il accuse d’être responsable des nombreuses fuites de la Maison Blanche] – sur les chaînes de télévision, dans des tweets, dont certains ont été effacés – et est ravi de voir un membre de son cabinet s’enflammer autant contre des fuites qui l’irritent autant.



3. Les fuites vont continuer

 

  • Pour le consultant républicain Alex Conant interrogé par Politico, le langage grossier, vindicatif et menaçant de Scaramucci n’arrêtera pas les fuites:
     

    Partager illégalement d’informations en dehors d’une organisation va inévitablement la paralyser, ce qui va engendrer à davantage de dysfonctionnement et d’échecs. Le président a le droit d’être scandalisé par les fuites de la Maison Blanche.
    Mais essayer à tout prix d’identifier la taupe va créer d’autres taupes et d’autres fuites.

    La Maison Blanche ne fuit pas à cause de quelques personnes mal-intentionnées. C’est le manque d’unité au sein de l’équipe qui explique principalement les fuites. C’est d’ailleurs pourquoi les fuites concernent généralement les luttes internes à l’origine même de ces fuites.

    En affaires, les employés sont liés par l’objectif commun de maximiser les profits. Les organisations politiques n’ont pas cette finalité: les employés doivent s’unir autour d’une même vision et d’un même objectif.
    Pendant la campagne, Trump a réuni son équipe pour gagner une élection. Mais à la Maison Blanche, il n’a pas réussi à unifier cette équipe (et encore moins le peuple américain) autour d’un principe qui aille au-délà de la défense de sa seule réputation de président. Sans cet objectif commun, les clans sentent le besoin de balancer les uns sur les autres.

 


4. Dure semaine pour la communauté LGBT

 

  • Trump a voulu rassurer sa base électorale, après les critiques de nombreux médias et politiques de droite sur ses attaques contre Jeff Sessions, en utilisant la « guerre culturelle » contre à la communauté LGBT à qui il a « asséné trois coups en une seule journée »
     

    • La décision inattendue mercredi d’interdire toute activité de personnes transgenres dans l’armée américaine annoncée via Twitter a été prise, contrairement à ce qu’il a affirmé, sans consultation préalable des généraux et experts militaires – Vox
      * Les associations familiales et religieuses ont salué « la décision courageuse du président d’arrêter « d’utiliser nos militaires pour des expériences d’ingénierie sociale et au service du politiquement correct. – SPLC
      * Néanmoins, le Chef d’Etat-Major des armées, le général Joseph Dunford a affirmé hier qu’il n’appliquerait pas la mesure sans déclaration officielle du président. – Vox
    • Le département de Justice a déposé un mémo affirmant que le Civil Right Act de 1964 ne protège pas la communauté LGBT d’une discrimination à l’embauche – et pour offrir le droit aux patrons et entreprises de refuserer d’embaucher des personnes à cause de leur orientation sexuelle. – SPLC
    • Trump a annoncé mercredi qu’il nommait Sam Brownback, le gouverneur du Kansas et adversaire des droits des homosexuels, au poste d’ambassadeur de la liberté religieuse dans le monde – un département du Secrétariat d’Etat – qui vise à promouvoir la liberté religieuse comme partie de la politique étrangère – The New York Times

 

 


5. « Trump, le déloyal »

 

  • C’est l’une des contradictions du président: il exige une loyauté inconditionnelle, professionnelle et personnelle de ses proches, de sa famille, de ses associés mais lui en exempt, explique le magazine Politico:

    La vie de Donald Trump est une succession de trahisons.
    Son mentor et avocat Roy Cohn, qui a été le bras droit du sénateur [anti-communiste] McCarthy … Trump a beaucoup appris de lui, mais quand Cohn a contracté le Sida dans les années 80, Trump lui a tourné le dos, et engagé d’autres avocats. Lors de ses funérailles, Trump n’a prononcé aucun discours.
    Les ex-femmes de Trump pourraient sans doute dire la même chose si elles n’étaient pas retenues par un accord de confidentialité.
    Il a été particulièrement déloyal envers sa première femme, Ivana, la mère de Donald Jr, Ivanka et Eric. Lors de leur séparation, il a dit à un journaliste de Vanity Fair: « Quand un homme quitte sa femme, surtout quand il la quitte pour un autre coup – et un bon cul – la moitié de la population va préférer la femme délaissée.

    « Trump the Disloyalist: Why is anyone surprised by the president’s treatment of Jeff Sessions? »Politico magazine

 


6. Pourquoi les journalistes ne s’intéressent pas aux médias conservateurs?

 

L’expression de droite « Pajama Boy » vient de cette publicité sur Obamacare sortie en 2013

 

  • Poynter a interviewé Will Sommer, l’auteur de « Right Richter » la newsletter hebdomadaire consacrée aux médias conservateurs lancée il y a un peu plus d’un an pendant la campagne électorale par un féru des médias, qui travaille aujourd’hui pour le quotidien politique de Washington, The Hill, et notamment sur le manque d’intérêt des journalistes envers des médias conservateurs:
     

    Ils appellent cela la « clôture épistémique », l’idée que les médias conservateurs n’ont pas besoin de communiquer les autres médias [ils agissent en vase clos »] – ce qui est très intéressant. Par exemple, après l’agression de Greg Gianforte sur Ben Jacobs, un reporter du Montana – beaucoup de gens à la radio traitaient le reporter « « de pajama boy, Oh c’est un pajama boy! ».
    J’ai tweeté ça et je me suis rendu compte que les gens ne connaissaient pas cette expression qui caractérisent les jeunes hommes millenials et progressistes qui traînent en pijama [en référence à une publicité pour Obamacare diffusée en 2013].
    C’est un environnement culturel très marqué – et l’une des raisons pour lesquelles c’est aussi fascinant.

 

 

 


7. A regarder

  • Reportage de Vice News sur « cette femme qui paye les toxicomanes pour qu’elles n’aient pas d’enfants ».

Depuis 20 ans, Barbara Harris traverse le pays dans un camping-car pour promouvoir son association à but non lucratif auprès des alcooliques et toxicomanes.
Son organisation, Projet Prevention, paye celles et ceux qui ont des problèmes de drogue ou d’alcool $300 pour être fertilisés ou prendre des traitements contraceptifs à long terme, comme un implant ou un stérilet. Elle en a convaincu sept mille d’entre eux d’abandonner leur fertilité. Elle a créé Project Prevention après avoir adopté quatre enfants en quatre ans de la même mère toxicomane (…)
Elle reçoit jusqu’à un demi million de dollars de donations chaque année.

 

 

 

 


8. Couverture du Jour

 

  • Comment est-ce que Samsung a réussi à s’en sortir malgré le fiasco du Galaxy S7 et le scandale de corruption qui a ébranlé la compagnie en début d’année.

 

 


9. Le reste de l’actualité

 

  • La fertilité des Occidentaux n’est pas bonne: Selon une étude scientifique publiée cette semaine réalisée en Amérique du Nord, Europe, Australie et Nouvelle Zélande auprès de 43 000 individus, la concentration de sperme a baissé de 50% entre 1973 et 2011, soit 1,4% chaque année.
    Beaucoup de scientifiques réfutent les résultats de cette étude. – CNN

 

  • La MTA, Metropolitan Transport Authority, en charge du métro et bus new yorkais annoncé une série de réformes pour moderniser un système vieillissant qui prévoit davantage de wagons, l’allongement de la ligne C et le retrait de sièges dans certaines voitures pour laisser rentrer plus de monde – une aubaine pour les street dancers, de plus en plus nombreux à divertir les passagers. – New York Times

 

  • Victime de son succès: le premier épisode de la série Game of Thrones a été regardé illégalement en streaming 91 millions de fois. – Bloomberg Businessweek

 

  • Jeff Bezos, fondateur et PDG d’Amazon, est devenu le temps d’un après midi l’homme le plus riche du monde, devant Bill Gates, avec une fortune qui a atteint pendant quelques heures 92 milliards de dollars avant de redescendre – CNBC

 

  • « What Happened », c’est le titre du récit très attendu de Hillary Clinton sur la pire défaite de sa carrière, sur la pire défaite des Démocrates, sur la pire défaite de l’Amérique: La victoire de Donald Trump.
    Le livre peut être commandé en avance sur Amazon pour $24,98 – la sortie officielle est prévue le 12 septembre prochain – où un court extrait est disponible:
    Dans le passé, pour les raisons que je vais essayez d’expliquer, je me suis souvent retenue en public, comme si je marchais sur un fil sans protection. Aujourd’hui j’ai décidé de tout dire.

Le Kiosque du 26.07.17: Diversion

 

1. Trump réussit à énerver sa base électorale, sa majorité et même les Démocrates

 

    • Le président ne cache plus son agacement, ni son mépris pour Jeff Sessions, son ministre de la justice depuis qu’il s’est récusé en mars dernier de toute intervention dans l’enquête sur les élections présidentielles de 2016 – dont celle menée actuellement par le procureur indépendant Bob Mueller, qui a remplacé James Comey, le directeur du FBI, viré au mois de mai.
      Dans une interview donnée au Wall Street Journal, le président s’est dit encore une fois très déçu de son Attorney General, a affirmé que l’ancien sénateur d’Alabama l’avait soutenu très tôt dans la campagne parce que ses « meetings étaient pleins », et l’a qualifié de « très faible » sur Twitter pour ne pas s’être attaqué aux « crimes » d’Hillary Clinton et a laissé ouverte la question d’un éventuel renvoi.
      L’idée est de l’humilier autant que possible pour provoquer sa démission.

 

  • Les attaques contre Jeff Sessions, un vétéran de Washington, ne passent pas à Washington, chez Républicains comme chez les Démocrates: « le ministre de la justice et les autres membres du cabinet, ne sont pas au service du président mais au service du peuple américain » rappelle ce matin la conservatrice National Review.
    Hier la plupart des conservateurs, médias, politiques et commentateurs dénonçaient ouvertement ces attaques, Kenneth Starr, le célèbre procureur qui a voulu destituer Bill Clinton, a demandé au président d’arrêter immédiatement – même Bernie Sanders, adversaire politique a critiqué les propos du président.

 

  • Trump n’a pas compris que la droite dure américaine soutient massivement Jeff Sessions qu’elle considère comme l’un des plus fidèles défenseurs du programme qui a fait élire le président: ses positions radicales sur l’immigration, les villes sanctuaires, le mur ou encore le durcissement du système judiciaire sont celles de la base électorale de Donald Trump.

  • Même Breitbart s’est offusqué de l’attitude de Trump et l’a mis en garde.

    La décision du président Trump d’attaquer mardi la position du ministre de la justice, Jeff Sessions sur les scandales de Hillary Clinton ne font que révéler l’hypocrisie du président sur le sujet – et pourrait inquiéter sa base qui voit en Sessions le meilleur espoir de voir s’appliquer la politique d’immigration.

 

  • Ironie de la situation: Conscient de sa popularité, du soutien de ses confrères, de la crise constitutionnelle que provoquerait son renvoi, et passionné par son projet d’une Amérique réactionnaire, Jeff Sessions n’a aucune intention de démissionner et s’il doit quitter son poste, ce sera la décision et la responsabilité du président.

 

 


2. La stratégie de la diversion: Les personnes transgenres

 

    • Conscient de s’être mis dans une situation délicate – perdre le soutien précieux de sa base électorale – Trump a eu recours hier à une stratégie politique dont il est devenu maître, l’art de la diversion: Créer une nouvelle polémique – généralement sur Twitter – pour en enterrer une autre.

 

    • Exemple: les attaques contre Jeff Sessions, incapable d’agir contre les « activités criminelles » de Hillary Clinton pour essayer de noyer les mensonges de son fils et de son gendre sur leurs contacts avec les Russes pendant les élections. Maintenant que la polémique autour de Jeff Sessions s’est retournée contre lui, Trump a dû créer une nouvelle cible qui puisse rassurer sa base électorale: Les personnes transgenres.

 

    • Hier matin, sans cris égards, le président a pris la décision d’interdire toute activité des personnes transgenres dans l’armée américaine: Comme prévu, la nouvelle a créé une immense polémique et un flot de critiques, reprises par les chaînes de télévision, les médias en ligne, les célébrités, sur les médias sociaux du monde entier et a presque réussi à faire oublier les problèmes avec Jeff Sessions.

 

  • Sauf que six mois après son investiture, les journalistes et commentateurs américains les stratèges politiques du président, et dénoncé la manoeuvre. Même l’ancien joueur d’échec et activiste, Garry Kasparov, ne s’y est pas trompé: 

 


3. L’interdiction des personnes transgenres dans l’armée

 

  • La nouvelle inattendue a pris tout le monde de court, et les justifications apportées par le président –  selon lesquelles accepter des personnes transgenres dans l’armée américaine coûte trop cher et créé trop de problèmes – ont été presque immédiatement démenties, à droite comme à gauche.
  • La décision est injuste, injustifiée et injustifiable. Trump continue de vouloir sa base électorale en divisant toujours un peu plus la population. 

 

  • La Maison Blanche était semble-t-il ravie hier de voir que la stratégie de diversion avait réussi.

 

 


4. La couverture du jour: Justin Trudeau

 

  • La nouvelle couverture du Rolling Stone a fait beaucoup de bruit hier avec Justin Trudeau en couverture et le titre polémique: « Why can’t he be our president? »

 

  • Sur Twitter, la question n’a pas pu aux supporters du président: « Meilleure question: Pourquoi est-ce que Rolling Stone ne déménagerait pas au Canada? » se demande la présentatrice Liz Wheeler de One America News Network et beaucoup appelaient au boycott du magazine – même si la plupart ne l’ont jamais acheté et encore moins lu.

 

 


5. Le reste de l’actualité

 

  • Lu dans Poynter

    David Perlman est né en 1918 – une décennie avant la découverte de la pénicilline et la théorie du Big Bang. Pendant presque toute sa carrière, il a couvert le progrès scientifique du XXème siècle et au-delà, écrit des milliers d’articles sur tout, du commencement de l’exploration spatiale aux ordinateurs. Jusqu’à aujourd’hui. Le journaliste de 98 ans prend sa retraite du San Francisco Chronicle après près de sept décennies au journal

     

  • Découvert dans Rolling Stone
    WNYC Studios, l’antenne de production de podcast de la New York Public Radio, et le MoMA collaborent pour une émission en dix épisodes appelé « A Piece of Work » et présenté par Abbi Jacobson, l’une des deux créatrices/réalisatrices/actrices de Broad City, pour découvrir l’art contemporain à travers des thèmes, le « minimalisme », le « Pop Art »,  etc …

 

  • Surpris dans le New York Post
    Le président l’a prédit après l’annonce de son départ du poste de porte parole de la Maison Blanche: Sean Spicer a une grande carrière qui l’attend. Et selon le tabloid new yorkais, elle pourrait commencer à la télé, en tant que commentateur pour Fox News, ABC, NBC et CBS qu’il a rencontré cette semaine ou comme célébrité dans la célèbre émission de ABC, « Dancing with the Stars », qui a joint Spicer.
    Après sa défaite contre Donald Trump aux primaires républicaines de 2016, Rick Perry, avait participé à « Dancing with the Stars » avant de devenir Secrétaire à l’Energie de l’administration Trump.

 

  • Bonne nouvelle pour « failing » New York Times qui vient de dépasser les deux millions d’abonnés en ligne et a vu ses revenus publicitaires augmenter pour la première fois depuis 2014 – Taking New Media

Le Kiosque du 25.07.2017

 

 

« The Purge: White House edition »

 

  • Le nouveau directeur de la communication, le clinquant Anthony Scaramucci, s’est dit prêt à virer toute son équipe si les fuites au sein de la Maison Blanche ne cessaient immédiatement.

    Il y a des gens qui balancent, il y a des gens qui balancent partout. Et il n’y a pas pire que de balancer. C’est scandaleux, c’est anti-patriotique, ça abime l’image du président. Ca abime l’institution présidentielle et je n’aime pas ça, je n’aime pas ça pas du tout. Si je dois virer tout le monde pour me retrouver seule avec Sarah Hackabee, je sais que les fuites cesseront – Washington Post

 


Shit show devant les boy-scouts américains

 

  • Le président est très en forme ces derniers jours et a offert à un public de jeunes boy-scouts américains, réunis pour le rassemblement annuel, le « jamboree » en Virginie Occidentale, une prestation assez exceptionnelle résumée dans le Washington Post:

    Pendant trente cinq minutes, le président a menacé de virer l’un des membres de son cabinet [Jeff Sessions], a attaqué l’ancien président Obama, critiqué son ancienne rivale Hillary Clinton, s’est émerveillé devant la taille de la foule, a mis en garde les boy-scouts face aux fake news, s’est moqué des instituts de sondage et de leurs spécialistes, et a affirmé que les gens diraient « joyeux noël » [non pas joyeuses fêtes] sous sa présidence.

  • A la suite de la suite des nombreuses critiques, notamment des parents, contre ce qui est apparu comme un meeting de campagne plus qu’une tradition présidentielle, les Boy Scouts d’Amérique se sont distancés des propos du président, et rappelé que l’organisation ne « soutient aucune position, service, ni candidat politique ».

 

  • C’est le résumé des dernières 24 heures du président:

L’allaitement, un problème de classe

 

  • L’allaitement – durant les six premiers de la vie d’un nourrisson – est désormais défendu par l’ordre des médecins américains comme un investissement sur la santé de l’enfant et jamais autant d’Américaines n’avaient donné le sein à leur enfant ces quarante dernières années

    Mais le rêve de l’allaitement comme un principe égalitaire [qui peut être pratiqué par toutes, quelques soient leurs origines et conditions sociales] a échoué. Les enfants de familles aisées et éduquées ont bien plus de chances d’atteindre cet objectif – et d’être tout simplement allaitées – que les bébés nés dans des foyers moins privilégiés.
    Les femmes qui gagnent leur vie ont accès à des infrastructures qui permettent d’allaiter: Des congés maternité plus longs, des métiers qui autorisent des pauses pour pomper le lait et peut-être le plus important, l’immersion dans une culture qui considère l’allaitement comme une pratique respectable et qui les incite à allaiter au moins pendant six mois, et bien au delà.


    * « The Class Dynamics of Breastfeeding in the USA » – Quartz

 


La couverture du Jour: Sinclair

 

  • C’est la deuxième « cover story » de cette semaine – après celle de Bloomberg Businessweek – consacrée au groupe de télévision Sinclair Broadcast Group, le plus important du pays qui possède 173 chaînes locales à qui il impose des programmes, dits « must-run », conservateurs considérés par ses détracteurs comme une machine propagande de droite, qui compte racheter l’autre géant de la télé américaine, Tribune Media, propriétaire de 80 autres chaînes de télé locales, pour un montant de quatre milliards de dollars.
    Le FCC doit prochainement approuver cette acquisition qui inquiète car elle pourrait donner un pouvoir et une influence colossale à Sinclair.

    Sinclair est privatisée depuis 1995 mais continue de fonctionner comme une entreprise familiale – même si l’ambition de cette affaire est bien de construire un empire. Depuis 2012, Sinclair a dépensé quatre milliards de dollars dans l’acquisition d’un douzaine de chaînes régionales – sans compter Tribune.
    (…)
    Bien avant que Trump ne  fustige les fake news, Smith [qui contrôle la compagnie avec ses trois frères] était déterminé à utiliser l’ensemble des chaînes, dont le siège est à Baltimore [Maryland], pour lutter contre ce qu’il considère être le parti-pris des médias « progressistes ». 

    Il y a 15 ans, Sinclair a installé un bureau à Washington pour fournir de de l’information et des analyses qui alimentent toutes les stations de Sinclair qui diffusent au total 2 200 heures d’actualité chaque semaine.

  • Depuis le début des années 2000, « les critiques les plus récurrentes contre Sinclair dénoncent la diffusion de commentaires d’extrême droite et de programmes pro-républicains sur son antenne ».
    Dernièrement la polémique a porté sur la diffusion, neuf fois par semaine de l’émission « Bottom Line with Boris » Epshteyn, un ancien conseiller de Donald Trump.
  • « Inside Sinclair: CEO Nixes Fox News Rival Rumors, Talks Tribune & Big Ambition for Broadcast Biz » – Variety

 

 


« Panique et colère au New York Times »

 

  • Pour sa première analyse depuis son arrivée à The Hive, l’excellent département Business de Vanity Fair, Joe Pompeo, ancien de Politico (et créateur de la newsletter quotidienne Morning Media), décrit une situation de crise dans le quotidien new yorkais, qui vient pourtant de réaliser, avec l’aide de son rival The Washington Post, l’une des périodes les plus brillants de son histoire: « C’est l’humeur la plus toxique dont j’ai été témoin depuis quinze ans » rapporte un journaliste.
  • En cause, la restructuration de la compagnie et la réorganisation du fameux « copy desk », le département « relecture et mise en page », l’une des marques de fabrique et garantie de qualité du quotidien centenaire, assuré jadis par une centaine de correcteurs qui ont été réorientés dans des départements ou ont choisi de démissionner.

    Dans l’ancien système, chaque article était corrigé deux fois et demi, dans le nouveau, ce sera une fois et demi seulement avec davantage d’intérêt porté à la mise en page numérique qu’à la version papier.

    C’est le signe que le quotidien s’est définitivement orienté vers le tout numérique, un « grand changement » pour ceux qui y travaillent depuis des années.

    * « The Agony and the Anxiety of the New York Times » – Vanity Fair

 


Les journalistes les plus populaires de Capitol Hill

 

  • Selon Rational 360:

    Les informations télévisées n’ont jamais été aussi influentes à Capitol Hill, où 12 des 20 journalistes politiques les plus suivis pas les membres du Congrès travaillent à CNN, Fox News, NBC, ABC ou MSNBC.
    Les membres du Congrès et leur équipe s’appuient sur l’actualité TV et les comptes Twitter des journalistes.
    L’information numérique est aussi importante puisque Mike Allen (Axios) est l’un des trois journalistes les plus suivis par les membres du Congrès, et l’un des quatre premiers journalistes qui travaille dans un nouveau média (Axios, Politico et Vox). Sur les vingt comptes Twitter les plus suivis, seulement quatre travaillent dans une publication traditionnelle (The Washington Post, The Hill and de)


Welcome Splinter

 

  • Splinter, c’est le nouveau nom site internet de Fusion Media Group (FMG) qui remplace la publication numérique Fusion et « veut donner la voix à ceux qui sont sous-représentés, dénoncer les inégalités systémiques, et emmerder les politiciens si nécessaires » mais aussi « remettre l’actualité dans son contexte, défier les establishments archaïques et soutenir ceux qui ont été historiquement oppressés ».
  • Le site servira également de lieu de curation des autres sites du groupe: Deadspin (sport), Gizmodo (technologie), Jalopnik (voitures), Jezebel (féministe), Kotaku (jeux vidéos), Lifehacker (informatique), et The Root (politique).

 


Le reste de l’actualité

 

  • Le chanteur de hardcore Alice Cooper a retrouvé dans son grenier un chef d’oeuvre de Andy Warhol, une sérigraphie vieille de quarante ans. – Quartz

 

  • Une nouvelle étude sur les cerveaux de 202 joueurs de football américain révèle que 177 étaient atteints d’encéphalopathie traumatique chronique (CTE) provoquée par les commotions cérébrales liés aux contacts violents entre les joueurs, qui se traduisent par des maladies neurodégénératives, détectables seulement post-mortem. Sur les 111 joueurs de NFL, 110 en étaient atteints. – Gizmodo

Le Kiosque du 24.07.17

 

1. Les Démocrates ont enfin un programme: Redevenir populaires

 

  • Mieux vaut tard que jamais: Neuf mois après la cuisante défaite aux élections présidentielles américaines, les Démocrates ont dévoilé leur programme censé les aider à regagner une majorité à la Chambre des Représentants ou au Sénat aux élections de mi-mandat l’année prochaine: intitulé « A Better Deal » en référence au fameux « New Deal » de Franklyn Roosevelt, base idéologique du parti démocrate moderne, il redéfinit les priorités « populaires » du parti: Plus d’emplois et une augmentation des salaires, un système de santé plus abordable et limiter les abus de Wall Street.

 

  • Pour Chuck Schumer, chef des Démocrates au Parlement, il s’agit
     

    D’abord d’augmenter le salaire des Américains. Et réduire les dépenses quotidiennes, Enfin, fournir aux travailleurs les outils nécessaires pour l’économie du 21 ème siècle (…) Dans les mois qui arrivent, nous offrirons les idées pour reconstruire l’Amérique des campagnes, pour changer fondamentalement la régulation des activités commerciales pour qu’elles profitent aux travailleurs et non pas aux multinationales.

     

  • Tout en intégrant les erreurs du passé:
     

    Lors des deux dernières élections, les Démocrates, y compris au Sénat, n’ont pas réussi à formuler un programme économique solide et audacieux, favorable aux classes moyennes et ceux qui travaillent dur pour y arriver. Nous n’avons pas assez défendu nos valeurs et montrer que nous étions du côté du peuple, et non pas des groupes d’intérêts. Nous ne referons pas la même erreur. 

     

  • Vox vous explique tout en détail ici

2. L’horreur de l’immigration clandestine

 

  • Le scénario est digne d’un épisode de American Crime ou Bloodline: La police de San Antonio a découvert dimanche matin une quarantaine de personnes cachées dans une semi-remorque garée depuis la veille au soir sur le parking d’une grande surface. Huit d’entre eux étaient morts de déshydratation et une vingtaine a été transportée en urgence à l’hôpital dans un état très critique – deux sont décédés depuis.
    Les passagers sont restés des heures enfermés dans un camion sans air conditionné avec des températures extérieures avoisinant les 40 degrés. 
  •  

  • Pour les autorités, « cet exemple de trafic d’êtres humains qui a mal tourné » n’est pas un phénomène isolé.  – AP
     

    Un récent rapport suggère que la ligne dure sur le contrôle des frontières de l’administration Trump a poussé les immigrés à accepter davantage de risques dans des conditions de passage de la frontière de plus en plus dangereuses (…)
    L’objectif des immigrés qui réussissent à traverser la frontière est de s’en éloigner le plus possible. La plupart espère rejoindre les grandes villes américaines comme Chicago ou New York, où ils ont du travail et de la famille qui les attends. C’est là où les camions entrent en scène. Les passeurs savent qu’il existe des centaines voire des milliers d’immigrés qui essayent désespérément de quitter la zone frontalière. Ils savent combien ils peuvent gagner.
    Plus ils transportent de monde plus les profits seront importants.

     

San Antonio Express-News – Une du lundi 24 juillet 2017

 


3. Recherche Attention Désespérement

 

  • La surmédiatisation de la présidence de Trump a affaibli la visibilité des dirigeants, PDG et autres acteurs de la vie politique et économique américaine et les obligé leur stratégie de communication:
     

    Quand les Américains ont élu Donald Trump en novembre, ils ont provoqué la pénurie d’une denrée mondiale rare: l’attention [des gens].
    L’attention que Trump suscite – sur Twitter, à la télévision, dans la culture et l’imaginaire des citoyens américains, celui des alliés et ennemis du pays – balaye tout sur son passage: du lancement d’une nouvelle application aux nouveaux mouvements sociaux. L’attention est le moyen utilisé par tous ceux qui recherchent de la visibilité, des Kardashians à Amazon, mais aussi les génies qui en ont fait leur spécialité ces dix dernières années: des groupes terroristes comme Daech aux critiques de l’ordre social d’après guerre comme Julian Assange. 
    (…)
    « C’est difficile pour la plupart des produits et des gens de se faire entendre aujourd’hui » explique l’ancien attaché de presse de Mike Bloomberg, « les histoires un peu légères n’ont plus leur place dans l’environnement actuel.

     

  • La seule façon de se faire entendre aujourd’hui, surtout aux Etats-Unis, c’est parler plus fort, d’être plus vulgaire ou de répondre aux propos et provocations du président.
    Pour l’
    ancien directeur de la communication de Obama:

    Trump domine la conversation, ce qui est devenu en soi-même une sorte de prophétie auto-réalisatrice puisque tout le monde pense le seul moyen d’attirer l’attention, c’est de parler de Trump, donc ils parlent de Trump.

    ;
     
    * « How to break through in the Trump Era » – Buzzfeed News

 


4. The Atlantic, plus important que jamais

 

  • The Atlantic, magazine culturel américain fondé en 1857 aurait pû sombrer il y a dix ans, lorsque que 85% de ses profits, générés par la publicité et la vente, ont commencé à chuter, comme l’ensemble de la presse du pays.
    Au contraire, grâce à une entrée précoce dans le numérique [70% de ses revenus publicitaires en ligne sont aujourd’hui du « native advertising »], à l’organisation d’évènements et même du consulting, The Atlantic a augmenté ses profits, continue de se développer, d’embaucher et d’attirer toujours plus de lecteurs sur son site.

     

    Et puis il y a le journalisme. The Atlantic à bousculer l’idée que les internautes ne cherchaient que des sujets courts et tape-à-l’oeil – avec le mot Trump dedans.
    Il y a quelques semaines, le magazine a publié un article de 8 300 mots, qui est devenu viral, « My Family’s Slave » , a attiré plus de 12 millions de visiteurs, et déclenché débats et discussions à travers l’ensemble du pays.
    Un genre de buzz qui a des précédents avec d’autres « cover stories » ambitieuses comme celle de Jeffrey Goldberg, « The Obama Doctrine », sur la politique étrangère du 44ème président; celle désormais classique de Ta-Nehisi Coates, « The Case for Reparations », ou encore celle de Graeme Wood, « What ISIS really Wants »
    « The Atlantic est encore plus vital quand l’Amérique est divisée » explique Jeffrey Goldberg, le rédacteur en chef. Et effectivement dans cette période historique, il est nécessaire. 

     

  • « The Atlantic is ‘most vital when America is most fractured’ Good thing it soars today »Washington Post

 


5. La couverture du jour: « Joe & Mika »

 

  • La cover story du New York magazine est consacrée au power couple de Washington, Joe Scarborough et Mika Brzezinzki: lui est ancien Représentant républicain de Floride, devenu Indépendant le mois dernier, et elle, démocrate, est la fille de Zbigniew Brzezinski, directeur de la sécurité nationale de Jimmy Carter, et tous les deux présentent depuis près de dix ans l’émission « préférée de l’élite politique », « Morning Joe » de 6 à 9 le matin sur MSNBC.

 

  • Pendant la campagne présidentielle, Mika et Joe étaient proches du candidat républicain Donald Trump qui intervenait fréquemment dans leur émission – provoquant l’exaspération de leurs confrères – jusqu’à ce qu’il refuse de condamner l’été dernier le soutien de David Duke, ancien « wizard » du Ku Klux Klan.
    Dès lors, Trump n’a cessé de critiquer les deux présentateurs via Twitter qui lui rendent la pareille chaque matin, en questionnant souvent la santé mentale du président.
     

    Les cyniques avancent que l’opportunisme de Joe et Mika sur Donald Trump est une preuve d’intelligence et qu’ils savent précisément quand soutenir et lâcher une personnalité politique. Mais ils ont l’air vraiment sincères lorsqu’ils parlent de lui à l’antenne, avec des avis opposés: Scarborough reste confiant dans le système américain qui va survivre et défaire la menace que représente Trump, alors que Brzezinski, une démocrate, qualifie régulièrement le comportement de Trump de « dégoutant » et s’inquiète que la République disparaisse avec sa présidence.

    * « Donald Trump is not invited to the wedding »  – New York magazine

 

 


6. Le reste de l’actualité

 

  • Depuis la mise en place d’Obamacare en 2010, le total des revenus des PDGs de soixante dix compagnies d’assurance s’élève à près de 10 milliards de dollars – Axios  

 

  • « Désactive tes notifications » – Wired

    Ces dernières années, de plus en plus gens demandent à ce que la relation entre humains et smartphones soit réévaluée. Si les téléphones nous apportent énormément, la prise qu’il a sur notre attention, notre écoute et notre vie en général est problématique (…) Les smartphones ne sont pas le problème, c’est le bip, la sonnerie, qui nous ramène sans cesse vers lui. (…)
    Il existe une solution: Désactiver ses notifications. Toutes. Vous vous rendrez compte que les petits messages qui remplacent votre écran ne vous servent finalement à rien.

 

  • Le San Diego Union-Tribune revient sur le meurtre de Gianni Versace en 1997:

    La folie meurtrière de cet originaire de San Diego durant le printemps et l’été 1997 s’est soldée par l’assassinat de Gianni Versace sur le perron de sa villa de Miami Beach. Cunanan, 27 ans, est rapidement devenu une sorte de légende criminelle, un caméléon gay et insaisissable qui a suscité la peur et la fascination du public et entretenu une folie médiatique naissante nourrie de sexe, de célébrité et de meurtre.

     

  • Jared brise le silence
    Le fils prodige de la Maison Blanche a donné sa deuxième déclaration officielle et en public cet après midi après avoir été interrogé ce matin par la Commission du Renseignement du Sénat: Une intervention dans laquelle il a déclaré n’avoir eu « aucune collusion » avec les Russes pendant la campagne, ni lui, ni aucun membre de l’équipe du candidat. 

    Mais la démarche de lundi n’est pas sans risque. Il n’a pas témoigné sous serment quand il s’est adressé à la Commission du Sénat, mais mentir devant le Congrès est un crime fédéral. Sa déclaration est univoque, et ne lui laisse aucune marge de manoeuvre si de nouvelles preuves émergent pour contredire ses propos. – The New York Times

 


 

Le kiosque du 23.07.17

 

1. Samuel Huntington, le prophète de l’ère Trump

  • Samuel Huntington, professeur de science politique à Harvard, auteur en 1996 du « Choc des Civilisations », devenu l’une des théories de Relations Internationales les influentes de l’après Guerre Froide, serait selon Carlos Lozada du Washington Post, un « prophète de l’ère Trump »:
     

    Le travail de Huntington, qui s’étend du milieu du 20ème au début du 21ème siècle, se lit comme une longue critique sur le sens et le but de l’Amérique, qui ne saurait expliquer les tensions qui marquent l’ère Trump. Huntington décrit et anticipe à la fois les divisions de l’Amérique autour de ses principes fondateurs et que l’avènement de Trump a aggravé. Huntington avait prévu la montée du nativisme blanc en réponse à l’immigration hispanique. Il a capturé la dissonance entre les classes ouvrières et les élites, entre le nationalisme et le cosmopolitisme qui a marqué la campagne de 2016.
    (…)
    Plus qu’un choc des civilisations, c’est le conflit de la pensée de Huntington qui est évidente. Un Huntington considère d’un côté les Américains comme exceptionnels et unis non pas par le sang mais par une même croyance. L’autre renie cette idée et pense que l’Amérique trouve son essence dans la foi, le langage, la culture et les frontières. Un Huntington considère les groupes et identités qui entrent dans l’arène politique comme une revalorisation de la démocratie américaine. L’autre les considère comme des identités pernicieuses et anti-américaines.

    * « Samuel Huntington, A prophet for the Trump Era »Washington Post

 


2. Amazon vs Whole Food

 

  • Amazon, géant du commerce en ligne a annoncé le mois dernier le rachat de la chaîne de supermarchés Whole Food pour un montant record de 13 milliards de dollars qui lui permet d’être propriétaire de 450 antennes, souvent immenses, répartis dans la plupart des grandes villes américaines.
    Un mariage presque contre nature tant la culture et les ambitions des deux compagnies s’opposent nous explique John Herrman dans le New York Times magazine:
     

    Mackey [co-fondateur et PDG de Whole Foods] incarnait une sorte nouvelle stratégie marketing qui a émergé dans les années 90 pour se consolider dans les années 2000: celle d’un capitaine d’industrie plus discret, d’une chaîne [de distribution] nationale dévouée à sa communauté et d’un employeur compatissant (…) En même temps, le consommateur est devenu plus consciencieux – et plus aisé – dans le choix de ses achats qui ont une finalité matérielle et morale à la fois. A l’éthique de l’assiette s’ajoute l’éthique du travail.
    (…)
    Après 25 ans de croissance, Whole Foods – victime d’une expansion trop importante et d’une économie ralentie – est entrée dans une période d’incertitude qui s’est soldée par sa vente.
    Le grand dessin d’Amazon, de l’autre côté, est de dominer et de ne pas d’offrir d’autre valeur ajoutée à la société que des prix toujours plus bas et la livraison de ses produits.  La compagnie ne s’est jamais soucié de l’avenir du travail et de son amélioration. Travailler dans un entrepôt Amazon est difficile, souvent sous traité et caché des consommateurs. Selon une étude du Times, même dans les bureaux, la culture d’entreprise sans pitié.

    * « What Will Service Work Look Like Under Amazon » – The New York Times

 


3. New York I still love you

 

  • Il est l’auteur d’un des plus célèbres blogs sur la gentrification de New York depuis plus de dix ans, « Jeremiah’s Vanishing New York » sous un nom d’emprunt, Jeremiah Moss, le héros de l’un de ses bouquins, qui ont eux moins bien marché, et a décidé pour la sortie de son livre, « Vanishing New York: How a Great City Lost Its Soul » de révéler son identité: Il s’agit de Griffin Hansbury, un psycho-analyste et travailleur social et transgenre de 46 ans, originaire du Connecticut, qui a débarqué à New York il y a plus de vingt ans pour étudier à New York University.
     

    Le blog est rapidement devenu une extension naturelle de la voix écrite de Hansbury et un exercice cathartique, « Ca m’a servi de support pour exprimer ce que je ressentais, ce que je voyais à une époque où personne ne se rendait compte » explique Hansbury. « J’étais une sorte de Cassandre. Je disais aux gens: « New York est en train de changer, quelque chose est en train de se passer » et les gens répondaient « New York change tout le temps, ça n’a pas d’importance. T’es juste nostalgique. Ce que les gens aiment toujours me dire d’ailleurs.(…)
    Mais Hansbury insiste, l’hyper gentrification ne l’a pas rendu pessimiste. « Si j’étais pessimiste, je n’écrirais pas un bouquin, je ne tiendrai pas un blog, Je ne serai pas assis ici avec vous. Les New Yorkais doivent se réveiller, comprendre que ce n’est pas naturel, que ce n’est pas inévitable. Faire ça pendant dix ans est la chose la plus optimiste que je puisse imaginer parce que je veux que ça change. Et je suis sûre qu’on peut changer cela.

    * « Jeremiah Moss was Here »Village Voice

 

 


4. « Malade et méprisé »

 

  • Nouvel épisode de la série du Washington Post consacrée à l’Amérique Rurale et aux problèmes de santé, de chômage qui la rongent, après « Malades ou juste désespérés? » et « Générations malades », le quotidien a enquêté sur les stigmates sociaux liés aux personnes qui n’ont pas de travail, ne peuvent et survivent grâce aux aides de l’Etat
     

    Pour Tyler, l’effondrement de l’industrie minière [de Virginie] a laissé deux types de personnes dans ces montagnes. Ceux qui travaillent. Et ceux qui ne travaillent pas: les chômeurs, les malades, les toxicomanes et les gens qui comme sa famille, appartiennent à ces trois groupes. Ceux qui travaillent se mélangent rarement avec ceux qui ne travaillent pas, à l’exception de brèves rencontres à l’épicerie, à l’école ou pour Tyler, le long de la route, où il sait qu’il va recevoir la charité de certains [automobilistes] et le mépris des autres.

    Il existe un fossé dans la tête des blancs à faible revenu, entre ceux qui travaillent, même s’ils galèrent, et ce qui est historiquement appelé « White Trash » explique Lisa Pruitt, professeur à l’Université de Californie (…) « La pire chose à faire quand tu habites dans les campagnes américaines au milieu de blancs qui gagnent mal leur vie, c’est de ne pas travailler. » Il y a une mentalité qui veut que seuls les « White Trash » feignants acceptent la charité.

 

 


5. Les éditions dominicales des quotidiens

 

  • Neuf morts dans une affaire de trafic d’être humains
    La police de San Antonio, prévenue par des employés de Walmart, a retrouvé une quarantaine de personnes cachés dans semi remorque garé depuis la veille au soir sur le parking de la grande surface: Neuf d’entre eux étaient déjà morts de déshydratation et vingt sont aujourd’hui dans une situation très critique.
    Un cas typique de trafic d’être humains qui a mal tourné, et l’un des plus mortels de ces dernières années aux Etats-Unis – AP

 

  • Le virus Zyka, ennemi public numéro l’année dernière, est tombé dans l’oubli cette année mais il a tout sauf disparu et le danger est réel. – Press Register

 

  • La prochaine étape du véganisme: des fermes sans animaux – San Francisco Chronicle

    Les jeunes végétaliens soutiennent un activisme qui va au-delà de partager des recettes de cupcakes sans lactose. Concernant le droit des animaux, ils ne veulent pas seulement améliorer leur vie à la ferme. Ils veulent éliminer tout simplement les animaux de la ferme, une proposition assez osée étant donné le pouvoir économique des fermes animales américaines.

     

  • Le coût de la violence – Chicago Tribune

    Une étude révèle que les blessures par armes à feu coûtent des dizaines de millions de dollars chaque année [aux victimes], et que les frais médicaux ont tendance à augmenter. Les données – obtenues par le Tribune après des mois de négociations avec la ville – montrent que les hôpitaux ont facturé plus de 450 millions de dollars pour soigner quelques 12 000 victimes d’armes à feu recensées par la ville entre 2009 et le milieu de l’année 2016

 

  • Le quotidien évoque les cinquante ans des émeutes de Détroit, qui ont eu lieu en 1967 – Detroit Free Press

    La ségrégation et les préjugés [de l’époque] ont empêché d’offrir une bonne couverture et perspectives des évènements. la communauté afro-américaine était sous représentée dans l’actualité et souvent ignorée. L’absence de blogs et médias sociaux a également empêché l’expression des revendications et frustrations de l’époque dans la ville et la banlieue. On s’est demandé qu’est ce que ça aurait été de vivre cet été 1967 avec les outils et la technologie actuelle.

  • Le New York Daily News tient une rubrique appelée « Opioid Nation », une série d’articles sur la crise des opioïdes qui touche New York City et le reste du pays.

    Les psychologues et centres de désintoxication sont témoins d’une augmentation dramatique du nombre d’étudiants dépendants aux opioïdes et à l’héroïne. Cette recrudescence s’accompagne d’une augmentation d’overdoses mortelles dans la ville, puisque le NYPD enquête aujourd’hui sur 1 370 morts liées à la consommation d’opioïdes – une augmentation de 46% depuis 2015 – NY Daily News

 

 


  • A Ecouter:
    La journaliste star du New York Times qui suit Donald Trump depuis des années, aujourd’hui l’une des plus connectées de Washington et de la Maison Blanche – elle a décroché une énième interview, et quelle interview!, avec le président cette semaine. Elle réponds aux questions de David Remnick le rédacteur en chef du New Yorker et raconte les coulisses de son travail entre la capitale et New York, ses rapports avec le président.

    Passionnant!

 

Le Kiosque du 21.07.17

 

1. Adieu Sean, Welcome « Mooch »

 

CNN

 

  • Sean Spicer, porte parole de la Maison Blanche, a annoncé ce matin sa démission après six mois de loyaux services envers le président souvent aux dépens de ses relations très conflictuelles avec les journalistes et les faits en général, en réaction à la nomination de Anthony Scaramucci comme directeur de la communication.
  •  

  • Depuis sa première conférence de presse, le 21 janvier 2017, au lendemain de l’inauguration, lorsqu’il a annoncé que la mobilisation avait été plus importante pour Trump que pour Obama, « point barre », Sean Spicer est devenu la risée des journalistes, des Late night shows, immortalisé par Melissa McCarthy dans « Saturday Night Live ».
    Il sera remplacé par son adjointe, Sarah Huckabee Sanders.
  •  

  • On retiendra cette phrase de CNN qui résume bien l’immense difficulté de la tache de Sean Spicer:

    Le porte parole du président dit qu’il ne peut parler pour le président

 

  • Anthony Scaramucci, surnommé « Mooch », financier de Wall Street, a été accusé à tort par CNN d’avoir entretenu des relations avec un fond d’investissement russe il y a quelques semaines – la chaîne s’était publiquement excusée et trois journalistes ont dû démissionner.
  •  

  • Scaramucci succède à Mike Dubke qui avait démissionné en mai dernier. Il est soutenu par Ivanka Trump, Jared Kushner mais n’a ni le soutien de Steve Bannon, ni celui du chef de cabinet Reince Priebus qui pointent son manque d’expérience.
  • Il est régulièrement l’invité de Fox News et est un ami de Sean Hannity, l’une de ses vedettes.

 


2. Sabotage

 

  • Selon le New York Times, les avocats du président enquêtent sur l’équipe de professionnels et d’avocats engagés par le procureur indépendant Bob Mueller, responsable de l’enquête sur l’équipe de campagne de Trump, le président les liens qu’ils auraient ou non entretenus durant la campagne présidentielle
  • Ils cherchent à trouver des conflits d’intérêts qui puissent discréditer l’enquête, et apporter des excuses légales et légitimes aux yeux de l’opinion publique pour virer Bob Mueller, qui a annoncé hier l’élargissement de ses recherches aux transactions financières du président et de ses proches sur les dix dernières années.
  • Les avocats de Trump cherchent également à savoir si le président peut utiliser son autorité pour « pardonner » ses « conseillers, les membres de sa famille et lui-même » dans l’enquête de Mueller – Washington Post

 

 


3. L’édito du jour

 

  • L’éditorialiste conservatrice et lauréate 2017 du Pulitzer, Peggy Noonan égratigne le président dans une tribune à charge du Wall Street Journal, « Trump, Obamacare and l’art de l’échec »:
     

    Les Républicains du Congrès ont besoin d’un président qui soit populaire avec l’influence quasi-mystique qu’offre la fonction présidentielle.
    M. Trump ne l’a pas.
    Ils ont besoin de quelqu’un qui comprenne bien ses politiques et puisse réfléchir calmement.
    A un moment, la question de la compétence politique va être posée. Si le président continue à montrer qu’il n’a pas les outils pour la tache, il va passer du stade où il est aujourd’hui, de ne pas engranger les soutiens à en perdre.
    Il n’est pas magicien et ils ne sont pas stupides

 

 


4. Plus dangereux que El Chapo

 

  • Enquête de Rolling Stone sur le nouveau baron de la drogue mexicaine, Rubén Oseguera Cervantes – alias « El Mencho« , à la tête du jeune Cartel Jalisco Nueva Generación, or CJNG, nouvel ennemi numéro un de la DEA américaine depuis l’arrestation de l’ancien chef du cartel de Sinaloa, Joaquin Guzman, dit « El Chapo »
     

    Depuis l’arrestation de Chapo en janvier 2016, le taux d’homicide dans le pays a augmenté de 20% avec 20 000 meurtres l’année dernière seulement, plus qu’en Irak ou en Afghanistan (…) Des milliers de meurtres peuvent être attribués à l’expansion territoriale du CJNG. D’immenses fosses communes ont été découvertes dans les Etats où le cartel a été le plus agressif, comme Veracruz, que le ministre de la justice a récemment décrit comme « une tombe géante ». 
    (…)
    Mencho a montré une extrême sauvagerie même comparé aux critères des Narcos. Pour Chapo, tuer faisait partie du business. Pour Mencho, ça ressemble plus à du spectacle.
    Il a eu les massacres, comme ces 35 corps attachés et torturés jetés dans les rues de Veracruz en période de pointe un soir de 2011. Deux ans plus tard, des agents du CJNG ont violé, tué et mis le feu à une fillette de dix ans pensant à tort qu’elle était la fille d’un rival (…) C’est le genre d’exactions commises par Daech explique un agent de la DEA qui a enquêté sur le cartel.

  • « The Brutal Rise of El Mencho » – Rolling Stone

 


5. L’épidémie sur Reddit

 

  • On peut se rendre compte de la gravité de l’épidémie d’héroïne et d’opioïdes qui ravagent le pays sur Reddit, le site web communautaire, où des forums sont utilisés par les toxicomanes pour partager leur expérience.
     

    Chaque jour des milliers de gens qui sont victimes de l’épidémie nationale d’opioïdes se connectent sur le site de discussion Reddit. Ils échangent des conseils sur comment se défoncer et encouragent ceux qui arrivent à rester sobre ou qui oscillent entre sobriété et rechute. Les toxicomanes se lamentent de la mort d’autres utilisateurs qui ont soudainement arrêté de poster. Et jusqu’à la semaine dernière, vendeurs et acheteurs pouvaient facilement se trouver en utilisant des messages codés pour communiquer. Reddit a interdit le forum, appelé opiaterollcall la semaine dernière sans expliquer pourquoi. Un autre forum d’achat d’opioïdes s’est ouvert et Reddit l’a également fermé.
    Ce ne sont que des petits exemples de ce qui constitue l’une des plus grandes communautés en ligne. Mais les messages laissés offrent un témoignage intime sur la ténacité de la crise, la vie des toxicomanes, et le rôle de Reddit qui facilite l’accès à des drogues qui font chaque jour de plus en plus de mort aux Etats-Unis.


    * « On Reddit, Intimate Glimpse of Addicts in Thrall to Opioids »New York Times

 


6. OJ Simpson: Que sont-ils devenus?

 

  • Le tribunal de Las Vegas a accordé à O.J. Simpson une liberté conditionnelle effective en octobre prochain pour le vol d’objets de collection dans un casino en 2007 et pour lequel il a été condamné à trente trois ans de prison, dont neuf obligatoires.
  • Le Washington Post s’est penché sur la situation actuelle de ceux qui ont réussi l’impensable il y a vingt-cinq ans lors du « procès du siècle »: l’acquittement de Simpson.
     

    Johnnie Cochran est mort. Marcia Clark écrit des romans policiers. Le juge Lance Ito a pris sa retraite. Kato Kaelin tweet beaucoup. Et Francis Lee Bailey, le fameux avocat spécialisé en droit criminel, est ruiné… L’année dernière, Bailey a déclaré banqueroute après une série de scandales dans et en dehors de la cour qui l’ont radié du barreau et honteux. Il a été accusé d’avoir détourné des fonds perçus pour la défense d’un trafiquant de drogue (…) Aujourd’hui il habite avec une coiffeuse dans le Maine. A 83 ans,  il travaille au dessus de son salon.

    « Je ne dirai pas que c’est déprimant parce que je ne suis jamais déprimée.

 


7. Le reste de l’actualité

 

  • Chipotle, la chaine de fast-food mexicain, frappée par une crise sanitaire sans précédent sur le sol américain l’année dernière, a connu une nouvelle débâcle cette semaine: 130 clients ont été intoxiqués dans un restaurant de Virginie et provoqué une chute de l’action, aujourd’hui à son  niveau le plus bas depuis 2013. Bloomberg Businessweek

 

  • La presse américaine a relayé avec tristesse la nouvelle de la maladie du sénateur d’Arizona, John McCain, un cancer du cerveau et Politico a rassemblé les meilleurs articles de ces dernières décennies sur le « maverick » de la politique américaine.

 

  • Toutes les fautes d’orthographe faites par la Maison Blanche dans ses communiqués et déclarations officielles depuis six mois. The Star

 

  • Le Kentucky pourrait bientôt devenir le premier Etat américain sans cliniques pratiquant l’avortement. Il ne lui en reste plus qu’une – AP

 

  • Comment Rotten Tomatoes est devenu le site le plus influent et le plus redouté d’Hollywood. – The Los Angeles Times 

 


8. La couverture du Jour

 

  • Time magazine et la Russie

Le Kiosque du 20.07.17

 

1.Trumplandia: SIX MOIS, 991 tweets, zéro législation mais une interview extraordinaire

 

    • Le jeudi 20 juillet 2017 marque les six premiers mois de la présidence la plus folle, insensée, inattendue, excitante et fatigante de l’histoire du pays mais aussi une dure réalité, comme le souligne USA Today: « 991 tweets et aucune loi votée ».
    • Le président a donné sa seconde interview en moins d’un mois hier à son quotidien préféré détesté, le « failing New York Times »: la transcription et les extraits audio de l’entretien d’une cinquante de minutes sont hallucinantes et devraient rester dans les annales de Washington pour les années à venir.

 

  • Qu’est ce qu’on apprend:
    • Trump regrette d’avoir nommé Jeff Sessions comme ministre de la Justice depuis que ce dernier s’est récusé en mars dernier de toute enquête sur la campagne présidentielle de 2016 – au cours de laquelle il avait rencontré à deux reprises l’ambassadeur russe, Sergueï Kislyak, et omis de le préciser lors de sa confirmation devant le Sénat un mois plus tôt.
    • Trump est furieux qu’un procureur indépendant, Robert Mueller, dirige aujourd’hui l’enquête du FBI sur d’éventuels contacts entre son équipe de campagne et les Russes l’année dernière, mais cette nomination est la conséquence directe du renvoi du directeur du FBI décidé par Donald Trump au mois de mai.
    • « [Il n’a pas fait] d’argent avec la Russie »

 

 


2. John McCain malade

 

Une de l’Arizona Republic, jeudi 20 juillet 2017

 

  • John McCain, prisonnier de guerre du Vietnam, ancien candidat à la présidence du pays (contre Obama en 2008), sénateur républicain d’Arizona depuis 1982, a annoncé hier soir être atteint d’un cancer du cerveau. Le même genre de tumeur qui a entraîné le décès de Ted Kennedy et Beau Biden, le vice de l’ancien vice-président américain Joe Biden.
  • Toute la classe politique est sous le choc tant l’homme, le soldat, le politicien et père de famille est respecté à Washington et dans le reste du pays.
    A une époque où toutes les normes de la vie politique américaine ont été mis
  • McCain est l’un des sénateurs républicains les plus critiques à l’encontre de l’administration Trump: un éventuel retrait de la vie politique pourrait changer le rapport de force au sein du Sénat déjà très serré entre Démocrates (48 sénateurs) et Républicains (52).

 

 


3. De scientifique à lanceur d’alerte

 

  • Joel Clement, ancien haut responsable de la politique climatique du ministère de l’Intérieur des Etats-Unis a demandé cette semaine une autorisation de divulgation d’informations auprès de l’Office of Special Counsel sous prétexte que l’administration Trump menace selon lui « la santé publique et la sécurité du pays » en essayant de « réduire au silence des scientifiques comme lui ».
    Dans une tribune publiée dans le Washington Post, il explique:

     

    Je ne suis pas membre du « Deep State » et je n’appartiens au « big government ». Je suis un scientifique, un expert en politiques publiques, un fonctionnaire et un citoyen inquiet. A contrecoeur aujourd’hui, j’ai choisi d’être un lanceur d’alerte contre une administration qui préfère le silence à la science.
    Il y a sept ans, je suis venu travailler pour le Département de l’Intérieur [des Etats-Unis, qui contrôle et préserve la plupart des terres appartenant à l’État] où, entre autres, j’ai aidé les espèces menacées à se préparer et à s’adapter au changement climatique.
    Mais en juin dernier, j’ai fait partie des cinquante haut fonctionnaires à être réaffectés d’office. Sous prétexte de vouloir « améliorer le développement de talents, de la mission et de la collaboration », on m’a annoncé que j’étais réaffecté à un poste complètement différent qui consiste à recueillir les redevances des compagnies pétrolières.


    * « I’m a scientist. I’m blowing the whistle on the Trump Administration »Washington Post

 


4. Snapchat, le futur Netflix?

 

  • Quelques mois après une entrée fracassante à la Bourse de Wall Street grâce à une évaluation de 17 milliards de dollars, l’action de la messagerie mobile préférée des Millenials a perdu presque la moitié de sa valeur initiale et du revoir ses profits à la baisse.
     

    Investisseurs et spécialistes considèrent le stock trop « cher et instable »; un professeur de NYU a même noté que « investir dans Snapchat c’est comme conduire en état d’ébriété, ce qu’aucune personne responsable ne devrait faire » (…): c’est « confier son argent à une personne de 27 ans » – une référence à Evan Spiegel, le fondateur et PDG – « sans droit de vote »

     

  • Les défenseurs de la compagnie comparent les critiques auxquelles font face Snapchat avec Facebook, dont le stock avait perdu 60% dans les mois qui ont suivi son entrée en bourse en 2012 et qui est aujourd’hui évaluée à 485 milliards de dollars.
  •  

  • Pour la journaliste de Vanity Fair, comparer Facebook et Snapchat n’a pas de sens tant les deux compagnies diffèrent et il serait plus judicieux d’envisager les opportunités de Snapchat par rapport au développement d’une compagnie comme Netflix:
     

    En 1997, Netflix envoyait des DVD à domicile par la poste. Aujourd’hui, Netflix vaut 90 milliards de dollars et la société dépense 6 milliards par an dans la création de contenu de qualité, diffusé sur des millions d’appareils partout dans le monde.
    Netflix fonctionne toujours dans le domaine de la vidéo mais complètement différemment qu’il y a 20 ans. Certains analystes de la Silicon Valley affirment que Snapchat pourrait accomplir la même chose. Plutôt que d’essayer de concurrencer Facebook ou Instagram, Snapchat pourrait s’associer avec des créateurs de contenu grâce à la capacité de Spiegel à comprendre mieux que n’importe quel autre PDG de réseaux sociaux, ce que recherche le public.
    Cette semaine Snapchat a révélé qu’elle s’associait avec NBC News pour créer un bulletin d’informations deux fois par jour. Il travaille déjà avec MTV et autres plate-formes préférées des Millenials.

    * « Don’t panic Wall Street: Why you shouldn’t bet against Snpachat and Evan Spiegel » – Vanity Fair

 

 


 

5. Un discours physiquement violent?

 

  • Une enquête publiée récemment dans The New York Times, intitulé « When Speech is Violence »  associe directement les mots à de la violence physique:
  •  

    Si les mots peuvent créer du stress, et si à la longue, le stress peut vous endommager physiquement, on peut en déduire que certains types de discours sont une forme de violence (…)
    Il est raisonnable, scientifiquement parlant, de ne pas autoriser un provocateur comme Milo Yiannopoulos à donner des conférences dans les universités. Il fait partie de quelque chose de toxique, d’une campagne injurieuse. Il n’y a aucun intérêt à débattre avec lui car le débat n’est pas ce qu’il cherche à offrir.

 

  • Ce à quoi répondent Jonathan Haidt et Greg Lukianoff dans The Atlantic:

    L’idée qu’un discours est une forme de violence est dangereuse.
    C’est un message aux membres d’une génération déjà angoissée et déprimée que le monde est beaucoup plus violent et menaçant qu’il ne l’est déjà et que des conférenciers peuvent littéralement tuer.
    Pire encore: A une époque de polarisation politique exacerbée aux Etats-Unis, ça permet à des groupuscules de cette génération de justifier la violence politique. (…)
    La liberté d’expression, normalement comprise, n’est pas de la violence, c’est un remède contre la violence.

    * « Why is it bad to tell Students Words are Violence » The Atlantic

 


6. Comment faire confiance à des sources anonymes?

 

  • Les révélations des luttes internes, mensonges et réunions passées sous silence qui minent la Maison Blanche ces six derniers mois ont été possibles grâce à l’utilisation d’informations fournies par des « sources anonymes » – discrédités par le président et toute son administration comme mensongères car invérifiables car précisément anonymes.
     
  • Five Thirty Eight s’est penchée sur le problème et offre cinq conseils pour identifier la véracité de sources anonymes:
    • Quand dans un article, plusieurs sources affirment la même chose, « ça apporte un degré de précision qui rend l’histoire plus crédible »
    • « Faites confiance à une source qui affirme que quelque chose est arrivée, et non pas à quelque chose qui va arriver ». Il est impossible de prouver que quelque chose n’arrivera pas, c’est de la spéculation qui être volontairement insidieuse.
    • Plus le journaliste donne des précisions sur ses sources, leur fonction, rang, etc … mieux c’est.
    • Prêter attention au support dans lequel l’histoire est publiée et le journaliste qui en est à l’origine. 
    • Prêter également attention aux démentis « vagues ou imprécis » formulés contre ces sources qui signifient souvent qu’elle sont vraies.

 

 

 


 

7. « An Inconvenient Sequel » n’a pas convaincu

 

 

  • Hier avait lieu à Washington D.C. la première de la suite du documentaire sur l’environnement de Al Gore, « An Inconvenient Truth », oscarisé en 2006, et intitulé cette fois-ci « An Inconvenient Sequel: Truth to Power »
  • Axios rapporte les propos d’un spectateur présent à la séance: « Le film est une combinaison étrange d’auto-dérision et et de narcissisme climatique » et affirme:
     

    Malgré son titre, c’est le film qui ignore les difficultés auxquelles doivent faire face les défenseurs du changement climatique avec l’administration Trump. On voit la même chose qu’on a vu dans le premier, c’est-à-dire [Al] Gore et l’impact du changement climatique – qui a empiré.
    Le film, et la première à Washington, montrent combien le mouvement du « climat » est dehors de la réalité politique – les Républicains contrôlent le Congrès et la Maison Blanche est dirigée par un président qui ne reconnaît pas le changement climatique, et qui l’adresse encore moins.

 


 

8. Le reste de l’actualité

 

  • « Le hip-hop a dépassé le rock pour la première fois, grâce aux albums que personne n’achète » (…) le Hip-hop, y compris le R&B est désormais le genre musical le plus musical le plus écouté avec 25% de la consommation de musique contre seulement 23% pour le rock. – Quartz

 

  • Tomi Lahren, jeune conservatrice très agitée, anti-démocrate (qu’elle appelle les « melting snowflakes ») et pro-Trump, virée de The Blaze pour avoir défendu le droit à l’avortement est l’invitée toute cette semaine de l’émission de Sean Hannity sur Fox News pour peut-être décrocher un contrat avec la chaîne. – Daily Caller

 

 


8. La couverture du Jour

 

  • Couverture impressionnante du New York Times magazine sur la bataille de Mossoul remportée dernièrement par les forces alliées irakiennes contre Daesh et ce qu’il en reste aujourd’hui.

 

Le kiosque du 19.07.17

 

1. Trumplandia: Trouble in Trump Paradise?

 

La page d’accueil du Drudge Report ce matin

 

  • La plupart des médias américaines dénoncent ce matin le fiasco du parti républicain et du leader Mitch McConnell incapables de faire passer le « Repeal et Replace » d’Obamacare après la défection de quatre de ses sénateurs contre la troisième version de la réforme de l’assurance santé présentée la semaine dernière, le « Better Care Reconciliation Act » – et qui plus est, leur seule et unique obsession depuis ces sept dernières années.

 

  • Les médias pro-Trump ont été les plus virulents sur ce « désastre » du parti au pouvoir: L’un des présentateurs de « Fox & Friends », la matinale de Fox News et programme préféré du président a suggéré que les quatre rebelles n’étaient peut-être pas fidèles à leur pays et conseillé le président « de ne pas prendre [cet échec] personnellement »: Il « peut être déçu mais ce n’est pas de sa faute » – CNN
    Même son de cloche dans le Drudge Report,  Breitbart, The Gateaway Pundit, dans le programme de Sean Hannity (Fox News) ou encore celui de Rush Limbaugh qui fustige au passage « le pouvoir des trois sénatrices gauchistes du groupe républicain » qui ont empêché l’abrogation (« Repeal ») proposée en dernier recours par Mitch McConnell hier.

 

  • Depuis le 29 juin dernier, la Maison Blanche refuse de donner des conférences de presse filmées, jusqu’ici très suivies en direct sur les chaînes câblées et les médias sociaux. Hier un journaliste de Fox News a quitté la conférence présidée par Sarah Huckabee pour protester contre cette politique

 

  • On a appris hier soir que Donald Trump a eu la bonne idée de s’entretenir une seconde fois « off the record » avec le président russe Vladimir Poutine lors d’un dîner du G20 de Hambourg qui a suscité l’étonnement de la plupart des autres chefs d’Etat présents.
     

    Ca enfreint le protocole de sécurité nationale d’avoir un président américain qui rencontre son homologue russe avec seulement un traducteur russe présent: ce dernier pourrait mal interprété les propos de Trump envers Poutine. Et les Etats-Unis n’ont aucun enregistrement de ce qu’il a dit. Poutine plus expérimenté, a dû conduire la conversation. Axios

    Il n’y a rien d’illégal à cela mais ça pousse évidemment les médias à s’interroger sur le contenu de cette entrevue avec président qui a tenté d’influencer le résultat des élections présidentielles en sa faveur – Trump a encore joué la victime des fake news sur Twitter.


    Mais n’en parlez à USA Today et son réseau de quotidiens régionaux qui critiquent aujourd’hui l’obsession des grands médias nationaux sur Trump et la Russie qui les détourne d’autres problèmes importants comme l’assurance santé ou l’immigration. Une lassitude qui serait ressentie par les sympathisants de droite et de gauche.

     

    The Detroit Free Press – Edition du 19 juillet 2017

     

 

  • Trump a nommé l’ambassadeur américain en Russie, il s’agit de Jon Huntsman, qui était ambassadeur américain en Chine sous Barack Obama et de Singapour sous George W Bush. – Reuters

 


2. Une famille en enfer?

 

  • People magazine consacre sa une à la famille Trump et le tableau qui nous est offert est moribond.
     

    Ceux qui connaissent et ont étudié Donald Trump Sr et ses enfants, à la tête de son empire pendant qu’il est président – Don Jr, Ivanka et Eric – affirment que la famille est guidée par le credo du père, gagner à tous les coûts et de ne jamais admettre la défaite.

 

  • Selon des proches des deux frères Trump, Don Jr et Eric:
     

    Don Jr ne peut conclure aucun marché parce que tout le monde le surveille. Chaque jour, Il part travailler dans un état misérable … Tu ne peux pas critiquer ceux qui te nourrissent, mais Don Jr n’attends qu’une chose, la fin des quatre prochaines années.

 

 

 


3. Les tweets de Trump

 

  • C’est une récurrence dans les médias depuis deux ans, date de son entrée dans la campagne présidentielle: les fameux tweets de Donald Trump qui, de son propre aveu et de ceux de tous les analystes, l’ont aidé à remporter la candidature républicaine puis les élections présidentielles.
  •  

  • Le New York Times a analysé les tweets de ces 24 derniers mois et noté que Trump « est plus bien efficace à cataloguer ses adversaires qu’à défendre des politiques.
     

    Il a promis « un superbe assurance santé », un « remarquable assurance santé », un « grand programme », et une assurance santé « qui va bientôt être superbe ». Mais pour un politicien qui est habile à noyer ses arguments dans des slogans compacts – « fake news », « witch hunt », « Crooked Hillary » – ses discours sur l’assurance santé ne sont pas très convaincants par rapport aux refrains cinglants et mémorables qui ont influencé des millions d’Américains sur comment interpréter Washington.

     

  • Non seulement il « essentialise » ses adversaires en utilisant des diminutifs: Non pas « Hillary is a crook » mais « Crooked Hillary », « Lyin’ Ted [Cruz] », « Goofy Elizabeth Warren », « lightweight Marco [Rubio] », « failing NYTimes » mais « c’est aussi la répétition qui est importante. La simplicité et la consistance, le b.a.-ba du marketing ».* « Trump seems Much Better a Branding Opponents than Marketing Policies » – New York Times

 


4. Actualité locale recherche médias locaux

 

  • La question du Washington Post est simple: « Qu’arrive-t-il à l’actualité locale quand il n’existe aucun média pour la couvrir? »
     

    Palo Alto en Californie est un « désert d’informations », une communauté oubliée, voire entièrement ignorée par les médias. C’est l’une des mille villes des Etats-Unis dans laquelle l’actualité locale se réduit et parfois disparait. Le plus important facteur de ce phénomène, selon une étude de l’Université de Caroline du Nord: Les coupes budgétaires, la consolidation et fermetures des quotidiens et hebdomadaires, l’élément vital traditionnel de la presse locale de l’Amérique avant même sa fondation. Le disparition de centaines de quotidiens et hebdomadaires a réduit les emplois de ce secteur de moitié entre 2001 et 2016 selon les Ministère du Travail. L’impact a été ressenti dans une étude locale en 2001 qui conclut: « Un défaut d’information se manifeste de plusieurs manières: Des histoires qui ne sont pas racontées, les erreurs du gouvernement qui ne sont pas révélées, les dangers sanitaires qui ne sont pas identifiés, des élections locales avec des candidats que personne ne connaît.


5. Must Read: « The Lawyer, the Addict »The New York Times magazine

 

  • Eilene Zimmerman évoque la descente aux enfers de son ancien mari, avocat réputé de la Silicon Valley, tombé dans la toxicomanie pour pouvoir relever les défis d’une carrière exemplaire dans un milieu ultra-compétitif (soixante heures de travail hebdomadaires pendant vingt ans) et qui lui a été fatale.
     

    Peter, l’une des personnes les plus brillantes que je n’ai jamais connu, a succombé à sa toxicomanie, abattu par une infection bactérienne généralisée, commune aux utilisateurs de drogue intraveineuse.
    De tous les détails les plus déchirants, celui qui me hante le plus est le suivant: L’historique des appels sur son téléphone portable montre que le dernier a été donné à son travail. Peter, qui vomissait, incapable de s’asseoir, à moitié inconscient a réussi, je ne sais comment, à avoir une conférence téléphonique.

 


6. A regarder: « Life on Parole »

 

  • Le documentaire de l’excellent programme de la chaîne publique, PBS, « Frontline » qui s’intéresse en collaboration avec le New York Times à ces détenus en liberté conditionnelle, qui effectuent la fin de leur peine au sein de la société mais avec d’immenses restrictions et le risque imminent de retourner en prison.
  • Le documentaire intitulé « Life on Parole » a suivi pendant deux ans quatre prisonniers libérés dans le Connecticut, un Etat qui tente de désengorger les prisons en redonnant une semi-liberté et une chance de réintégration aux détenus.

 


7. Le reste de l’actualité

 

 

  • Hillary toujours aussi mal-aimée – Washington Post
     

    « La plupart du temps, le candidat qui perd les élections présidentielles a un prix de consolation: le respect du public (…) Hillary Clinton, [est] la première candidate moderne à casser cette règle. Selon un sondage de Bloomberg, seulement 39% des Américains la voient favorablement (…) Pourquoi? Tout simplement parce que beaucoup de gens, y compris le président des Etats-Unis refusent de refermer l’épisode des élections de 2016 »

     

  • « Netflix veut rendre les salles de cinéma obsolètes » affirme le Washington Post qui précise que le géant de la vidéo en ligne va sortir 40 films cette année contre 16 seulement en 2016.
  •  

  • Les responsables des quartiers sensibles de Baltimore – la ville la plus violente du pays – appellent à un cessez-le-feu le premier week-end d’août: une pause de 72 heures au cours desquelles « personne ne doit être tuée ». La ville a recensé 188 morts depuis le début de l’année  – Baltimore Sun

 


8. La couverture du jour

 

  • Toutes les chaînes TV américaines seront demain à Las Vegas pour suivre l’audition de demande de liberté conditionnelle d’O.J. Simpson, l’ancien joueur de football américain, reconverti acteur avant d’être acquitté du double de sa femme et de l’un de ses amies dans le procès du siècle il y a plus de 25 ans.
    Simpson est incarcérée dans une prison de Las Vegas depuis huit ans pour avoir volé des objets de collection dans un casino en 2007. Variety et NY Daily News

 

  • Couverture du Daily News du 19 juillet 2017

Le kiosque du 18.07.17

 

1. R.I.P « Repeal and Replace »

 

La page d’accueil du site internet ce matin

 

  • Deux sénateurs Républicains (Mike Lee d’Utah et Jerry Moran du Kansas) ont annoncé hier leur refus de voter contre le troisième projet de réforme de l’assurance santé, « Better Care Reconciliation Act », proposé par leur parti la semaine dernière. 
    Avec quatre sénateurs de leur majorité (Susan Collins du Maine et Rand Paul du Kentucky) opposés au « Repeal and Replace » , les Républicains n’ont pas la majorité simple de 51 voix (sur les cent que compte le Sénat) pour voter la proposition.
     
  • C’est un échec cuisant pour le parti républicain obsédé par l’abrogation d’Obamacare depuis son passage il y a sept ans et l’une des mesures phares du programme de Donald Trump
  •  

  • Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat, propose désormais un « plan C » qui consiste à abroger complètement Obamacare puis travailler durant « une transition « de deux ans sur une nouvelle réforme – une stratégie à laquelle sont déjà opposés trois sénateurs républicains qui refusent l’abrogation sans une solution de rechange.

 

  • Jennifer Steinhauer dans le New York Times ce matin: 
     

    Au bout du compte, les Républicains réapprennent une leçon qu’il ont du mal à digérer depuis le New Deal: une fois établi, une loi a peu de chances d’être abolie (…)
    Depuis le vote de l’Affordable Care Act, les Républicains veulent l’abolir. Au début, ils avaient le soutien de beaucoup d’électeurs qui leur en ont donné les moyens: Perte de la majorité démocrate à la Chambre des Représentants en 2010 – contre l’ingérence du gouvernement – et puis celle du Sénat en 2014.
    Mais depuis, des millions d’Américains sont assurés grâce à cette loi qui porte le nom d’Obama, le programme de santé est devenu de plus en plus populaire, même chez certains gouverneurs républicains.

 


2. Trump n’a toujours rien compris à Washington

 

  • Selon Politico, « Trump était choqué hier devant l’implosion de la proposition de réforme du GOP ».
    Hier soir il discutait encore de l’importance de l’abrogation et du remplacement d’Obamacare avec des sénateurs républicains lorsqu’il a appris la défection de M. Lee et M. Moran.

 

 

  • C’est catastrophique pour les Républicains, qui contrôlent les deux chambres et trente des cinquante Etats du pays mais incapables de se mettre d’accord autour d’une législation et tout aussi inquiétant pour le président qui n’arrive pas à fédérer sa majorité – qu’il a menacé si elle ne votait pour le « Repeal et Replace » tout en qualifiant la proposition de loi de « méchante ».

 

  • Eugene Robinson dans le Washington Post ce matin:
     

    On a un président dont la seule ambition est son propre intérêt, pas celui du pays. Trump aime sa famille, son entreprises et pas grand chose d’autre. Il déshonore la position qu’il tient et passe chaque jour des heures à s’énerver contre les chaînes câblées qui, selon lui, lui manquent de respect.
    Son ego est une sorte trou noir psychique qui dévore tous ceux qui sont dans son orbite.

    (…)
    Son administration est un désastre. Les membres de sa garde rapprochée se tirent dans les pattes à coups d’informations anonymes données aux reporters. Ils essayent de remporter les faveurs du président non pas en faisant leur travail mais en essayant de défendre tout ce qu’il dit et ce qu’il fait jusqu’au ridicule.
    En l’espace d’une semaine, ses conseillers sont passés de « la campagne n’a eu aucun contact avec les Russes » à « Il y a eu contact mas pas de collusion » pour finir avec « La collusion n’est pas un crime ».

     

  • La mise en garde du conservateur Wall Street Journal envers le président ce matin:
     

    La meilleure défense contre de nouvelles révélations c’est de jouer la transparence: Si l’opinion favorable de Trump reste en dessous de 40% l’année prochaine, les Républicains vont commencer à se distancer d’un président impopulaire pour essayer de sauver leur majorité au Congrès.
    Si les Démocrates remportent la Chambre des Représentants, les enquêtes vont se multiplier sur tous les aspects des affaires de Trump, de la campagne de 2016 et de son administration.
    La destitution sera latente, si elle ne devient une réelle menace. Ses supporters seront démoralisés.

 


3. « Il pleut des seringues »

 

  • La crise sanitaire liée à l’épidémie d’opioïdes et d’héroïne qui ravage les Etats-Unis avec un record de 50 000 morts par overdoses en 2016 a également des conséquences sur l’environnement: L’accumulation des seringues utilisées pour se shooter.
     

    Elle se cachent dans les mauvaises herbes le long des chemins de randonnée et dans le gazon des terrains de jeux. Elles sont jetées dans les rivières et s’accumulent le long des plages. On les retrouve dans les abris des terrains de basket, sur les trottoirs et dans les rues. En pleine période d’épidémie d’héroïne, les seringues laissées par les toxicomanes sont partout.
    A Portland, dans le Maine, la mairie en a ramassé plus de 700 cette année, un chiffre qui devrait dépasser les 900 récoltées l’année dernière. En mars seulement, San Francisco a ramassé 13 000 seringues, contre 2 900 en mars 2016.

    * « It’s raining needles: Drug crisis creates pollution threats » – AP

 


4. Elle appelle la police et c’est elle qu’on tue

 

 

 

  • Fais divers dans le Minnesota:
     

    Peu avant minuit samedi, un officier de police de Minneapolis a tiré et tué une femme qui avait appelé 911 pour rapporter une agression dans une allée derrière sa maison.
    On ne sait pas encore pourquoi l’officier a ouvert le feu.
    (…)
    L’année dernière, le Minneapolis Police Department (MPD) a obligé les officiers à activer la caméra fixée à leur uniforme quand ils ont à faire à ce gendre d’incidents.
    Mais dans un communiqué de presse, le Département de la sécurité publique du Minnesota a affirmé « que les policiers n’avaient pas activé leur caméra qui n’ont rien filmé de l’incident » 
    (…)
    Plus de 520 personnes ont été tuées par la police aux Etats-Unis cette année, selon le Washington Post, comparé à 963 sur toute l’année 2016.

     

  • Le policier qui a tiré est le premier officier d’origine somalienne à avoir intégré en 2015 le Département de Police de la ville, qui a une importante communauté originaire Afrique de l’Ouest.
    La maire de la ville, choquée, a promis de faire toute la lumière sur cette tragédie.

    * « With Body Cameras off, Minneapolis cop shoots end kills woman who called to report assault »Think Progress

 


5. Cleveland et son hôpital

 

  • Reportage de Politico à Cleveland, qui possède l’un des hôpitaux les plus renommés du pays mais reste incapable de soigner sa population.
     

    « La Clinic », le deuxième employeur de l’Ohio et l’un des plus grands hôpitaux du monde, entretient une relation difficile avec la communauté qui l’entoure.
    Certes, l’hôpital est la fierté de Cleveland et ses représentants insistent sur le fait qu’il engrange des milliards de dollars de revenus à l’Etat (…)
    Mais c’est aussi un établissement exonéré d’impôts qui, comme beaucoup d’hôpitaux, se bat pour préserver son statut d’organisme « à but non lucratif » qui lui a permis sous Obamacare de ne pas payer des dizaines de millions de dollars d’impôts qu’il est censé réinvestir dans sa communauté. 

    Cette communauté est pauvre, en mauvaise santé, « difficilement vivable ». (…)
    C’est le paradoxe au coeur de cet hôpital de Cleveland. Sa mission est de sauver des vies mais il est incapable de sauver le quartier qui continue à se désintégrer tout autour.

    * « How the Cleveland Clinic grows healthier while its neighbors stay sick » – Politico

 


6. Scandale à l’University of South Carolina

 

  • Une enquête à l’ancienne, en une du Los Angeles Times hier: un coup de fil anonyme au quotidien pour dénoncer une overdose accidentelle dans un hôtel cossu de Los Angeles et dont l’un des protagonistes est le directeur d’une des plus prestigieuses écoles de Médecine du pays.
    L’université et la police seraient volontairement restées discrets?

     

    Dans les salles d’amphi, laboratoires jusqu’au bureau du directeur, le Dr. Carmen Puliafito était une figure imposante.
    Le directeur de la Keck School of Medecine était un chirurgien renommé aussi doué pour rapporter de l’argent et que des talents au sein de l’université [of Southern California].
    Le chirurgien de Harvard avait aussi vie cachée.
    Pendant son mandat, il fréquentait criminels et toxicomanes qui affirment qu’il prenait avec eux de la methamphetamine et autres drogues dures. Puliafito, 66 ans, et ses jeunes amis ont filmé et photographié leurs exploits (…)
    Puliafito a démissionné de son poste à 1,1 millions de dollars par an en mars 2016, en plein milieu d’année, expliquant qu’il cherchait de nouvelles opportunités.

    * « An overdose, a young companion, drug-fueled parties: The Secret life of USC med school dean » – The Los Angeles Times

 


7. Le culte de R Kelly

 

  • La carrière de la légende du R&B est parsemée de scandales impliquant de très jeunes filles, dont la fameuse chanteuse Aaliyah, qu’il a épousé illégalement à l’âge de 15 ans (il en avait 27), des vidéos pornographiques avec des mineures et de nombreux procès sans jamais avoir été condamné.
  •  

  • Les parents d’une jeune fille de 21 ans affirment que leur fille est retenue contre son gré par le chanteur dans une « sorte de culte » dont ferait partie au moins six jeunes filles, désormais complètement coupées de leur famille rapportait hier Buzzfeed News
     

    Trois anciens membres du cercle rapproché de Kelly – Cheryl Mack, Kitti Jones, et Asante McGee – ont fourni des détails qui viennent confirmer les pires cauchemars des parents. Ils affirment que six femmes vivent dans des propriétés louées par Kelly à Chicago et dans la banlieue d’Atlanta et il contrôle tous les aspects de leur vie, ce qu’elles mangent, comment elles s’habillent, quand elles se lavent, quand elles dorment, et quand ils décident d’avoir des rapports sexuels filmés.

     

  • L’intéressée, Jocelyn Savage, a démenti les accusations de ses parents et affirmé qu’elle « est très heureuse avec le chanteur »* « Inside the Pied Piper of R&B’s ‘cult' »Buzzfeed