Le kiosque du 29.04.17: Les cent jours les plus longs

 

 

  • So loooooooong

    • Tous les médias s’accordent sur un même point: Les premiers cent jours de Donald Trump ont été les plus longs, les plus dramatiques, frustrants, improbables
      Cent jours de Trump, c’est mille jours de Barack Obama, et comme rappelait le sketch des Simpsons diffusé cette semaine, on en est seulement à 6% des quatre ans que compte le mandat de l’administration.
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    • Seule éclaircie au tableau: Donald Trump a reconnu à Reuters que l’exercice présidentiel était bien plus fatigant que ses anciennes responsabilités d’animateur de télé-réalité et de promoteur immobilier, donc il se pourrait qu’il renonce à un second mandat en 2020 – il aura alors 74 ans.
       

      J’aimais ma vie d’avant. J’avais tellement de choses à faire. C’est plus de travail qu’avant. Je pensais que ce serait plus facile

       

    • Pour avoir une idée précise de ce que Donald Trump a fait ces trois derniers mois, un bon résumé de Five Thirty Eight qui aborde les grands thèmes: l’assurance maladie, l’immigration, les politiques économiques, justice, l’environnement, la politique étrangère.
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    • Buzzfeed nous récapitule les cent mensonges des cent premiers jours de Trump.
      Le président a commencé fort le lendemain de son investiture avec pas moins d’une dizaine de mensonges lancés par l’intermédiaire de l’autre star de la Maison Blanche, son porte-parole, Sean Spicer, dont les briefings quotidiens font désormais plus d’audience que les soaps opéra des débuts d’après midi – merci Facebook Live.
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    • The Daily News décrit les accomplissements, les nombreux échecs, décrets présidentiels, discours, tweets, la nomination du juge de la Cour Suprême qui ont marqué les Cent Premiers Jours.
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    • CNN a compilé de son côté toutes les « news alert » depuis le 20 janvier, six cent au total, soit une moyenne de six par jours.
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    • Le Washington Post nous offre les meilleurs moments des Late Night Comedy Shows, particulièrement pertinents et drôles ces trois derniers mois et essentiels pour traverser le climat très lourd de ce début d’année – Plus particulièrement Saturday Night Live, Samantha Bee et Stephen Colbert.
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    • Axios récapitule les Tweets de Donald Trump, et le plus « aimé » d’entre tous (394 000 « J’aime ») est l’un des plus modérés jamais écrit sur la « Women March » du 21 janvier qu’il a qualifié de « marque de fabrique de la démocratie
       
      Et nous donne des chiffres:
      Discours et remarques: 145 (dont 28 à l’aide d’un prompteur)
      Conférences de presse: 9
      Interviews: 28 (dont neuf avec Fox)
      Parcours de golf: 17
      Rencontres avec des leaders étrangers: 17
      Vols sur Air Force One: 28 /  Vols sur Marine One: 30
      Voyage aux Etats-Unis: 15  /  Aucune voyage à l’étranger
      Etats visités: 17
      Visites à Mar-a-Lago: 7 (et 25 jours au total)
      Proposition de lois entérinées: 28
      Décrets présidentiels: 30
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    • La version officielle de la Maison Blanche est un must-watch: Un ensemble de clips d’émissions télé, bien entendu toutes célébrant le travail, les accomplissements, le rythme effréné imposé par Donald Trump, sur fond de musique très profonde.
       
      * « Trump says he thought being president would be easier than his old life » – Reuters* « What Trump has Done » – Five Thirty Eight
      * « 100 days of Trump » – The Daily News
      * « Every Alert CNN sent in Trump’s First 100 days » – CNN
      * « 100 days of Joke » – The Washington Post 

 

 

  • Une illustration géniale des Cent Premiers Jours

    Steve Brodner for The Washington Post

    Merci Steve Brodner pour cette illustration.
    Tout y est: Le FBI et son directeur James Comey (7), Vladimir Poutine (1) et l’ambassadeur russe à Washington (12) qui a rencontré dans le plus grand Michael Flynn fin décembre 2016 (14) précipitant sa démission, mais aussi Jeff Sessions, le ministre de la Justice (11).

    Tous les proches de Trump, Sean Spicer (31), les enfants du président (30, 25, 26), Kellyanne Conway (29), Devin Nunes (8) sont présents tout comme les défis politiques qu’il a du affronter avec Bachar Al Assad (16) et les attaques aériennes sur la Syrie (4), la débâcle de l’American Health Care Act (20), les manifestations (19), la Corée du Nord (9), la rencontre avec le président Chinois (18), la nomination du juge Gorsuch (21) et les raids de l’ICE contre les immigrés en situation irrégulière.
     
    * « An Illustrated guide to president Trump’s first 100 days »Washington Post

 

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  • « Pourquoi les critiques de Trump devraient sourire »

    Le point de vue de Mike Allen dans sa newsletter de ce matin:

    Pour tous les lecteurs qui haïssent le président Trump et considèrent les cent premiers jours comme un échec sans nom, souvenez vous un instant du soir des élections. Vous êtes passés des larmes à la peur: Trump allait déporter des immigrés, bâtir un immense mur, remplir les agences fédérales de lèche-bottes. Il engagerait une guerre avec l’OTAN, et une guerre commerciale avec la Chine. L’Amérique comme on la connait aujourd’hui allait s’éteindre.
    Et bien, les cent premiers jours de Trump ont été un reality show sauvage, rempli de grandiloquence et d’intrigues. Mais si on sépare la rhétorique explosive des actions assez mitigées, les pires cauchemars n’ont pas eu lieu.
    America First ressemble davantage à du conservatisme conventionnel et ça aurait très bien pu être les cent premiers jours de Mike Pence. (…)
    Ceux qui devraient être les plus déçus de ces 100 premiers sont ceux qui espéraient des changements radicaux

     

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    • Les autres problèmes de Flint, Michigan

      Le tableau que rapport la journaliste Julie Bosman de la ville de Flint, dans le Michigan est plus que déprimante. Depuis trois ans, date à laquelle la ville a décidé de changer la source d’approvisionnement d’eau potable du Lac Huron à la rivière Flint, dont les tuyauteries rouillées au plomb, ont empoisonné pendant des mois la population, les problèmes n’ont cessé de s’accumuler.
      Il a fallu des mois à la ville pour avoir à nouveau de l’eau potable: Entre temps des centaines d’habitants ont déserté la ville, laissant derrière eux des maisons vides, vandalisées et/ou dévalisées, qui ont dépassé dans certains pâtés de maison le nombreux de logements habités: 20 000 habitations doivent être détruites par la mairie.
      La violence est quotidienne obligeant les habitants à rester chez eux le weekend et la nuit tombée par peur d’une balle perdu ou pire d’un vol à main armée. La police ne s’aventure même plus trop dans ces quartiers, et la violence se propager.

      La mauvaise réputation de la ville a fait fuir ses habitants et avec eux nombre de ses emplois, devenus rares, ce qui donne une raison de plus aux habitants de partir.
       
      * « On this block, Worries run deeper than Flint’s tainted Water » – The New York Times

     

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    • Un conservateur au new York Times

      Le départ de l’éditorialiste Bret Stephens, après seize ans au Wall Street Journal vers le New York Times a fait couler beaucoup d’encre.
      Pas à cause de la position anti-Trump de Mr Stephens, qui a remporté le Pulitzer de l’éditorial en 2013, ni sa capacité à parler de politique, de relations internationales, de culture et de business » mais parce que ses positions sont clairement à droite et plutôt polémiques: sur les risques du changement climatique, l’épidémie de viol dans les campus américains ou encore Black Lives Matter.

      Comme le rappelle Vox qui a interviewé Mr Stephens, l’ajout d’un élément de droite dans le comité éditorial du New York Times importe car « ses opinions définissent le cadre du débat national et ses membres tendent à y rester pendant des décennies. Donc les croyances de Stephens vont avoir un impact important sur le discours dans ce pays – même si son employeur promeut le quotidien comme l’avant garde de la résistance de Trump. »
      Ce sont les sujets de société qui divisent généralement les progressistes des conservateurs:

      * L’épidémie de viol dans les campus américains: Pour le journaliste, les statistiques selon lesquelles une étudiante sur cinq est agressée sexuellement dans les campus américains est « très douteux » et il existe une différence entre un baisé volé et un viol – donc le terme « épidémie » est employé à mauvais escient.
      * Concernant le changement climatique, Stephens reconnait que la hausse des températures (1,7 degrés depuis 1880) est la conséquence de l’activité humaine sur l’environnement, mais rien n’indique que cette tendance va continuer et il est dangereux d’exagérer les dangers du phénomène qui reste fondé sur des prédictions.
      Toutes les ressources humaines et financières ne devraient pas être dévouées à ce seul problème.

      * « La maladie de la mentalité arabe », c’est l’antisémitisme qui ronge le monde arabe, qu’il soit privé ou sponsorisé par les Etats, et dont on ne parle pas assez dans les médias.
      * Black Lives Matter: Il reprend l’argument traditionnel selon lequel « toutes les vies comptes », et bien entendu, celles des noirs et défend le « Ferguson Effect », l’idée selon laquelle le regain d’attention porté sur la police, à la suite de la mort de Michael Brown à Ferguson en 2014 dans le Missouri, a provoqué une recrudescence des crimes aux Etats-Unis, car les forces de l’ordre ne peuvent plus utiliser la force comme elles l’entendent, sous peine d’avoir les associations de défenses des droits civils derrière elles.
       
      * « The NYT’s new columnist defends his views on Arabs, Black Lives Matter, campus rape » – Vox
      *  « Let’s read New NYT Columnist Bret Stephens’ No Good, Very Bad Vox Interview » – Slate

     

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    • Kate MCKinnon: Star de Saturday Night Live

      Le site GQ revient sur le succès de la comédienne Kate McKinnon qui est devenue en quatre ans la vedette de Saturday Night Live, grâce notamment au personnage d’Hillary Clinton qui lui a valu un Emmy Award, a obtenu l’un des premiers rôles dans Ghostbusters de Paul Feig l’année dernière.
      Elle aussi bonne à jouer des personnages masculins (Jeff Sessions, Justin Bieber) que féminins (Kellyanne Conway), vieux et jeunes, et GQ nous offre une sélection des meilleurs sketchs de cette 42ème saison de SNL qui se termine à la fin du mois du mai, et qui restera la saison la plus réussie de ces vingt dernières années.
      * « Everytime Kate McKinnon was the MVP of of Saturday Night Live » – GQ

     

    • Les quotidiens du samedi 29 avril 2017

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