Barack Obama: « Don’t boo, vote! »

Barack Obama, Joe Biden et MIchael Bloomberg mercredi 27 Juillet 2016, troisième jour de la Convention nationale du parti démocrate

Contrairement à son rival, Donald Trump, laissé pour compte par son propre parti, Hillary Clinton a élargit hier la liste de ses soutiens au sein des démocrates avec les interventions du vice-président Joe Biden, de Barack Obama, et celle de Mickael Bloomberg, l’ancien maire de New York, étiqueté « indépendant ».

La rhétorique visait à rassurer les électeurs sur la situation politique et économique du pays, sur la « grandeur » de la nation et « l’exceptionnalisme américain ». Des thèmes traditionnellement défendus par les républicains et que Trump a choisit de mettre de côté au profit d’une vision très noire des Etats-Unis

 

Le discours d’Obama était moins personnel et émouvant que celui de Michelle mais plus pragmatique dans ses attaques contre Donald Trump, et son tableau « pessimiste d’une Amérique fondée la colère, la haine et les divisions » dans laquelle « un seul homme » serait capable de changer les choses.
Les changements qui restent à accomplir doivent au contraire inclure l’ensemble des Américains.
Aux huées qui ont entouré l’évocation de Donald Trump, il a répondu avec une déjà phrase prononcée en 2008, et qu’on ré-entendra sans doute lors cette campagne: « Don’t boo, vote! » 

Sur les jugements répétés dont Hillary est fréquemment l’objet, le président les explique comme la conséquence de quarante années de vie publique et politique passées au peigne fin, et au cours desquelles si elle échoué, c’est parce qu’elle a d’abord essayé, et c’est l’un des raisons pour lesquelles elle reste « la plus qualifiée » au poste de Commander-In-Chief.

Confiant dans l’avenir de son pays, Obama a rappelé les conditions économiques dramatiques, la récession de 2008, de son début de présidence, au cours duquel il a quand même multiplié les succès (Obamacare, le nucléaire iranien, la détente avec Cuba, la mort de Ben Laden et le retrait d’Irak) et qui a rendu le pays plus fort et plus prospère que jamais:
America is already great! America is already strong!


Joe Biden
, le vice président, très à l’aise sur scène, a sans doute été le plus convaincant hier soir, en évoquant à travers la perte de son fils, Beau, des suites d’un cancer l’année dernière, les situations dramatiques (« Broken Places ») dans laquelle des millions de familles et d’individus peuvent tomber un jour. Il a salué le courage et la détermination des classes moyennes, « le coeur » et « l’âme » d’une Amérique « forte » et « unie »

Il s’est lui aussi attaqué à Trump, à son cynisme sans limite, son manque d’empathie et de compassion qui peuvent se résumer à cette expression dont il est le si fier et qui a fait sa gloire ‘Vous êtes viré!’ (…)
Cet homme n’a aucune idée de ce que c’est que la classe moyenne, il n’a aucune de la grandeur de l’Amérique, il n’a d’ailleurs aucune idée, point à la ligne.
(…) Jamais dans l’histoire des Etats-Unis, le candidat d’un parti national n’a eu aussi de connaissance et d’expérience concernant la sécurité du pays »


Enfin, l’invité surprise de cette convention, Michael Bloomberg , un ancien républicain devenu indépendant, a appelé les électeurs américains à faire front contre « un dangereux démagogue ». L’homme d’affaires new yorkais, lui aussi milliardaire, a pris parti pour celle qui « résout les problèmes » et plutôt que pour celui qui « les créé »: Moi aussi je suis new yorkais, et je sais reconnaitre un escroc quand j’en rencontre

 

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