La presse américaine rêve d’un duo Warren-Clinton

Même si Clinton n’a pas encore désigné son Vice Président, une grande partie de l’opinion publique (libérale) et de la presse du pays appellent à la nomination d’Elizabeth Warren, l’une des figures les populaires et charismatiques du parti démocrate.

Les éditoriaux s’enchaînent depuis le début du mois de juin et si certains avancent que le sénateur Tim Kaine est le favori pour le poste, beaucoup continuent d’argumenter publiquement en faveur de Warren.
La sénatrice du Massachusets, qui s’est rangée du côté de Clinton après les primaires californiennes, a vu sa côte de popularité grimper au fur et à mesure de ses attaques au vitriol contre Donald Trump.
Depuis, les journalistes se sont pris au jeu d’un tandem Clinton-Warren, si on l’on juge leur première apparition publique la semaine dernière, ca promet!

Les deux femmes sont apparues côte-à-côte lors d’un meeting dans l’Ohio au cours duquel elles ont « pris d’assaut la scène » et ravi un public convaincu.

Comment Elizabeth Warren s’est-elle rendue indispensable?

Figure très populaire au sein du parti démocrate, notamment grâce à ses positions libérales et progressistes, Warren a refusé de se présenter aux primaires démocrates contre Clinton, préférant rester neutre durant toute la longue campagne – et laissant cette tache à Bernie Sanders qui s’est brillamment défendu.

La sénatrice est clairement à la gauche des positions de Hillary Clinton, plus proche des idées radicales de Bernie Sanders – ce qui lui a valu d’ailleurs beaucoup de critiques lorsqu’elle a décidé de se ranger derrière la candidate du parti démocrate au début du mois de juin.

Mais pour tous les démocrates et libéraux qui espéraient sa candidature, et les supporteurs de Bernie indécis vis-à-vis de Clinton, un poste de Vice-Président est une solide consolation, car elle poussera, en cas de victoire, l’administration Clinton vers des postions plus progressistes et libérales. Clinton a donc tout intérêt à la mettre en avant.

Elizabeth Warren n’a pas peur des débats et des confrontations, surtout via-à-vis de Donald Trump qu’elle attaque et ridiculise régulièrement, via Twitter. Trump la surnomme « Pocahontas » et l’a traitée de raciste car elle revendique des origines native-américaines, Warren a décrit la campagne du candidat républicain comme « raciste, sexiste, et xénophobe » le qualifiant de « bully », « faible », « nul »
L’un des remparts de Clinton contre les attaques de Trump semble être donc le soldat Warren.

Surtout, l’intransigeance de Warren semble redonner des couleurs humaines à Clinton, très critiquée pour son manque d’humanité, et à qui il faudrait des années de campagne pour convaincre les démocrates-libéraux et irréductibles de Sanders de son honnêteté.

 

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