OJ Simpsons: L’excellent documentaire de ESPN

OJ: Made in America

L’affaire OJ Simpson qui a divisé l’Amérique au début des années 90 a fait l’objet d’un regain d’attention cette année. Après une mini-série fiction de 10 épisodes, The People vs OJ: An American Crime Story, diffusée sur la chaîne câblée FX (The Americans, American Horror Story), c’est au tour de la chaîne sportive ESPN d’offrir sa version du phénomène Simpson avec OJ:Made in America

Dirigé par Ezra Edelman, le documentaire en cinq parties – sur plus de huit heures – apporte de nouveaux éclaircissements sur le « procès du siècle » mais aussi « sur les enjeux déterminants de la race, de la célébrité, et de la mysogynie qui s’entremêlent autour de Simpson »

Petit rappel des faits: OJ Simpson a été l’un plus grand footballeurs américains de sa génération qui s’est lancé dans le cinéma après sa retraite (Y a-t-il un flic…), a fait des millions grâce à ses contrats publicitaires, et bénéficié d’une immense sympathie auprès de la population américaine. Ce, Jusqu’à l’assassinat de son ex- femme, Nicole Brown Simpson, et d’un ami de cette dernière, Ronald Goldman un soir de juin 1994.
OJ Simpson, que tout accusait (précédents de violences conjugales, preuves trouvées sur les lieux du crime et le fameux gant de cuir) a finalement été acquitté en novembre 1995. Le verdict a divisé l’Amérique.

Encensé par la critique, le documentaire a suscité de nombreuses réactions dans la presse, pas forcément à l’avantage de Simpson:

Extrait du New York Magazine:

Il y a deux perceptions totalement différentes du procès selon que vous êtes afro-américain ou blanc, mais aussi beaucoup d’autres enjeux relayés par de plus petits groupes – ceux intéressés par les problèmes de race dans le sport américain, ceux qui voulait faire des violences domestiques la nouvelle gangrène du pays, le culte de la célébrité à Los Angeles financée par les tabloids, les débuts de la téé-réalité [le procès et son verdict ont été retransmis en direct], et enfin ceux qui ont perçu la naïveté d’un pays qui essaye de réconcilier des siècles d’injustice raciale en faisant du procès d’un homme, le jeu d’une morale nationale

 

 

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