Le kiosque du weekend: 26-27.08.17

 

La sélection de ce week-end, c’est un portrait de Carl Icahn, milliardaire américain et ami de Trump, et son passage raté à la Maison Blanche, la campagne permanente de Trump qui a enchaîné les provocations cette semaine, une enquête sur le problème des cautions dans le système judiciaire américain, enfin sur l’industrie du sport qui oblige les enfants à devenir des athlètes professionnels de plus en plus tôt.

 

1. Une campagne permanente

  • Après un discours « normal » – lu sur téléprompteur – devant un parterre de militaires lundi dernier au cours duquel il a annoncé l’envoi de quatre mille soldats supplémentaires en Afghanistan pour « éliminer le terrorisme », le président a retrouvé son naturel mardi soir à Phoenix, en Arizona, où il a offert à des supporters survoltés, un veritable meeting de campagne, malgré les réticences du maire de la ville, qui craignait de nouvelles échauffourées entre groupuscules d’extrême-droite et antifas.

 

  • « Plein de rancoeurs, [Trump] il [y] a lancé l’une des attaques les plus mensongères et controversées contre les médias » en les accusant tour à tout d’avoir envenimé les manifestations racistes de Charlottesville, d’agir contre les intérêts du pays, de vouloir effacer son histoire » et a même réussi à ce que la foule chante « CNN sucks! CNN sucks! … Build that wall! build that wall! ».
    Sur le bilan politique et législatif depuis son investiture, il a affirmé qu’aucun « président [n’avait] autant accompli lors des six, sept premiers mois de son mandat. »
    Un véritable disque rayé qui, selon Brian Stelter de CNN, fait l’effet d’un « poison lent censé affaiblir les organes de presse tout en renforçant une présidence en difficulté. »

 

  • Vendredi, le président a annoncé le pardon présidentiel de Joe Arpaio, auto proclamé le « shérif le plus dur des Etats-Unis » qui a officié pendant 24 ans dans le compté de Maricopa, en Arizona où il a mené une véritable « croisade contre l’immigration illégale » et été reconnu coupable l’année dernière de profilage racial à l’encontre des Latinos, « présumés illégaux » qu’il emprisonnait pour les livrer aux agents d’immigration.
    La Maison Blanche a souligné dans un communiqué les « années de service admirable rendues à notre nation » d’un « patriote américain » qui « méritait » d’être pardonné. – The New York Times
    Le décision a volontairement suscité les critiques des Démocrates mais aussi de nombreux Républicains comme le sénateur John Mc Cain – CNBC

 

 


2. Prisons américaines: Vers la fin du “Bail System »?

NBC NEws
 
  • Enquête de NBC News sur une “nouvelle vision de la justice américaine” basée sur « des données scientifiques, des recherches académiques et des algorithmes qui « [débarrasseraient] le système judiciaire actuel – et son principe de liberté sous caution – de ses préjugés [socio-économiques et ethniques] en gardant uniquement les détenus les plus dangereux derrière les barreaux.

    Le système [anglo-saxon] de [liberté sous] caution permet en théorie à tous les prévenus, présumés innocent, de demeurer en liberté dans l’attente de leur procès. Mais acheter sa liberté est impossible pour ceux qui n’ont pas d’argent. Les plus défavorisés ont donc [aux Etats-Unis] bien plus de chances de rester enfermés et par conséquent d’être virés de leur boulot, de perdre la garde de leurs enfants, d’avouer quelque chose qu’ils n’ont pas fait, de faire de la prison et de souffrir des conséquences de leur condamnation. Ceux qui empruntent à des agences spécialisées dans la garantie de cautions judiciaires peuvent parfois s’endetter pour des années.
    De l’autre côté, les riches [qui peuvent payer la caution] échappent à la prison quelle que soit l’accusation, y compris celle de meurtre.
    L’injustice de ce système a déclenché une campagne nationale pour mettre fin au système de caution.
    Par quoi le remplacer?
    Dans le New Jersey, la réponse est l’algorythme, une formule mathématique qui détermine la probabilité qu’a un prévenu de retourner devant un juge ou être arrêté de nouveau.

 

  • La formule est censée prendre en compte les antécédents criminels du prévenu et déterminer un pourcentage de chance de récidive qui est rapportée au juge. Si le procureur refuse ces conclusions, il doit fournir les arguments nécessaires pour convaincre le juge de ne pas suivre les résultats de l’algorithme. 

 

  • Ce système est expérimenté dans différents Etats (Arizona, Kentucky, New Jersey) et comtés américains (de Californie, Pennsylvanie, ….) et depuis son application dans le New Jersey il y a six mois, de nombreux détenus ont été libérés et les prisons désengorgées.

 

  • Certaines décisions rendues par les algorithmes n’ont pas eu les effets escomptés [récidives et retours en prison] et donné de l’eau au moulin des défenseurs du système de caution et de son industrie mais elle en reste aujourd’hui la meilleure alternative et pourrait se développer à travers le pays.

 


3. L’échec du prédateur financier de Washington

 
  • Comme Donald Trump, son ami de longue date qu’il a soutenu lors de la campagne présidentielle, Carl Icahn est un « milliardaire populiste” qui pense que l’économie n’a pas besoin de régulations et l’Etat ne doit pas s’ingérer dans l’économie de marché.
    “L’un des hommes les plus influents de Wall Street”, Icahn, a comme le président des Etats-Unis réussi « grâce à sa capacité à intimider” ses adversaires [des entreprises en difficulté] qui lui a valu durant les années 80 une réputation de “prédateur financier” – dont il est très fier – en excellant dans l’art des OPAs hostiles et qui continue les affaires à plus de 80 ans, malgré une fortune de 17 milliards, pour garder la main.

 

  • Si Icahn est l’un des seuls grands noms de la finance à avoir soutenu Trump – qui s’en est bien servi – c’est parce que le candidat lui avait promis de supprimer les régulations mises en place par l’Agence de Protection l’Environnement (EPA) qui oblige CVR Energy, la compagnie dont il est majoritaire, à payer des dizaines de millions de dollars d’impôts chaque année.  “S’il est élu, Trump mettre à fin à cela” avait affirmé un Icahn confiant lors de la campagne avant d’assumer la fonction providentielle de « conseiller spécial du président [Trump] sur les questions de régulations” pour l’aider à résoudre les problèmes qui asphyxient les entreprises américaines.”

 

  • Un poste non rémunéré pour lequel il n’a eu ni besoin se retirer de ses affaires (une vingtaine de compagnies), ni dévoiler d’éventuels conflits d’intérêts avec sa nouvelle fonction, et permis au stock de CVR Energy de doubler sa valeur en six mois – après une chute continue de 70% entre novembre 2015 et 2016 – qui lui a rapporté un demi milliard de dollars.

    Mais Icahn est bien plus riche que la famille Trump et les membres de son cabinet réunis – et la possibilités de conseiller le président sur des régulations susceptibles d’avantager ses affaires le destinait à devenir encore plus riche. “Cette capacité d’influence et source d’enrichissement personnel sur les prises de décisions par un magnat [de la finance] dans et en dehors de l’administration est sans précédent. Dans le domaine de la corruption on n’avait jamais vu ça” affirme Robert Weissman qui gère l’association “public Citizen”.

 

  • Le 18 août dernier, après avoir été désavoué par le président, Carl Icahn a démissionné de son poste

 


4. Les enfants, ces athlètes professionnels

 

  • La cover story de Time magazine s’intéresse à l’industrie du sport pour enfants qui a engendré l’année dernière 15 milliards de dollars de revenus en transformant de jeunes passionnés en véritables professionnels grâce à des infrastructures sophistiquées et spécialisées, toujours plus de pression physique et psychologique sur les enfants et les parents, avec toujours plus de profits à la clé.

    Joey Erace est un exemple extrême de ce qui est devenu une nouvelle réalité pour les jeunes athlètes en devenir et leur famille aux Etats-Unis. Partout dans le pays, des enfants de tous niveaux, quels que soient les sports, sont recrutés de plus en plus tôt par une industrie du sport pour enfants qui ressemble de plus en plus à celle des professionnels.
    Les petites ligues de quartier, associations de foot locales et formations de baskets chrétiennes qui rassemblaient les jeunes au sein d’une communauté et ne coûtaient rien ont perdu de leur superbe et ont été progressivement remplacées par des clubs privés, une constellation éparse de centres de développement liés à des franchises, des équipes régionales dirigées par des entraîneurs inexpérimentés.
    Les équipes les plus compétitives recherchent de nouveaux talents dans les tournois nationaux, d’autres prétendre appartenir à l’élite pour réclamer des sommes exorbitantes à des parents qui rêvent de voir leurs enfants réussir dans les équipes de lycée, et pourquoi pas à un avenir professionnel.

     

    « How Kids’ Sports Became a $15 Billion Industry » – Time magazine

 

 

 


5. Le hashtag fête ses dix ans

 

  • Le premier hashtag, #Barcamp [une rencontre participative entre internautes] a été tweeté il y a dix ans par l’un des créateurs de cet évènement: L’idée était de créer des groupes en les liants automatiquement à des liens hyper-texte en utilisant le symbole « # » devant. »Twitter a d’abord rejeté l’idée en expliquant que les hashtags étaient uniquement utilisés par les « nerds » puis a finalement intégré le hashtag dans son coding en 2009″.
    Depuis, les hashtags sont le langage internet et médias sociaux par excellence puisque les trois quarts des internautes les utilisent pour communiquer avec quelques hits comme #TBT (« Throw back Thursday » a été tweeté 120 millions de fois)Aujourd’hui, 125 millions de hashtags sont tweetés en moyenne chaque jour. Les hashtags les plus utilisés de ces dix dernières années l’ont été par des fans #MTVHottest, #MTVStars, #KCA.
    Les hashtags utilisés pour une série télévisée, #The WalkingDead, pour un film #StarWars, pour un sport, #WorldCup, un sport américain, #SuperBowl

 


6. Le reste de l’actualité

 

  • Village Voice va cesser de paraître.
    L’hebdomadaire new yorkais créé en 1955, gratuit depuis 1996 et véritable « artefact d’un Downtown qui n’existe plus »,  va cesser de paraître, a annoncé la direction cette semaine – sans préciser quand – qui compte se rabattre sur la seule diffusion en ligne, avec des renouvellements de contenus quotidiens et non plus hebdomadaires. – New York Times
  • « Parfois certains discours ne valent pas d’être défendus ».
    ACLU, The American Civil Liberties Union, a été beaucoup critiquée ces derniers jours pour avoir défendu devant un juge le droit des groupuscules d’extrême droite de manifester à Charlottesville. Selon Associated Press, la défense stricte du Premier Amendement, quel que soit la nature des propos, a pris un coup lorsqu’une manifestante est morte lors du rassemblement de Virginie, et a mené à la démission du représentant de ACLU en Virginie.

Accord de Paris: Aux USA, la colère gronde et la réaction s’organise

 

Le président américain a confirmé hier après midi depuis le Rose Garden de la Maison Blanche, le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, malgré les mises en garde de sa fille Ivanka, de nombreux chefs d’entreprise, des Démocrates et leaders du monde entier.
Comme l’ont souligné Barack Obama et Al Gore, ce sont désormais les Etats, les villes, les entreprises, les citoyens américains qui vont mener la lutte pour la protection de l’environnement, et selon le New York Times, la résistance est déjà en marche.

 

Le discours

  • Une promesse tenue: Donald Trump a tenu une fois de plus l’une de ses promesses de campagne, quels qu’en soient les conséquences nationales et internationales. Il a satisfait sa base électorale et une majorité de la droite américaine euro-sceptique.

    A partir d’aujourd’hui, les Etats-Unis vont cesser toute application de l’accord non obligatoire de Paris et les mesures draconiennes et financières qu’il impose sur notre pays.

  • La phrase à retenir:

    J’ai été élu pour représenter les citoyens de Pittsburg. Pas de Paris.

    Le maire démocrate de Pittsburg a répondu sur CNN que « la ville [avait] voté à 80% pour Hillary Clinton » et qu’il [s’engageait] à continuer de réduire les émissions de dioxyde de carbone.

  • Raisons du retrait:

    L’accord de Paris est très injuste pour les Etats-Unis.

    En accord avec son programme électoral « America First », l’économie, les emplois, les citoyens et les contribuables américains ne seront plus pénalisés par un accord international.

  • Trump s’est dit ouvert à des négociations visant à redéfinir « de manière plus juste » les termes de l’accord mais l’Allemagne, l’Italie et la France s’y sont opposés dans une déclaration commune.
  • Trump a égratigné au passage son prédécesseur:

    L’accord a été mal négocié par l’administration Obama

    Lui et les Républicains sont déterminés à détruire tout ce qu’il a entrepris et accompli et ils y arrivent.

 

Les Réactions

  • On s’y attendait mais le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris est un coup de massue et le discours réactionnaire, belliqueux et nationaliste du président américain n’a rien arrangé.
    Hier après midi, une partie de l’Amérique est sous le choc
  • Une autre partie célébrait la « réaffirmation de la souveraineté de l’Amérique » et la défense de ses intérêts vis-à-vis du reste du monde: Breitbart, Fox News, National Review, le Wall Street Journal, Paul Ryan, le porte parole de la Chambre des Représentants, le chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell.
  • A la Maison Blanche, c’est une victoire pour Steve Bannon et les « nationalistes », qui regagne de l’influence contre les « modérés » représentés par Ivanka Trump, son mari Jared Kushner ou Gary Cohn.
    Scott Pruitt, directeur de l’Agence de Protection de L’environnement climatosceptique assumé et proche des industries polluantes, qui est intervenu après Trump hier après midi, est aussi l’un grand gagnant.

 

  • Elon Musk, le milliardaire fondateur des voitures électriques Tesla et Bob Iger, le président de Disney, ont décidé de quitter le conseil économique du président.
  • Barack Obama a dénoncé « un retour en arrière » de l’administration qui refuse d’admettre que le « secteur privé américain est majoritairement favorable aux énergies renouvelables ». Il appartient aujourd’hui aux Etats, villes et aux entreprises de montrer l’exemple.
  • Même constat pour Al Gore qui a qualifié la décision de Trump de « dangereuse et indéfendable » et appelé le peuple américain à continuer à défendre l’environnement.
  • Leonardo DiCaprio qui avait rencontré Ivanka Trump et le président-élu en novembre dernier pour tenter de prêcher la bonne parole à appelé à la résistance sur Facebook

 

Une première initiative « parallèle » ambitieuse

  • Selon le New York Times, une trentaine de maires, trois gouverneurs démocrates (Washington, New York, Californie), 80 présidents d’universités et une centaine d’entreprises et des entreprises américaines négocient avec les  Nations Unies pour atteindre les objectifs fixés dans l’accord de Paris sur le climat, malgré la décision de Trump.
  • Michael Bloomberg, l’ancien maire de New York, coordonne les efforts et affirme avec optimisme que les initiatives concertées des villes, des Etats et des industries peuvent surpasser l’objectif que s’étaient fixés les Etats-Unis de réduire de 25% d’ici 2025 les émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 2005:

    Un engagement parallèle qui transfère la gestion de la lutte contre le changement climatique du gouvernement fédéral aux niveaux inférieurs du gouvernement, aux Etats, au monde universitaire et à l’industrie.

  • Pour les entreprises qui ont soutenu le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, les bénéfices pourraient être bien moins importants que les critiques et le boycott des consommateurs, à l’intérieur du pays comme à l’étranger.

 

Le gouvernement vient de renoncer à l’accord de Paris pour des raisons purement électorales et d’affaiblir sa position de leader sur la scène international mais aussi à l’intérieur du pays où des acteurs politiques, associatifs, économiques et privés vont prendre la relève la lutte pour la protection de l’environnement.

le kiosque du 09.05.17: You’re fired!

 

 

  • Trump vire le directeur du FBI qui enquêtait l’ingérence russe pendant les élections présidentielles

    On en vient vraiment à se demander si Donald Trump ne prendrait pas les Démocrates et le reste de la population américaine pour des imbéciles et des ignorants.
     

    Lettre de renvoi du président Trump au directeur du FBI, James Comey

     
    Le président américain a viré mardi après midi le directeur du FBI après avoir « suivi » les recommandations de son ministre de la justice, Jeff Sessions, selon lesquelles il serait incapable de gérer efficacement l’agence de renseignements.
     
    James Comey tient, malgré lui, le haut de l’affiche depuis la campagne présidentielle lorsqu’il a d’abord suscité la colère des Républicains en disculpant Hillary Clinton dans l’enquête sur sa messagerie privée, puis provoqué la haine des Démocrates en décidant le 27 octobre 2016, 11 jours avant le scrutin, de rouvrir cette même enquête après la découverte de nouveaux emails dans l’ordinateur du bras droit de Clinton, Huma Abedin.
     
    Une démarche, saluée à l’époque par le candidat républicain, qui aurait provoqué la défaite de la candidate démocrate aux élections.

     
    James Comey a d’ailleurs défendu cette décision devant le comité judiciaire du Sénat américain la semaine dernière en expliquant que Mme Abedin aurait « forwardé » à son mari, Anthony Weiner, des milliers de emails susceptibles de contenir des informations confidentielles – Le Bureau a rectifié les propos de Comey en précisant qu’il ne s’agissait que de deux chaînes de emails.
     
    C’est cette erreur et la gestion globale de l’enquête sur Hillary Clinton – close l’année dernière – qui aurait convaincu l’administration de tourner la page de l’ère Comey.

     
    La décision rarissime de Jeff Sessions, qui s’est récusé début avril de toute investigation sur la campagne du président ou sur celle d’Hillary Clinton, de demander le renvoi du directeur du FBI qui enquête actuellement sur l’ingérence russe dans les élections présidentielles, est un abus de pouvoir de l’administration qui peine à cacher l’ambition d’étouffer l’affaire – Trump insiste lourdement depuis plusieurs jours sur l’absence de preuve et qualifie cette enquête de « charade » aux frais du contribuable.

     



    Les Démocrates ont immédiatement demandé la mise en place d’une commission indépendante pour poursuivre l’enquête car « il est impossible de faire confiance à l’entourage du président. »
     
    Les Républicains ont été discrets comme d’habitude, ont soutenu le président et certains ont même demandé à ce que Hillary Clinton soit finalement inculpée.
    Quant aux agents et employés du FBI, ils ont été très surpris de la nouvelle apprise sur les chaînes d’info (comme leur directeur) – On pourrait d’ailleurs s’attendre à des fuites de la part du Bureau ces prochains jours contre le président et son entourage.

    Encore une fois, l’administration affirme qu’il n’y a rien à voir mais agit comme s’il y avait tout à cacher.

     

 

***

  • « Yates we can »

    Sally Yates, ancienne procureure générale adjointe du président Obama, est à la une de tous les quotidiens aujourd’hui après une entrevue assez mouvementée devant le Sénat lundi après midi pour répondre à deux épisodes qui ont défavorablement marqué les premières semaines de l’administration Trump et lui ont coûté son renvoi précipité:
     
       * Quelques jours après l’investiture de Donald Trump, elle a prévenu le président que son conseiller à la Sécurité Nationale, Michael Flynn, avait menti au vice-président Mike Pence sur la nature de ses relations avec l’ambassadeur russe à Washington et qu’il aurait pu être l’objet d’un chantage des autorités russes, elles aussi au courant.
     
    Donald Trump n’a rien fait jusqu’à ce que les révélations de Mme Yates apparaissent en une du Washington Post, deux semaines plus tard, et poussent Flynn à la démission – fuites dont elle affirme ne pas être l’auteur.

    La justification de Sean Spicer, porte parole de la Maison Blanche mardi après midi sont édifiantes: ils n’auraient pas accordé d’intérêt « aux déclarations » (il s’agit des discussions ultra confidentielles impliquant la sécurité du pays) de Mme Yates parce qu’elle était démocrate.
    Le président Obama, qui a précipité le départ de Flynn de la Defense Intelligence Agency, l’une des agences du renseignement des Etats-Unis, en 2014, a conseillé au président-élu le lendemain de son élection se méfier de lui: Trump a répondu en offrant à Flynn l’une des plus importantes positions de son cabinet.
     
       * Yates a également défendu hier sa décision de ne pas soutenir le premier décret présidentiel sur l’immigration (la première « travel ban ») signé à la vite le 27 janvier 2017 car le président avait affirmé à plusieurs reprises qu’il s’agissait d’une « muslim ban » uniquement dirigée contre les populations musulmanes
     
       * Ce qu’on retient de cette audience de plus de trois heures, c’est le professionnalisme, l’éthique et l’intégrité de Mme Yates qui a su répondre calmement aux attaques parfois rudes des sénateurs républicains.

 

***

  • EPA accueille des pollueurs.

    L’Agence de Protection de l’Environnement (EPA en anglais) dirigée par le climatosceptique Scott Pruitt, a viré vendredi la moitié des membres de l’un de ses plus importants comités scientifiques, « dernier signe de la volonté de l’administration Trump de limiter les capacités de l’Agence à réglementer sur l’environnement en réduisant le rôle de la recherche universitaire ». 
     
    Un porte parole de l’Agence a indiqué que Mr Pruitt voulait remplacer ces scientifiques par des représentants des industries polluantes, celles-là même que l’EPA est censée réguler: « Il pense que [l’Agence] devrait avoir au sein de son comité des gens qui comprennent l’impact de ses régulations sur la communauté ».
     
    Les Républicains reprochent aux scientifiques de privilégier l’environnement au détriment de la création d’emplois et de la bonne marche des certaines entreprises: la présence d’agents économiques au sein du comité, chargé d’évaluer les recherches scientifiques de l’Agence, devrait limiter la portée environnementale des études qu’elle fournit au
    gouvernement pour préparer les règles et restrictions sur tout ce qui est gestion des déchets jetés ou émissions de gaz à effet de serre qui favorisent le changement climatique.
     
    * « EPA Dismisses Members of Major Scientific Review Board » – The New York Times

***

  • « The New Gold Rush »

    Ou comment la Silicon Valley est devenue la retraite doré de nombreux anciens conseillers politiques de Washington, qui mettent désormais leur expérience du pouvoir au service des compagnies high-tech.
     
    Le plus connu d’entre eux est sans doute Eric Holder, ancien ministre de la justice du président Obama (2009-2013) engagé par Uber en février pour enquêter sur les accusations de harcèlement sexuel au sein de la compagnie.
     
    La plupart d’entre eux ont travaillé dans les campagnes présidentielles de candidats, Barack Obama (2008 et 2012), John McCain (2008), Mitt Romney (2012), Hillary Clinton (2008 et 2016) ou au sein des Administrations et sont partis capitaliser leur carnet d’adresse, compétences politiques et relationnelles dans les riches entreprises de haute technologie:
     
    « D’une certaine manière, une campagne ressemble beaucoup à une start-up. Tu dois construire rapidement et être préparé à dépenser des millions de dollars pour persuader les gens que ton candidat a raison » explique Matt David, chef marketing de l’application Tinder.
    Ses propos rejoignent ceux de Travis Kalanick, le fondateur de Uber, lors d’une conférence: « Nous sommes en plein campagne électorale et le candidat est Uber et l’adversaire est connard appelé Taxi ».

     

    Uber, Lyft and Airbnb, des compagnies dont les créations ont outrepassé les lois existantes, sont les manuels scolaires de ce que les politiques sont à mêmes de combler

     
    Les méthodes employées en situation de crise sont par exemple les mêmes: Appel à l’action sur les réseaux sociaux, interpeller les élus politiques, et du porte à porte si nécessaire pour convaincre les citoyens, consommateurs et utilisateurs de se mobiliser pour la compagnie.
     
    L’arrivée de conseillers politiques venus de Washington correspond enfin à la fin de la campagne présidentielle qui a laissé nombre d’entre eux libres de se réorienter, Républicains et Démocrates confondus.

    * « Silicon Valley is ‘officially a retirement community for D.C. political vets starting fresh outside the nation’s capital » – The Los Angeles Times

***

  • Les étudiants progressistes aussi intolérants que leurs confrères conservateurs?

    Oui à en croire les dernières échauffourées entre partisans et opposants de Donald Trump et de ses supporters dans les universités du pays, notamment celle libérale de UC Berkeley en Californie qui a été le théâtre de violentes émeutes déclenchées par la visite de personnalités conservatrices (Milo Yiannopoulos et Ann Coulter) et qui ont dû être annulées pour des questions de sécurité.
    Une situation dénoncée par les organisateurs républicains comme une violation de leur liberté d’expression et la preuve de l’intolérance de certains étudiants progressistes.

    Un argument qu’il est de plus en plus difficile de critiquer comme l’explique Politico:
     

    Pendant des années, les conservateurs ont été traités d’intolérants, souvent pour de bonnes raisons. Mais les conservateurs vous diront aujourd’hui que ce sont les progressistes qui sont intolérants, en utilisant notamment l’excuse du politiquement correct comme un moyen d’oppression. C’est d’ailleurs devenu un thème important de la campagne, et l’une des principales raisons invoquées par les électeurs de Trump.

     
    Des récentes recherches universitaires montrent que les préjugés et le degré d’intolérance s’équivalent entre les conservateurs et religieux et les progressistes et les Athées.
     
    Dans une étude intitulée « Predicting Ideological Prejudice » publiée dans la revue Psychological Science, Mark J.Brandt explique que les préjugés se fondent avant tout sur des oppositions idéologiques auxquelles se rattachent des considérations sociales et économiques: 
     

    Les supporters conservateurs sont censés s’opposer aux progressistes, gays et lesbiennes, transgenres, féministes, Athées, ceux qui reçoivent les aides de l’Etat, les immigrés en situation irrégulière, les noirs, les scientifiques, les Hispaniques, les syndicats, les bouddhistes, musulmans, hippies, hipsters, démocrates, les goths, immigrés, les plus défavorisés et les nerds.
    Les progressistes de l’autre côté ne devraient pas s’entendre avec les conservateurs, fondamentalistes chrétiens, aux riches, Tea Party, grandes entreprises, Chrétiens, Mormons, aux militaires, Catholiques, la police, hommes, blancs, Républicains, religieux, aux gens de milieux favorisés.

     
    Exemple: Parce que les policiers sont perçus généralement comme étant plutôt conservateurs, les progressistes auront peu de tolérance envers eux.

    Certains diront que l’intolérance des conservateurs est plus dommageable que celle des progressistes car elle cible des groupes plus vulnérables; mais les conservateurs répondront que les progressistes dominent culturellement la société, contrôlent les médias, les universités, Hollywood et l’éducation.

    L’un des moyens les plus efficaces pour entamer un dialogue entre les deux partis est de rentrer en contact avec son « adversaire » et de partager un objectif commun et « neutre » avec lui explique Mr Brandt.

    * « Why Liberals aren’t as tolerant as they think » – Politico

 

Mercredi 1er février 2017: Cour Suprême, Incompétence et « chaos volontaire »

  • Premier prime time de Donald Trump en direct de la Maison Blanche pour l’un des évènements majeurs de sa présidence, la nomination du neuvième juge de la Cour Suprême, vacant depuis la mort d’Anthony Scalia en février dernier, et au cours duquel il était détendu et plutôt conciliant.
    Son choix s’est porté sur Neil Gorsuch, 49 ans, le plus jeune prétendant à ce poste en 25 ans, diplômé de Columbia, Harvard et Oxford, présenté « l’un des universitaires les plus brillants au monde », l’héritier le plus fidèle du « grand Anthony Scalia » et l’homme « dont le pays a énormément besoin aujourd’hui. »
    Le rapport de force idéologique au sein Cour Suprême des Etats-Unis ne va pas changer par rapport à l’année dernière, avec quatre « conservateurs » contre quatre « démocrates » et un neuvième, Anthony Kennedy, qui penche le plus souvent vers les républicains mais a défendu le droit à l’avortement, l’Affirmative Action et les droits des homosexuels – encore faut-il que les Démocrates l’acceptent, et mardi soir, Nancy Pelosi, affirmait que l’opposition bloquerait la nomination de Gorsuch.
  • Le contenu et l’application de la « Travel Ban » ce weekend seraient révélateur, pour de nombreux médias et politiques, de l’incompétence » de la Maison Blanche.
    Donald Trump a laissé Stephen Miller, un jeune conseiller de trente deux ans, décider de ne pas informer le Conseil National de Sécurité, ni les agences gouvernementales concernées, ni le futur Secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, celui de la Défense, Jim Mattis, et celui de la Sécurité Intérieure, John Kelly, sous prétexte qu’ils n’étaient pas dignes de confiance.
    La coopération entre la nouvelle administration et le cercle rapproché du président commence plutôt mal.

    Politico rapporte que messieurs Bannon et Miller ont demandé l’aide de conseillers travaillant à la Commission des Affaires Judiciaires de la Chambre des Représentants pour l’ébauche de la « Travel Ban » et leur auraient fait signer au préalable un contrat de confidentialité leur interdisant de prévenir leur supérieurs, le président de la Commission concernée, Bob Goodlatte, ni Paul Ryan. 
  • Le chaos provoqué cette semaine par la « Travel Ban » est volontaire explique le Washington Post: « Tout ce qu’on connait de Trump, l’homme d’affaires et le présentateur télé suggère qu’il excelle dans le chaos, qu’il croit que le chaos produit les résultats qu’il aime ». Regarder des épisodes de The Apprentice permet de comprendre sa tactique de jeu: Créer le chaos en provoquant tensions et incompréhensions entre participants puis arriver en tant que décideur ultime pour virer les plus faibles pour garder les plus forts.
  • Est-ce que Trump serait plus enclin à se laisser « trumper » par sa personnalité haute-en-couleur quand sa fille Ivanka et son gendre sont absents. Emily Jane Fox note dans Vanity Fair que les nombreux dérapages de Trump ont eu lieu le vendredi soir et samedi, lorsque le couple Kushner observe le Shabbat orthodoxe, et doit s’abstenir de travail et de technologie. C’est durant ces 24 heures qu’ont eu lieu les évènements « off-script » ces deux dernières semaines: l’appel passé aux Parcs Nationaux le lendemain de son investiture pour obtenir les chiffres de la mobilisation puis envoyer le porte parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, mentir aux journalistes sur la taille de la foule, après un discours bizarre devant la C.I.A. ou la semaine dernière, quand il a annoncé la « Travel Ban » et provoqué des manifestations dans tout le pays.
    Les dimanches seraient consacrés à des opérations de sauvetage en terme de communication.
  • Les fils Murdoch, Lachlan et James Murdoch, respectivement président et P.D.-G. de la 21st Century Fox, propriétaire de Fox News, ont diffusé lundi un memo interne décrivant « une compagnie menée par la créativité et l’innovation » qui reconnait « l’unique perspective offerte par les nombreux individus qui sont venus aux USA à la recherche d’opportunité de s’exprimer librement (…) Nous respectons profondément les valeurs de diversité et pensons que l’immigration est une part essentielle de la force des Etats-Unis ». Ils se sont engagés à défendre tous les employés et leur famille qui seraient touchés par la « Travel Ban ».
    Le New York Times et le Wall Street Journal ont fait de même. Mais « la plupart des sociétés de médias, y compris les chaînes ABC News, NBC News, CBS News et CNN n’ont pas publié de déclarations officielles » sur la question.
  • Selon The Hill, les Représentants républicains travaillent sur une législation qui prévoit l’abolition de l’Agence de Protection de l’Environnement. « Les règles et régulations promulguées par les bureaucrates non élus » de cette organisation seraient devenues « un obstacle extraordinaire pour le peuple américain et les petites entreprises » selon l’auteur de la proposition de loi, Matt Gaetz. Donald Trump avait souhaité la disparition de l’EPA, vieille de 46 ans, avant de reconnaître l’utilité de quelques unes de ses fonctions. A suivre…
  • La guerre continue entre Donald Trump et CNN puisque la Maison Blanche a interdit à son personnel d’intervenir sur le plateau de la chaîne d’informations considérée comme une antenne de « fake news par le président, lors de sa première conférence de presse post élections au début du mois de janvier
  • Sean Spicer « ne sait pas » si le président assistera le 29 avril prochain au White House Correspondant Dinner, l’une des plus importantes soirées de gala annuelles de Washington mais surtout l’une des plus médiatiques au cours de laquelle sont conviés journalistes et comédiens qui viennent gentiment « griller » le président. Reliable Sources rapporte que certains proches de Trump, dont l’animatrice radio, Laura Ingraham, l’encouragerait à boycotter l’évènement, pour se différencier de l’élite de la capitale et éviter de se faire harakiri en direct à la télé.
    Participation ou non, l’évènement aura lieu le 29 avril à l’Hotel Hilton.  
  • « Move over Friendsgiving. Galentine’s Day is on the Way »
    « Galentine’s Day », c’est le nom d’un épisode de la série Parc and Recreations, et le jour préféré de l’année pour son personnage principal, Leslie Knope (Amy Poehler) car dédié aux « filles qui célèbrent les filles », et célébré la veille de Valentine’s Day. Dans le climat délétère actuel et le formidable espoir insufflé par la Marche des Femmes, Galentine’s Day devrait avoir plus de succès cette année rapporte AP cette semaine.

Le kiosque du mercredi 25 janvier 2017

Bonjour, c’est le kiosque du 25 janvier. La formule est plus courte et condensée et sera désormais disponible chaque matin en France, sur FacebookTwitter et notre site internet. Pour ceux qui souhaitent approfondir, il y les liens directs vers les sources américaines.

  • Kellyanne Conway, ancienne porte parole de campagne de
    Kellyanne Conway sur un plateau télé.

    Trump, désormais conseillère du président, présente sur tous les plateaux télés depuis six mois, est tellement populaire qu’elle aurait reçu des menaces de mort, et selon elle à cause de la mauvaise image que lui donne les médias. Elle a reçu la protection des services secrets / Axios 

  • What Trump reads and Watch: « president Trump passe un
    Sans doute l’une des couvertures préférés de Trump en 1990

    bon bout de temps et d’énergie à ridiculiser les médias. Il passe encore plus de temps à être obsédé par eux.
    Il lit peu, même les briefings doivent être résumés et présentés points par points le plus simplement possible mais il consomme beaucoup de médias traditionnels. Le New York Times, le tabloïd new yorkais, New York Post et sa fameuse rubrique people Page Six et de temps en temps le Wall Street Journal.

    A la télé il regarde l’émission politique de la chaîne libérale MSNBCMorning Joe à six heures du matin puis Fox & Friends sur Fox News, à sept heures du matin et CNN entre temps.
    Il déteste l’ordinateur et communique en écrivant avec un marqueur sur des feuilles blanches qui sont transformés en dossiers pdf envoyés aux intéressés.
    Trump adore les médias et ne peut s’en passer.  / Axios 

  • Barbara et George H. Bush respectivement 91 et 91 ans

    Le couple Bush Senior, soixante douze ans de mariage, a été hospitalisé la semaine dernière et n’a pas pu assister à la cérémonie d’investiture de Trump. Barbara est restée au chevet de son mari après une rémission plus rapide et lui aurait demandé de guérir le plus vite possible pour pouvoir assister au Super Bowl à Houston au Texas le 5 février prochain.
    La photo est touchante

  • Des sièges « skype » dans la « briefing room » de la Maison Blanche. Le porte parole de la Maison Blanche, Sean Spicer a annoncé lundi que la conférence de presse serait désormais ouverte à des journalistes via Skype pour inclure les rédactions en dehors de Washington qui n’ont pas les effectifs ou les moyens d’envoyer un correspondant permanent dans la Capitale.
    Twitter / Fox News

     

  • EPA en sursis
    On a appris hier le blackout médiatique, notamment sur les réseaux sociaux, dont est l’objet l’Agence de Protection de l’Environnement, qui n’est plus autorisée à communiquer avec la presse. Touts les contrats et subventions passées avec des agences extérieures sont momentanément gelés.
    En représailles, le park national de Badlands a utilisé son compte Twitter mardi pour poster différentes informations concernant le changement climatique et qui contredisent les croyances du président Trump et de sa nouvelle administration sur l’environnement.
    Les tweets ont été depuis supprimés.  

    Twitter / @BadlandsNPS
  • Devant le refus de Donald Trump de publier ses déclarations d’impôts, sous prétexte que cela n’intéresse personne, et le blackout médiatique imposé sur certains agences fédérales, de nombreux médias mettent à disposition de leurs lecteurs des serveurs sécurisés pour communiquer en toute sécurité des informations sensibles. 
  • Tandis que le Guardian hier appelait les journalistes américains à plus de solidarité et de collaboration pour résister aux attaques de Trump et enquêter sur ses conflits d’intérêts, un journaliste du New York Times appelle ses confrères à boycotter les conférences de presse de la Maison Blanche après les propos mensongers de son porte parole samedi dernier sur le nombre de participants à la cérémonie d’investiture de Donald Trump.
  • Des nombreux appels ont été lancés sur Facebook hier pour pousser les citoyens à appeler directement leurs représentants et sénateurs pour les convaincre de s’opposer aux Républicains. Des documents sont également partagés sur Google qui proposent les démarches précises à entreprendre. 
  • Un application appelée Countable est lancée aujourd’hui et permet aux internautes de recevoir les dernières nouvelles concernant les représentants du pays, les lois sur lesquelles ils travaillent et devront voter et qui leur permettent de communiquer directement avec eux, via courrier électronique.
    L’application rejoint d’autres outils numériques censés connecter les électeurs avec les leurs élus, comme Madison Project, qui permet de commenter sur les propositions de lois en cours. Wired

  • Les républicains ont clôt l’enquête sur la crise sanitaire de Flint dans le Michigan où cent mille personnes ont été empoisonnées à cause de l’eau contaminée ces deux dernières années. La responsabilité du gouverneur républicain Nick Snyder dans les problèmes de gestion de la crise n’a pas été établie.
  • Paris Jackson, la fille de Michael Jackson, en couverture de
    Rolling Stone – février 2017

    Rolling Stone, croit en la responsabilité du docteur Murray, le médecin soignant du chanteur dans la mort de son père, mais affirme qu’il aurait été victime d’un complot. Elle refuse depuis de répondre aux questions des journalistes.
    Après des années de dépression à la suite d’un viol, elle est aujourd’hui en meilleure santé, travaille comme mannequin et veut devenir actrice.