08.11.17

 

Il y a un an, Donald Trump battait Hillary Clinton aux élections présidentielles américaines.

 

1. « Tsunami Election »

 

 

Bill de Blasio, le maire démocrate de New York a été réélu facilement pour quatre ans hier avec 66% des voix contre Nicole Malliotakis, la candidate républicaine malgré une mobilisation très faible de 22%. Daily News

« Ce soir, New York a envoyé le message à la Maison Blanche. C’est le suivant: On ne peut pas s’en prendre aux valeurs de New York et gagner Mr le président. Si vous vous retournez contre les valeurs de votre ville natale, votre ville se défendra.

Le New York Post qui déteste de Blasio partageait son dépit ce matin.

 

 

En Virginie, la démocrate Danica Roem, 33 ans, est devenue la première transgenre à remporter un siège dans un parlement américain en battant Bob Marshall, réélu depuis 1992 et défenseur de la « bathroom bill » qui aurait interdit aux personnes comme Roem d’utiliser les toilettes de son choix. Washington Post

Un an après la pire défaite de leur histoire les Démocrates avaient le sourire aux lèvres hier après la large victoire de Ralph Northam au siège de gouverneur de Virginie contre le républicain Ed Gillespie, pourtant soutenu par le président.
Dans le New Jersey, c’est le démocrate Phil Murphy qui succédera au gouverneur républicain Chris Christie, détesté de tous – National Review

Dans ce scrutin qui a ouvert la voie aux élections de mi-mandat de 2018, les électeurs ont rejeté le président Trump et offert aux Démocrates une grande victoire dans un « swing state » qui leur donne l’espoir de regagner le pouvoir à Washington.

 

 

En Caroline du Nord, la ville de Charlotte vient d’élire la première maire démocrate afro-américaine Vi Lyles

 

 

A Manchester, dans le New Hampshire, la démocrate Joyce Craig sera la première femme de l’histoire de la ville à occuper le siège de maire. Elle a battu le maire sortant, Ted Gatsas.

 

 

2. Great Gun Divide

 

A chaque nouvelle tuerie, les Démocrates et médias libéraux du pays appellent à un renforcement du contrôle des armes, mais pour Jonah Goldberg de National Review, ces appels répétés n’aboutissent à rien car « les pro-armes veulent en faire une lutte au nom de la guerre culturelle alors que les anti prétendent que ça n’a rien à voir ».

Mais la principale raison pour laquelle rien ne change, c’est parce que la défense du Second Amendement est un enjeu politique majeur pour les Américains, et que la capacité de mobilisation, au niveau électoral notamment, des détenteurs d’armes à feu est bien plus importante que celle des partisans d’une régulation des armes à feu, pour qui ce thème n’est pas central dans leur choix de vote.

Selon Gallup, 76% des Américains sont contre l’interdiction de la possession d’armes à feu.

C’est une expérience intéressante  de se demander à quoi ressemblerait l’Amérique si les partisans du contrôle des armes à feu commençaient à confisquer les armes de propriétaires respectueux de la loi. A part des retombées financières catastrophiques pour la NRA, des millions d’Américains verraient leurs pires soupçons se confirmer, et le profond ressentiment ancré dans l’Amérique « rouge » ne ferait qu’empirer et au delà de tout ce qu’on a déjà vu. Peut être qu’il y aurait moins de tueries et moins de morts bien que je sois sceptique la dessus. Mais Je suis sûr que notre politique serait pire qu’elle ne l’est déjà aujourd’hui.

« The Great Gun Divide »National Review

 

 

 

3. Conflits d’intérêts

 

 

Le New York Times a publiquement rompu les liens hier avec son cabinet d’avocat, « Boies Schiller and Flexner » après la publication de la seconde enquête de Ronan Farrow dans le New Yorker cette semaine sur « les espions de Weinstein » qui décrit comment cette firme a essayé de cout-circuiter leurs recherches en engageant une agence spécialisée dans l’espionnage pour enquêter sur ses propres journalistes.

David Boies, un partenaire de la firme, affirme que le quotidien savait qu’il pouvait travailler avec des clients dont les intérêts sont contraires à ceux du Times.

David Boies est le deuxième grand avocat américain à voir sa carrière endommagée après avoir défendu Harvey Weinstein. La première, Lisa Bloom, a elle aussi du abandonner son client après l’accumulation et l’aggravation des accusations portés contre lui – Associated Press

 

 

4. Si vous avez le temps de lire:

 

 

 

  • Un reporter de Businessweek a dîné avec Al-Walid une semaine avant son arrestation par les autorités saoudiennes dans le cadre d’une « campagne contre la corruption ». Le journaliste revient sur sa relation avec l’homme d’affaires, qui comme le prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a ordonné son arrestation, est favorable à une réforme des institutions du pays.
    * « I dined with Alwaleed in the Desert Days Before His Arrest »Businessweek

 

  • Pour les amoureux de New York et de presse magazine, New York magazine publie un livre de 482 pages pour ses cinquante ans, et ça à l’air génial. Vous pouvez y jeter un coup d’oeil ici ou

 

 

 

 

5. A Ecouter

 

« 2016: What I should have done differently ». Dernier épisode de la série de podcasts de Politico intitulée « Women Rule » qui interrogent cinq femmes ayant participé aux campagnes de Clinton, Cruz, Rubio, Sanders et Trump l’année dernière et « ce qu’elles ont appris, ce qu’elles auraient fait différemment, et quand est-ce qu’elles voient une femme à la Maison Blanche

 

 

 

6. On vit une époque formidable

 

  • La compagnie de divertissement Walt Disney Co. a refusé d’inviter le Los Angeles Times aux avant premières de ses films à cause d’une enquête polémique du quotidien californien sur Anaheim, la ville du comte de Orange, dans la grande banlieue de L.A. qui accueille Disneyland Park (« Is Disney paying its share in Anaheim? »).
    Devant la pression et le boycott de quotidiens (The New York Times), journalistes (WaPo) et associations de critiques, Walt Disney est revenu sur sa décisionThe Wrap
  • L’ironie de l’histoire, c’est que Disney, le premier groupe de divertissement au monde, est très présent dans l’industrie des médias (ABC News, ESPN, ESPN Magazine): En gros, c’est groupe de médias qui en a directement un autre. – Politico

 

  • Nike dans l’embarras: La compagnie américaine qui a remporté en 2015 un contrat de un milliard de dollars pour devenir l’équipementier officiel de la NBA pendant huit ans, à compter de cette année, doit revoir le design de ses maillots, trop légers et près du corps, qui n’arrêtent pas de déchirer sur les courtsESPN
    Par ailleurs, les grandes stars de basket qui ne sont pas sous contrat avec Nike, qui a été autorisé à mettre son logo sur les uniformes, font tout pour le cacher.  Business Insider

 

  • Barack Obama est en train de récolter des centaines de millions de dollars pour la construction du Barack Obama Presidential Center, un complexe de 80 000 m2 qui doit ouvrir dans le « South Side » de Chicago en 2021 qui ne fait pas que des heureux: Les habitants de ce quartier populaire de la « Wind City » craignent que « Obamaland », censé abrité un musée et une bibliothèque, ne fasse augmenter les prix de l’immobilier et les poussent éventuellement à partir.

 

  • La suppression du « home button » du dernier Iphone X est un cauchemar pour de nombreux utilisateurs de Apple. Des tutoriaux ont été créé pour leur venir en aide – Co.Design

 

 

7. Couv’ du Jour: Femmes et Marines, au delà de l’uniforme

 

 

  • Le Washington Post magazine consacre sa « cover story » à huit femmes actives ou retraités de l’unité d’élite de l’armée américaine, les Marines dont la réputation a été entachée au début de l’année par les révélations de l’existence d’une page Facebook, Marines United, forte de trente mille membres, où étaient partagées des photos explicites de leurs collègues féminines.
    Elles racontent leur expérience au sein des Marines (où elles ne représentent que 7% des effectifs) et la vie quotidienne en dehors, pourquoi elles ont choisi d’y entrer et dans quelles circonstances, elles l’ont quitté.
    « The Few, The Proud »Washington Post magazine

Accord de Paris: Aux USA, la colère gronde et la réaction s’organise

 

Le président américain a confirmé hier après midi depuis le Rose Garden de la Maison Blanche, le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, malgré les mises en garde de sa fille Ivanka, de nombreux chefs d’entreprise, des Démocrates et leaders du monde entier.
Comme l’ont souligné Barack Obama et Al Gore, ce sont désormais les Etats, les villes, les entreprises, les citoyens américains qui vont mener la lutte pour la protection de l’environnement, et selon le New York Times, la résistance est déjà en marche.

 

Le discours

  • Une promesse tenue: Donald Trump a tenu une fois de plus l’une de ses promesses de campagne, quels qu’en soient les conséquences nationales et internationales. Il a satisfait sa base électorale et une majorité de la droite américaine euro-sceptique.

    A partir d’aujourd’hui, les Etats-Unis vont cesser toute application de l’accord non obligatoire de Paris et les mesures draconiennes et financières qu’il impose sur notre pays.

  • La phrase à retenir:

    J’ai été élu pour représenter les citoyens de Pittsburg. Pas de Paris.

    Le maire démocrate de Pittsburg a répondu sur CNN que « la ville [avait] voté à 80% pour Hillary Clinton » et qu’il [s’engageait] à continuer de réduire les émissions de dioxyde de carbone.

  • Raisons du retrait:

    L’accord de Paris est très injuste pour les Etats-Unis.

    En accord avec son programme électoral « America First », l’économie, les emplois, les citoyens et les contribuables américains ne seront plus pénalisés par un accord international.

  • Trump s’est dit ouvert à des négociations visant à redéfinir « de manière plus juste » les termes de l’accord mais l’Allemagne, l’Italie et la France s’y sont opposés dans une déclaration commune.
  • Trump a égratigné au passage son prédécesseur:

    L’accord a été mal négocié par l’administration Obama

    Lui et les Républicains sont déterminés à détruire tout ce qu’il a entrepris et accompli et ils y arrivent.

 

Les Réactions

  • On s’y attendait mais le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris est un coup de massue et le discours réactionnaire, belliqueux et nationaliste du président américain n’a rien arrangé.
    Hier après midi, une partie de l’Amérique est sous le choc
  • Une autre partie célébrait la « réaffirmation de la souveraineté de l’Amérique » et la défense de ses intérêts vis-à-vis du reste du monde: Breitbart, Fox News, National Review, le Wall Street Journal, Paul Ryan, le porte parole de la Chambre des Représentants, le chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell.
  • A la Maison Blanche, c’est une victoire pour Steve Bannon et les « nationalistes », qui regagne de l’influence contre les « modérés » représentés par Ivanka Trump, son mari Jared Kushner ou Gary Cohn.
    Scott Pruitt, directeur de l’Agence de Protection de L’environnement climatosceptique assumé et proche des industries polluantes, qui est intervenu après Trump hier après midi, est aussi l’un grand gagnant.

 

  • Elon Musk, le milliardaire fondateur des voitures électriques Tesla et Bob Iger, le président de Disney, ont décidé de quitter le conseil économique du président.
  • Barack Obama a dénoncé « un retour en arrière » de l’administration qui refuse d’admettre que le « secteur privé américain est majoritairement favorable aux énergies renouvelables ». Il appartient aujourd’hui aux Etats, villes et aux entreprises de montrer l’exemple.
  • Même constat pour Al Gore qui a qualifié la décision de Trump de « dangereuse et indéfendable » et appelé le peuple américain à continuer à défendre l’environnement.
  • Leonardo DiCaprio qui avait rencontré Ivanka Trump et le président-élu en novembre dernier pour tenter de prêcher la bonne parole à appelé à la résistance sur Facebook

 

Une première initiative « parallèle » ambitieuse

  • Selon le New York Times, une trentaine de maires, trois gouverneurs démocrates (Washington, New York, Californie), 80 présidents d’universités et une centaine d’entreprises et des entreprises américaines négocient avec les  Nations Unies pour atteindre les objectifs fixés dans l’accord de Paris sur le climat, malgré la décision de Trump.
  • Michael Bloomberg, l’ancien maire de New York, coordonne les efforts et affirme avec optimisme que les initiatives concertées des villes, des Etats et des industries peuvent surpasser l’objectif que s’étaient fixés les Etats-Unis de réduire de 25% d’ici 2025 les émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 2005:

    Un engagement parallèle qui transfère la gestion de la lutte contre le changement climatique du gouvernement fédéral aux niveaux inférieurs du gouvernement, aux Etats, au monde universitaire et à l’industrie.

  • Pour les entreprises qui ont soutenu le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, les bénéfices pourraient être bien moins importants que les critiques et le boycott des consommateurs, à l’intérieur du pays comme à l’étranger.

 

Le gouvernement vient de renoncer à l’accord de Paris pour des raisons purement électorales et d’affaiblir sa position de leader sur la scène international mais aussi à l’intérieur du pays où des acteurs politiques, associatifs, économiques et privés vont prendre la relève la lutte pour la protection de l’environnement.

Le kiosque du 04.05.17: Alt Right et les élections françaises – Heritage Foundation – Barack avant Michelle – Morts à la frontière – Kentucky

 

  • Comment l’Alt-Right essaye d’influencer les élections françaises … sans grand résultat

    Sur un forum de messagerie en ligne fréquenté par les extrémistes aux Etats-Unis, un utilisateur anonyme a appelé le mois dernier ses confrères à bombarder les sites de réseaux sociaux en France pour soutenir Marine Le Pen, la candidate française d’extrême droite, en utilisant des memes, des hashtags et autres astuces numériques qui avaient bien marché lors des élections présidentielles américaines l’année dernière. En quelques jours, des centaines d’utilisateurs aux Etats-Unis s’étaient proposé à aider la campagne en ligne.
    Mais les tactiques américaines n’ont pas bien marché de l’autre côté de l’Atlantique

    Les raisons: Les hashtags en anglais, des memes qui ne raisonnent pas dans l’imaginaire français et surtout un pays a ses propres problèmes et façons de faire campagne: Les outils de propagande numériques utilisés par l’alt-right n’ont pas réussi à court-circuité le discours politique en France.
    Par ailleurs la France ne dispose pas d’un médium aussi influent que l’a été Breitbart News dans la campagne américaine.

    * « In French Elections, Alt-Right Messages and Memes Don’t Translate » – The New York Times

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  • Le think tank de la droite américaine en mauvais état

    The Heritage Foundation, créé en 1973 par deux Républicains de Capitol Hill pour influencer les décisions du Grand Old Party au Congrès américain – à travers des rapports courts capables d’être lus en une heure par les sénateurs et Représentants – est devenu en plus de quarante ans le think tank le plus influent de Washington.
    Pourtant « les liens étroits » qu’entretiennent aujourd’hui ces institutions « avec les campagnes et les partis a changé la relation entre [leurs] idées et objectifs politiques ».
    Le départ précipité de l’actuel président de l’Heritage Fondation, Jim DeMint, en place depuis 2013, malgré le pari réussi d’avoir soutenu Donald Trump quand d’autres think tanks avaient choisi Ted Cruz, reflète cette tension et les défis rencontrés par l’institution ces dernières années: Soutien au pouvoir en place ou organisation indépendante chargée de défendre une certaine vision du conservatisme.

    La recherche d’un nouveau leader donne à Heritage la chance de corriger les déviations qu’elle a prises par rapport à son objectif initial et de réaffirmer son identité comme l’usine à idée dont a besoin le mouvement conservateur. 

    Et redevenir un contre-pouvoir indépendant capable d’influencer l’actuel administration

    * « How to make the Heritage Foundation Great Again » – Politico

 

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  • Barack avant Michelle

    « Rising Star » est la dernière biographie de David J. Garrow consacrée au président Obama dans il explique les « calculs que [le jeune Barack] a fait durant les décennies qui ont précédé sa victoire présidentielle » et comment est-ce qu’il a « froidement compartimenté son existence » en conséquence, et dû faire des « sacrifices émotionnels à la poursuite d’un but improbable pour le commun, sauf pour lui. Chaque étape – de son engagement dans la vie de la communauté [afro-américaine de Chicago], à l’Ecole de Droit de Harvard, et même le choix de ceux qu’il a aimé – ne visait pas seulement à vivre sa vie mais à accomplir un destin ».

    On apprend également que Barack Obama a eu une vie amoureuse à Chicago avant Michelle rencontrée en 1989.
    Il a vécu pendant plusieurs années avec Sheila Miyoshi Jager, alors étudiante en anthropologie et blanche comme sa mère Stanley Ann Dunham et dont « les origines hollandaises et japonaises s’inscrivaient dans l’univers multiculturel qu’il essayait de laisser derrière lui ».

    Elle explique à Garrow que Obama avait déjà « un grand besoin d’être aimé et admiré » et qu’elle a vécu une relation très « isolée » puisqu’il compartimentait sa vie sociale de sa vie familiale.

    Ses parents ont refusé la demande en mariage de Barack Obama, faite en 1986, parce qu’elle était trop jeune et parce qu’ils avaient des doutes sur ses ambitions professionnelles.
    A partir de 1987, Barack Obama serait devenu bien plus ambitieux – il parlait déjà de devenir président – et s’est progressivement débarrassé d’une conscience « multiculturelle et internationaliste » pour embrasser l’identité afro-américaine dans laquelle une compagne blanche pouvait être un problème: « L’adoption d’une identité noire était directement liée à la décision de poursuivre une carrière politique » explique Mme Jager, aujourd’hui professeure d’Etudes asiatiques à Oberlin College dans l’Ohio.
    La conclusion de l’immense ouvrage de 1460 pages sur la détermination de Obama: « une volonté inébranlable » mais « appareil creux à l’intérieur »

    * « Before Michelle, Barack Obama asked another woman to marry him. Then politics got in the way. » – The Washington Post

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  • Comment se débarrasser de Trump?

    C’est le grand format du New Yorker cette semaine, « Endgames » ou comment couper court à la présidence de Trump.
    Tout d’abord, un président qui ne termine pas mandat est rare: il y a les décès (huit présidents sont morts en exercice) et la démission de Richard Nixon; deux procédures de destitution ont été enclenchées mais n’ont jamais abouti.

    Il existe deux manières de se débarrasser d’un président: soit en invoquant le XXVème Amendement, décidé par le vice-président et l’Administration, selon lequel le chef de l’Etat est « incapable d’exercer ses pouvoirs », considéré davantage comme « une fantaisie libérale » qu’une éventualité même si Trump est un narcissique sadique.

    L’autre option plus réaliste est celle de l’Impeachment, un « outil de responsabilité politique plus qu’un processus judiciaire » qui peut être voté par la Chambre des Représentants qui aura déterminé que le président à commis une erreur assez grave pour être destitué – c’est elle qui définit la nature de cette erreur à « un moment donné de l’histoire ».
    Pour Bill Clinton, ça été d’avoir menti (perjury) devant un grand jury et seule sa côte de popularité – 70% d’opinions favorables en 1999 – lui ont permis d’être acquitté par un Sénat qui n’a pas atteint une majorité requise de 67 votes sur 100.

    Concrètement, il faudrait un changement de majorité au Congrès américain lors des élections de mi-mandat en novembre 2018 pour que les Démocrates président les commissions parlementaires et sénatoriales capables de trouver des éléments à charge contre le président (conflits d’intérêts, impôts, la Russie) et enclenchent une procédure de destitution si tant est qu’il soit toujours aussi impopulaire auprès des Américains – il a 40% d’opinions favorables, le score le plus bas jamais réalisé depuis que l’institut Gallup réalise ces sondages d’opinions.

     

    * « How Trump Could Get Fired? » – The New Yorker

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  • Kentucky, bientôt le premier Etat américain où il est impossible d’avorter

    Cette année, le gouverneur Matt Bevin, un Républicain fervent militant pro-life a empêché une clinique du Planning familial de procéder à des avortements, a fait fermer un clinique pratiquant l’IVG dans la ville de Lexington et menacé de fermer la dernière [de l’Etat] à Louisville.
    Soutenue par l’American Civil Liberties Union, la clinique a porté plainte contre l’Etat. Le procès aura lieu au mois de septembre.
    La démarche très agressive du gouverneur a fragilisé les militants des droits des femmes, l’ont transformé en héros chez les opposants à l’avortement et les a mené tout à cette question: Le Kentucky est-il en passe de devenir le seul Etat sans aucune clinique pratiquant l’avortement?


    Les assauts répétés des gouverneurs, Représentants et Sénateurs républicains au niveau des Etats et de Washington contre l’avortement remet aujourd’hui en cause ce droit reconnu dans la Constitution américaine depuis 1973.

    Le Kentucky, qui disposait de 17 cliniques pratiquement l’IVG en 1978, fait partie aujourd’hui des sept Etats – avec le Dakota de Nord, le Dakota du Sud, le Missouri, le Mississippi, le Wyoming et la Virginie Occidentale – qui n’en disposent plus que d’une.

    * « Legal fight could make Kentucky Only State With no abortion Clinics » – The New York Times

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  • « Operation Identification »

    Grand reportage multimédia dans le New York Times sur ces milliers d’anonymes qui sont morts en tentant de traverser la frontière mexicaine vers les Etats-Unis en quête d’une nouvelle vie.

    « Ils représentent une fraction des morts recensés le long de la frontière texane. Dans un comté seulement, les restes de cinq cent immigrés ont été retrouvés depuis 2009 »

    Ils sont identifiés par des numéros « Case 0435 » est mort à un kilomètre d’une route qu’il devait essayer de retrouver, « Case 0469 » a été retrouvé avec un bracelet vert, « Case 0519 » portait sur lui une bible en espagnol. Tous ces objets sont gardés dans une morgue de Texas State University située près de San Antonio qui finance un projet Operation Identification avec le département d’anthropologie médico-légal qui essaye d’identifier ces individus, morts pour la plupart de déshydratation.

    * « A Path to America, Marked by More and More Bodies » – The New York Times

 

  • Elizabeth Moss est une new yorkaise

    Extrait d’une interview donnée au New York magazine:

Le Kiosque du 25.04.17: Les cent jours! – Guerre contre les pauvres – Communauté LGBT menacée – Grève des scénaristes – Obama is back!

 

 

  • Les cent premiers jours du président

     

    Donald Trump laid out a plan for his first 100 days in the Oval Office.

    Même s’il affirme que la barre symbolique des cent jours (qui aura lieu samedi) n’est qu’une énième construction des médias, Trump y a consacré un site internet dans lequel il énumère toutes les différentes actions et décisions prises depuis son entrée à la Maison Blanche:
     

    Durant les cent premiers jours, le président Donald J. Trump a agi pour [1] restaurer la prospérité, [2] protéger et garantir la sécurité des Américains, et [3] tenir le gouvernement responsable.
    A une allure historique, ce président a signé plus de législations qu’aucun autre de ses prédécesseurs en cinquante ans.
    En se concentrant sur la reconstruction de l’armée, en mettant fin à l’immigration illégale et en redonnant davantage de confiance à l’économie, le président a tenu ses promesses au peuple américain.

     
    Entre plusieurs vidéos, des pancartes, pour ceux qui n’auraient pas compris:

    Les Grands absents: les deux décrets présidentiels sur l’immigration et l’American Affordable Care Act, ses plus gros échecs politiques.
    Dernière minute: un juge fédéral de San Francisco a bloqué hier le décret – encore un autre – de Trump qui menace le financement des villes sanctuaires qui protègent le sort des immigrés en situation irrégulière.

    Associated Press dresse un bilan un peu plus mitigé:

    Sur les 38 promesses spécifiques de Trump écrites dans son contrat des cent premiers jours pour ses électeurs – « ma promesse envers vous » – il en a accompli dix, la plupart à travers des décrets présidentiels qui ne demandent aucune législation, comme le retrait des Etats-Unis du TPP (le partenariat trans-pacifique).

    Il en a abandonné d’autres et a échoué à en délivrer d’autres rapidement, à cause notamment d’un parti républicain divisé et de la résistance de certains juges fédéraux.
    Sur les dix promesses qui devaient passer devant le Congrès, aucune n’a été voté et la plupart n’ont pas encore été introduites.

     

    * « Trump’s 100 days promises: Fewer than half carried out » – Associated Press

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  • Vers plus de discrimination envers les homosexuels?

    Des dizaines de parlementaires républicains demandent au président Trump de se désengager des protections mises en place par Obama envers les gays et lesbiennes pour satisfaire la promesse de campagne visant à protéger la liberté religieuse.
    Debut février, Trump envisageait un décret présidentiel qui aurait annulé les décrets de Obama interdisant la discrimination contre les gays et lesbiennes dans la fonction publique ou avec des sous traitants du gouvernement fédéral.
    Mais le décret n’a jamais été signé.
    Un groupe de 51 Représentants de la Chambre du Congrès a écrit à Trump ce mois-ci pour « lui demander de signer la proposition de loi sur la liberté religieuse  (…) pour protéger des millions d’Américains dont la liberté de foi a été attaquée ou menacée ces huit dernières années. (…)
    Mais lundi, un officiel de la Maison Blanche a déclaré à USA Today qu’un programme visant à protéger la liberté religieuse était en pourparlers et que le président essayait de trouver un juste milieu.

     
    Trump soutient la communauté LGBT et refuse de la discriminer mais tient également à satisfaire les conservateurs (Mike Pence) qui défendent la liberté religieuse, elle-même discriminatoire envers les gays et lesbiennes.
    Les revendications de ces parlementaires incluent également le droit des institutions religieuses à ne pas rembourser la contraception des assurances maladie offertes à leurs employés, ou celui des médecins de ne pas pratiquer l’avortement pour des raisons religieuses.
     
    * « Republicans in Congress push for religious liberty executive order » – USA Today

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  • Le retour d’Obama

     

    Première apparition publique de Barack Obama lundi depuis son départ de la Maison Blanche le 20 janvier dernier à l’Université de Chicago, sa ville d’adoption, pour une conférence intitulée « une conversation sur l’engagement civique » devant plusieurs centaines d’étudiants.
    L’ancien président n’a pas abordé les trois premiers mois de son successeur, ni ceux de Washington, préférant se concentrer sur ses futures activités, à côté des discours rémunérés aux Etats-Unis et dans le reste du monde.

    Barack Obama aurait accepté de donner un discours devant une compagnie de Wall Street, Cantor Fitzgerald, pour la modique somme de 400 000 dollars en septembre prochain selon le Washington Examiner
     

    La chose la plus importante que je puisse faire, c’est de préparer la prochaine génération au leadership pour être capable de reprendre le témoin et changer le monde à leur manière (…)
    Parce que je suis convaincu que nous sommes capables d’affronter plein de défis, les inégalités économiques, le manque d’opportunités, le système judiciaire qui manque cruellement de productivité au changement climatique, aux problèmes liés à la violence.
    Tous ces problèmes sont graves et intimidants mais ils ne sont pas insurmontables. Ce qui nous empêche de les régler et de progresser c’est la politique et la vie citoyenne. (…)
    Les gens n’ont plus l’habitude de travailler sur un projet commun comme autrefois. Nous sommes devenus une société très individualiste. (…)


    l’habileté à créer de la confiance et des relations, c’est ce qui fait toute la différence; c’est difficile de le faire dans cet environnement mais cela n’est pas impossible.

     
    * « Chicago’s visit Monday to start Obama’s re-entry into public eye »Chicago Tribune

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  • Un dépistage avant les aides

    Milwaukee – Les résidents défavorisés qui demandent l’aide du gouvernement dans le Wisconsin doivent souvent passer par la bureaucratie frustrante et désuette d’un immeuble décrépit de Milwaukee et une procédure qui rend très difficile l’obtention de l’assistance alimentaire, du chômage, ou de Medicaid [assurance maladie pour les plus pauvres].
    Désormais, et c’est une première pour le pays, le gouverneur du Wisconsin Scott Walker a décidé de renforcer les contraintes de ceux qui appliquent pour Medicaid avec la mise en place d’un programme qui les oblige à faire un test de dépistage de drogues et subir un traitement de cure, si nécessaire, pour en bénéficier.

    Si l’administration Trump approuve le plan de Walker (…) le Wisconsin sera le premier Etat des Etats-Unis à imposer un test dépistage de drogues comme préalable à l’obtention du programme de Medicaid depuis ses 53 ans d’existence.
    « Cela pourrait avoir des conséquences radicales pour les pauvres dans tout le pays » explique une experte en politique de santé.
    Walker veut ensuite imposer ces tests de dépistage comme condition d’obtention d’autres services sociaux comme les « food stamps » [Aide alimentaire pour les plus défavorisés] ou le chômage a-t-il affirmé dans une interview avec le Globe.
    D’autres Etats pourraient suivre le Wisconsin et les critiques sont déjà en train de se mobiliser.

     
    Une attaque à peine dissimulée contre les plus défavorisés dans l’Etat de Wisconsin. La plupart de ces programmes d’assistance sont financés par le gouvernement fédéral mais leurs conditions dépendent de l’Etat qui peut volontairement renforcer les contraintes pour utiliser l’argent dans d’autres programmes, dans l’économie, l’aide aux entreprises, …

     

    * « Burden of proof » – Boston Globe

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  • Vers une grève des scénaristes américains?

    IMAGES: SHUTTERSTOCK; ILLUSTRATION: VARIETY

    Le très puissant syndicat de la Writers Guild of America qui écrit les histoires et scénarios de la plupart des productions cinéma et télé, a appelé lundi à la grève (à 96%) si des négociations ne sont pas trouvées avant la date limite du 1er mai, quand les contrats (renégociés tous les trois ans) expirent avec the « Alliance Motion Picture » et « Television Producers » qui représentent les studios.
     
    Ce sera la première grève des scénaristes en dix ans, depuis celle qui avait duré cinq mois (novembre 2007 – février 2008) au cours de laquelle 12 000 scénaristes avaient cessé d’écrire, soutenus par de nombreux acteurs américains, qui avait interrompu la réalisation de nombreuses séries.
    Les premiers touchés par une éventuelle grève à partir de la semaine prochaine seraient les Late Night Show (« Jimmy Kimmel Live », « Late Show with Stephen Colbert », « The Tonight Show with Jimmy Fallon ») ou encore Saturday Night Live.
     

    Ca pourrait très embêtant en 2017, avec Donald Trump président et un appétit renouvelé des téléspectateurs pour les comédies satiriques.

     
    * « Will TV Writers strike? Here’s what you need to know » – Washington Post

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  • Les quotidiens du mardi 25 avril 2017

Le kiosque du 04.04.17: L’équipe Trump démasquée – 8 ans pour fraude électorale – Un « test idéologique » pour rentrer aux US – Pruitt vs Fox News – Blackwater

 

  • Bientôt un « test idéologique » avant d’entrer aux States?

    « Extreme Vetting », le terme utilisé par la nouvelle administration pour justifier la mise en place de mesures de sécurité supplémentaires dans les aéroports sur les touristes qui se rendent aux Etats-Unis: ils pourraient prochainement être obligés de donner les contacts de leur téléphone portable, les mots de passe de leur compte Facebook ou Twitter, leurs relevés de compte et même répondre aux questions concernant leurs idées politiques.
     

    L’administration souhaite également que ceux qui appliquent pour un visa soient l’objet d’intenses recherches et que les ambassades passent plus de temps à interviewer chaque candidat.
     
    Les changements s’appliqueraient à tous les pays du monde, y compris la France et l’Allemagne

    Les mesures, soi-disant prises pour lutter contre le terrorisme, n’ont pas encore été rendues public et devraient très certainement provoquer une nouvelle polémique lorsqu’elles le seront. Une cinquante d’associations pour la défense des libertés a déjà dénoncé « une attaque directe contre les droits fondamentaux » y compris la liberté d’expression.
     
    L’administration travaille également sur une idée lancée par Trump lorsqu’il était candidat, le « test idéologique » à passer avant d’entrer sur le territoire américain pour arrêter « ceux qui ne croient pas en notre constitution, qui soutiennent l’intolérance et la haine ».
     
    * « Trump administration Considers Far-Reaching Steps for « Extrême Vetting » – The Wall Street Journal

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  • « A new can of Worms »

    The Washington Post

     
    Les Emirats arabes unis ont arrangé une réunion secrète en janvier dernier entre le fondateur de Blackwater, Erik Prince et un russe proche de Vladimir Poutine pour essayer d’établir une communication secrète entre Moscou et le président-élu Donald Trump.
     
    C’était la une du Washington Post hier qui a ouvert un « nouveau panier de crabes » pour l’administration puisque le fondateur de BlackWater, une compagnie militaire privée américaine, frère de Betsy DeVos, la très controversée Secrétaire d’Etat à l’Education, se serait présenté comme un conseiller « officieux » de Trump durant le meeting qui s’est tenu aux Seychelles.
    C’est un proche de Steve Bannon et de Rebekah Mercer, l’une des plus importantes donatrices de la campagne de Trump.

     
    La rencontre a été découverte dans le cadre de l’enquête du FBI sur l’ingérence russe dans les élections présidentielles de 2016 et l’information révélée au quotidien de Washington par une source anonyme.
     
    Sean Spicer a affirmé en conférence de Presse que la Maison Blanche n’avait aucune connaissance de cette rencontre et que Mr Prince n’avait eu aucun rôle dans l’équipe de transition.
    Des propos repris par le porte parole de Mr Prince qui s’en est pris aux agences de renseignements qui feraient mieux de chasser les terroristes plutôt que de surveiller les citoyens américains.
     
    * « Trump Donor met Putin ally in Seychelles »The Washington Post

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  • Des proches de Trump « desmasqués » par une conseillère d’Obama

    Susan Rice, conseillère à la sécurité de Barack Obama – à ne pas confondre avec Condolezza Rice sous le président George W. Bush – aurait demandé avant son départ à ce que les noms de citoyens américains privés relevés « accidentellement » lors des écoutes effectuées par les agences de renseignement (« incendal collections ») sur des officiels étrangers et liés à la campagne de Trump soient « demasqués », c’est-à-dire que leur identité soient dévoilées à ceux qui auraient accès à ces documents, censés être confidentiels. Généralement, ces noms sont enlevés des rapports ou remplacés par le terme « U.S. Person One ».
     
    Ezra Cohen-Watnick, un conseiller du Conseil de la Sécurité Nationale de la nouvelle administration aurait découvert les requêtes de Susan Rice au mois de février et alerté la Maison Blanche, qui a pris le relais de l’enquête. Les rapports en questions « contiennent des informations politiques importantes sur l’équipe de transition de Trump, sur les personnes qu’elle a rencontré, les positions des proches du président-élu sur la politique étrangère et les stratégies de la future administration. »
     
    Ces révélations n’ont rien à voir avec les accusations selon lesquelles Trump aurait été mis sur écoute entre novembre et janvier 2017 mais elles inquiètent les défenseurs des libertés civiles sur les programmes de surveillance des agences de renseignements.
     
    Durant les derniers mois au pouvoir, des représentants de l’administration Obama ont changé le degré de « classification » de certains documents confidentiels pour qu’ils soient accessibles à un plus grand nombre au sein du gouvernement – ce qui pourraient expliquer les nombreuses fuites révélés dans les médias sur l’équipe de transition de Trump, et notamment le général Flynn, qui a du démissionner.
     
    Comme le constate aujourd’hui l’éditorial du New York Post: » il y a deux problèmes en jeu aujourd’hui, l’ingérence russe dans les élections présidentielles américaines, dont tout le monde parle, et les efforts de Barack Obama de saboter l’équipe de Trump ».

     
    * « Top Obama Adviser Sought Names of Trump Associates in Intel »Bloomberg View

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  • Fox News flingue Scott Pruitt

    Ca fait plaisir quand un journaliste de Fox News fait actuellement son travail de journaliste et pas celui de supporter de Donald Trump. Chris Wallace un vétéran du métier et modérateur du dernier débat présidentiel des élections a reçu dimanche dans son émission « Fox News Sunday » le directeur de l’Agence de Protection de l’Environnement, Scott Pruitt, l’un des nombreux « climatosceptiques » de la nouvelle administration.
     
    Les questions de Mr Wallace étaient simples et logiques mais ont toutes relevé les contradictions du gouvernement qui affirme agir pour l’environnement tout en abrogeant les lois mises en place par Obama pour protéger justement cet environnement et limiter le réchauffement climatique.
     

    * « Comment voulez défendre l’environnement quand le budget « America First » prévoit des coupes budgétaires de 30% contre l’EPA?

     
    * « Sans le Clean Power Plan [voté sous Obama qui prévoit d’ici à 2030, 3 600 morts prématurés, 300 000 journée de travail et d’écoles et 90 000 cas d’asthmes en moins pas an] commet est-ce que vous allez atteindre ce but?
    La réponse de Mr Pruitt, comme la plupart des justifications sur les lois mises en place par l’ancien président, c’est qu’elles représentent un abus de pouvoir contre les prérogatives des Etats – des considérations politiques qui n’ont rien à voir avec les problèmes de santé en jeu.
     
    Même Breitbart a critiqué la prestation du chef de l’EPA, « une concession inutile envers l’ennemi », qui n’a pas assez défendu ses positions contre l’idée d’un réchauffement climatique et la défense de la politique de Trump « qui est mise en place pour le bien de science, le bien de l’économie et la mission clé de Make America Great Again« .
     

     
    * « The Left and Right agree: Fox News destroyed EPA Chief Scott Pruitt over Climate Change » – The Washington Post

    * « Delongpole: EPA’s Scott Pruitt Gets Eaten Alive by Fox » – Breitbart

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  • Fox reste loin en tête des chaînes câblées

    Malgré les scandales qui ont éclaboussé la chaîne câblée ces derniers mois, des accusations de harcèlement sexuel contre président Roger Ailes, viré cet été, et ce weekend contre son présentateur vedette, Bill O’Reilly (quatre millions de téléspectateurs en moyenne chaque jour), Fox News reste largement en tête de ses consoeurs, devant CNN et MSNBC, avec une moyenne qui oscille entre 2 et 3 millions de téléspectateurs.
     
    Tous ont profité du « Bump Trump » mais pas autant que le réseau de Rupert Murdoch qui a enregistré le meilleur trimestre de son histoire.
     

    Axios

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  • Article du jour: Huit ans de prison pour fraude électorale

    The Washington Post

    Article très intéressant qui frappe au coeur d’une des dizaines de polémiques initiées par le président sur la fraude électorale qui lui aurait coûté la perte du vote populaire contre Hillary Clinton – qui a gagné avec une marge de trois millions de votes: Le Washington Post a rencontré Rosa Ortega, 37 ans, une « résidente permanente » du Texas qui a pu voter pendant des années affirmé être citoyenne américaine sur sa fiche d’inscription électorale.
     
    Lorsque la police a frappé à sa porte en octobre 2015, elle a expliqué qu’elle pensait pouvoir voter parce qu’elle avait la carte verte.
     
    Ca n’a pas convaincu l’assistant du ministre de la justice texan, Jonathan White, qui a réussi à la faire inculper et convaincu les jurés de lui donner une « punition juste »: huit ans de prison.
     

    Pourquoi! Pourquoi moi? Huit ans de prison pour avoir fait une erreur en signant un feuille de papier. Je ne savais pas ce que je faisais. Je n’ai aucun casier criminel.

     
    Mme Ortega a réussi à voter à presque toutes les élections depuis 2004 sans que les autorités s’en inquiètent.
     
    Le jury qui l’a condamné a voulu faire d’elle un exemple pour « protéger la démocratie américaine » et sachant qu’elle est mère de trois enfants et vit aux Etats-Unis depuis plus de vingt ans.
    Elle a fait appel et attend aujourd’hui une réponse

     
    * « She voted illegally. But was the punishment too harsh? » The Washington Post

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  • La phrase du Jour

     Tom Perez, le président du parti démocrate, a affirmé que « les républicains n’en n'[avaient] rien à foutre du peuple » et qu’il ne comptait pas revenir sur ses propos « Sorry not Sorry »
     

    Tom Perez / Twitter

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  • Couverture du Jour

    New York magazine consacre son numéro à la stratégie déployée par le Démocrates pour remporter les élections de 2018 et incarnée par cette figure du parti, Jon Ossoff, 30 ans, un néophyte de la politique, qui vient de remporter un siège de Représentant dans l’Etat de Géorgie contre Newt GinGrich.
     
    * « Will Anti-Trump Fury help Flip the Electoral Map for Democrats? »New York magazine
     

Le kiosque du 18 mars 2017: Merkel, leader du monde libre – Le président « Fox News » – Abolir Obamacare – Must Read!

 

  • Angela Merkel est la leader du monde libre

    Hier a eu lieu la première rencontre officielle entre les deux plus grandes puissances occidentales, les Etats-Unis et l’Allemagne, dans une atmosphère assez tendue étant donné les attaques lancées par Trump durant la campagne présidentielle à l’encontre d’Angela Merkel.
    Contrairement à ses confrères anglais ou japonais, la chancelière n’a pas hésité à contredire le président sur à peu près tous les sujets, notamment l’immigration et lui a même donné quelques conseils « diplomatiques »:

    « C’est bien mieux de se parler directement que de parler les uns sur les autres ».


    Donald Trump a affirmé que « le seul point commun qui pouvait les réunir, c’était peut-être les écoutes dont les deux ont été victimes » de la part d’Obama, un fait avéré pour la chancelière allemande et des allégations toujours sans preuves concernant le président.
    Enfin ce dernier a refusé de lui serrer la main devant les photographes dans le bureau oval.

    Les journalistes et l’opinion publique américaine étaient encore une fois déconcertés par cet énième manque de professionnalisme de la part de Donald Trump, et beaucoup reconnaissent aujourd’hui, à l’instar de Politico, que la chancelière allemande, « qu’elle le veuille ou non, est la dernière et meilleure chance de l’Occident ».

    Immédiatement après l’épisode, le compte Twitter du @PRESIDENTBANNON a publié cette déclaration officielle hilarante:

     

    Donald Trump nous assurait ce matin que tout s’était bien passé

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  • Le président « Fox News »

    Il y a deux semaines, le président américain a créé un scandale en accusant son prédécesseur, Barack Obama, de l’avoir mis sur écoute pendant la campagne présidentielle, sans apporter aucune preuve – pour la moment, « ça arrive bientôt » a-t-il affirmé mercredi – si ce n’est un article de Breitbart paru quelques jours plus tôt qui avançait cette théorie.

    La Commission parlementaire en charge du renseignement n’a toujours rien trouvé qui confirme les propos Mr Trump, ni le Département de Justice, qui n’a pas voulu les condamner, malgré l’insistance du FBI.
    Lundi dernier, Sean Spicer, le porte-parole de la Maison Blanche a transformé les accusations de « mise sur écoute » du président en « vaste programme de surveillance ».

    Jeudi, devant les journalistes de la briefing room, Mr Spicer, a défendu à nouveau Donald Trump en citant le rapport d’un commentateur de Fox News qui affirme que les services secrets anglais auraient espionné le candidat républicain pendant la campagne à la demande d’Obama!

    Les représentants anglais furieux ont qualifié ces allégations de « ridicules » et reçu l’assurance de la Maison Blanche qu’elles ne seraient pas réitérées, jusqu’à ce que Donald Trump les avance à nouveau hier en conférence de presse.

    Encore une fois, le président des Etats-Unis, incapable de justifier les accusations contre Barack Obama, créé diversion en pointant un nouveau coupable et oblige à ceux qui le critiquent à prouver qu’il a tort.

    Fox News a démenti les propos de Mr Napolitano, le commentateur à l’origine de ces allégations – qui lui campe sur ses positions – et a affirmé n’avoir aucune preuve de ce qu’il avance.

                               

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  • De la difficulté de supprimer Obamacare

    Une tribune intéressante de Charles Krauthammer, journaliste conservateur très respecté, dans le Washington Post sur la difficulté de supprimer un programme comme celui d’Obamacare:

    Une fois que quelque chose vous est donnée – par exemple l’assurance maladie pour vingt millions de personnes – vous pouvez l’enlevez mais à vos risques et périls. C’est pareil pour n’importe quelle aide du gouvernement, mais surtout pour l’assurance maladie.
    Il y a bien une raison pour laquelle aucune démocratie occidentale dotée d’un système nationale de santé ne l’a jamais abolit.
    Le génie de la gauche a été de continuer à élargir les aides de l’Etat en créant des nouvelles offres qui sont politiquement impossibles à supprimer (…)
    Les gens détestaient Obamacare pour son « autoritarisme », son incompétence et son coût. Mais en même temps, ses rédacteurs ont pris grand soin de créer de nouveaux bénéficiaires et de nouvelles attentes. Ce qui rend son retrait très compliqué. (…)
    L’idée qu’on puisse éradiquer les racines et les branches d’Obamacare est fantaisiste. Pour tous ses défauts catastrophiques, Obamacare a changé les attentes des gens. Il n’y a rien de gratuit.
    La ligne dure du parti républicain doit accepter que les Américains sont habitues à des aides en matière d’assurance santé, tout comme les modérés doivent accepter les histoires de ceux qui vont inévitablement y perdre dans cette réforme, C’est le prix politique à payer pour remplir cette promesse de sept ans d’abolir et de remplacer Obamacare

    * « The Real World of Obamacare Repeal »The Washington Post

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  • Articles du Jour

    « Behind ICE’s Closed Doors, « the Most Un-american thing I’ve seen » Village Voice

    Ce que j’ai vu là-bas est hallucinant.
    C’est la chose la plus non-américaine que j’ai vu depuis longtemps.
    C’est une chose d’entendre parler de ceux qui n’ont aucune représentation légale, c’en est une autre de voir une pièce remplie de gens terrifiés qui risquent la déportation sans aucune représentation légale.
    J’ai vu des grand-mères qui sont ici depuis 45 ans, des grands-mères avec des bracelets électroniques, des parents célibataires avec leurs enfants, qui attendent savoir s’ils vont être déportés

     

    * « Fearful Parents sign papers for friends to care fo kids in case they’re deported »The Los Angeles Times

    Donald Trump a promis de déporter en priorité les criminels, « gang members » et meurtriers mais les agents fédéraux de l’Immigration Customs Enforcement, revigorés par le nouveau président, ratissent large lors des raids effectués contre les immigrés en situation irrégulière, et dans certains cas, des parents ont été séparés de leurs enfants, qui eux sont des citoyens américains autorisés à rester sur le territoire.
    Nombre d’entre eux ont pris l’initiative de signer une procuration donnant à un proche l’autorité sur leurs enfants s’ils venaient à être déportés.

    * « How an innocent man wound up Dead in El Salvador’s Justice System »The Washington Post

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  • Couverture du Jour

    The Economist nous révèle dans le numéro de cette semaine: « l’économie mondiale profite d’un regain de croissance synchronisé … la dernière décennie a été marquée par une série de fausses alertes de reprises.
    Cette fois-ci, les choses semblent différentes. »

Le Secrétaire d’Etat snobe les journalistes et embarque en voyage officiel un site conser … pirationniste ?

 

Pour son premier déplacement officiel en Asie, cette semaine, le Secrétaire d’Etat Rex Tillerson n’a pas invité l’équipe de reporters a voyagé avec lui. Le département d’Etat a expliqué qu’il n’y avait pas de place dans l’avion, un petit modèle choisi par « souci d’économie ».
Une démarche inhabituelle qui fragilise la relation traditionnelle entre représentants du gouvernement et la presse et qui pourrait compliquer le traitement médiatique de la politique étrangère du pays.

 

Il n’a invité qu’une seule journaliste à le suivre, Erin McPike, ancienne de CNN, qui travaille pour une start-up d’infos conservatrice destinée aux Millenials, Independent Journal Review, créée en 2012: une démarche qui a suscité beaucoup de frustration chez les médias traditionnels.
Le porte parole du Département d’Etat a indiqué que Mr Tillerson voulait inclure « davantage de représentation dans les médias américains » et offrir accès privilégié à ceux qui n’y ont pas l’habitude.
La plupart des journalistes, certains très vexés ont donc voyagé commercial pour se rendre au Japon, première étape du séjour.

Il s’agit ici d’une énième marque de distance prise envers la presse traditionnelle, qui n’a vraiment rien d’étonnant.

Sauf quand ledit site d’infos commet un énorme bourde au pire moment.

Politico a rapporté jeudi après midi qu’un autre journaliste de l’IJR, attaché aux affaires parlementaires, avait démissionné après la diffusion d’un article conspirationniste contre Barack Obama.
Joe Perticone, en rupture avec la ligne éditoriale du site, a supprimé toute référence à l’IJR sur son profil Twitter – la technique moderne pour démissionner d’un pure player.

 

La raison?
Un article posté ce matin qui établit une cause à effet entre la présence de Barack Obama à Hawaï et la décision du juge d’Honolulu, Derrick Watson, de suspendre la seconde travel ban proposée par le gouvernement – un mois après le revers de la première travel ban – sur des indices pour le moins originaux: Obama et Watson sont allés à Harvard en même temps, Obama a nommé ce juge et enfin l’ancien président a mangé dans un restaurant situé à côté de la cour de justice où travaille Mr Watson.

Les mêmes allégations de connivence entre les deux hommes ont été relayés par d’autres sites conspirationnistes à l’instar de InfoWars ou The Gateway Pundit.

L’article a été retiré depuis avec la note suivante: « IJR a publié un article qui ne correspond pas à nos standards traditionnels, ni ne représente les règles et la vision de IJR. Nous avons retiré cette histoire et nous regrettons profondément cette erreur. »
L’auteur de l’article s’est également excusé.

Ce n’est pas la première fois que le site rencontre ce genre de déconvenues: « La tension semble avoir lieu entre la création de contenu viral et la volonté de devenir un organe de presse respecté ».

Il y en a un qui le considère comme tel, c’est le Secrétaire d’Etat, Rex Tillerson.

Lundi 6 mars 2016: Nouvelle « TweetStorm » à l’origine du « DeepStateGate »; Washington devient fou!; Arkansas champion de la peine de mort!

1. « DeepStateGate »

C’est devenu une habitude pour le président de se lancer dans une tweet storm, le samedi lorsque le gendre et la fille de Donald Trump, qui observent le chabbat, ne sont pas à ses côtés pour le raisonner.
Avant hier, il a accusé sans preuves, son prédesseur Barack Obama, de l’avoir mis sur écoutes pendant la campagne présidentielle – ce que l’intéressé à nié, via son porte parole, Kevin Lewis.

La semaine dernière avait pourtant bien commencé pour le président avec une adresse réussie devant le Congrès, bien accueillie par la presse, censée marquer un nouveau départ pour cette administration … jusqu’aux nouvelles révélations embarrassantes, mercredi dans le Washington Post, sur les accointances entre Jeff Sessions, le ministre de la Justice et l’ambassadeur russe.

Trump se sent assiégé et pense que sa présidence est minée par les forces visibles et anonymes d’un groupe de critiques proche d’Obama, de bureaucrates fédéraux et de personnalités du renseignement – sans oublier les médias, qu’il a appelé « l’ennemi du peuple ».
Cette colère à l’encontre de ce que beaucoup à la Maison Blanche appellent le « Deep State » grandit chaque jour, alimentée par des rumeurs relayées par des alliés de Trump au sein du renseignement et par des allégations non confirmées de commentateurs de droite.
Le « Deep State » est une expression populaire de la droite pour décrire ces réseaux intriqués hostiles à Trump.

 

Les accusations proférées par Donald Trump à l’encontre de Barack Obama (« un malade ») sont très graves: Si elles ont eu lieu, ce serait le plus grand scandale politique depuis le Watergate, et si ce sont des affabulations, ce serait le pire épisode de cette nouvelle présidence.

* « Inside Trump’s fury: The president rages at leaks, setbacks and accusations »Washington Post

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2. « Washington devient fou! »

C’est le titre de l’éditorial du Wall Street Journal ce matin: 

La bagarre politique entre la Russie, la campagne de Trump et les services de renseignements américains a atteint un point où les questions fondamentales sur les institutions américaines et la confiance dans le gouvernement américain sont en jeu. Les démocrates tentent de capitaliser sur les fuites anonymes des agences de renseignements des Etats-Unis pour détruire la présidence Trump et le président réagit avec une fusillade d’accusations non prouvées.

 

Le président est désormais en lutte directe avec son prédécesseur, les services de renseignements, notamment le FBI, accusé ici d’avoir mené illégalement ces écoutes l’année dernière.
En comparant les exactions dont il aurait été victime au scandale du Watergate, Trump accuse le FBI d’avoir enfreint la loi, remet en cause son intégrité et celle de la communauté du renseignement.
Le chef de l’agence fédérale, James Comey, a demandé ce weekend au Département de Justice de condamner les accusations du Commander-In-Chief, ce qu’il n’a toujours fait, sans doute à sa demande.
L’administration a demandé la mise en place d’une commission parlementaire pour enquêter sur ces accusations – une commission a déjà été mise en place pour faire toute la lumière sur les relations entre l’équipe de Trump et les Russes pendant les élections – et refuse de répondre à davantage de questions sur les propos du président.
* « Washington Goes Nuts »Wall Street Journal

 

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3. »Circuler, il n’y rien à voir »

L’origine de ces accusations? Breitbart, le site alt-right, dont l’ancien président est l’un des plus proches conseillers de Donald Trump, Steve Bannon, a publié vendredi un article sur les propos de Mark Levin, un présentateur radio, affirmant que Obama aurait mis sur écoute le candidat républicain.
Le président préfère se référer aux théories conspirationistes d’un média d’extrême droite plutôt qu’à ses propres services de renseignements, ce qui montre les relations délétères entre le chef de l’Etat et la communauté du renseignement.

Comme l’explique Karne Tumulty dans le Washington Post

La tactique audacieuse de Trump, qui a peu d’égard pour les normes et conventions, n’est pas nouvelle. Quand il veut changer de sujet, il le fait souvent en craquant l’allumette d’une sombre théorie du complot. Mais les enjeux sont bien plus importants aujourd’hui et les conséquences réelles et sérieuses, alors que les questions sur l’ingérence de Moscou dans les élections présidentielles, continuent de grandir

 

Les fuites des agences gouvernementales sur les relations entre des proches de Trump (Jeff Sessions et Michael Flynn) exposées par les « fake » médias, preuve que l’ancienne administration a espionné Donald Trump et son entourage est une tentative désespérée de la Maison Blanche pour détourner l’attention sur les relations du président avec la Russie – et le dernier scandale impliquant le ministre de la Justice, et supporter de la première heure de Donald Trump, Jeff Sessions.

Le président était d’ailleurs satisfait samedi après midi et dimanche matin que toute l’attention soit portée sur ses tweets et non pas sur Jeff Sessions, qui doit toujours expliquer à une commission judiciaire pourquoi est-ce qu’il a « oublié » de prévenir ses collègues sénateurs des deux rencontres qu’il a eu avec l’ambassadeur russe durant les élections.

Enfin, Steve Bannon est encore au centre de toutes les discussions, car cet énième vient servir la mission qu’il s’est donné de « déconstruire l’Etat administratif » qui comprend le « Deep State », les agences de renseignements, les médias, etc…
La Maison Blanche, qui a découvert les tweets du président en même temps que le reste du pays, essaye désormais de contenir le sandale le plus grave de cette jeune présidence.

« Mark Levin to Congress: Trump ends the wiretapping innuendo game by dealing hinself in » Breitbart
« The Obama Camp Disingenuous Denial on FISA surveillance of Trump »The National Review

« A Conspiracy Theroy Journey from Talk Radio to Trump Tower »New York Times
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« Trump’s charge that he was wiretapped takes presidency into new territory » – Washington Post

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4. Ce que Trump préfère ne pas montrer

Trump veut prouver qu’il est un homme d’action et invite la presse dans le bureau ovale dès qu’il signe un nouveau décret présidentiel ou un mémo.
Il lui arrive de signer des ordres plus controversés et dans ces cas là, il préfère rester discret. La semaine dernière il a révoqué une régulation mise en place par Barack Obama visant renforcer la vérification des antécédents (« background check ») des acheteurs d’armes: la mesure obligeait la Sécurité Sociale (SSA) a communiqué au FBI, en charge de la base de données des « background check », la liste des handicapés mentaux et ceux incapables d’être autonomes pour les interdire de se procurer une arme à feu.
La National Rifle Association a convaincu les Républicains qu’il s’agissait d’un entrave au sacro-saint Second Amendement

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5. L’Arkansas s’apprête à exécuter huit condamnés à mort

Après douze ans d’interruption, l’Etat du midwest a annoncé l’exécution extraordinaire de huit condamnés à mort en dix jours fin avant l’expiration fin avril d’une des trois drogues utilisées pour l’injection létale, le Midazolam.
Le gouverneur, Asa Hutchinson, a prévu d’exécuter deux condamnés par jour entre le 17 et 27 avril. « Si l’Arkansas respecte l’échéance, ce sera le plus grand nombre d’exécution sur une période aussi courte jamais enregistré par un Etat depuis le rétablissement de la peine de mort en 1977 » et alors que la peine de mort est en constante baisse dans les 31 Etats américains qui autorisent la peine capitale.

Depuis que des laboratoires pharmaceutiques ont limité aux Etats-Unis la vente de leurs produits destinés aux exécutions, les Etats ont des stocks limités, et expliquent la précipitation du gouverneur.

* « Arkansas Rushes to Execute 8 Men in the Space of 10 Days »The New York Times

 

 

6. Couverture du Jour

David Letterman

New York Magazine

Jeudi 2 mars 2017: Le triomphe de Trump coupé court par deux nouveaux scandales (des « fake medias ») + L’histoire bouleversante de Kalief Browder

  1. Le discours de Trump devant le Congrès: la schizophrénie de certains journalistes.

    Donald a offert hier au Congrès le meilleur discours de sa carrière, de la campagne électorale et de sa présidence.
    Il a réitéré et défendu son programme très ambitieux, a offert une vision plus optimiste de l’avenir du pays et appelé à la collaboration de la majorité républicaine et minorité démocrate « to get the job done ».

    Après cinq semaines très mouvementée, c’était l’occasion d’un nouveau départ pour le président plus impopulaire de l’histoire et il a réussi à « rester calme et concentré pendant une heure » sur le téléprompteur, à éviter les improvisations, à montrer un peu d’humour et de la compassion.

    La crédulité de certains journalistes devant le discours d’un manipulateur hors pair qui déclarait il y a à peine une semaine que les médias étaient l’ennemi du peuple américain a été pour le moins étonnante.
    « Ce soir il est devenu président » dans « l’un des plus grands moments de l’histoire de la politique américaine » affirmait très sérieusement le commentateur politique Van Jones sur CNN en citant le moment où Donald Trump a salué la veuve du Navy SEAL tué au Yemen le 28 janvier dernier.

    D’autres commentateurs étaient bien plus réservés sur le caractère présidentiel de son addresse, truffées de mensonges (51 recensés) et pas des moindres (les 94 millions de personnes au chômage incluent les retraités, enfants et adolescents) et s’il s’est montré plus conciliant, c’est son « habilité à montrer un peu d’humanité » affirmait Angela Rye.

    Le contenu de son discours était plein de paradoxes notamment sur le projet de « reconstruction nationale » qui s’oppose directement aux affirmations de Steve Bannon la semaine dernière qui parlait de « démantèlement de l’Etat administratif ».

  2. Les derniers efforts de l’administration Obama pour préserver les preuves de l’ingérence russe dans les élections.

    Le New York Times a révélé hier soir que l’administration Obama a volontairement répandu des informations sur les efforts russes visant à influencer les élections, juste avant l’entrée en fonction du nouveau président, pour empêcher que la nouvelle administration les détruisent et pour laisser des informations tangibles aux enquêteurs.
    Une démarche qui « reflète également les suspicions des proches de l’ancien président sur la responsabilité de la campagne de Trump dans le piratage des messageries démocrates » – qui n’a jamais été prouvé.

    Aucune de ces exactions n’auraient été commanditées par Obama.

    Concrètement, des employés de la Maison Blanche se sont assurés que les informations confidentielles soient disponibles au plus grand nombre dans le gouvernement, comme l’ont fait d’autres agences de renseignements en classifiant beaucoup de matériel comme « peu sensibles » pour être partagés plus simplement sur Intellipedia par les professionnels du renseignement.
    Enfin le Congrès a également bénéficié des largesses de certaines agences fédérales comme le Département d’Etat qui aurait fourni des documents classés secrets à des sénateurs démocrates.
    D’anciens employés de Barack Obama à la Maison Blanche expliquent qu’ils ont pris conscience trop tardivement de l’étendue de l’ingérence russe dans les élections – ils étaient au courant de rencontres entre des proches de Trump et agents russes aux Pays Bas et en Grande Bretagne par les alliés européens, mais pas de la teneur de leurs discussions.

    C’est après les élections qu’ils ont conclu que la Russie avait essayé de favoriser Donald Trump et poussé Barack Obama a lancer une enquête et imposer des sanctions à Moscou.

    La réponse de l’actuel porte parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, est similaire à celle du président: « La seule nouvelle information est la confirmation que des agents de l’administration Obama ont cherché à créer une excuse pour leur propre défaite aux élections ».

  3. Jeff Sessions était en relation avec l’ambassadeur russe des Etats-Unis

    Autre mauvaise nouvelle pour la Maison Blanche, mais cette fois-ci de la part du Washington Post qui affirme hier soir, selon le Département de Justice, que Jeff Sessions, ancien sénateur d’Alabama, supporter très précoce de Donald Trump, devenu ministre de la Justice, a été en contact à deux reprises avec l’ambassadeur russe, Sergey Kislyak, l’année dernière – une fois en septembre dernier alors que les soupçons d’ingérence russe dans les élections américaines battaient leur plein.
    Mr Sessions a affirmé lors de son audience devant le Sénat, préalable à sa nomination, et sans qu’on lui demande, n’avoir eu aucun contact avec les Russes.
    Il supervise aujourd’hui le Département de Justice et la FBI qui enquêtent sur d’éventuels liens entre la Russie et l’équipe de Trump et a refusé jusqu’ici de se récuser.

    L’actuel président des Etats-Unis a déclaré qu’aucun membre de son équipe de campagne n’avait communiqué avec des officiels russes pendant la campagne présidentielle.
    Après Michael Flynn, qui a dû démissionner après avoir menti au vice président sur ses appels téléphoniques passées fin décembre 2016 l’année avec l’ambassadeur russe, c’est au tour de Jeff Sessions, un autre membre du gouvernement de mentir sur ses relations avec Mr Kislyak.

    Certains Républicains et Démocrates ont déjà appelé Mr Sessions à se récuser de l’enquête en cours. D’autres demandent sa démission

  4. The Kalief Browder Story: Le documentaire

    La première des six parties du documentaire produit par Jay-Z et Harvey Weinstein, sur l’histoire de Kalief Browder a été diffusé hier soir sur la chaîne câblée Spike TV.

    Dans la soirée du 15 mai 2010, ce jeune Afro-américain de 16 ans a été accusé d’avoir volé un sac à dos, arrêté et envoyé à Rikers Island, la prison de New York City, l’une des plus violentes du pays.
    Déja condamné à de la prison avec sursis, il n’a pas été autorisé à être libéré sous caution, et a dû attendre son procès, reporte 14 fois, derrière les barreaux.
    Le jeune Kalief restera enfermé mille jours, dont 800 en isolement à Rikers où il affirme avoir été battu, torturé et laissé sans nourriture, avant d’être finalement libéré en juin 2013 – le juge a abandonné les charges et aucun procès n’a jamais eu lieu.

    Il a toujours clamé son innocence.

    Kalief a grandi dans les foyers (sa mère était accro au crack) avant d’être accueilli et adopté avec ses frères et ses soeur par une famille d’accueil – les Browder.
    Il est tombé dans la petite délinquance, a été condamné une première fois à cinq ans de prison avec sursis à 16 ans.

    Après son arrestation, il a été oublié dans les méandres de la justice et de l’administration pénitentiaire, les symptômes d’un système judiciaire américain déficient surtout concernant les personnes défavorisées.
    En novembre 2013, il a porté plainte contre la police de New York (NYPD), la ville de New York.
    Il s’est suicidé chez sa mère dans le Bronx en juin 2015. Il avait 22 ans.

    On vous conseille l’excellent reportage de Jennifer Gonnerman du New Yorker avant et après la mort du jeune Browder.

  5. Le gossip politique

    La nouvelle a été confirmée par l’ancien vice président en personne: Joe Biden a confirmé à Page Six, la page gossip du New York Post que son fils, Hunter Biden, entretenait une relation avec Hallie Biden, la veuve de son aîné, Beau Biden, décédé d’un cancer du cerveau en mai 2015.
    Hunter Biden, avocat, est séparé de sa femme, Kathleen, depuis octobre 2015, soit cinq mois après la mort tragique de son frère, à l’époque où le vice président à décidé de ne pas se présenter aux élections présidentielles à venir.
    La bonne nouvelle, c’est que Joe et sa femme Jill soutiennent cette relation et sont très contents pour eux: « Nous sommes tellements chanceux que Hunter et Hallie se soient trouvés et aient réussi à construire une vie ensemble après tant de tristesse ».
    Hunter a également réagi à Page Six en affirmant lui aussi être très chanceux d’avoir trouvé l’amour « dans cette période si difficile » et une famille et des amis qui les ont soutenu tout le long.

  6. La couverture du jour:

    « No hard feelings » entre Damien Chazelle, réalisateur de La La Land, primé aux Oscars et Barry Jenkins, réalisateur de Moonlight, qui a gagné l’Oscar du meilleur film, réunis sur le dernier numéro de Variety

Mercredi 1er mars 2017: « Trump triomphe grâce au téléprompteur » et ne tweet plus le matin; Obama + Jon Stewart + le « Shadow Cabinet »

  1. « Trump triomphe grâce au téléprompteur »

    * La « Joint Address ». Techniquement, il ne s’agit pas du discours sur l’Etat de l’Union donné chaque année au mois de janvier par le président puisqu’il vient juste d’assumer ses fonctions. Il s’agit néanmoins d’une tradition initiée par Ronald Reagan en 1981 au cours de laquelle le président entrant adresse les grandes lignes politique de son administration devant le Congrès. Trump a été officiellement invité hier soir par Paul Ryan, porte parole de la majorité républicaine à la Chambre des Représentants. 
    * Les enjeux: C’est le discours le plus important de Donald Trump après celui donné lors de l’inauguration.
    La Maison Blanche a affirmé que discours « [offrirait] une vision optimiste pour tous les Américains » et un « renouveau de l’esprit américain » – tout le contraire de la vision cauchemardesque d’un « pays en crise » décrite le 20 janvier dernier.

    Le verdict:
    Le discours du président, qu’il a lu à la lettre sans improvisations vengeresques, était le plus normal et traditionnel qu’on ait entendu.
    Aucune positions extrémistes comme qu’il a pu tenir il y a moins d’une semaine lors de la CPAC, ni notion de « conservatisme économique », de « destruction de l’Etat administratif » – directement soufflées par Steve Bannon ou Stephen Miller.

    Donald Trump a donné hier le discours que des millions d’Américains auraient voulu entendre le jour de son inauguration, comme des nombreux journalistes l’avançaient, il est devenu le président des Etats Unis d’Amérique
    Mais est-il capable de se comporter de cette manière tous les jours?

    * Son programme: Remplacer Obamacare tout en gardant certains acquies de l’Affordable Care Act, Appliquer à la lettre les lois sur l’immigration (pour protéger les frontières et les Américains) et revitaliser l’économie (plus d’opportunité et d’emplois) et reconstruire les infrastructures du pays.
    * Sur la Russie: « Les Etats-Unis sont amis avec les anciens ennemis » mais aucune mention des polémiques qui ont entaché son premier mois à Washington.
    * Travel Ban: La Maison Blanche l’avait annoncé plus tôt dans la journée, sa position s’est considérablement assouplie par rapport au premier décret présidentiel un cauchemar de communication finalement suspendu par la cour d’appel fédérale.
    Le président a annoncé qu’il y aurait une opportunité pour les immigrés en situation irrégulière basée sur le mérite et la situation financière sans jamais mentionner la régularisation
    * Sur l’opération au Yemen: La veuve du Navy SEAL, Ryan Owens, tué lors de l’opération catastrophique au Yemen a été ovationnée pendant plusieurs minutes pour balayer les polémiques entourant une opération catastrophique qui pourrait bien devenir le Benghazi de Trump.
    * Les invités de Donald Trump: Maureen McCarthy Scalia, deux veuves d’officiers de police et le père d’un lycéen tués par des immigrés en situation irrégulière.
    * Les Démocrates n’ont pas participé, à quelques exceptions près, aux trentaines de standing ovations initiées par les Républicains et sont partis rapidement à la fin du discours.

      De nombreuses élues démocrates étaient habillées en blanc hier soir dans la Chambre des Représentants en hommage aux Suffragettes et par « solidarité avec les femmes du pays ». L’initiative à été lancée par la Democratic Women’s Working Group et sa présidente, la Réprésentante démocrate de Floride, Loïs Frankel

     

  2. Trump ne tweet quasiment plus le matin?

    Trump a retenu ses ardeurs sur Twitter ces derniers jours pour se concentrer sur le discours d’hier soir en arrêtant de regarder son émission politique préférée, Morning Joe – qu’on aime beaucoup ici aussi – diffusée le matin entre 6 et 9; la tranche horaire durant laquelle il tweet le plus.
    C’est Associated Press qui rapporte l’info d’un conseiller surtout ces dernières semaines devant les critiques répétées des deux présentateurs, Joe Scarborough (un républicain) et Mia Brzezinski (plutôt démocrate) – qui connaissent Mr Trump depuis des années.

    Récemment Mr Scarborough déclarait à Stephen Colbert:

    « Même quand il dit qu’il ne regarde pas le show et envoie des tweets désagréables dessus, on regarde la caméra: Donald, on sait que tu ne regardes pas l’émission mais comment vas tu? »

    Après le succès de son discours d’hier, il a remercié l’Amérique:

  3. Premier interview présidentiel pour Breitbart

    Le site d’infos ultra-conservateur a décroché une interview avec le président lundi soir et répondait aux questions du rédacteur en chef de Breitbart, Matthew Boyle.

    A retenir de l’interview:
    * L’ennemi du peuple américain sont les « fake medias » à ne pas confondre avec tous les médias (pas ceux de droite comme National Review, Breitbart ou The Drudge Report). Les « fake media » ont, selon le président, de mauvaises intentions à son encontre: « Si tu lis le New York Times, l’intention est tellement mauvaise et nocive, les histoires sont fausses la plupart du temps. »
    * Le président n’a pas voulu se prononcer sur un possible démantèlement « des oligopoles médiatiques » américains – Six compagnies (les « Bix Six ») contrôlent 90% des médias (General Electric, NewsCorp, Disney, Viacom, Time Warner et CBS) – qu’il avait suggéré pendant la campagne, ni sur l’éventuelle opposition à la fusion du géant des télécommunications AT&T avec Time Warner à cause du « mauvais comportement » de sa filiale, CNN.

  4. Le « Shadow Cabinet » sur Twitter

    Un « Shadow Cabinet » (« cabinet de l’ombre ») s’est créé sur Twitter pour critiquer les déclarations, actions et tweets de l’administration en temps réel.
    Le cabinet comprend une quinzaine de professionnels réputés et progressifs – universitaires (Laurence Tribe, professeur de droit à Harvard), activistes (Deray McKesson, co-fondateur de Black Lives Matter), anciens membres du gouvernement (Colin Kahl, ancien conseiller à la Sécurité nationale du vice président Joe Biden) et journalistes – chacun spécialisés dans les principales agences du gouvernement: les transports, l’énergie, la santé, immigration, justice …

    Le compte Twitter, qui rassemble déjà 39 000 abonnés, a été créé en six semaines par Mark Green, ancien avocat général et élu démocrate de New York City. 

  5. Obama est-il responsable des fuites dont est l’objet la Maison Blanche

    Dans une interview accordée à Fox News lundi soir, le président a affirmé que les proches du président Obama, ceux qui travaillent toujours à Washington, seraient responsables de fuites qui inondent la Maison Blanche et font les unes des médias.
    « Je pense que Président Obama est derrière parce que ses proches sont certainement responsables (…) C’est la politique et ça devrait continuer. »
    Il a également affirmé que l’ancien président était derrière les manifestations des citoyens dans les conseils municipaux du pays (« Town Hall ») contre la réforme d’Obamacare – aucune preuve de ces affirmations n’a été apportée.

  6. Jon Stewart veut revenir à la Télévision

    C’est la seconde fois en deux semaines que Jon Stewart s’invite sur le plateau de son ancien acolyte, Stephen Colbert, sur CBS pour faire ce que tous les shows satiriques et politiques télévisés font déjà: critiquer Donald Trump.
    L’ancien présentateur du Daily Show l’a avoué, la télévision lui manque surtout dans cette période politique exceptionnellement mouvementée où un président déclare la guerre aux « fake médias » (ou les médias traditionnels).
    Il a én et très à l’aise à l’écran – aussi efficace que John Oliver et Samantha Bee, les deux comédiens les plus critiques et créatifs quand il s’agit du Commander-in-Chief:

    « Salut les médias. J’ai appris que Donald Trump avait cassé avec vous. Désolé. Vous pensiez avoir trouvé un partenaire parfait – une pipelette aussi susceptible et narcissique que vous.
    Maintenant c’est fini. Bon débarras! Jète le à la rue!
    Il est temps de retrouver ses esprits parce que vous vous êtes laissés aller ces dernières années, en étant obsédé 24 heures sur 24, sept jours sur sept par ce mec … »

  7. Les mémoires les plus chères de l’histoire

    La surenchère des maisons d’éditions pour s’arracher les droits des mémoires de Michelle et Barack Obama aurait atteint les 60 millions de dollars (selon le Financial Times) et c’est Penguin Random House, qui a déjà publié deux ouvrages best sellers de l’ancien président (« Dreams From My Father » en 1995, « The Audacity of Hope » en 2006) qui a remporté la mise devant HarperCollins, Simon & Schuster (qui a déjà signé Hillary Clinton) et Macmillan.
    C’est la plus importante somme payée pour les mémoires d’un président après celui de Bill Clinton (15 millions de dollars payés par Knopf pour « My Life » en 2004) et George W Bush (qui a touché 10 millions de dollars en 2010 de Crown Publishers).
    Les enchères avaient commencé à vingt millions de dollars pour obtenir les droits et ventes mondiales des deux ouvrages à paraître en 2018.
    Les Obama se sont engagés à reverser une partie des bénéfices à des oeuvres de charité, y compris la fondation Obama.

  8. Couverture du jour:

    Businessweek nous a habitués à de très belles couvertures depuis son rachat par Bloomberg en 2009, et cette semaine, il nous régale avec un travail aussi critique qu’esthétique: cette première page consacrée à Stephen Miller, 31 ans, l’un des plus proches conseillers de Donald Trump réputé pour ses positions ultra-conservatrices, voire extrémistes, notamment en matière d’immigration.