Le Kiosque du 09.07.17: Comey Superstar – Melania & Barron à la WH – La Chasse aux « fuites » – Chelsea Manning parle – L’emplacement le + cher d’internet?

 

Comey vole la vedette à Trump

New York Times
  • L’audition du directeur du FBI devant la Commission Judiciaire du Sénat a eu lieu hier matin
       

    • N’a pas empiré les affaires de Donald Trump mais a confirmé ce que pensent la plupart des Américains, de la presse et du reste du monde: C’est un menteur qui viré le directeur du FBI et essayé d’entacher la réputation du Bureau pour essayer d’étouffer l’enquête en cours sur les collusions entre des aides de Trump et les Russes pendant les élections.
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    • L’état de délabrement de cette jeune présidence est telle que la Maison Blanche a considéré le témoignage de Comey comme une victoire, et la seule chose que le président a retenu sur Twitter ce matin, c’est que James Comey est à l’origine de la fuite de ses memos – une décision prise après les menaces proférées par le président sur les réseaux sociaux concernant d’éventuels enregistrements de leurs conversations.
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    • Mike Allen de Axios
       

      C’est pas la fin mais le début d’un long et pénible procès pour la Maison Blanche de Trump. Ce qu’ils craignent le plus c’est l’implication de certaines figures dans l’orbite de Trump, et ce que les enquêteurs pourraient trouver dans les différents meetings qu’ils ont eu avec les Russes

       

    • Sur la corde raide: Jeff Sessions, qui témoigne mardi prochain, aurait omis de révéler un troisième meeting avec l’ambassadeur russe pendant la campagne présidentielle, et Jared Kushner devrait également témoigner ce mois-ci devant la Commission permanente du Sénat dédiée à la surveillance de la communauté du renseignement américain.

     

  • Nous n’aurions jamais pu apprendre tout ce qu’a bien voulu dévoiler James Comey s’il n’avait pas été viré par le président. Encore une fois, c’est Donald Trump qui s’est lui-même mis dans l’embarras. 

 

 


Un grand moment de télé

Chip Somodevilla/Getty Images
  • La diffusion mercredi après midi de la déclaration écrite de James Comey qui détaille avec précision ses interactions avec le president Trump (« J’exige de la loyauté ») a transformé une curiosité de la « Beltway » (Washington D.C.) et en un épisode en direct de télé-réalité » suivi par l’ensemble du pays.
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  • De nombreuses entreprises avaient annulé rendez vous et réunions pour laisser leurs employés regarder le témoignage de l’ancien directeur du FBI sur grand écran. The New York Times
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  • L’interview de James Comey a été relayé par l’ensemble des médias d’information « qui se sont tous arrêtés en même temps pour se concentrer collectivement sur cette audition.
    Dans une monde d’actualités souvent fragmenté, rarement on a assisté à une telle unanimité autour d’un évènement » – The Washington Post
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  • C’est l’un de ces grands « moments politico-culturels » comme l’ont été auparavant le témoignage de Anita Hill contre le juge de la Cour Suprême des Etats-Unis Clarence Thomas (voir le film de HBO) ou l’audition de McCarthy contre l’armée américaine en 1954.
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  • « Le témoignage de James Comey rejoins le panthéon des moments les plus dramatiques du Congrès » affirme Politico, qui retrace tous les précédents.
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  • Etude intéressante du Washington Post sur les commentaires des chaînes télé (Fox News, MSNBC, et CNN) pendant le témoignage, et les différentes interprétations

 


Melania & Barron déménagent

 

Getty

 

  • C’est la fin de l’année scolaire aux Etats-Unis et comme prévu, Melania et Barron vont rejoindre Donald Trump à la Maison Blanche, pour de bon, le 14 juin prochain.
    Le fils du président, 11ans, sera scolarisé dans une école privée du Maryland l’année prochaine, St. Andrew’s Episcopal School de Potomac, à trente minutes en voiture de Washington.
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  • La présence de la First Lady devrait « apporter un peu de normalité à une présidence dont le style et la substance sont anormales ».
     

    L’installation tant attendue et permanente est vue par la Maison Blanche comme un changement potentiel majeur pour un président de plus en plus déprimé par son travail, qui libère ses frustrations sur ses conseillers et qui se venge de la façon dont il est traité sur Twitter.

     

  • Tous les proches de Trump parient sur la présence de Melania pour calmer et raisonner davantage le président
  • « Melania set to make her D.C. move next week » – Politico

 

 


La chasse aux « fuites » inquiètent les journalistes et les sources

 

Reality Leigh Winner

 

  • Reality Leigh Winner, 25ans arrêtée samedi dernier pour avoir communiqué à The Intercept des documents secrets de la NSA, serait effrayée à l’idée de passer les dix prochaines années de sa vie en prison.
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  • Selon le procureur, Winner aurait indiqué à ses parents depuis la prison, comment la faire passer pour une 
    « néophyte » inconsciente du danger et des répercussions de ses actions – ce qu’il ont fait avec brio sur CNN cette semaine – Washington Examiner
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  • Elle devrait recevoir une peine exemplaire pour dissuader tous ceux qui voudraient continuer à alimenter la presse et agacer le président – Red State
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  • Le travail des journalistes spécialisés dans les questions de sécurité nationale, qui communiquent avec des sources anonymes et obtiennent des informations confidentielles est de plus en plus risqué et compliqué:
     

    D’un côté, il existe un nombre important de fonctionnaires qui veulent aider clandestinement les journalistes. De l’autre côté, il y a l’effort très agressif du gouvernement d’arrêter ces employés

     

  • A savoir maintenant, « jusqu’où sont prêts à aller les agences gouvernementales pour arrêter le flot d’informations qu’elles n’aiment pas? » – CNN

 


Première interview de Chelsea Manning

ABC
  • Quelques semaines après sa libération, après sept années de prison dont plusieurs en isolement, un changement de sexe et une grâce présidentielle, Chelsea Manning, a donné sa première interview exclusive à la chaîne américaine ABC.
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  • En 2010, Bradley Manning a récupéré plus 700 000 documents confidentiels sur la guerre en Irak et en Afghanistan et les a donné à Wikileaks qui les a diffusés en partenariat avec le New York Times, le Guardian, Der Spiegel et Le Monde.
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  • Manning a été accusée de trahison pour avoir divulgué des informations aux ennemis des Etats-Unis. Lui parle de responsabilité de révéler « la mort, la destruction, les massacres » pour provoquer un débat dans le pays, et pour sensibiliser les Américains.
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  • Chelsea Manning a obtenu un traitement aux hormones à partir de 2015 après cinq années de bataille juridique, une grève de la faim et deux tentatives de suicide, et un changement de sexe en 2016 – le premier prisonnier à recevoir ce genre d’opération.
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  • Chelsea Manning a été orginellement condamnée à 35 ans prison. Elle remercie Barack Obama de l’avoir graciée et « lui avoir une seconde chance »

 


L’emplacement le plus cher d’internet

 

Twitter

 

  • L’emplacement le plus cher et le plus prisé d’internet? Les commentaires qui apparaissent en dessous des tweets de Donald Trump sur son fil d’information.
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  • Il existe des centaines de milliers d’internautes, pro ou anti-Trump, dans les starting-block pour répondre le plus rapidement au président et voir leurs commentaires apparaître et être lus par ses 31 millions d’abonnés: Ce qui implique des « likes » et « retweets », des profils scrutées, des réponses et de nouveaux abonnés
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  • Exemple:
    En janvier, Mike Elgan, un écrivain, a répondu à un tweet de Trump dans les dix secondes qui ont suivi sa diffusion: Il a été diffusé sur 800 000 autres fils d’informations et reçu 24 000 notifications en quelques heures seulement et en 24 heures, il a reçu 300 abonnés supplémentaires
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  • Mike Cernovitch, un chante de la « new right » et grand supporter de Trump, confirme que c’est la meilleure tactique pour devenir une personnalité politique influente sur Twitter.
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  • Le meilleur moment pour attendre un tweet de Trump: 6 hrs du matin, lorsque le président se lève.
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  • « Inside the Chaotic Battle to be the Top Reply to a Trump Tweet » – Buzzfeed

 

 


Le reste de l’actualité

  • Greg Gianforte, le républicain qui vient de remporter son siège de Représentant à Washington de l’Etat du Montana, et qui a agressé un journaliste du Guardian la veille de sa victoire, a donné 50 000 dollars à une association pour la liberté de la pressePolitico
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  • La bataille électorale fait rage dans le 6ème district de Géorgie qui oppose le jeune démocrate Jon Ossoff contre la candidate républicaine Karen Handel. Ossoff a récolté plus de 23 millions de dollars de contributions en quelques mois et la campagne des deux candidats totalise aujourd’hui 40 millions, la somme la plus importante jamais dépensée pour l’élection d’un ReprésentantPolitico
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  • On en a parlé lors de son ouverture l’année dernière, The Wing est l’un de ses clubs et espaces de travail exclusivement réservés aux femmes, et ça marche du tonnerre – Village Voice

 


Couverture du Jour

Barry Blitt, le caricaturiste de Donald Trump pour le New Yorker revient avec une nouvelle couverture inspirée par les le film de Charlie Chaplin, « Les Temps Modernes ». L’atmosphère ambiante nous aurait davantage fait penser au Dictateur mais c’est un beau dessin!
 

Vendredi 24 février 2017: Bannon et Trump à la CPAC, Un nouveau parti démocrate? Le NYTimes aux Oscars, le WAPO s’affirme + « When We Rise »

 

  1. Steve Bannon intervient à la Conservative Political Action Conference

    Le grand rendez vous annuel des Républicains à Washington s’est ouvert hier dans une ambiance détendue avec la présence de deux des principaux conseillers du président, Steve Bannon et Reince Priebus, le chef de cabinet, qui sont apparus très souriants et complices (voir la une du New York Times), prêts à en débattre avec les « mensonges » du « parti d’opposition » sur leurs relations soi-disant tendues et le premier mois « chaotique » de l’administration Trump.
    Reince Priebus a rendu un énième hommage au parcours du candidat républicain ces dix huit derniers mois, et à sa victoire devant un public tout acquis.
    Comme l’explique Axios, « Bannon, lui, ne s’est pas adouci depuis qu’il est entré à la Maison Blanche. Il est encore plus dévoué au nationalisme économique, plus hostile aux médias, et plus déterminé à protéger le président des forces modérées du parti Républicain.« 

    Il a expliqué les trois priorités de l’administration: « La sécurité nationale et la souveraineté », « le nationalisme économique » et le « déconstruction de l’administration de l’Etat. »

    Un message d’affection, pour terminer, adressé au « parti d’opposition »:

    « Ca ne va pas s’arranger, ça va empirer avec les médias. Les raisons: ils sont corporatistes, mondialisés qui sont opposés à l’agenda nationaliste économique de Trump … Si vous pensez que [les médias] vont vous rendre votre pays sans se battre, vous vous trompez ». 

  2. Trump à la CPAC: CNN, le « Clinton News Network »

    Une semaine plutôt calme pour le président qui s’en est pris ce matin, via Twitter, au FBI, « incapable d’arrêter les responsables des fuites au sein du gouvernement, et dans l’agence elle-même » qui pourraient avoir « des effets catastrophiques sur les Etats-Unis. »
    Il a réitéré ces critiques lors de son discours à la CPAC – qu’il avait boycotté l’année dernière – et appelé à ne plus utiliser les « sources », les sources anonymes, parce qu’elles répandent des « fake news » –  il a qualifié CNN de « Clinton News Network »
    Il s’en est pris à la presse, réaffirmé que les journalistes étaient « l’ennemi de peuple », qu’ils « fabriquaient » des histoires, des sondages dans une rhétorique démagogique du « nous contre eux »:

    « les médias ne représentent pas le peuple, ne le représenterons jamais, et on va faire quelque chose la dessus »

    On ne sait pas trop s’il s’agit d’une énième plainte ou d’une menace à prendre au sérieux contre la liberté de la presse, la liberté d’expression et le Premier Amendemant. Ce sera l’un des sujets de discussion de ce weekend en tout cas.

    Les discours dans lesquels Trump improvise donnent souvent lieu à des déferlements critiques, rancoeurs, et autres faits alternatifs qui viennent de « je ne sais où »: Aujourd’hui, il s’en est pris à l’un de ses plus vieux alliés, la France: L’un de ses amis, « Jim », lui aurait conseillé « d’éviter la ville lumière » car « Paris n’est plus Paris ».

  3. Betsy DeVos marche sur des oeufs

    Betsy DeVos, Secrétaire d’Etat à l’Education a donné un discours hier à la CPAC au lendemain de la décision de l’administration Trump d’annuler la loi fédérale dite de « Bathroom Guidance », mise en place par Obama, qui autorise les étudiants transgenres à utiliser les toilettes et vestiaires de leur choix dans les établissements scolaires et universitaires.
    Jeff Sessions a pris l’initiative d’abolir cette mesure anti-discrimination, contre l’avis de Mme DeVos, et il revient désormais aux Etats de trancher sur la question.
    Elle a poliment justifié cette décision par la volonté de redonner aux Etats leur pouvoir de décision tout en réaffirmant que son « travail [était] de protéger la flexibilité des étudiants et des professeurs et leurs libertés individuelles. »
    Des manifestations de la communauté LGBTQ ont eu lieu dans plusieurs villes des Etats-Unis hier pour protester contre ce retour en arrière.

    Il ne faut pas sous estimer Betsy DeVos explique le New York Times: « Dans son Etat [le Michigan], elle a acquis la réputation d’une combattante politique efficace, motivée et implacable, qui a utilisé sa fortune pour récompenser ses alliés et punir ses ennemis, et travaillé en coulisses pour faire adopter une loi et se débarrasser des législateurs qui s’y opposent.

  4. Le parti démocrate: Vers un nouveau départ?

    Les 447 membres du Comité National Démocrate éliront samedi à Atlanta leur nouveau président: Les deux favoris sont l’ancien Secrétaire au Travail de Barack Obama, Tom Perez – le plus progressif mais attaché à l’ancienne garde (aka Obama) et le Représentant Keith Ellison, soutenu par Bernie Sanders (redevenu indépendant depuis sa défaite aux Primaires en juin dernier) et Chuck Schumer, porte parole de la minorité démocrate au Sénat.

    Parmi les enjeux du nouveau président: récupérer un parti en ruine après des Primaires sanglantes et le coup de massue des Présidentielles, et répondre à des questions cruciales résumées par FiveThirtyEight.

    « Le parti doit-il s’éloigner de la politique identitaire et se concentrer vers un message économique et populaire et une position plus dure sur l’immigration? Ou doit-il continuer à chercher le soutien de ses électeurs traditionnels, re-mobiliser les électeurs afro-américains après Obama et attirer les jeunes progressistes pro-Bernie? »

    A lire: « Will Keith Ellison move the Democrats to the Left? » de Vinson Cunningham dans le New Yorker

  5. Le New York Times aux Oscars

    Le New York Times diffusera une publicité de trente secondes (à 2,5 millions de dollars) dimanche soir lors de la cérémonie des Oscars pour annoncer le lancement d’une campagne du quotidien autour de la notion de « truth » (« vérité ») – actualité oblige.
    Une première en dix ans et une première tout court sur l’un des programmes télé les plus populaires de l’année, entre 35 et 45 millions de téléspectateurs.
    « La vérité est difficile; la vérité est difficile à trouver; la vérité est difficile à savoir et la vérité est plus importante que jamais » explique le vidéo clip.

    Des immenses affiches sont également placardées à Los Angeles, Washington, New York, San Francisco.

  6. Washington Post se refait une légende

    La nouvelle devise du Washington Post a été dévoilée hier sur son site internet en dessous le titre: « Democracy Dies in Darkness ».

    Une allusion à la nécessité des médias d’information dans le bon fonctionnement d’une démocratie et une critique à peine cachée contre les attaques incessantes du président contre les journalistes américains.
    La décision de « parler de notre mission » a été discutée depuis longtemps dans la rédaction a affirmé un porte parole à Poynter, « nous pensons que c’est une déclaration utile et concise pour expliquer aux millions de nouveaux lecteurs qui nous ont rejoint cette année qui nous sommes. »
    Comme James Warren l’explique dans Poynter: « Donc Democracy Dies in Darkness ressemble un peu à un prêche, une image de soi un peu démesuré de l’industrie en ce moment (…) mais ça marche. »

     

  7. « When We Rise », le nouveau docu-drama de ABC

    La chaîne a réalisé une minisérie en huit épisodes censés couvrir cinquante ans d’histoire LGBT à San Francsico où le tournage a eu lieu et dont les deux premiers épisodes seront diffusés lundi 27 février et ce jusqu’à la fin de la semaine. 
    « When We Rise »
    s’inspire librement de l’ouvrage de l’activiste Cleve Jones, « When We Rise: My Life in the Movement«  qui décrit sur plusieurs décennies (1972-2013) la lutte de quatre activistes de la Bay Area.

    « Ce que Dustin Lance Black a réussi avec l’immense et émotionnellement explosive série télévisée « When We Rise », c’est plus que de simplement raconter l’histoire de la lutte pour l’égalité de la communauté homosexuelle. Il a créé une histoire qui rappellera à tout le monde – homos et hétéros – de tout ce qui menacé par le retour de la haine, des divisions t d’une peur irrationnelle qui a paralysé la Nation » écrit le San Francisco Chronicle.

    Variety a trouvé l’exercice superficiel et cliché mais « le fait qu’une reconstitution pédagogique sur le mouvement des droits des homosexuels soit diffusé en prime time sur une chaîne nationale témoigne d’une révolution – qui continue – qui a transformé la fabrique sociale de cette nation. En l’espace de cinquante ans, l’Amérique est passé d’un pays ou l’homosexualité est traité comme une maladie par les psychologiques avec lobotomies et électrochocs à un pays ou le mariage homosexuel est autorisé partout. »

    La Bande Annonce est un peu mièvre

  8. La lecture du jour

    « The True Story of the Comey Letter Debacle » sur Vanity Fair. La décision incensée de James Comey de réouvrir l’enquête sur la messagerie privée de Hillary Clinton le 28 octobre 2016, onze jours avant les élections présidentielles, et prévenir le Congrès dans une lettre, désormais inscrite dans les livres d’histoire, qui a fait la une des télés, radios et quotidiens lors du weekend d’Halloween, s’expliquerait plus par la volonté du directeur du FBI de consolider son héritage au sein de l’agence plus que de voir les Démocrates perdent.

  9. Couverture du jour

    Découvrir la une du New Yorker chaque semaine est toujours un plaisir mêlé d’excitation et dernièrement Françoise Mouly n’a pas décu ses lecteurs au contraire. La couverture de cette semaine va faire couler beaucoup d’encre (heureusement Donald Trump ne lit pas le New Yorker); elle est signée Barry Blitt, le dessinateur officiel de Donald Trump dans le magazine – il a signé une dizaine de couvertures représentant le candidat puis le président l’année dernière. Reprenant la première couverture originale de 1925, Blitt remplace la traditionnelle mascotte par Vladimir Poutine et le papillon, Donald Trump.
    Plus sérieusement, le journaliste Evan Osnos et le rédacteur en chef David Remnick évoquent dans « Active Measures » les conséquences d’une neutralisation de l’OTAN et le retrait américain de la sécurité européenne qui « donnerait différentes opportunités à Poutine »

Obama dans le New Yorker

Ce sera doute l’un des dernières couvertures de Obama dans le New Yorker, en tout cas comme président des Etats-Unis, et sous le crayon de Barry Blitt qui a réalisé le plus grand nombre de couvertures cette année, notamment au sujet des élections présidentielles.

The NEw Yorker - Edition du 28 novembre 2016" "Counting"
The NEw Yorker – Edition du 28 novembre 2016″ « Counting »

On lui doit la désormais fameuse couverture de la semaine des élections, celle qui a justement prédit l’impensable:

The New Yorker - Edition du 14 novembre 2016: "Anything but that"
The New Yorker – Edition du 14 novembre 2016: « Anything but that »

 

Barry Blitt a également consacré de nombreuses couvertures au président ces huit dernières années.
La plus connue car la plus controversée est celle parue au cours de l’été 2008, en pleine campagne électorale, lorsque le candidat démocrate était accusé par les Républicains d’être un musulman et sa femme une révolutionnaire de gauche.
Intitulée « la stratégie de la peur », la voucerture avait couler beaucoup d’encre à l’époque, surtout du côté des libéraux et des proches d’Obama.

The NEw Yorker - Edition du 21 juillet 2008: "The Politics of Fear:
The NEw Yorker – Edition du 21 juillet 2008: « The Politics of Fear »

Voici un diaporama des autres couvertures de Barry Blitt

 

 

Trump dans le New Yorker

C’est la sixième couverture du New Yorker que le dessinateur Barry Blitt consacre à Donald Trump depuis le début de sa candidature à la présidence des Etats-Unis en juin 2015.
La dernière est parue cette semaine, et a pour titre « Miss Congeniality