08.11.17

 

Il y a un an, Donald Trump battait Hillary Clinton aux élections présidentielles américaines.

 

1. « Tsunami Election »

 

 

Bill de Blasio, le maire démocrate de New York a été réélu facilement pour quatre ans hier avec 66% des voix contre Nicole Malliotakis, la candidate républicaine malgré une mobilisation très faible de 22%. Daily News

« Ce soir, New York a envoyé le message à la Maison Blanche. C’est le suivant: On ne peut pas s’en prendre aux valeurs de New York et gagner Mr le président. Si vous vous retournez contre les valeurs de votre ville natale, votre ville se défendra.

Le New York Post qui déteste de Blasio partageait son dépit ce matin.

 

 

En Virginie, la démocrate Danica Roem, 33 ans, est devenue la première transgenre à remporter un siège dans un parlement américain en battant Bob Marshall, réélu depuis 1992 et défenseur de la « bathroom bill » qui aurait interdit aux personnes comme Roem d’utiliser les toilettes de son choix. Washington Post

Un an après la pire défaite de leur histoire les Démocrates avaient le sourire aux lèvres hier après la large victoire de Ralph Northam au siège de gouverneur de Virginie contre le républicain Ed Gillespie, pourtant soutenu par le président.
Dans le New Jersey, c’est le démocrate Phil Murphy qui succédera au gouverneur républicain Chris Christie, détesté de tous – National Review

Dans ce scrutin qui a ouvert la voie aux élections de mi-mandat de 2018, les électeurs ont rejeté le président Trump et offert aux Démocrates une grande victoire dans un « swing state » qui leur donne l’espoir de regagner le pouvoir à Washington.

 

 

En Caroline du Nord, la ville de Charlotte vient d’élire la première maire démocrate afro-américaine Vi Lyles

 

 

A Manchester, dans le New Hampshire, la démocrate Joyce Craig sera la première femme de l’histoire de la ville à occuper le siège de maire. Elle a battu le maire sortant, Ted Gatsas.

 

 

2. Great Gun Divide

 

A chaque nouvelle tuerie, les Démocrates et médias libéraux du pays appellent à un renforcement du contrôle des armes, mais pour Jonah Goldberg de National Review, ces appels répétés n’aboutissent à rien car « les pro-armes veulent en faire une lutte au nom de la guerre culturelle alors que les anti prétendent que ça n’a rien à voir ».

Mais la principale raison pour laquelle rien ne change, c’est parce que la défense du Second Amendement est un enjeu politique majeur pour les Américains, et que la capacité de mobilisation, au niveau électoral notamment, des détenteurs d’armes à feu est bien plus importante que celle des partisans d’une régulation des armes à feu, pour qui ce thème n’est pas central dans leur choix de vote.

Selon Gallup, 76% des Américains sont contre l’interdiction de la possession d’armes à feu.

C’est une expérience intéressante  de se demander à quoi ressemblerait l’Amérique si les partisans du contrôle des armes à feu commençaient à confisquer les armes de propriétaires respectueux de la loi. A part des retombées financières catastrophiques pour la NRA, des millions d’Américains verraient leurs pires soupçons se confirmer, et le profond ressentiment ancré dans l’Amérique « rouge » ne ferait qu’empirer et au delà de tout ce qu’on a déjà vu. Peut être qu’il y aurait moins de tueries et moins de morts bien que je sois sceptique la dessus. Mais Je suis sûr que notre politique serait pire qu’elle ne l’est déjà aujourd’hui.

« The Great Gun Divide »National Review

 

 

 

3. Conflits d’intérêts

 

 

Le New York Times a publiquement rompu les liens hier avec son cabinet d’avocat, « Boies Schiller and Flexner » après la publication de la seconde enquête de Ronan Farrow dans le New Yorker cette semaine sur « les espions de Weinstein » qui décrit comment cette firme a essayé de cout-circuiter leurs recherches en engageant une agence spécialisée dans l’espionnage pour enquêter sur ses propres journalistes.

David Boies, un partenaire de la firme, affirme que le quotidien savait qu’il pouvait travailler avec des clients dont les intérêts sont contraires à ceux du Times.

David Boies est le deuxième grand avocat américain à voir sa carrière endommagée après avoir défendu Harvey Weinstein. La première, Lisa Bloom, a elle aussi du abandonner son client après l’accumulation et l’aggravation des accusations portés contre lui – Associated Press

 

 

4. Si vous avez le temps de lire:

 

 

 

  • Un reporter de Businessweek a dîné avec Al-Walid une semaine avant son arrestation par les autorités saoudiennes dans le cadre d’une « campagne contre la corruption ». Le journaliste revient sur sa relation avec l’homme d’affaires, qui comme le prince héritier Mohammed ben Salmane, qui a ordonné son arrestation, est favorable à une réforme des institutions du pays.
    * « I dined with Alwaleed in the Desert Days Before His Arrest »Businessweek

 

  • Pour les amoureux de New York et de presse magazine, New York magazine publie un livre de 482 pages pour ses cinquante ans, et ça à l’air génial. Vous pouvez y jeter un coup d’oeil ici ou

 

 

 

 

5. A Ecouter

 

« 2016: What I should have done differently ». Dernier épisode de la série de podcasts de Politico intitulée « Women Rule » qui interrogent cinq femmes ayant participé aux campagnes de Clinton, Cruz, Rubio, Sanders et Trump l’année dernière et « ce qu’elles ont appris, ce qu’elles auraient fait différemment, et quand est-ce qu’elles voient une femme à la Maison Blanche

 

 

 

6. On vit une époque formidable

 

  • La compagnie de divertissement Walt Disney Co. a refusé d’inviter le Los Angeles Times aux avant premières de ses films à cause d’une enquête polémique du quotidien californien sur Anaheim, la ville du comte de Orange, dans la grande banlieue de L.A. qui accueille Disneyland Park (« Is Disney paying its share in Anaheim? »).
    Devant la pression et le boycott de quotidiens (The New York Times), journalistes (WaPo) et associations de critiques, Walt Disney est revenu sur sa décisionThe Wrap
  • L’ironie de l’histoire, c’est que Disney, le premier groupe de divertissement au monde, est très présent dans l’industrie des médias (ABC News, ESPN, ESPN Magazine): En gros, c’est groupe de médias qui en a directement un autre. – Politico

 

  • Nike dans l’embarras: La compagnie américaine qui a remporté en 2015 un contrat de un milliard de dollars pour devenir l’équipementier officiel de la NBA pendant huit ans, à compter de cette année, doit revoir le design de ses maillots, trop légers et près du corps, qui n’arrêtent pas de déchirer sur les courtsESPN
    Par ailleurs, les grandes stars de basket qui ne sont pas sous contrat avec Nike, qui a été autorisé à mettre son logo sur les uniformes, font tout pour le cacher.  Business Insider

 

  • Barack Obama est en train de récolter des centaines de millions de dollars pour la construction du Barack Obama Presidential Center, un complexe de 80 000 m2 qui doit ouvrir dans le « South Side » de Chicago en 2021 qui ne fait pas que des heureux: Les habitants de ce quartier populaire de la « Wind City » craignent que « Obamaland », censé abrité un musée et une bibliothèque, ne fasse augmenter les prix de l’immobilier et les poussent éventuellement à partir.

 

  • La suppression du « home button » du dernier Iphone X est un cauchemar pour de nombreux utilisateurs de Apple. Des tutoriaux ont été créé pour leur venir en aide – Co.Design

 

 

7. Couv’ du Jour: Femmes et Marines, au delà de l’uniforme

 

 

  • Le Washington Post magazine consacre sa « cover story » à huit femmes actives ou retraités de l’unité d’élite de l’armée américaine, les Marines dont la réputation a été entachée au début de l’année par les révélations de l’existence d’une page Facebook, Marines United, forte de trente mille membres, où étaient partagées des photos explicites de leurs collègues féminines.
    Elles racontent leur expérience au sein des Marines (où elles ne représentent que 7% des effectifs) et la vie quotidienne en dehors, pourquoi elles ont choisi d’y entrer et dans quelles circonstances, elles l’ont quitté.
    « The Few, The Proud »Washington Post magazine

06.09.17

 

1. DREAMers: la balle au Congrès

 

  • Hier matin, le président a envoyé son ministre de la justice, Jeff Sessions, annoncer la suspension du programme DACA, qui permet actuellement à 800 000 « Dreamers » arrivés illégalement sur le territoire américain lorsqu’ils étaient enfants, d’y travailler et d’y étudier légalement, au nom du respect de loi et tout en voulant « donner la priorité aux citoyens américains ».
    La décision n’a pas été facile à prendre pour Donald Trump comme l’explique le New York Times:

     

    Une heure avant l’annonce, les représentants de l’administration étaient inquiets que M. Trump n’ait pas bien compris les conséquences de cette décision, et qu’il décide de changer d’avis une fois le processus enclenché .

     

  • Effectivement, quelques heures plus tard, après le tollé suscité par cette décision, Trump affirmait « avoir de la compassion » envers ces « Dreamers » et demandé au Congrès de s’entendre sur une solution législative visant à les protéger d’ici les six prochains.  
  •  

  • Il appartient désormais à Paul Ryan, le porte parole républicain de la Chambre des Représentants de réussir un pari que le Congrès américain a été incapable de remporter ces seize dernières années.
  •  

  • La décision controversée de Trump est devenu le problème des Républicains qui vont devoir choisir entre la voix modérée d’une alliance avec les Démocrates, quitte à fâcher la droite dure (Breitbart, l’extrême droite américaine) ou embrasser une rhétorique nationale populiste qui pourrait faire imploser le parti. 

 

  • Très bonne analyse de Matt Taïbbi dans Rolling Stone (« Don’t be surprised if Trump’s Assault on Dreamers Works – Politically« ) sur la stratégie politique gagnante de Trump:
     

    Depuis deux ans maintenant, les Américains sont choqués devant les excès à répétition de Donald Trump, en se demandent comment est-ce qu’il continue à gagner malgré une détermination à blesser à peu près tous les groupes d’électeurs que compte la planète à l’exception des mecs blancs, en colère et à moitié analphabètes. C’est parce que le paysage politique est tellement fragmenté et que les autres institutions – le Congrès, les médias, l’establishment des partis républicains et démocrates – ont une côte de popularité aussi faible sinon pire que celle de Trump et qui lui permet de sortir indemne des scandales les plus insurmontables.

 


2. La peur du changement

 

  • Sachant que 76% des Américains sont favorables au DACA, pourquoi adopter une mesure aussi impopulaire?
    Encore une fois, Trump veut rassurer sa base électorale blanche et rurale effrayée de voir changer le visage de l’Amérique, notamment au niveau démographique devant la croissance des minorités afro-américaines et latino/hispaniques (respectivement 13,2% et 17% de la population) aux dépens de la majorité blanche en déclin (63% contre 69% en 2000 et 80 en 1980).
    Pour renverser cette tendance, une réforme drastique des politiques d’immigration trop lâches sont nécessaires, que ce soit à travers la construction symbolique d’un mur pour les protéger de l’immigration clandestine ou l’expulsion des DREAmers.
  •  

  • Axios cite un sondage publié dans The Atlantic en mai dernier dans lequel la moitié des blancs américains de classe moyenne affirment « que les choses ont tellement changé [qu’ils se sentent] étrangers dans leur propre pays », et c’est cette « anxiété culturelle » utilisée par Trump qui les a poussé à voter pour lui.

 


3. Cher hausse le ton

 

  • La réponse virale et brutale de Cher à une internaute qui ne la pas crue prête à recevoir chez elle les « Dreamers » menacés d’expulsion:

     

 


4. Des zones rurales toujours plus isolées

 

  • « Plus de la moitié des comtés américains situés dans les zones rurales ont des établissements hospitaliers sans maternité » constate le Washington Post et la tendance devrait s’aggraver ces prochaines années avec la fermeture progressive des services de gynécologie – obstétrique dans les zones les plus isolées du pays.
    2,4 millions de femmes en âge de procréer vivent dans des comtés qui n’offrent aucun accès aux soins prénatals, ni à des maternités. 

    Il existe déjà beaucoup de différences entre l’état de santé des femmes vivant dans les zones rurales et celles des villes. Les premières ont davantage de risques d’être en mauvaise santé, d’être obèses, de fumer, de se suicider ou d’avoir un cancer de l’utérus que leurs consoeurs des villes. Mais la tendance récente pourrait aggraver en raison des disparités en matière de santé sexuelle. Une étude récente a également noté que les zones rurales ont fait peu de progrès dans le domaine de la mortalité infantile par rapport au reste du pays.

     

  • Cette tendance s’explique par la faible rentabilité des services de gynécologie – obstétrique, ce sont que les centres hospitaliers coupent en cas de problèmes financiers, par la faible natalité dans les zones rurales, et par la difficulté pour les chirurgiens obstétriciens de survivre dans des régions désertées.

 


5. Les Boston Sox accusés de tricher

 

  • Le New York Post (« Boston Cheat Party ») et le NY Daily News (« Dirty Sox »), les deux tabloids new yorkais s’en sont donnés à coeur joie en une ce matin après les révélations du journaliste star du New York Times sur les tricheries de l’équipe de baseball de Boston contre leur ennemi, les New York Yankees, le mois dernier.
     
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  • Les Red Sox auraient utilisé l’Apple Watch au cours de leurs rencontres pour informer leurs coéquipiers des stratégies de leurs adversaires, notamment les communications, via les signes de la main entre le pitcher et le catcher. Intercepter les stratégies des adversaires est autorisé au baseball mais pas l’utilisation d’outils électronique est interdite sur le terrain.
  •  

  • L’enquête de la league de baseball a corroboré les accusations lancées par les New York Yankees et le commissaire doit annoncer prochainement si oui ou non, il prendra des sanctions contre les Red Sox, les premiers de leur division qui devraient vraisemblablement disputer les playoffs.

 


6.  « Je suis comédienne, il est notre putain de président »

 

 

  • C’est l’une des comédiennes américaines les plus célèbres qui a vu sa carrière de plus de trente ans s’arrêter brusquement en mai dernier après avoir diffusé une photo d’elle portant un masque ensanglanté de Trump: En l’espace de quelques jours, elle a été viré de CNN, la fin de sa tournée annulée, ses contrats publicitaires suspendus et le président a rajouté de l’huile sur le feu en évoquant le traumatisme de son fils Baron après avoir vu les photos.

 

  • Malgré des excuses publiques, elle a reçu des menaces de mort des supporters de Trump, a été vilipendée sur les réseaux sociaux, par républicains et conservateurs, Fox News, ses amis parmi les plus proches lui ont tourné le dos et elle a même été l’objet d’une enquête du FBI.
    En hibernation depuis trois mois, Katy Griffin en a marre de s’excuser, compte reprendre la comédie et sa carrière et milite désormais pour la protection du Premier Amendement, la liberté d’expression:

    Le président Trump vient juste de gracier Joe Arpaio, qui dirigeait essentiellement un camp de concentration de le désert d’Arizona. Il a dit qu’il existait de bons nazis, il veut expulser de jeunes adultes qui ont été amenés ici par leurs parents, et je suis celle qui continue a s’excuser?

 


7. Masha Gessen, une voix qui porte

 

  • Portrait de Masha Gessen, l’une des journalistes les plus influentes de l’ère Trump dans Rolling Stone:
     

    L’un des articles les plus lus après les élections [présidentielles] a été « Autocracy: Rules for Survival » publié dans le New York Review of Books. Son auteure, Masha Gessen, connait bien son sujet. Elle a vécu presque toute sa vie sous un régime autocratique et dont des années dans le rôle risqué de journaliste d’opposition – en Russie.
    Dans les dizaines d’articles et d’interventions télévisées qu’elle a réalisé depuis, elle offre un regard indispensable sur les tendances despotiques de l’actuel président américain. Et plutôt que de relever les éléments anti-démocratiques évidents de la nouvelle présidence, Gessen s’intéresse aux changements inquiétants des normes politiques américaines en utilisant la sagesse de quelqu’un qui a survécu et combattu une oppression politique tout en gardant son intégrité. 

 


8. Cinémas: Un été pourri

 

  • A l’exception de « Guardians of the Galaxy Vol.2 », « Wonder Woman » et « Spiderman: Homecoming », la fréquentation de salles de cinéma cet été – une période généralement bonne aux Etats-Unis – à été la pire de la dernière décennie avec seulement 3,8 milliards de dollars de tickets vendus, une baisse de 14,7% par rapport à l’année dernière.
     
    Parmi les victimes de cet été calamiteux: “King Arthur: Legend of the Sword”, « Valerian », « Baywatch », “Pirates of the Caribbean 5″, « The Mummy » et « Transformers 5 » qui sont soit des suites et/ou des films à gros budget – comme les prochaines sorties de cette fin d’année, « Blade Runner 2049”, “Thor: Ragnarok”, “Justice League,” et “Star Wars: The Last Jedi.”

 


9. Couverture du jour: Bill de Blasio sera réélu maire de New York

 

  • Mauvais nouvelle pour le New York Post, le tabloid de Rupert Murdoch qui l’attaque quasi-quotidiennement, ou le gouverneur démocrate de New York, Chris Cuomo, avec qui il est en guerre ouverte, ou ses détracteurs qui critiquent ses propos, son attitude et sa politique, Bill de Blasio devrait selon New York magazine être réélu à la mairie de New York le 7 novembre prochain.
     

De Blasio vs New York Post

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Guerre entre de Blazio et le New York Post

Deux ans et demi après son investiture à la mairie de New York, Bill de Blasio s’en est pris hier au tabloïd local, le New York Post, en pleine conférence de presse.
Il l’a qualifié de “serpillère de droite” qui n’écrit que de la “propagande” et même allé jusqu’à ignorer les questions d’un de ses journalistes, Yoav Gonen.

 

The New York Post - Edition du 7 octobre 2016
The New York Post – Edition du 7 octobre 2016


Ce n’est pas la première fois que de Blasio s’attaque au Post, “une présence” qu’il a publiquement jugé “négative” pour la ville.

Le quotidien se régalait ce matin de l’incident d’hier qui ne fait que « prouver la personnalité à fleur de peau » du maire.

De Blasio est l’une des cibles privilégiées du tabloïd qui l’accuse souvent de manque de transparence dans la gestion de son administration et autres problèmes et scandales auxquels elle doit faire face, la dernière en date étant une enquête de la police à la suite d’une éventuelle négligence des services sociaux dans la mort accidentelle d’un jeune garçon.

Depuis son élection en novembre 2013, le journal de Rupert Murdoch n’a pas arrêté ses attaques parfois désobligeantes contre de Blasio et sa famille: accusé d’être un communiste parce qu’il a voyagé en Union soviétique quand il était jeune, qualifié lui et sa famille « de seconde zone » lorsqu’il est comparé au précédent maire, le milliardaire Mickael Bloomberg.

Toutes les occasions on été bonnes pour le critiquer et l’humilier ce qui ne justifie pas son comportement d’hier. Un journaliste du Wall Street Journal – lui aussi propriété de Murdoch – a d’ailleurs fini par interpeller le maire: « Accepter des questions une fois par semaine et insulter les journaux et autres organes de presse – Comment est-ce que vous pensez que cela vous aide? »

« Je n’ai pas besoin d’aide, et ça n’est pas censé m’aider » a répondu de Blasio. « Je dis ce que je pense être vrai. Je pense que beaucoup de gens partagent mon point de vue »

 

Le Kiosque du vendredi 7 octobre 2016

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Ouragan Matthew: « Vous allez tous mourir » et la faute à Hillary

L’ouragan Matthew qui s’est renforcé jeudi pour atteindre la catégorie 5, le plus violent à s’abattre sur les côtes de Floride depuis douze ans, était à la une des quotidiens, flashs spéciaux du pays après les 300 morts qu’il a laissé derrière lui en Haïti.
Les autorités de Floride, de Caroline du Nord, du Sud et de Géorgie ont appelé les habitants à évacuer les zones les plus proches du littoral provoquant le départ précipité de près deux millions d’Américains et des encombrements monstres le long des côtes atlantiques.
Pour convaincre les téléspectateurs des risques de catastrophe, certains journalistes n’ont eu aucune limite, à l’instar de Shepard Smith sur Fox News, qui annonce sourire aux lèvres aux habitants de « West Palm Beach, Melbourne, Daytona Beach et Jacksonville (…) Vous et tous les gens que vous connaissez, vous êtes morts, aucune d’échapper à cet ouragan, sauf si vous êtes chanceux … Et vos enfants aussi vont mourir »

Malheureusement pour Shepard Smith, l’ouragan a baissé en intensité ce matin, et les dégâts devraient être moins importants que prévus.

Quant au Drudge Report, le site conservateur, il a contredit les prévisions des météorologues et autorités sur la dangerosité de l’ouragan, en incitant les familles à rester chez elle, puis a accusé le gouvernement de grossir le phénomène pour promouvoir le concept de changement climatique, l’un des points du programme défendu par Hillary Clinton lors de ces élections présidentielles:

Les déplorables comment à se demander si le gouvernement ne leur a pas menti à propos de l'intensité de Matthew pour faire avancer la cause du changement climatique
Les déplorables comment à se demander si le gouvernement ne leur a pas menti à propos de l’intensité de Matthew pour faire avancer la cause du changement climatique

Certains conservateurs, comme Rush Limbaugh, ont régulièrement considéré les ouragans comme des arguments politiques qui viennent servir les arguments des démocrates pour lutter contre le réchauffement climatique, ce malgré les études scientifiques et autres catastrophes naturelles qui s’abattent un peu partout dans le monde depuis une dizaine d’années. The National Weather Service, l’équivalent américain de Météo France, serait l’un des agents de cette conspiration.

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Elections présidentielles américaines
Rudolph Giulani, l’un des plus ardents défenseurs de Trump, qui a crié au génie après que le New York Times ait révélé qu’il avait réussi à économiser 50 millions de dollars d’impôts en 1995, a dû rire jaune hier en apprenant que sa fille, Caroline Rose, a décidé de soutenir Hillary via Twitter hier.

Mike Pence a tellement impressionné ses confrères républicains en essayant de calmement défendre l’indéfendable mardi dernier, lors du débat des VP’s qu’il est déjà pressenti comme candidat à la présidence en 2020.

Quant à Ted Cruz, le candidat malheureux des Primaires républicaines, qui avait appelé à grand fracas les électeurs américains à voter « en leur âme et conscience » lors de la Convention républicaine avant de se rétracter il y a quelques semaines, a été aperçu hier par le Dallas Morning News en train de faire du volontariat téléphonique pour appeler les électeurs à voter. Le sénateur n’a pas précisé qui.
La vidéo de Cruz, téléphone à la main qui récite le plus vite possible un texte tout sauf convaincant à des citoyens du Texas a été moquée sur internet hier.

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Implosion à Fox News

Rien ne va plus sur la première chaîne câblée du pays depuis que son père fondateur, Roger Ailes, a été mis à la porte cet été – à la suite de plusieurs plaintes pour harcèlement sexuel – notamment sur l’attitude à avoir vis-à-vis du candidat républicain.
La journaliste star, Megyn Kelly, a affirmé dans son show que les deux candidats s’étaient chacun rangés derrière « leur propre version du programme de protection présidentiel » qui consiste à ne faire des apparitions télévisées qu’en terrain conquis, et pour Trump, il s’agissait de son collègue, Sean Hannity.
Ce dernier l’a alors accusée de soutenir Clinton, provoquant un mini-scandale qui ne fait qu’affaiblir un peu la chaîne aux yeux du public et de ses concurrents.
Ci dessous, Megyn Kelly, pourtant affiliée à droite, qui ne peut se retenir de rire après un discours de Donald Trump en août dernier.

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The New York Post - Edition du 7 octobre 2016
The New York Post – Edition du 7 octobre 2016

Guerre entre de Blazio et le New York Post
Deux ans et demi après son investiture à la mairie de New York, le maire Bill de Blasio s’en est pris hier au tabloïd local, le New York Post, en pleine conférence de presse. Il l’a qualifié de « serpillère de droite » qui ne faisait que de la « propagande » et même allé jusqu’à ignorer les questions de l’un de ses journalistes, Yoav Gonen. Ce n’est pas la première fois que de Blasio s’attaque au Post, « une présence » qu’il juge « négative » pour la ville.
De Blasio est l’une des cibles privilégiées du tabloïd qui l’accuse souvent de manque de transparence dans la gestion de son administration.

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Annie Leibovitz 
Le New York Times s’intéresse au projet de la célèbre photographe Annie Leibovitz, Women, commencé en 1999 avec sa partenaire depuis décédée, Susan Sontag, qu’elle a récemment repris avec l’aide d’un nouveau mentor, la militante de 82 ans, Gloria Steinem, qui s’intitule désormais, Women: New Portraits, qui s’intéresse davantage « à la personnalité qu’à la beauté » de ses modèles, « La représentation doit rattraper celle des hommes » explique la photographe depuis son studio de Chelsea. Ses photos seront exposées à New York du 18 novembre au 11 décembre à the Bayview Correctional Facility, un ancienne prison pour femmes, avec la participation de UBS.