Dimanche 26 février 2017: Tom Perez, président du DNC; Conway dans Elle; Chelsea Clinton Tweete; Facebook, plate forme de l’opposition + Oscars!

 

Un nouveau président pour le parti démocrate

Le protégé d’Obama, son ancien ministre du Travail, Tom Perez a remporté samedi à Atlanta la présidence du Comité National Démocrate, qui vient de passer une année 2016 difficile: coupable d’avoir favorisé Hillary Clinton aux dépens de Bernie Sanders – un indépendant devenu démocrate repassé indépendant – pendant les primaires démocrates, suscitant la fureur des supporters de Bernie, et provoquant la démission de la présidente, Debbie Wasserman le jour de l’inauguration de la Conférence Nationale Démocrate, et surtout responsable avec la candidate de la perte des élections présidentielles. 
Le rival de Perez, Keith Ellison, était soutenu par Bernie Sanders et ses militants, qui ont laissé éclater leur colère à l’annonce des résultats … et suscité l’ironie de Donald Trump, qui a accusé Hillary Clinton d’être derrière cette élection.
Keith Elisson a été nommé dans la foulée vice-président du DNC et les deux hommes ont annoncé vouloir travailler ensemble à unifier le parti entre les tendances progressistes (les jeunes et Bernie Sanders) et celles de l’establishment, accusé de défendre les intérêts des entreprises.

Le kiosque du 25 novembre 2016

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En espérant que tout le monde a passé un bon Thanksgiving ou Friendsgiving, le weekend sera slow aux Etats-Unis car la plupart des Américains profitent de la fête nationale pour prendre la fin de la semaine off et rentrer chez eux dans leur famille.

Aretha Franklyn

Les chanceux qui étaient devant leur poste de télé hier midi, lors de la rencontre de football entre les Detroit Lions et les Minnesota Vikings, ont sans doute eu des frissons en entendant l’hymne national chanté par Aretha Franklyn, dans le Ford Field Stadium de Detroit, d’où est originaire « la reine de la soul ».
Une performance exceptionnellement longue, plus de 4 minutes, qui en a ému plus d’un.

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Hillary remerciée par ses supporters

Une famille a du passer un Thanksgiving un peu plus triste que le reste du pays, c’est la famille Clinton dans leur résidence de Chappaqua dans l’état de New York. Heureusement des supporters avaient  préparé une surprise pour la candidate en installant des dizaines de pancartes le long de sa rue, hier matin. L’interessée les a directement remerciés via Twitter.

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TRUMPLANDIA

La Russie a essayé d’influencer les élections présidentielles américaines

On sait depuis des mois que la Russie allait tenter d’influencer les élections présidentielles américaines: en piratant le Comité National Démocrate au mois de juillet puis la messagerie du responsable de la campagne de Hillary Clinton, John Podesta, dont les contenus ont été diffusés par Wikileaks – le fondateur, Julian Assange, avait promis de tout faire pour empêcher une victoire de la candidate démocrate.
Des experts avaient alerté sur différentes modalités d’actions visant à « brouiller les pistes » chez les électeurs et avaient même envisagé le piratage de certaines machines électroniques ou registre de vote informatisés.

Selon le Washington Post, des équipes de chercheurs ont mis en évidence l’existence « d’une propagande russe dans la diffusion de fake news sur les réseaux » sans être capable d’affirmer dans quelle mesure cette propagande a réussi à influencer les élections. Des milliers de compte Facebook et des websites pro-conservateurs. pro-Trump et alt-right ont envahi internet les dernières semaines de campagne pour répandre toute sorte d’informations visant à discréditer la candidate démocrate, et son parti, à l’instar de ces sites russes qui opèrent en anglais: Next News Network sur youtube (56 millions de vidéos partagées au mois d’octobre), RT, ou Sputnik.

La quasi certitude de voir Clinton être élue a sans doute limité les inquiétudes vis-à-vis de l’ingérence de la Russie, mais c’était sans compter la réouverture de l’enquête du FBI à 11 jours du scrutin. Aujourd’hui, les supporters de Trump qui annonçaient des élections truquées se sont rétractés et ce sont les démocrates qui appellent à un nouveau décompte des votes

Hillary Clinton: Les médias, journalistes, supporters et Jill Stein veulent toujours y croire

  • La candidate, restée très discrète depuis son impensable défaite aux élections présidentielles, est revenue malgré elle, sur le devant de la scène cette semaine, après la publication d’un article du New York magazine évoquant la possibilité « d’une manipulation ou piratage » des résultats de votes dans certains comtés de trois états, le Wisconsin, la Pennsylvanie et le Michigan.
  • Clinton aurait été approchée par des experts et des avocats spécialisées dans la question de la fraude électorale depuis jeudi dernier mais n’avait fait suite en demandant un recompte.
    Entre temps, le futur président a annoncé qu’il ne poursuivrait les investigations sur la gestion de la messagerie privée de l’ancienne Secrétaire d’Etat, ni sur la Fondation Clinton.
  • Jill Stein, la candidate du Green Party, qui s’est violemment opposée à Clinton lors de la campagne présidentielle, a réussi à reunir 4,6 millions de dollars en depuis pour payer les frais nécessaires à un nouveau décompte des bulletins de vote dans les trois états – plus que l’ensemble des donations reçues lors de sa campagne présidentielle.
    La deadline pour le Wisconsin, ou Trump dévance Clinton de 27 000 voix seulement, est cet après midi avant 5 hrs et il semblerait selon le Wisconsin Journal Sentinel, que Jill Stein, dépose une requête pour un nouveau décompte.
  • Hillary Clinton a largement remporté le vote populaire avec de 2 millions de voix de plus que son adversaire Donald Trump, qui a réussi à remporter le collège électoral en remportant certains états avec une marge de quelques de dizaines de milliers d’électeurs.
    La raison pour laquelle de nombreux commentateurs et journalistes appellent les grands électeurs à ne pas se soumettre à la sagesse habituelle qui consiste à voter pour le candidat qui a remporté leur état. Rien ne les oblige dans la constitution à suivre cette démarche, et la campagne de 2016, avec les soupçons de fraude qui entourent le vote, la victoire du vote populaire par Hillary Clinton, devraient être l’occasion pour ces grands électeurs de choisir et ils ont été mis en place pour justement être capable de faire un tel choix.

 

The Intercept: Clinton, les démocrates et l’influence des lobbys

The Intercept revient dans cet article sur le rôle des lobbyistes dans la campagne d’Hillary Clinton. Un sujet très sensible chez les démocrates, pour laquelle Hillary Clinton a été très critiquée, notamment par Bernie Sanders durant les Primaires du parti.

On apprend que le Comité National Démocrate a abandonné au mois de février dernier un arrêt mis en place par Obama en 2008 qui autorise les lobbys et les PAC (Political Action Committees) à financer directement la campagne des candidats.
Ces groupes d’influence étaient présents à Phildelphie, dans les tribunes VIP du Wells Fargo Center comme les sponsors de toutes sortes d’évènements et conférences, dans laquelle ils ont pu défendre leurs intérêts.

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Trump, « Le candidate moscovite »?

Depuis la fuite vendredi dernier d’une vingtaine de milliers d’emails impliquant les membres du DNC, le Democratic National Committee, en charge de l’organisation de la Convention démocrate qui s’ouvre aujourd’hui à philadelphie, de nombreuses figures du parti et certains experts informatiques dénoncent une manipulation du gouvernement russe pour tenter d’influencer les élections américaines en faveur de Donald Trump.

Depuis l’été dernier, Le comité a été victime du piratage de son système informatique mais l’information n’a été révélée qu’au mois de juin dernier par Le Washington Post qui affirmait que ces « hackers du gouvernement russe » auraient ciblé également les messageries de Hillary Clinton et Donald Trump – le porte parole du Kremlin, Dmitry Peskov, avait alors nié toute implicaiton du Kremlin dans cette affaires.

La seule diffusion des emails du Comité National Démocrate, vendredi 22 Juillet, jour de l’annonce du Vice-Président potientiel d’Hillary Clinton, qui révèlent les dissensions au sein de parti démocrate quelques jours avant l’ouverture de sa Convention, a été prise très au sérieux par l’Administration Obama qui y voit une tentative directe du gouvernement russe pour favoriser Donald Trump.

Le FBI a annoncé mardi matin l’ouverture d’une enquête pour tenter d’identifier les auteurs de ce piratage que Wikileaks a bien entendu gardé secret et aurait déjà confirmé l’implication d’agences russes d’espionnage.
La question est maintenant de savoir si ces entités ont agi sur ordre du Kremlin ou non.

L’idée que Vladimir Poutine veuille influencer les élections présidentielles pourrait sembler rocambolesque si le président russe et le candidat républicain ne s’étaient encensés l’un et l’autre ces derniers mois sur leur personnalité, leur idées politiques souvent anti-démocratiques, ou encore leur dédain pour l’OTAN. La fresque d’un artiste lithuanien de Vilnius a même caricaturé au mois de mai cette relation toute sauf froide entre les deux hommes qui s’embrassent comme l’avaient à l’époque le leader soviétique Brejnev et son homologue est-allemand Honecker.

La « Bromance » entre le milliardaire américain et l’ancien officier du KGB s’est construite depuis l’entrée en lice de Trump qui n’a jamais caché son admiration pour les dictateurs: Il lui a donné « A » pour « leadership », ne comprend pas le dédain que lui voue l’actuel président, et agirait en fonction d’un rapprochement que Poutine à lui aussi considéré si Trump était élu en novembre.
Le président russe a qualifié Trump « d’incontestablement talentueux » et de « brillant », un compliment qui semble, une fois n’est pas coutume, avoir profondément touché le candidat républicain.
La relation sans équivoque a poussé The Atlantic a se demander si Donald Trump n’était pas devenu « le candidat moscovite »?

En effet, les emails piratés du Comité National Démocrate n’ont fait que confirmer ce que tous les médias et partisans de Bernie soupçonnaient depuis longtemps, à savoir que le parti démocrate préférait voir leur représentante officielle, Hillary Clinton s’imposer dans les Primaires, plutôt que Bernie Sanders, qui a pris sa carte du parti l’année dernière après avoir été indépendant pendant 36 ans.
L’intérêt de cette fuite est de comprendre pourquoi elle arrive à la veille de la Convention démocrate alors qu’elle eu aurait davantage de répercussions au lendemain des primaires californiennes, qui ont consacré la victoire de Clinton, ou même le jour où Sanders a reconnu la victoire de sa rivale, deux semaines plus tard.

Il y a peu de doutes que Wikileaks ait voulu affaiblir le parti démocrate et Clinton avant son couronnement, et lorsque l’on connait l’inimitié entre Julian Assange et Clinton, on pourrait penser Wikileaks sert les intérêts de Poutine  en faveur de Trump autant qu’il assouvit les désirs de Vengeance du lanceur d’alerte.