15.09.17

 

1. Une semaine en Trumplandia

 

    • Une semaine calme et plutôt productive à la Maison Blanche avec un président « libéré » qui « agit comme un boss après des mois passés dans la claustrophobie de la West Wing », frustré par les leaders républicains avec qui il a été incapable d’assurer une des grandes législations de son programme : abrogation et remplacement d’Obamacare, la réforme fiscale… Et qui explique la main tendue vers les Démocrates.
      Comme l’explique Jonathan Swan de Axios, « Trump n’est loyal qu’envers lui-même » et « cherche à tout prix à trouver des accords » et c’est la première fois depuis le début de la présidence qu’il reçoit une couverture « médiatique positive ».

 

  • Une nouvelle dynamique influencée par le chef de cabinet, John Kelly, arrivée cet été qui a limité l’accès des personnes et des informations dans le bureau ovale, et parmi eux, les plus zélés de la droite dure ou les amateurs du cercle du milliardaire

 

  • Concernant les réactions effarées des conservateurs et supporters de Trump mercredi soir après l’annonce d’un accord avec les Démocrates en faveur des « dreamers », le président a tenté de limiter la casse hier en parlant d’une solution qui offrirait aux 800 000 jeunes migrants un chemin vers l’amnistie et non pas vers la citoyenneté et a réaffirmé sa volonté de construire le mur.
    Il n’empêche, Breitart a tenu à faire passer le message sur sa page d’accueil:

 

  • Aux dernières nouvelles, et contrairement aux démentis lancés sur son compte Twitter hier, Trump, a conclu jeudi un semblant d’accord avec ses nouveaux BFFs (« Best Friends Forever »), Chuck [Schumer] et Nancy [Pelosi] qui protege les jeunes migrants arrivés illégalement et la mise en place d’un renforcement des dispositifs de sécurité à la frontière – qui exclut le financement du mur.
    La majorité républicaine qui a été mis de côté lors des négociations mais s’est dit prête à suivre le président tout en rappelant qu’il était nécessaire qu’il travaillent de paire.

 


Les robots journalistes du Washington Post

 

  • Il y a un an, le Washington Post a commencé à utiliser Heliograf, une technique d’intelligence artificielle capable de produire des articles courts et uniquement factuels. Depuis le robot-journaliste en a écrit près de 850, dont 300 sur les jeux olympiques de Rio, 500 sur les élections des gouverneurs des Etats et le reste sur des rencontres sportives locales. 
    Le langage est rudimentaire, le récit s’en tient aux faits mais l’information est
    Heliograf rapporte de l’audience (les articles sur les campagnes électorales ont rapporté cinq cent mille clics), permet aux journalistes de se concentrer sur des reportages de fonds et des analyses, devrait fournir des informations de plus en plus précises aux journalistes et déceler les tendances, et enfin offrir aux lecteurs un contenu plus personnalisé à travers davantage d’informations plus locales.

    « The Washington Post’s Robot reporter has published 850 articles in the past year » – Digiday

 


Must Read: La rédemption de Michelle Jones

 

  • En 1996, Michelle Jones, a été condamnée à 50 ans de prison pour le meurtre, avoué, de son fils de quatre ans qu’elle a eu à la suite d’un viol. Elle en est sortie cette année pour bonne conduite et d’excellentes performances scolaires:

    « A travers un exemple de réhabilitation exemplaire, Mme Jones, aujourd’hui âgée de 45 ans, est devenue derrière les barreaux une spécialiste de l’histoire américaine dont les travaux ont été publiés, présentés en vidéoconférence devant une assemblée d’historiens et l’Assemblé générale de l’Indiana (….) NYU est l’une des meilleures universités à l’avoir accepté dans son programme doctorale. Elle faisait également partie des 18 sélectionnés pour le programme d’histoire de Harvard sur les trois cent dossiers retenus. Mais dans une décision inhabituelle prise contre l’avis du Département, la direction de Harvard a annulé son acceptation craignant qu’elle ait édulcoré son crime dans son dossier d’application (…) et inquiet que son passé ne fasse jaser parmi ceux qui ont été rejeté du programme, les médias conservateurs ou les parents d’élèves »

    « From Prison to Ph.D.: The Redemption and Rejection of Michelle Jones » – The New York Times

 


Reality Show politique

 

  • On le répétera encore et toujours, nous vivons une époque où tout est politisé: ce qu’on mange, ce qu’on lit, où on habite, avec qui ont sort. Vice l’a bien compris et prépare une émission de télé-réalité politique dans laquelle des individus entre 18 et 45 ans de toutes les origines et bords politiques confondus vivent ensemble pendant plusieurs semaines … à Washington

    Si vous êtes passionnés par la politique et que vous êtes prêt à tout – y compris à apparaître dans une émission de télé-réalité – pour vous faire entendre. Que vous rêviez de devenir politicien ou pensiez que les politiciens sont des pourris, que vous pensiez que c’est mieux d’être jugé par douze que par six, ou que Obama aurait du interdire les armes à feu; ou si vous voulez simplement changez le monde et que vous êtes assez fort pour confronter vos idées contre vos adversaires politiques devant des caméras, vous nous intéressez.

  • C’est encore un projet et s’il est accepté. le tournage devrait commencer à Washington au printemps prochain et devinez quoi? J’ai déposé ma candidature.

 


Podcast: « Child Marriage in America »

  • Nouvelle série d’enquêtes de la chaîne PBS intitulée « The Frontline Dispatch » disponible uniquement en podcast, avec comme premier thème, « les mariages d’enfants aux Etats-Unis » où plus de deux cent mille mineurs se sont mariés légalement entre 2000 et 2015

 


The David Carr Generation

 

  • David Carr était l’un des plus brillants journalistes de sa génération, passé par le Twin Cities Reader (Minnesota) puis Washington City Paper (D.C.) avant de terminer sa carrière à New York, où il collabore au New York magazine, The Atlantic et finit sa carrière avec une colonne média hebdomadaire au New York Times. Il est l’un des principaux protagonistes du documentaire « Page One: inside The New York Times » qui évoque ses années de dépendance à l’alcool et crack, qu’il relate dans une autobiographie best seller, « The Night of The Gun ».
  • David a été un mentor pour une nouvelle génération de reporters aussi doués parmi lesquels figurent Ta-Nehisi Coates, Neil Drumming, Jack Tapper, Jelani Cobb ou Brian Stelter qui lui rendent hommage dans cet article de The Atlantic

 


La couverture du Jour

  • Magnifique couverture!

06.09.17

 

1. DREAMers: la balle au Congrès

 

  • Hier matin, le président a envoyé son ministre de la justice, Jeff Sessions, annoncer la suspension du programme DACA, qui permet actuellement à 800 000 « Dreamers » arrivés illégalement sur le territoire américain lorsqu’ils étaient enfants, d’y travailler et d’y étudier légalement, au nom du respect de loi et tout en voulant « donner la priorité aux citoyens américains ».
    La décision n’a pas été facile à prendre pour Donald Trump comme l’explique le New York Times:

     

    Une heure avant l’annonce, les représentants de l’administration étaient inquiets que M. Trump n’ait pas bien compris les conséquences de cette décision, et qu’il décide de changer d’avis une fois le processus enclenché .

     

  • Effectivement, quelques heures plus tard, après le tollé suscité par cette décision, Trump affirmait « avoir de la compassion » envers ces « Dreamers » et demandé au Congrès de s’entendre sur une solution législative visant à les protéger d’ici les six prochains.  
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  • Il appartient désormais à Paul Ryan, le porte parole républicain de la Chambre des Représentants de réussir un pari que le Congrès américain a été incapable de remporter ces seize dernières années.
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  • La décision controversée de Trump est devenu le problème des Républicains qui vont devoir choisir entre la voix modérée d’une alliance avec les Démocrates, quitte à fâcher la droite dure (Breitbart, l’extrême droite américaine) ou embrasser une rhétorique nationale populiste qui pourrait faire imploser le parti. 

 

  • Très bonne analyse de Matt Taïbbi dans Rolling Stone (« Don’t be surprised if Trump’s Assault on Dreamers Works – Politically« ) sur la stratégie politique gagnante de Trump:
     

    Depuis deux ans maintenant, les Américains sont choqués devant les excès à répétition de Donald Trump, en se demandent comment est-ce qu’il continue à gagner malgré une détermination à blesser à peu près tous les groupes d’électeurs que compte la planète à l’exception des mecs blancs, en colère et à moitié analphabètes. C’est parce que le paysage politique est tellement fragmenté et que les autres institutions – le Congrès, les médias, l’establishment des partis républicains et démocrates – ont une côte de popularité aussi faible sinon pire que celle de Trump et qui lui permet de sortir indemne des scandales les plus insurmontables.

 


2. La peur du changement

 

  • Sachant que 76% des Américains sont favorables au DACA, pourquoi adopter une mesure aussi impopulaire?
    Encore une fois, Trump veut rassurer sa base électorale blanche et rurale effrayée de voir changer le visage de l’Amérique, notamment au niveau démographique devant la croissance des minorités afro-américaines et latino/hispaniques (respectivement 13,2% et 17% de la population) aux dépens de la majorité blanche en déclin (63% contre 69% en 2000 et 80 en 1980).
    Pour renverser cette tendance, une réforme drastique des politiques d’immigration trop lâches sont nécessaires, que ce soit à travers la construction symbolique d’un mur pour les protéger de l’immigration clandestine ou l’expulsion des DREAmers.
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  • Axios cite un sondage publié dans The Atlantic en mai dernier dans lequel la moitié des blancs américains de classe moyenne affirment « que les choses ont tellement changé [qu’ils se sentent] étrangers dans leur propre pays », et c’est cette « anxiété culturelle » utilisée par Trump qui les a poussé à voter pour lui.

 


3. Cher hausse le ton

 

  • La réponse virale et brutale de Cher à une internaute qui ne la pas crue prête à recevoir chez elle les « Dreamers » menacés d’expulsion:

     

 


4. Des zones rurales toujours plus isolées

 

  • « Plus de la moitié des comtés américains situés dans les zones rurales ont des établissements hospitaliers sans maternité » constate le Washington Post et la tendance devrait s’aggraver ces prochaines années avec la fermeture progressive des services de gynécologie – obstétrique dans les zones les plus isolées du pays.
    2,4 millions de femmes en âge de procréer vivent dans des comtés qui n’offrent aucun accès aux soins prénatals, ni à des maternités. 

    Il existe déjà beaucoup de différences entre l’état de santé des femmes vivant dans les zones rurales et celles des villes. Les premières ont davantage de risques d’être en mauvaise santé, d’être obèses, de fumer, de se suicider ou d’avoir un cancer de l’utérus que leurs consoeurs des villes. Mais la tendance récente pourrait aggraver en raison des disparités en matière de santé sexuelle. Une étude récente a également noté que les zones rurales ont fait peu de progrès dans le domaine de la mortalité infantile par rapport au reste du pays.

     

  • Cette tendance s’explique par la faible rentabilité des services de gynécologie – obstétrique, ce sont que les centres hospitaliers coupent en cas de problèmes financiers, par la faible natalité dans les zones rurales, et par la difficulté pour les chirurgiens obstétriciens de survivre dans des régions désertées.

 


5. Les Boston Sox accusés de tricher

 

  • Le New York Post (« Boston Cheat Party ») et le NY Daily News (« Dirty Sox »), les deux tabloids new yorkais s’en sont donnés à coeur joie en une ce matin après les révélations du journaliste star du New York Times sur les tricheries de l’équipe de baseball de Boston contre leur ennemi, les New York Yankees, le mois dernier.
     
  •  

  • Les Red Sox auraient utilisé l’Apple Watch au cours de leurs rencontres pour informer leurs coéquipiers des stratégies de leurs adversaires, notamment les communications, via les signes de la main entre le pitcher et le catcher. Intercepter les stratégies des adversaires est autorisé au baseball mais pas l’utilisation d’outils électronique est interdite sur le terrain.
  •  

  • L’enquête de la league de baseball a corroboré les accusations lancées par les New York Yankees et le commissaire doit annoncer prochainement si oui ou non, il prendra des sanctions contre les Red Sox, les premiers de leur division qui devraient vraisemblablement disputer les playoffs.

 


6.  « Je suis comédienne, il est notre putain de président »

 

 

  • C’est l’une des comédiennes américaines les plus célèbres qui a vu sa carrière de plus de trente ans s’arrêter brusquement en mai dernier après avoir diffusé une photo d’elle portant un masque ensanglanté de Trump: En l’espace de quelques jours, elle a été viré de CNN, la fin de sa tournée annulée, ses contrats publicitaires suspendus et le président a rajouté de l’huile sur le feu en évoquant le traumatisme de son fils Baron après avoir vu les photos.

 

  • Malgré des excuses publiques, elle a reçu des menaces de mort des supporters de Trump, a été vilipendée sur les réseaux sociaux, par républicains et conservateurs, Fox News, ses amis parmi les plus proches lui ont tourné le dos et elle a même été l’objet d’une enquête du FBI.
    En hibernation depuis trois mois, Katy Griffin en a marre de s’excuser, compte reprendre la comédie et sa carrière et milite désormais pour la protection du Premier Amendement, la liberté d’expression:

    Le président Trump vient juste de gracier Joe Arpaio, qui dirigeait essentiellement un camp de concentration de le désert d’Arizona. Il a dit qu’il existait de bons nazis, il veut expulser de jeunes adultes qui ont été amenés ici par leurs parents, et je suis celle qui continue a s’excuser?

 


7. Masha Gessen, une voix qui porte

 

  • Portrait de Masha Gessen, l’une des journalistes les plus influentes de l’ère Trump dans Rolling Stone:
     

    L’un des articles les plus lus après les élections [présidentielles] a été « Autocracy: Rules for Survival » publié dans le New York Review of Books. Son auteure, Masha Gessen, connait bien son sujet. Elle a vécu presque toute sa vie sous un régime autocratique et dont des années dans le rôle risqué de journaliste d’opposition – en Russie.
    Dans les dizaines d’articles et d’interventions télévisées qu’elle a réalisé depuis, elle offre un regard indispensable sur les tendances despotiques de l’actuel président américain. Et plutôt que de relever les éléments anti-démocratiques évidents de la nouvelle présidence, Gessen s’intéresse aux changements inquiétants des normes politiques américaines en utilisant la sagesse de quelqu’un qui a survécu et combattu une oppression politique tout en gardant son intégrité. 

 


8. Cinémas: Un été pourri

 

  • A l’exception de « Guardians of the Galaxy Vol.2 », « Wonder Woman » et « Spiderman: Homecoming », la fréquentation de salles de cinéma cet été – une période généralement bonne aux Etats-Unis – à été la pire de la dernière décennie avec seulement 3,8 milliards de dollars de tickets vendus, une baisse de 14,7% par rapport à l’année dernière.
     
    Parmi les victimes de cet été calamiteux: “King Arthur: Legend of the Sword”, « Valerian », « Baywatch », “Pirates of the Caribbean 5″, « The Mummy » et « Transformers 5 » qui sont soit des suites et/ou des films à gros budget – comme les prochaines sorties de cette fin d’année, « Blade Runner 2049”, “Thor: Ragnarok”, “Justice League,” et “Star Wars: The Last Jedi.”

 


9. Couverture du jour: Bill de Blasio sera réélu maire de New York

 

  • Mauvais nouvelle pour le New York Post, le tabloid de Rupert Murdoch qui l’attaque quasi-quotidiennement, ou le gouverneur démocrate de New York, Chris Cuomo, avec qui il est en guerre ouverte, ou ses détracteurs qui critiquent ses propos, son attitude et sa politique, Bill de Blasio devrait selon New York magazine être réélu à la mairie de New York le 7 novembre prochain.
     

05 Sept. 2017

 

1. Les « Dreamers » en sursis

  • Ce matin, Jeff Sessions, ministre de la justice, a annoncé l’une des dernières mesures phares de sa politique anti-immigration: la fin du programme DACA Deferred Action for Childhood Arrivals – mis en place par Barack Obama en 2012 qui offrait aux enfants entrés illégalement sur le territoire américain, la possibilité d’y étudier et d’y travailler légalement.
    Une décision évidemment controversée qui pourrait forcer 800 000 jeunes « DREAMers » à quitter un pays dans lequel ils ont grandi, étudié, travaillé et dans certains cas fondé une famille mais qui ne « sera pas appliquée avant six mois » pour laisser le temps au Congrès d’apporter sa propre législation« Faites votre travail » a lancé ce matin le président, en affirmant vouloir « mettre l’intérêt des citoyens américains avant tout ».

 

  • Trump essaye une fois de plus de courtiser sa base électorale – « les oubliés qui ne le sont plus » – à défaut de pouvoir lui offrir un mur.
    Pour Ben Smith de Buzzfeed, Trump « isolé, affaibli et incapable d’utiliser les leviers habituels du pouvoir présidentiel a adopté la pire stratégie pour quelqu’un qui essaye d’exercer le métier le plus important au monde: Tirer sur les otages ». Il ne s’agit pas d’une « stratégie » mais d’un « geste de panique ». 
  • La décision devrait provoquer l’opposition ferme des Démocrates et de la plupart des leaders républicains, les plaintes des associations de défense des libertés et les décisions des juges des cours fédérales et une immense panique et un sentiment d’injustice profond chez les DREAMers.

 

  • Comme l’a avancé Mark Zuckerberg dans un post sur Facebook quelques minutes après la déclaration de Sessions, la seule solution est une proposition conjointe des Démocrates et Républicains modérés, susceptible de provoquer une véritable guerre civile au sein du GOP.

 


2. Le « briseur de rêves »

 

 

  • Alors que son concurrent, le New York Post a choisi d’attaquer sa cible favorite, le maire de New York, Bill de Blasio, le NY Daily News critique en une la décision de Trump de briser le rêve de centaines de milliers de jeunes immigrés.

 

  • Autre annonce: le rachat du tabloid new yorkais par Tronc, qui est aussi propriétaire du Los Angeles Times et du Chicago Tribune pour un dollar symbolique et trente millions de dollars de dettes.

 

 


3. Houston: les travaux de nettoyage et de reconstruction compromis

 

  • Houston a l’argent mais n’a pas la main d’oeuvre suffisante pour l’immense effort nécessaire au nettoyage, à la réparation et la reconstruction de près de deux cent mille maisons pour une raison simple: Entre un quart et la moitié des ouvriers en bâtiment de la région sont en situation irrégulière et les cibles de la politique anti-immigration de Trump, et de l’un de ses fidèles supporter, le gouverneur du Texas, Greg Abbott qui a d’ailleurs été l’un des fers-de-lance de l’annulation du programme des DREAMers.

 

  • Il y a douze ans, explique le Washington Post après l’ouragan Katrina, George W Bush avait cédé à la pression les entreprises du Bâtiment et Travaux Publics et facilité l’emploi de travailleurs en situation irrégulière qui ont représenté un quart de la main d’oeuvre utilisée pour nettoyer et reconstruire la région.

 

  • Aucun mesure n’a été proposé par Trump et l’industrie a déjà tiré la sonnette d’alarme sur une éventuelle pénurie de travailleurs nés aux Etats-Unis pour reconstruire dans les plus brefs délais.

 


4. Cinquante idées qui bousculent Washington

 

  • C’est le classement annuel réalisé par Politico sur les cinquante idées (et les individus derrière elles) qui bousculent Washington et on trouve sans surprise beaucoup de personnalités des médias avec:
    • #1: Steve Bannon et sa machine de guerre alt-right, Breitbart News;
    • #2: Un couple de Texans, Sarah Greenberg et Ezra Levin, qui s’inspire des méthodes d’action du Tea Party pour organiser la résistance des Démocrates et progressistes contre Trump dans leur organisation: Indivisible.
    • #8: Susan Fowler pour avoir exposé dans un post de blog au début de cette année le sexisme rampant dans les industries de haute technologie de la Silicon Valley, à travers son expérience chez Uber où elle a travaillé pendant plusieurs mois.
    • #16: Rebekah Mercer, fille du multi-milliardaire Robert Mercer, la « méga-donatrice » de la droite, qui a finance Breitbart depuis qu’il est dirigé par Bannon et a soutenu financièrement la campagne de Donald Trump. 
    • #17: Masha Gessen du New York Review of Books pour avoir alerté sur les dérives autocratiques de la démocratie après la victoire de Trump en s’inspirant de sa Russie natale dans un essai, « Autocracy: Rules for Survival »

 


5. »Trumped up Cards »

 

  • « Reid Hoffman [le co-fondateur de LinkedIn] a des milliards de dollars et l’un des réseaux les plus connectés de la Silicon Valley. Voila comment est-ce qu’il compte les utiliser contre Trump » explique le journaliste Tony Romm dans Recode. 
  • Ca a commencé par un jeu de cartes, « Trumped up Cards », similaire à celui de « Cards Against Humanity » – dans lequel « les joueurs finissent des énoncés complets en utilisant des mots ou phrases généralement considérés comme offensantes ou politiquement incorrectes présentées sur des cartes à jouer »  (Wikipedia) – mais consacrés uniquement au milliardaire américain, pour « aider les gens à comprendre l’absurdité de la présidence de Trump

 

 

  • Hoffman est prêt à dépenser des centaines de millions de dollars dans des campagnes, des candidats et causes qui soutiennent la vision d’un futur plus favorable au pays.

    Comme beaucoup dans la Silicon Valley, l’opposition de Hoffman à la Maison Blanche a commencé immédiatement après les élections. Et les divisions entre Trump et le secteur des hautes Technologies devraient empirer mardi, quand le président va annoncer l’annulation du programme DACA (…) Les rumeurs concernant la fin du programme de protection a poussé Hoffman et plus de trois cent autres chefs d’entreprises à condamner publiquement la Maison Blanche le week-end dernier.

 


6. Vers une guerre culturelle totale

 

  • Regnery Publishing, La maison d’édition consacrée aux auteurs et aux ouvrages conservateurs tels que Mark Levin, Laura Ingraham ou Ann Coulter a annoncé qu’elle coupait les ponts avec le New York Times et sa célèbre liste de best-sellers, la référence du milieu de l’édition, sous prétexte que le quotidien favoriserai des ouvrages dits « libéraux » et « progressistes » aux dépens de ceux plus « conservateurs ». Elle utilisera comme nouvelle liste des ventes, celle publiée par Publishers Weekly

 

  • En ligne de mire, le livre « The Big Lie: Exposing the Nazi Roots of the American Left » place en 7ème position de la liste du New York Times alors que d’autres listes le placent numéro un. Même problème selon Regnery Publishing pour l’ouvrage “No Go Zones: How Sharia Law is Coming to a Neighborhood Near You” selon Associated Press.

 

  • Le New York Times a qualifié les accusations de manipulation des chiffres des ventes de son classement de « ridicules » en notant au passage que de nombreux ouvrages conservateurs apparaissaient généralement dans cette même liste.
    Une nouvelle division de franchie entre le monde des conservateurs et celui des libéraux.

 


7. Mannequins: Nouvelle génération

 

  • « Pendant des décennies, le mannequinat a été une activité silencieuse dans laquelle les femmes étaient être vues et jamais entendues » mais une succession d’incidents cette année ont mis en avant les problèmes qui minent encore cette industrie, notamment les conditions de travail, le harcèlement sexuel, l’humiliation physique ou encore le racisme.

 

  • Aujourd’hui, les mannequins, même peu connus dans l’industrie, peuvent utiliser les médias sociaux pour s’exprimer et avoir de l’influence en s’attirant de nombreux abonnés.
    Le New York Times est allé à la rencontre des modèles féminins à différentes étapes de leur carrière pour partager leur expérience: ICI

 


8. Le retour de certaines maladies infectieuses des Etats-Unis

 

  • Les régions les plus pauvres des Etats-Unis sont marquées par la résurgence de maladies infectieuses dignes des pays les plus pauvres de la planète: En Alabama un tiers des individus vivant dans le comté très défavorisé de Lowndes, ont été testés positifs à l’ankylostome, un parasite intestinal éradiqué depuis des décennies du pays depuis les années 80 et qu’on trouve dans les zones pauvres tropicales africaines et asiatiques.
    L’étude [réalisée par l’université de Baylor et l’Alabama Center for Rural Enterprise, ACRE] résumée dans le Guardian révèle que l’ankylostome ne survit que dans les communautés qui n’ont aucune hygiène de base, notamment à travers des problèmes de gestion et de traitement des ordures et eaux usées.

 


9. Les couvertures du jour

 

  • Ce sont celles de Sport Illustrated consacrées à la reprise de la saison de football américain cette semaine: Quatre couvertures différentes avec:
    • Le quarterback des New England Patriots, Tom Brady 
    • Le defensive end des Houston Texans, J.J. Watt
    • Le quarterback des Green Bay Packers, Aaron Rodgers
    • Le running back des Arizona Cardinals, David Johnson

Immigration aux Etats-Unis: Un premier DREAMer expulsé?

 

Donald Trump a promis qu’ils seraient épargnés par le durcissement des lois contre l’immigration, mais le premier cas d’expulsion d’un jeune DREAMer d’origine mexicaine a été signalé cette semaine et si les faits sont avérés, ce sont des centaines de milliers d’autres adolescents et jeunes immigrés qui seraient directement menacés partout dans le pays.

 

 

USA Today a révélé l’affaire en première mercredi 19 avril 2017

Juan Manuel Montes vient de porter plainte contre l’administration Trump devant une cour de Californie mardi pour avoir été illégalement déporté au Mexique alors qu’il bénéficie de la protection du Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA), mis en place par Barack Obama, qui protège les mineurs arrivés illégalement sur le territoire américain, sans aucune justification des autorités.

 

le Department of Homeland Security, en charge du contrôle et de la sécurité des frontières et toutes les questions relatives à l’immigration, a reconnu mercredi que le jeune Montes, 23 ans, était effectivement un DREAMer et son statut valide jusqu’à la fin 2018 tout en affirmant que l’intéressé aurait quitté les Etats-Unis pour le Mexique, sans en informer les autorités et l’aurait rendu inéligible pour le programme DREAM.

L’intéressé a démenti les faits: il aurait été arrêté par les forces de l’ICE (Immigration & Enforcement Agency) en Californie le 17 février dernier sans avoir pu présenter sa carte d’identité et son statut de DACA laissé dans la voiture d’un ami. Embarqué de force, sans passer par un juge ni un avocat, il aurait été expulsé le jour même vers le Mexique. 
Le National Immigration Law Center qui représente Montes a demandé il y a plusieurs semaines au DHS de rendre public les conditions de son arrestation – ce que le Département refuse pour des raisons de confidentialité.

 

L’incident, révélé mardi par USA Today, a mis en émoi les communautés immigrées et les 750 000 DREAMers répartis un peu partout aux Etats-Unis, dont un tiers en Californie.
Les réseaux sociaux ont également pris part à la consternation à travers le hashtag #justiceforjuan, des manifestations ont eu lieu devant certains bureaux d’immigration et une pétition en ligne a été envoyée au Secrétaire du Département de la Sécurité Intérieure (DHS en français), John Kelly, qui déclarait au même, dans son premier discours officiel, que la nation américaine était « danger ».

 

Steve King, un Représentant de l’Iowa, a salué le geste des agents de l’immigration via Twitter mardi

 

 

Si Trump a promis durant la campagne d’arrêter et de renvoyer les immigrés en situation irrégulière à commencer par les membres de gangs, les criminels et autres « bad hombres », il a affirmé « avoir un grand coeur » et s’est engagé à défendre le programme DACA mis en place par son prédécesseur.
John Kelly a récemment rassuré les DREAMers que le DACA était « bien en vigueur » et le porte parole de la Chambre des Représentants, Paul Ryan, avait également affirmé aux intéressés qu’ils n’avaient pas à s’inquiéter.

 

USA Today – Edition du jeudi 20 avril 2017

 

Ce serait donc le zèle de certains agents de l’Immigration and Customs Enforcement qui auraient outrepassé les directives présidentielles pour expulser un jeune immigré en situation régulière – qui est toujours assigné à résidence au Mexique, loin de sa famille installée en Californie.

 

C’est absolument scandaleux que des agents de la police des frontières s’autorisent à prendre des décisions qui bouleversent la vie et le futur des individus en toute impunité (…) l’ICE doit être maîtrisée et interdite de violer gravement les droits constitutionnels des gens.

Angelica Salas – directrice de « Coalition for Humane Immigrants Rights (CHIRLA)

 

 

On ne sait pas encore les tenants et les aboutissants de cette histoire, mais le cas de Montes, arrivé aux Etats-Unis à l’âge neuf ans, est précisément ce que craignaient beaucoup d’associations de défense des droits des Immigrés en situation irrégulière et tant que les faits ne seront pas clairement établis, et la responsabilité de chacun admises par les différents partis, les DREAMers ont toutes les raisons de s’inquiéter.

 

Vox résume la situation:

Tout signe qui prouverait qu’un bénéficiaire du programme DACA a été arrêté par les agents d’immigration serait la preuve que l’administration n’opère aucune discrimination parmi les immigrés en situation irrégulière [les DREAMers ne sont pas résidents permanents] et que les peurs qui existent au sein des communautés immigrés sont tout à fait justifiées.
La crédibilité de l’administration et de ses critiques est en jeu dans cette affaire.
Si le DHS dit la vérité sur l’affaire Montes, le scandale créé par USA today sera exemple parfait du refus de croire aux rapports officiels [agressivement défendus par John Kelly dans un discours cette semaine] même l’opportunité de diffuser les conditions de l’arrestation lui ont été données depuis longtemps (…) mais les explications ne cessent de changer 

 

 

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02.04.17: A la une des quotidiens US

 

  • Les campagnes rurales malades

    Reportage assez déprimant sur les zones rurales américaines, touchées par le chômage, dans lesquelles de plus en plus d’Américains survivent grâce aux pensions d’invalidité, à l’instar de ce comté d’Alabama, Lamar, où 18,7% des gens en âge de travailler sont handicapés.
    Entre 1996 et 2015, le nombre d’adultes en arrêt maladie est passé de 7,7 à 13 millions et le gouvernement va dépenser cette année 192 milliards de dollars en subventions, soit plus que les « food stamps », la sécurité sociale, aides au logement et au chômage réunis.
    * « Disabled or just desperate » The Washington Post

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  • La Bathroom Bill est prête pour l’Alabama

    L’annulation de la « Bathroom Bill » en Caroline du Nord n’aura aucune incidence sur le projet de loi similaire, appelée SB1 ou « Alabama Privacy Act » qui doit passer devant le parlement du « Cotton State » au mois d’avril et concerne l’accès aux toilettes publiques des entreprises et lieux publics.
    La loi stipule que les toilettes ou vestiaires utilisés par plusieurs personnes à la fois doivent être exclusivement pour les personnes de même « genre » et ouverts à tous, indépendamment de leur genre à la condition qu’un gardien soit présent pour « protéger la sécurité physique et émotionnelle de ceux qui les utilisent. »

    Toute institution publique qui laisseraient des toilettes sans sécurité seraient pénalisés d’une amende de 2 000 à 3 500 dollars
    Associated Press avait estimé le manque à gagner de la « Bathroom Bill » dans le Tar Heel State à 3,7 milliards de dollars sur les dix prochaines années et entrainé jeudi dernier un compromis qui a frustré les conservateurs qui soutenaient la loi et les associations LGBT qui voulaient son abrogation pure et simple.
    D’autres Etats, comme l’Alabama ont proposé leur propre « Bathroom Bill »: Kansas, Missouri, South Caroline, Texas, Minnesota et le Wyoming.
    * « Restroom bill sponsor presses ahead »Birmingham News

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  • Le dilemne des Dreamers

    Les jeunes enfants d’immigrés sans papiers pourraient être confrontés à un choix difficile si leurs parents étaient déportés: les suivre ou rester aux Etats-Unis.
    Ils sont 45 000 dreamers dans l’Etat d’Illinois à être autorisés à travailler et étudier depuis le décret présidentiel (DACA) signé il y a cinq ans par Barack Obama réservés à ceux nés à l’étranger et entrés aux Etats-Unis lorsqu’ils étaient enfants.

    Ils sont encore 70 000 jeunes immigrés à attendre leur statut Dreamers d’ici au mois de septembre, le quatrième Etat le plus important derrière New York (45 000), le Texas (130 000) et la Californie (240 000) et pour chacun d’entre eux, il y a en moyenne deux immigrés sans papiers dans la même famille.
    On observe partout dans le pays un nombre croissant de foyers dont les membres ont des statuts différents aux yeux de la loi: des parents en situation illégale, des adolescents « dreamers » et leurs jeunes frères et soeurs qui sont citoyens américains nés aux Etats-Unis.
    Rappelons que tous les dreamers ont accepté de donner leurs informations personnelles, et celles de leurs parents, au gouvernement en échange de leur statut ceux qui rend leurs proches d’autant plus vulnérables si Trump venait à élargir les critères de ceux qu’ils déporter du pays.
    * « Divided Houses »Chicago Sun-Times

 

 

Mercredi 22 février 2017: Des Républicains choqués; « Deportation Nation »; Obamacare résiste + #OscarsSoWhite

  1. Milo: le clap de fin

    Communiqué de Milo Yiannopoulos pour annoncer sa démission de Breitbart

    Il était sombre le Milo hier, pas vraiment d’humeur à insulter une femme voilée, un transgenre, à lancé à l’actrice afro-américaine Leslie Jones qu’elle est « illéttrée » … Le provocateur a surfé sur la vague « conservatrice », « libertarienne » et « politiquement incorrecte » lancée par Donald Trump depuis deux ans et justifié ses propos haineux sur le principe sacré de la liberté d’expression jusqu’à ce que ses propos sur la pédophilie choquent ses soutiens républicains et jusqu’à ses collègues de Breitbart – et il en faut pour les bousculer.
    Aux Etats-Unis, le Premier amendement, considéré comme une liberté fondamentale de la Constitution et de la société américaine, autorise et protège les citoyens et journalistes à dire ce qu’ils veulent sur à peu près tous les sujets par provocation ou non – contrairement à la France qui interdit la discrimination et les discours de haine. 

    Comme l’a résumé en une phrase Vox

    La polémique [autour de Yiannopoulos] prouve que le racisme, le sexisme, et autres formes d’intolérance sont acceptées dans les cercles conservateurs mais la pédophilie va trop loin.

    Dans sa dernière apparition télévisée avec Bill Maher ce weekend, il a affirmé vouloir « défendre le droit des gens à être, à dire et à faire ceux qu’ils veulent » et critiqué au passage les émeutes du mois dernier à l’université de UC Berkeley qui l’ont empêché de s’exprimer devant des étudiants conservateurs. Ce à quoi les libéraux répondent qu’il ne s’agit que d’une excuse pour déverser sa haine.
    Cela fait d’ailleurs penser à l’affaire Mehdi Meklat qui justifie ses attaques sur les femmes, les juifs, les homos en plaidant « le double de fiction » et qui accuse aujourd’hui la « fachosphère » d’en vouloir à sa vie.
    On vous conseille: « The Fall of Milo Yiannopoulos, explained » sur Vox

  2. « Deportation Nation »

    Le Department of Homeland Security a confirmé mardi que tous ceux qui traversaient illégalement la frontière mexicaine vers les Etats-Unis, seraient renvoyés manu-militari au Mexique, qu’ils soient Mexicains ou pas.
    Les demandeurs d’asile devront attendre la réponse des autorités au Mexique et pas aux Etats-Unis, comme c’est le cas aujourd’hui. Les populations concernées viennent d’Amérique Centrale (et ont souvent fui la violence des pays du Honduras, Guatémala, Salavador, Haiti) et d’Amérique du sud (Equateur et Brésiliens).

    Les deux mémos publiés mardi prévoient une répression agressive contre l’immigration illégale: les agents d’immigration auront le droit de déporter toute personne entrée illégalement aux Etats-Unis depuis moins de deux ans qu’elle soit arrêtée le long de la frontière mexicaine ou dans le reste du territoire américain et sans passer par un juge, comme c’est le cas aujourd’hui.
    Sont susceptibles d’être déportés: Toute personne (en situation irrégulière) condamnée ou accusée de délits graves et mineurs.
    Les forces de polices locales auront les mêmes droits que leurs collègues de l’immigration pour arrêter des criminels sans papiers des villes sanctuaires.
    D’autres parts, déporter les « DREAMers », ceux qui ont grandi aux Etats-Unis en situation irrégulière, ne sont pas, selon Sean Spicer, « la priorité » de la Maison Blanche.

    Au delà de ces changements drastiques par rapport à la politique d’Obama, ces mémos « n’ont aucune intention d’entraîner des arrestations et déportations de masse » a affirmé un employé du DHS rapporté par The Hill
    Aucun détail n’est donné sur les lieux où seront détenus les immigrés en attendant leur jugement our leur expulsion.

     

  3. Obamacare fait de la résistance

    L’une des promesses de campagnes de Donald Trump et l’obsession des Républicains depuis son vote en mars 2010, c’est le « repeal and replace » d’Obamacare: son abrogation et son remplacement.
    L’abrogation de l’Affordable Care Act, sans autre programme défini et voté par le Congrès pour le remplacer inquiète de nombreux Américains, y compris des électeurs de Trump, qui appartiennent aux classes moyennes et populaires, c’est-à-dire ceux qui bénéficient le plus de l’assurance santé mise en place par Obama.
    Politico comparait hier la résistance du Tea Party en 2009 dans l’Iowa contre Obamacare, et les actions menées cette année par les électeurs Démocrates et Républicains confondus pour préserver cette même loi.

    « Et comme une poignée de législateurs républicains à travers le pays, [Chuck Grassley, sénateur de l’Iowa] doit faire face à la colère des électeurs qui remplissent les conseils municipaux pour tenter de dissuader les Républicains d’abroger la loi du président Obama sur la santé.
    Les militants démocrates [moveon.org et Our Révolution] considèrent cette semaine comme cruciale pour faire entendre leurs revendications, d’autant que les Républicains restent profondément divisés au Congrès sur la façon de démanteler la loi sur la santé et sur celle qui devrait la remplacer.

    Les éléments les plus populaires d’Obamacare, ce sont la possibilité de contracter une assurance quels que soient ses antécédents médicaux et quel que soit son âge et la possibilité pour les enfants de moins de 26 ans d’être sous l’assurance de leurs parents.
    Certains représentants républicains ont annulé et remplacé des conseils municipaux  par des « conference call » depuis la vidéo diffusée la semaine dernière où le Représentant républicain de l’Utah, Jason Chaffez s’est fait hué par des centaines d’électeurs.
    D’autres affirment que les manifestations sont des mises en scène et les militants sont payés par l’opposition … comme le président hier soir.

    Twitter

     

  4. On vous conseille de lire: « Shake Up at the Oscar » – New Yorker

    Boone Isaacs, première Afro-Américaine présidente de l’Académie des Oscars depuis 2013 a décidé de prendre en main le problème de la diversité à Hollywood et de la représentation des minorités dans les nominations, dénoncé en 2015 par le fameux hashtag  #OscarsSoWhite: Elle a annoncé cette année là, la mise en place de l’initiative A2020 pour diversifier l’Académie en cinq ans. Le renouvellement nécessaire de ses membres ( ils sont six mille à 94% blancs et 70% masculins et âgés d’une soixante d’années) a été considéré par certains comme une purge en réponse aux accusations racistes dont a fait l’objet le comité ces dernières années.
    En juin dernier 683 membres ont été accueillis, un nombre record, dont 45% de non blancs provenant de 59 pays différents – les nouveaux entrants ont besoin de deux lettres de parrainage pour rentrer et qui ont été actifs dans l’industrie ces dix dernières années.

    Une nouvelle composition qui implique la mise en place de nouvelles stratégies des studios de cinéma pour séduire les membres de L’Académie. Passionnant.

  5. La Bourde du jour

    La couverture du Bryan-College Station Eagle: « Trump nomme McMaster pour remplacer Pence »: il s’agissait en fait de remplacer le général Flynn qui a démissionné il y a dix jours, et non le vice président Mike Pence
    La couverture a fait le tour d’internet.

    The Eagle – Edition du mardi 21 février 2017

    Kelly Brown, certainement très embarrassée a publié hier matin « une lettre d’excuses aux lecteurs du Eagle – et à Mike Pence ». Son erreur n’est pas comparable à la une du Chicago Tribune qui annonçait le 3 novembre 1948 la victoire de Thomas Dewey aux élections présidentielles gagnées en réalité par Truman ironise-t-elle, et l’erreur n’était ni un « mensonge délibéré », ni « une vérité alternative ». C’est le résultat d’une deadline sans assez relecture, et « c’est ma responsabilité », précisant au passage un manque d’effectif au sein de sa rédaction.

  6. Couverture du jour:

    Variety offre sa couverture à Jimmy Kimmel qui présentera dimanche sa première cérémonie des Oscars, « le job le plus ingrat du show business ».

    Variety