Time: Les 100 personnalités les plus influentes en 2017

 

 

C’est le rendez vous annuel incontournable de Time: le Classement cent personnalités les plus influents au monde, surtout américaines, classées en différentes catégories: Les pionniers, les artistes, les leaders, les titans, les icônes.

 

  • Les pionniers

      • Riz Ahmed (by Lin Manuel-Miranda)
        Il était partout cette année dans le dernier Star Wars (« Rogue One »), dans la mini-série « The Night Of » et un petit rôle de surfeur-hippie dans « Girls » sur HBO et dans le dernier « Bourne »

     

      • Samantha Bee (by Jane Curtin)
        On en parle souvent dans le Kiosque, on l’adore. Elle est l’une critiques les plus acerbes du président Trump avec Jon Oliver dans son émission hebdomadaire The Full Frontal sur TBS

     

      • The Chance (by Common)
        Artiste HipHop qui diffuse sa musique exclusivement en streaming, il est aussi très investi politiquement et socialement dans la communauté de Chicago, la ville qui l’a vu naître – et il a même offert un million de dollars au système éducatif de la Wind City.

     

      • Ivanka Trump (by Wendy Murdoch): Elle a le mérite de calmer les ardeurs de son père, le président des Etats-Unis, et elle milite pour les femmes aussi

     

    • Jared Kushner (by Henry Kissinger): Riche héritier, passé par Harvard, qui se retrouve conseiller du roi sans aucune expérience que celle de connaître son beau-père et de savoir le raisonner. Il a fait du bon boulot pendant la campagne présidentielle et est considéré comme l’un des architectes de la victoire de Trump.

     

    Les Artistes

      • Jon Legend (by Harry Belafonte)
        Il a remporté l’oscar de la meilleure bande originale avec le film « Selma », c’est aussi un activiste impliqué dans la défense des droits des minorités et contre les violences policières.

     

      • Emma Stone (by Brie Larson)
        Elle vient de remporter un Oscar pour le mitigé LalaLand

     

      • Alicia Keys (by Kerry Washiington)
        Elle a arrêté de se maquiller et a été très critique envers Donald Trump pendant les élections présidentielles. Elle chante très bien aussi et présente « The Voice » sur NBC

     

      • Leslie Jones (by Russel Crowe)
        C’est l’actrice la plus âgée de l’émission satirique de « Saturday Night Live » mais aussi l’une des plus drôles et charismatiques, dont le succès lui a apporté des ennuis l’année dernière lors de la sortie de Ghosbusters – campagne raciste sur Twitter mené par le troll Milo Yiannopoulos. Elle s’est défendue avec humilité.Elle a le rôle principal dans l’un des sketchs les plus drôles de cette saison.

     

    • Sarah Paulson (by Cate Blanchett)
      Elle a remporté un Emmy et Gloden Globe pour sa prestation de Marcia Clark dans « The People v. O.J. Simpson: American Crime Story » et revient chaque année dans « American Horror Story » sur FX

     

     

    Les Leaders

      • Melinda Gates (by Sheryl Sandberg)
        La femme de Bill Gates, présidente de la « Bill & Melinda Foundation ».
        « Son impact se senti pour des générations »

     

      • Tom Perez (by Tim Kaine)
        Le nouveau chef du parti démocrate a tout à reconstruire, doit remobiliser les troupes pour impérativement gagner pour les élections de mi-mandat en 2018

     

      • Elizabeth Warren (by Kamala Harris)
        L’une des figures du parti démocrate et fervente opposante à Donald Trump

     

    • Sandra Day O’Connor (by Sonia Sotomayor)
      La première femme juge de la Cour Suprême des Etats-Unis qui a pris sa retraite en 2006 et aide aujourd’hui à l’insertion des jeunes à travers l’éducation.

     

    Les Titans

      • Jeff Bezos (by Buzz Aldrin)
        Fondateur et président d’Amazon, il a non seulement change la façon de consommer (par internet), il est aussi très actif dans les médias – patron du Washington Post qui cartonne cette année – et avec Amazon médias qui créé beaucoup de séries, films, etc…

     

      • Rebekah Mercer (by Ted Cruz)
        « Une guerrière et une patriote » qui « avec l’aide [de la fortune] de son père » financent la « révolution politique » qui a vu Donald Trump arriver au pouvoir. C’est l’une des grandes copines de Steve Bannon.

     

      • Tom Brady (by Conan O’Brien)
        Il a remporté son cinquième Super Bowl cette année et si vous n’êtes pas de Boston ou de la Nouvelle Angleterre, vous avez des chances de le détester. Il n’a pas d’opinion politique et est marié avec Gisele Bundchen.
        Aucun intérêt en dehors d’un terrain de football.

     

    • Lebron James (by Rita Dove)
      Il a remporté le pari de faire gagner son équipe des Cavaliers de Cleveland l’année dernière en finale NBA contre San Francisco. Lui a des opinions politiques et s’investit dans la communauté de Cleveland.
  • Les Icones

      • Jeanette Vizguerra (by American Ferrara)
        Mme Vizguerra est une immigrée sans papiers qui travaille comme agent d’entretien à Denver dans le Colorado. Elle s’est réfugiée il y a quelques jours avec ses trois enfants dans une église de la ville pour échapper aux forces de l’immigration venues l’arrêter et la déporter.
        Elle est l’emblème de ces millions de personnes qui ont construit une vie meilleure aux Etats-Unis et sont désormais menacés d’expulsion.

        Voir son portrait dans le NYTimes

     

      • Viola Davis (by Meryl Streep)
        C’est la seule Afro-Américaine à avoir été nommée trois fois aux Oscars et elle a remporté son premier cette année, dans un second rôle pour le film « Fences »

     

    • Colin Kaepernick (by Jim Harbaugh)
      Il a voulu mettre à genoux la NFL, le football américain et pourquoi l’Amérique. La Victoire de Trump a rendu son message encore plus important, pas ses résultats sportifs malheureusement et est parti cette année de l’équipe de San Francisco.

Lundi 13 février 2017: « Le président Trump a 100% raison »

  1. Les positions dangereuses de Stephen Miller
    Hier matin, Stephen Miller, 31 ans, l’un des plus proches conseillers de Donald Trump a fait le tour des plusieurs plateaux télés pour dénoncer la décision « idéologique » des trois juges fédéraux qui ont « abusé de leur pouvoir » en maintenant la suspension de la « travel ban ».
    Il a même affirmé que le pouvoir judiciaire n’avait rien de « suprême » et prévenu « les ennemis, les médias et le reste du monde que les « prérogatives du président pour assurer la sécurité du pays sont bien réelles et ne seront pas remises en question ». Concernant les accusations de fraude électorale, il a affirmé qu’il avait 100% raison.

    Les journalistes de l’émission Morning Joe étaient choqués par la violence des propos du jeune Miller, très à l’aise, à « défendre la vision un pouvoir autoritaire – visiblement ignorant de la Constitution américaine. Donald Trump a ensuite félicité son assistant pour avoir « représenté » ses positions qui pourraient le mener tout droit vers sa destitution.
    Les Républicains n’ont pas commenté.
  2. Miller, la star du weekend
    Le Jeune Miller a été l’objet de deux portraits ce weekend dans le Washington Post et le New York Times. Il a grandit dans la communauté très libérale de Santa Monica en Californie dans laquelle il a développé des positions conservatrices, contre son lycée notamment, coupable de « multiculturalisme ». Il a été très marqué par les attentats du 11 septembre et encore plus choqué par l’opposition de certains Américains à la guerre en Irak. 

    Miller s’est fait un nom dans les milieux conservateurs pour ses prises de positions controversées, en se faisant le champion de ceux qui se sentent « muselés » par le politiquement correct. 

    Il a travaillé pendant plusieurs années pour le sénateur d’Alabama Jeff Sessions, aujourd’hui ministre de la Justice, où il a peaufiné ses politiques anti-immigration avant de rejoindre l’équipe de campagne de Donald Trump en janvier 2016. Il travaille main dans la main avec Steve Bannon, et sont les auteurs à succès de la travel ban #1

  3. Des remaniements en perspective
    Comme l’expliquait ce weekend le New York Times, il existe deux courants d’influence autour du président:
          1. Ceux qui cherchent la confrontation: Steve Bannon, Stephen Miller, Jeff Sessions et Kellyanne Conway sont des fidèles du président, ne l’ont jamais critiqué et capturent les « impulsions » de Trump, notamment contre l’immigration.
         2. Les « conformistes »: Ivanka Trump, Jared kushner, le chef de cabinet, Reince Priebus, Gary Cohn, le conseiller économique, le General Mattis, et Rex Tillerson. 
    Mais il y a ceux qui sont sûrs de rester: Ivanka Trump et Jared kushner, la famille.
    Reince Priebus, affaiblit par le passage en force des « confrontationalists », est en sursis cette semaine comme Michael T Flynn, conseiller à la Sécurité Nationale, qui fait l’objet d’une enquête interne pour une discussion qu’il a eu avec l’ambassadeur russe sur l’éventuelle levée des sanctions américaines, alors que Obama était encore au pouvoir. 
  4. Elizabeth Warren, le nouveau visage du parti démocrate?
    Donald Trump est un maître de la manipulation et il l’a prouvé contre l’opposition qu’il remodèle à sa convenance.
    La semaine dernière, la sénatrice du Massachusetts, à été interdite par la majorité républicaine de témoigner devant le Sénat contre la nomination de Jeff Sessions au ministère de la justice.
    Une démarche inhabituelle pour Mitch McConnell le porte parole des Républicains, qui a propulsé Warren en haut de l’affiche (#shepersisted).
    Pour certains, ce « cadeau du ciel » a été savamment ficelé par l’entourage du président, qui veut voir Elizabeth Warren à la tête du parti démocrate en prévision des élections de mi-mandat en 2018.
    Dans un déjeuner avec des sénateurs démocrates jeudi, le président a affirmé en toute finesse: « Pocahontas est le nouveau visage de votre parti » – le surnom choisi par Trump pour moquer Warren.

    Un scénario qui ravit les conservateurs à l’instar du National Review, « Elizabeth Warren Présidente », certains de pouvoir la battre facilement.
  5. Les conservateurs un peu plus critiques envers Trump
    Une fois n’est pas coutume, la revue conservatrice National Review affirme que « La Droite ne peut pas défendre le président » et s’intéresse aux réactions des Républicains face aux débordements de Trump: Garder le silence (la plupart des parlementaires) ou justifier l’injustifiable en parlant de comportement « peu conventionnel »

    La façon grandiloquente et impulsive qu’a Trump de gouverner et de communiquer empêche [les Républicains] d’anticiper ce qu’il va faire et de pouvoir défendre ses déclarations. Combien de fois il a discrédité ses propres supporters et son porte-parole, Sean Spicer. Quand un leader politique remplace des principes et une plate forme idéologique claire avec ses propres instincts et jugements, il ne fournit aucun argument valabe à ses supporters.
    Au bout du compte, l’argument devient simplement « faites confiance » en votre leader, il sait ce qu’il fait, c’est la seule personne capable. Ce n’est pas du conservatisme, ni de la démocratie.

  6. Hillary aux présidientielles de 2020…?
    Pour Matt Larimer, ancien conseiller de George W. Bush, dans Politico ce weekend, tout indique que Clinton se prépare pour une troisième round:
    * La cessation des activités de l’ONG de la Fondation Clinton, « Clinton Global Initiative », subventionnée par les Etats étrangers et au centre des accusations de conflits d’intérêts lors de la campagne présidentielle.
    * Les Clintons n’ont pas démenti les rumeurs selon lesquelles Hillary pourrait se présenter à la Mairie de New York en novembre prochain contre De Blasio.
    * La signature d’un septième ouvrage avec la maison d’éditions Simon & Schulster, et la promesse d’une tournée de promotion dans tout le pays – et l’éventualité d’être interrogée presque uniquement sur sa cuisante défaite de 2016.
    * Son tweet de jeudi soir sur la décision des trois juges de la cour fédérale de San Francisco de maintenir la suspension de la travel ban, « 3-0 » a été aimé 422 000 et retweeté 147 000 fois.
  7. Saturday Night Live cartonne 
    L’épisode de samedi soir restera l’un des plus drôles et des plus controversés de cette année avec Alex Baldwin en invité, qui nous a bien entendu offert un sketch de Trump mais qui a donné la part belle aux comédiennes de l’émission et Melissa McCarthy.
    Pour notre plus grand plaisir, McCarthy est revenue à la charge dans un autre sketch hilarant du porte parole de la Maison Blanche.
    Kate McKinnon, brutale, en Kellyanne Conway qui harcèle le journaliste star de CNN, Jake Tapper, dans un remake d’Attraction Fatale.
    Notre préférée, c’est Leslie Jones dans son propre rôle qui demande au big boss de SNL, Lorne Michaels, de jouer Donald Trump, à la place de Baldwin. Fantastique.
  8. Adèle célébrée aux 59ème Grammys
    Adèle, la reine des « coeurs brisés et de la rédemption » remporte les cinq trophées des cinq catégories dans lesquelles elle était nominée dont chanson de l’année (le très lointain « Hello ») et album de l’année, 25 et disque de l’année. L’excellent Lemonade de Beyoncé n’a reçu que le prix de l’album contemporain urbain de l’année. Elle méritait mieux.
  9. Couverture du jour, c’est celle de John Oliver sur Rolling Stone. Le journaliste a repris hier les rênes de son émission hebdomadaire Last Week sur HBO. 

    Rolling Stone – février 2017

Jeudi 9 février: Warren tendance, Ivanka boycottée, Trump contre le système judiciaire, « Confide » tes messages, Et WSJ vs NYTimes

  1. Elizabeth Warren mène la danse
    En interdisant la sénatrice du Massachusetts de s’exprimer contre la nomination de Jeff Sessions à la tête du Département de Justice, la majorité républicaine a offert a Elizabeth Warren une exposition médiatique sans précédent sur les réseaux sociaux et dans les médias.
    « Si Donald Trump devait choisir une rivale pour 2020, il choisirait Elizabeth Warren » a affirmé Joe Scarborough, du Morning Joe hier matin. L’incident pourrait donc être un moyen d’élever Warren comme chef de l’opposition démocrate – pour laquelle Trump n’a jamais caché son mépris.
    Après avoir été réduite au silence, Elizabeth Warren a quand même décidé de lire la lettre mardi soir, en dehors du Sénat, via Facebook Live; la vidéo a été visionnée dix de millions de fois en 24 heures.
    Le hashtag #ShePersisted, utilisé par Mitch McConnell, était la plus tendance hier sur Twitter.
  2. Jeff Sessions a été confirmé par le Sénat mais c’est clairement d’Elizabeth Warren dont on a parlé hier, à la télé, sur internet et les réseaux sociaux.
  3. Trump continue ses attaques contre le système judiciaire fédéral
    Il a publiquement mis en garde les trois juges fédéraux de San Francisco qui doivent décider cette semaine de la remise en place de la « Travel Ban » et continue de les discréditer aux yeux de ses électeurs. 

    Si ces juges veulent respecter les cours pour ce qu’elles sont, ils devraient faire ce qui doit être fait. C’est très triste (…) Je ne veux pas accuser les cours d’êtres partisanes, donc je ne les accuserai pas d’être partisanes. Mais les cours sont tellement politisées, ce serait mieux pour notre système judiciaire si elles interprétaient la loi et faisaient ce qui est bien.

  4. Gorsuch critique Trump
    Neil Gorsuch, nommé par Trump pour remplacer Anthony Scalia à la Cour Suprême des Etats-Unis, a qualifié les propos très critiques du président envers le « soi-disant » juge de Seattle, à l’origine de la suspension temporaire de la « Travel Ban », « démoralisants » et « décourageants ». L’ancien juge fédéral de la cour d’appel du Colorado a sans doute voulu les sénateurs et ses confrères sur l’indépendance de l’appareil judiciaire par rapport au pouvoir exécutif.
    Le processus de confirmation de Gorsuch devrait prendre deux mois.
  5. Conflits d’intérêts?
    Enième tweet déplacé du président mercredi cette fois-ci contre l’enseigne américaine Nordstrom, équivalent de Macy’s ou Bloomingdale, qui a décidé de ne plus représenter la marque d’Ivanka Trump à cause des « mauvaises ventes » de ces derniers mois – en s’engageant tout de même à écouler les invendus.
    Mme Trump-Kushner ne travaille plus dans sa compagnie mais y possède toujours des intérêts financiers.

    « Ma fille Ivanka a été traitée de manière tellement injuste par Nordstrom. C’est une personne formidable – qui me pousse à prendre les bonnes décisions! Terrible! ».Twitter

    Le porte parole de Nordstrom a publié un communiqué expliquant que leur décision avait été prise pour des raisons économiques, et annoncée à Ivanka début janvier.
    Le porte parole de la Maison Blanche Sean Spicer a justifié les accusations du président: C’est une « attaque directe contre la politique du président et sa fille » et il a « tous les droits de défendre sa famille ». Donald Trump a ensuite retweeté son accusation sur le compte Twitter officiel du Président des Etats-Unis d’Amérique.

    Twitter / POTUS

    Une violation éthique flagrante du plus important représentant de l’Etat qui expose les conflits d’intérêts entre sa position de président et le business de sa famille.
    Breitbart a consacré 1860 mots sur la question hier en expliquant que Nordstrom mentait à ses consommateurs et aurait pris la décision devant la pression     politique des groupes libéraux, dont « Grab Your Wallet », une association consacrée au boycott de tous les produits de la famille Trump.
    L’action de Nordstrom a gagné 4% à la bourse dans la journée.

  6. Melania Trump contre le Daily Mail
    La First Lady a porté plainte une nouvelle fois contre Mail Media, propriétaire du tabloid anglais, Daily Mail, qui avait affirmé pendant la campagne électorale, qu’elle avait travaillé comme escort dans sa jeunesse, avant de se rétracter. Déposée en septembre dernier dans le Maryland, la plainte a été rejetée par un juge et déposée à nouveau début février auprès de la Cour Suprême de l’Etat de New York.
    Elle demande 150 millions de dommages et intérêts.

    Une somme à la hauteur du préjudice dont pourrait souffrir la femme du président, a affirmé son avocat, qui aurait l’intention de profiter de sa position pour signer de juteux contrats avec des compagnies de  » vêtements, accessoires, cosmétiques, soins de la peau et du visage et parfums ».
  7. Le Snapchat des textos fait fureur à Washington
    A la suite du piratage des messageries du Comité National Démocrate et de John Podesta, et ses conséquences sur les élections, les Républicains sont devenus très prudents dans leurs échanges de SMS et emails. Une application pour téléphone leur rend la vie plus facile: « Confide ».
    Tous les messages envoyés par « Confide » sont cryptés et ne peuvent être lus que par l’expéditeur et son destinataire. Pour renforcer la sécurité des échanges, le message défile ligne par ligne (qui empêche les captures d’écran) et une fois lu, ne peut être sauvé (des serveurs de la compagnie et de votre téléphone portable), ni envoyé à un tiers
  8. New York Times: 1 / Wall Street Journal: 0
    Rien ne va plus au Wall Street Journal, dont les revenus publicitaires ont baissé de 20% cette année, accusé d’être trop conciliant envers le nouveau président, et qui a appris mardi le départ de la rédactrice en chef adjointe, Rebecca Blumenstein pour … le New York Times. « Un sérieux coup au moral » pour la compagnie car Mme Blumenstein était « sans doute l’une des plus respectées des journalistes de base » rapporte Reliable Sources ce matin, « les reporters la considéraient comme une alliée, surtout pour les femmes qui ne sont sous-représentées à la direction du Wall Street Journal »
  9. Couverture du Jour: Celle très partisane du New York Times Magazine: « Resist. The tensions within a new feminist movement » de Amanda Hess, dont on vous parlera dans le Kiosque de la semaine, dimanche!

    The New York Times magazine – Edition du 12 février 2017

Mercredi 8 février 2017: DeVos confirmée, Warren muselée, Vie politique, médiatique et économique polarisée et SNL qui triomphe! ,

  1. Betsy DeVos dans le sang et la sueur
    La milliardaire
    , originaire du Michigan, qui a financé le parti républicain à hauteur de deux cents millions de dollars, dont les campagnes d’une dizaine de sénateurs républicains qui siègent actuellement au Congrès, a été nommée in extremis Secrétaire d’Etat à l’Education grâce à l’intervention « historique » du vice-président Mike Pence, qui a eu le dernier mot après un vote à égalité, marqué par deux votes de défiance républicains .

    L’éditorial du New York Times résume la situation:

    Mme DeVos est la membre de cabinet idéale pour un président déterminé à nommer des agents qui veulent détruire les agences qu’ils dirigent (…) Elle n’a jamais dirigé, enseigné, participé ou envoyé un enfant dans une école publique américaine et les auditions préalables à sa nomination ont confirmé son ignorance des politiques en matière d’éducation et son mépris pour l’enseignement public.

  2. La sénatrice Elizabeth Warren réduite au silence
    Excédés par l’obstruction parlementaire des sénateurs démocrates contre la nomination de Betsy DeVos à l’Education, le porte parole de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell a interrompu hier soir le discours d’Elizabeth Warren contre la nomination de Jeff Sessions à la Justice qui aura lieu demain, sous prétexte qu’elle remettait en cause sa position de sénateur d’Alabama qu’il occupe depuis 1997. Warren, sénatrice démocrate du Massachusetts, lisait une lettre de Coretta Scott King, veuve de Martin Luther King Jr, datée de 1986, qui accusait Sessions d’utiliser son pouvoir de procureur du sud de l’Alabama (1981-1993) pour limiter le vote des citoyens afro-américains.
  3. Trump gouverne, pas Steve Bannon!
    Intense débat à Washington et dans les médias sur la place de Steve Bannon à la Maison Blanche: Est-il, comme la couverture du Time cette semaine (intitulée « le grand manipulateur »), le sketch de Saturday Night Live et les articles du New York Times le suggèrent, le « vrai président » des Etats-Unis?
    Non a affirmé Joe Scarborough dans Morning Joe hier matin.
    Steve Bannon s’est créé cette réputation de « Darth Vador » de la Maison Blanche auprès des médias qu’il manipule aussi bien que son boss. Il a trouvé en Donald Trump la personne capable de faire avancer sa philosophie, celle du « populisme américain » que ce dernier promeut sans le savoir depuis des années.
    Mais au bout du compte, Donald Trump prend les décisions.
  4. … Et n’a aucune intention de « modérer ses actions, ni sa rhétorique »
    Dans un excellent article (« Sorry! American politics will get worse ») paru sur Axios, Jim VandeHei explique que la politique et les propos de Trump sont volontairement polémiques pour essayer « de radicaliser au maximum les deux camps » et pousser l’opposition à prendre des décisions impopulaires: les violences contre la présence de Milo Yiannopoulos à UC Berkeley la semaine dernière, repris en boucle par tous les médias conservateurs, ou l’obstruction parlementaire des sénateurs démocrates contre la nouvelle administration, qui pourraient leur coûter les élections de mi-mandat en 2018.
  5. Qui tend également vers une extrême polarisation de la vie politique dans les médias et l’économie.
    Sebastien Gorka, assistant du président Donald Trump et ancien de Breitbart a affirmé lundi que la Maison Blanche continuerait à utiliser le terme « fake news » jusqu’à ce que les médias arrêtent d’attaquer systématiquement le président.
    Une démarche qui les pousse à être d’autant plus partisans et critiques envers Donald Trump et son administration.
    Les entreprises sont également obligées de prendre parti: Rester silencieux (et être accusées de soutenir Trump) ou le dénoncer, voire le boycotter, avec l’impossibilité dans les deux cas de satisfaire l’ensemble des consommateurs américains.
  6. Mr Trump ne porte pas de robe de chambre.
    Contrairement aux propos du New York Times dans le désormais fameux article « Trump and Staff retint Tactics after Shambles », le président Trump ne regarde pas la télévision en robe de chambre, tout simplement parce qu’il n’a pas de robe de chambre a affirmé Sean Spicer, le porte parole de la Maison Blanche hier midi en conférence de presse. Le compte rendu de ses deux premières semaines au pouvoir montrent un président confus, isolé de ses supporters, dépendant des sondages. 
    Donald Trump a personnellement attaqué le quotidien via Twitter à la suite de la parution de l’article, et parlé d’histoires et sources « fabriquées »
  7. Teen Vogue vs Breitbart
    Le site alt-right est furieux contre le magazine pour adolescents qui a parlé de racisme en évoquant la mort du jeune Trayvon Martin, qui aurait dû fêter son 22ème anniversaire ce mois-ci. Le jeune floridien a été tué en février 2012 par George Zimmerman qui effectuait une ronde de voisinage et affirme avoir agi en état de légitime défense. Accusé de meurtre, ce dernier a été acquitté, entraînant une vague d’indignation à travers le pays qui a entrainé la création du mouvement « Black Lives Matter ».
    « Il n’existe aucune preuve que Zimmerman ait ciblé Trayvon Martin parce qu’il était noir ou qu’il était dangereux à cause de sa race » affirme Breitbart.
  8. Bonne Nouvelle pour Saturday Night Live!
    Selon le magazine Variety, l’émission satirique de NBC a enregistré la seconde audience de la semaine chez les 18-49 ans derrière la série « The Big Bang Theory » diffusée par CBS. L’audience de SNL a augmenté cette saison de 19% dans la même tranche démographique aide 22% sur l’ensemble des téléspectateurs. Les chiffres les plus importants depuis la saison 1994-95.

    L’interview de Donald Trump dimanche après midi sur Fox, avec Bill O’Reilly avant le Super Bowl n’a enregistré que 12,2 millions de téléspectateurs, moitié moins que son prédécesseur Barack Obama en 2009.
  9. Bill O’Reilly n’est pas près de s’excuser
    Lors de cette interview, Bill O’Reilly a accusé à deux reprises le président russe d’être un assassin, provoquant la colère du Kremlin qui a demandé au présentateur de s’excuser publiquement.
    Ce à quoi il a répondu:

    Apparemment, l’administration Poutine à Moscou demande que votre humble correspondant s’excuse pour avoir dit que le vieux Vlad était un assassin. Je travaille sur mes excuses mais ça prendra un peu de temps. Revenez me voir d’ici … 2023

  10. Couverture du jour: C’est l’une des premières couvertures de magazine de Kellyanne Conway, ancienne manager du candidat Donald Trump, et conseillère du président, très critiquée par les journalistes.

    The Washington post magazine – Edition du 12 février 2017

Le kiosque du samedi 7 janvier 2017

Wikileaks, pas à un paradoxe près

L’organisation spécialisée dans la collecte et la diffusion de fuites d’informations a dénoncé hier sur Twitter l’administration Obama et la CIA pour avoir « fait passer illégalement des informations TOP SECRET//du Renseignement à NBC pour des raisons politiques avant que le président-élu ait pu les lire ».

Jeudi, un agent du renseignement a informé NBC News des conclusions du rapport commandé par Barack Obama qui confirme l’ingérence russe dans les élections présidentielles, avant sa publication officielle vendredi.
Un pied de nez au président-élu qui n’a été briefé que hier, et qui a par ailleurs demandé aux comités de la Chambre et du Sénat en charge du renseignement de déterminer comment est-ce que la chaîne d’infos avait obtenu ces informations confidentielles.

De nombreux internautes se sont interrogés sur les motivations de Wikileaks, qui fait pourtant de « la protection de la liberté d’expression et sa diffusion par les médias » l’un des principes de son travail. L’organisation s’est défendue en expliquant que ces informations n’étaient pas des fuites puisqu’elles ont été données par l’administration Obama.

Ils accusent le président sortant de vouloir pousser les médias à adhérer à la thèse de l’ingérence russe dans les élections présidentielles, à laquelle Wikileaks ne croit pas. Les dénonciations de l’organisation sont de plus en plus similaires à celles de Donald Trump et des Républicains contre le parti démocrate, Barack Obama et les médias. 

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Hillary Clinton, future maire de New York?

Le journal conservateur Newsmax a annoncé mercredi que Hillary Clinton pourrait se présenter aux élections de New York City en novembre prochain. Elle serait poussée par les élus démocrates de la ville qui n’apprécient guère l’actuel maire, Bill de Blasio, à la traîne dans les sondages, et qui sont convaincus qu’elles remporteraient facilement le mandat. 

« Des conseillers de Clinton pensent que Trump va se planter lors de son premier mandat, et l’encourage à rester dans la course si elle pense se représenter à la Maison Blanche en 2020 »

La rumeur n’a pas été commentée par l’entourage de l’ancienne candidate mais elle a fait son chemin dans les médias et reprise jeudi dans le New York Times:

La perspective a un côté évident, voire romanesque:  se présenter à la mairie de New York City cette année mettrait face à face Hillary Clinton et le maire Bill de Blasio, un démocrate qui managé sa campagne en 200o, et si elle remportait, elle serait responsable de la ville natale du président-élu Donald Trump, une situation susceptible de créer des années d’affrontements entre les deux anciens rivaux.

Hillary Clinton a été sénatrice de l’Etat de New York entre 2001 et 2009, années au cours desquelles elle a acquit une grande popularité auprès des habitants et des démocrates. Elle a largement remporté les primaires démocrates en 2007 contre Barack Obama (57% contre 40%) et contre Bernie Sanders (57% contre 43%) en 2016. Aux dernières élections présidentielles, elle a remporté New York City avec une victoire record de 79% des votes.

Même s’il est quasiment sûr que Clinton ne se présentera pas, les médias conservateurs continuent à propager la rumeur qui est née sur un de leurs sites dix jours après la défaite de la candidate.

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Elizabeth Warren, en course pour 2018

Bonne nouvelle pour les démocrates et progressistes et peut-être moins pour le président-élu, la sénatrice du Massachusetts, Elizabeth Warren a annoncé cette semaine qu’elle allait se représenter aux élections de mi-mandat qui auront lieu en 2018. Warren a été l’une des plus ferventes critiques du candidat républicain pendant la campagne, notamment sur Twitter, où il l’a régulièrement surnommé « Pocahontas ».

Personne ne s’attendait à ce que 2017 débute de cette façon. Ce n’est pas le combat que nous espérions lutter.
Mais c’est le combat qui nous attend. Et les habitants du Massachusetts ne m’ont pas envoyé à Washington pour me défiler et jouer la morte alors que Donald Trump et son équipe de milliardaires, de racistes et de banquiers de Wall Street assomment les  travailleurs de notre communauté et de ce pays.

Ce n’est pas le moment d’abandonner.

 

Le Kiosque du mardi 25 octobre 2016

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ELECTIONS PRESIDENTIELLES AMERICAINES

Les dernières prévisions

Les prévisions mardi 25 octobre sur FiveThirtyEight
Les prévisions mardi 25 octobre sur FiveThirtyEight

Silicon Valley derrière Clinton

A l’exception de Peter Thiel, le co-fondateur du service de paiement en ligne Paypal, milliardaire qui a aidé Hulk Hogan a percevoir 150 millions de dollars de dommages et intérêts contre Gawker, provoquant la faillite du site de gossips et supporter de Trump, l’ensemble majorité de la Silicon Valley soutient la candidate démocrate qui aurait perçu selon FiveThirtyEight  99% des dizaines millions de dollars donnés par les employés et cadres et entreprises durant la campagne.
Une tendance qui montre l’influence croissante importante du secteur des hautes technologies sur Washington, et notamment dans les domaines du commerce et des visas de travail, les fameux H1B, donnés au compte goutte chaque année et que Trump voudrait limiter un peu plus au contraire de Clinton.

Les emails de Sanders pas très flatteurs envers sa rivale

Dans un récente interview, Bernie Sanders n’a pas semblé surpris sur les propos peu flatteurs tenus sur lui par les proches de Hillary durant les Primaires démocrates, extraits des emails piratés de John Podesta, son directeur de campagne. « Faites moi confiance, s’ils mettaient la main sur nos emails – ce qui devrait sans doute arriver – je suis sure qu’il y aurait des déclarations encore moins flatteuses sur le staff de Clinton, c’est ce qui arrive en campagne » a déclaré le sénateur du Vermont qui a trouvé bien plus d’intérêt à comprendre le fonctionnement de la campagne de sa rivale, « très différent du sien ».

Les démocrates libéraux et l’après élection

En campagne hier dans le New Hampshire, Elizabeth Warren et Hillary Clinton ont prévenu Donald Trump que les « nasty women » votent et appelé les électeurs à voter dès aujourd’hui dans les états qui le permettaient.

Alors que la victoire de Clinton se précise, les démocrates réfléchissent déjà à l’après élection et à la formation de la prochaine administration en cas de victoire. Et les démocrates libéraux, plus progressistes, font déjà pression autour de la candidate pour s’assurer des postes influents en janvier 2017. Parmi eux, Mme Warren devrait servir de poil à gratter de Clinton pour la nomination des ministères publics et offices du pays, Bernie Sanders du Vermont et Sherrod Brown de L’Ohio. L’un des postes les plus conviés serait celui du Secretary of the Treasury, le ministère des finances, qui gère notamment les relations du gouvernement avec Wall Street.

« Les deux partis s’attendent à un 8 novembre compliqué »

« Donald Trump ne capitulera pas sans se battre, ni ses supporters » constatait ce matin Salon, qui cite un sondage de IPSOS-Reuters réalisé en ligne entre le 14 et le 20 octobre selon lequel 49% des Républicains n’accepteront pas la résultat des élections si leur candidat perd.
Un scénario exceptionnel pour un pays démocratique, fomenté depuis des mois par le candidat républicain qui répète à qui veut l’entendre que les élections sont truquées, que certains bureaux de vote pourraient l’être, et que la candidature même de Clinton dans ces élections est inadmissible car elle devrait être emprisonnée.
Face à ces menaces, Républicains et démocrates se préparent à l’éventualité de batailles juridiques le jour des élections.

Obamacare très mal en point

Le gouvernement américain a annoncé hier après midi une hausse conséquente des prix des différentes forfaits maladies proposées par le Affordable Care Act, l’un des plus importants programmes mis en place par Barack Obama durant sa présidence.
On savait le programme fédéral à la peine à cause du désengagement de nombreuses compagnies d’assurance, qui recherchent avant tout le profit. Les premiums offerts par Obamacare devraient augmenter en moyenne de 22% sur l’ensemble du pays, avec des disparités selon les états (110% en Arizona et 69% en Oklahoma) et un assuré sur cinq n’aura plus qu’un choix possible d’assurance.
10 millions d’Américains ont souscrit à Obamacare grâce à des aides de l’état et des déductions fiscales et on peut s’attendre voir ce nombre se réduire dramatiquement à partir du 1er novembre date de renouvellement annuel des contrats.

« Obamacare est mort » affirmait hier soir Donald Trump dans un meeting de Tampa en Floride, « notre pays n’a pas les moyens, et vous n’avez pas les moyens » a-t-il renchérit en promettant qu’il serait capable d’offrir aux Américains « d’excellents soins de santé à très bas prix » sans davantage de précisions.

La peine de mort vit ses derniers jours

Dans son éditorial de lundi, le comité de rédaction du New York Times explique que « bien que la peine de mort soit toujours considérée comme constitutionnelle par la Cour Suprême, l’appétit des Américain pour cette pratique barbare diminue chaque année ».
Pour la première fois depuis un demi-siècle, moins de la moitié des Américains déclarent désormais soutenir selon un sondage Pew Research réalisé le mois dernier. Sur les 14 000 meurtres commis l’année dernière aux Etats-Unis, 49 seulement ont reçu « la pire des sanctions », le chiffre le plus bas depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976.
Les condamnés à mort le seraient à cause de trois facteurs communs: des procureurs zélés, des mauvais avocats commis d’office, et un parti pris racial ».
Place désormais à la Cour Suprême, la seule capable d’abolir la peine de mort.

Adnan Syed bientôt libre

Adnan Syed, emprisonné depuis 17 ans pour le meurtre présumé de sa petite amie, qui fut l’objet il y a deux ans du Podcast Serial, qui a aidé l’accusé à obtenir un nouveau procès, devrait pouvoir sortir de prison prochainement en attendant une date du juge. Il a aujourd’hui 35 ans

 

 

 

 

 

 

 

Le Kiosque du vendredi 30 septembre

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L’accident de train à la gare de Hoboken dans le New Jersey en face de New York retenait l’actualité des quotidiens de la région ce matin avec un un mort et une centaine de blessés.

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Mobilisation sans précédent des médias contre Trump
Depuis lundi soir, on assiste à un déferlement de critiques et de condamnations au vitriol du candidat républicain. Pas un quotidien papier ou en ligne qui n’apporte chaque jour son lot de tribunes, d’analyses et commentaires pour dénoncer le comportement et les propos de Donald Trump.

USA Today - Editorial du 30 septembre 2016
USA Today – Editorial du 30 septembre 2016

Les médias dits « libéraux » sont plus conciliants envers Hillary Clinton en essayant de lui donner des conseils pour le prochain débat ou en appelant les jeunes à ne pas voter pour les « autres » candidats, Jill Stein et Gary Johnson.
Quant aux médias plus « neutres » ou de tendance conservatrice, certains rompent des traditions vieilles de plusieurs décennies et appellent leurs lecteurs à ne pas voter Trump.
Le dernier en date est USA Today, distribué dans 50 états avec 7 millions de lecteurs quotidiens, et qui depuis sa création en 1982 n’avait jamais soutenu un candidat, a déclaré que Trump « n’était pas fait pour être président ».
Pareil pour The Arizona Republic, fondé en 1890, et qui a décidé pour la première de soutenir une candidate démocrate plutôt qu’un Républicain – et qui depuis, a reçu des menaces de lecteurs et perdu de nombreux abonnés.
Le seul quotidien notoire à ne pas s’être prononcé jusqu’ici est le Wall Street Journal, propriété de Rupert Murdoch, plutôt pro-Trump qui possède également le New York Post, l’un des rares soutiens du candidat républicain.

Trump est attaqué de toutes parts et fidèle a lui-même répond coups sur coups, même à 3h20 du matin: « A chaque fois que vous lisez une histoire sur moi ou sur ma campagne qui utilise « des sources affirment », NE LE CROYEZ PAS. Ce ne sont pas des sources, ce sont des mensonges!

Twitter / @realDonaldTrump
Twitter / @realDonaldTrump

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Trump, le Frankenstein des Républicains

Le représentant de la minorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a pris la parole hier devant ses confrères pour exprimer son indignation vis-à-vis de leur comportement envers Barack Obama:

« L’histoire retiendra que les Républicains du Congrès ont traité le président Obama avec un manque de respect jamais vu jusqu’ici (…) On ne s’attendait pas à ce qu’ils soient d’accords avec tout ce qu’a proposé Obama mais l’Amérique méritait mieux que la façon dont les Républicains se sont comportés envers lui (…) La seule chose qu'[ils] ont vraiment achevé cette année c’est de prouver qu’ils appartiennent au parti de Trump (…) Ils veulent nous faire croire que Trump est tombé du ciel, et que par le plus grand des mystères il est devenu leur candidat. (…) Ca n’est pas passé comme cela, Trump n’est pas une anomalie. C’est le monstre que les Républicains ont créé.
C’est leur Frankenstein. Ca leur appartient »

Comme le rappelle le Huffington Post, le Sénat a refusé que Obama nomme un juge de la Cour suprême, qu’il propose un budget, qu’on lui demande son acte de naissance, a conduit des centaines de filibusters durant les huit années de présidence et poussé le pays à la faillite pour protester contre Obamacare.
Des critiques déjà soulignées par la sénatrice démocrate Elizabeth Warren en mars 2016.

 

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Simpson’s binge pour Thanksgiving
Les 600 épisodes des Simpsons seront diffusés en continu sur 13 jours d’affilée sur la chaîne câblée FXX et commencera le jour de Thanksgiving, le jeudi 24 novembre prochain!

Wonder Woman est queer a annoncé Greg Rucka, son auteur depuis les années 2000 et qui reprend le flambeau chez DC Comics pour les 75 ans de sa création. La princesse guerrière Diana, originaire une île exclusivement peuplée de d’amazones, aurait donc été amoureuse et aurait eu des relations avec d’autres femmes. Rucka se défend pour autant de « mettre en avant la représentation du personnage aux dépends d’une bonne écriture et du développement du personnage ».

Revue de presse du mercredi 21 septembre 2016

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Trump et la stratégie de la gaffe
Et si le flot de polémiques initiées par Trump n’était pas le résultat d’un manque de jugement ou d’une personnalité instable, mais d’une nouvelle stratégie qui consiste justement à enchaîner les provocations pour maintenir une campagne et un programme quasiment vides.
C’est la théorie lancée par Politico:

« Pendant des décennies, un coup de gueule spontané, une déclaration pompante, des remarques déplacées, ou même une faute d’orthographe, pouvait affaiblir voire mettre fin à une campagne. Trump les a toutes faites – parfois plusieurs dans une même journée. Aucune gaffe n’a réussi à détruire Trump, au contraire ça l’a rendu plus fort. »

Badass Elizabeth Warren
Celle que beaucoup de démocrates auraient voulu voir se présenter aux présidentielles, la sénatrice du Massachusetts, Elizabeth Warren, némésis de Trump (qu’il surnomme Pocahontas en référence à ses origines amérindiennes) refait parler d’elle à l’occasion de l’audition du CEO de Wells Fargo, John Stumpf, devant un Comité du Sénat. La banque américaine à été condamné ce mois-ci à payer 185 millions de dollars de dommages et intérêts à ses clients pour avoir ouvert des comptes fantômes sans leur consentement. Plus de 5 000 employés auraient été licenciés mais Elizabeth Warren a tout de même demandé la démission de Stumpf, qui a gagné 20 millions de dollars en 2015 et aurait fait plus de 200 millions de profits entre 2011 et 2015, période au cours de laquelle s’est mise en place l’immense fraude. Une somme, a précisé Warren, que Stumpf n’a jamais remboursé, même pas « un nickel ».


Black Lives Matter

Des émeutes
ont eu lieu à Charlotte, en Caroline du nord hier soir à la suite du décès de Keith Lamont Scott, un afro-américain de 43 ans, des mains de la police, qui affirme que l’homme était armé. Un évènement qui survient au lendemain de l’assassinat en direct d’un autre afro-américain, celui-ci non-armé. par la police de Tulsa dans l’Oklahoma

Hamilton, An American Musical, a été écrit, composé et mis en scène par Lin-Manuel Miranda, et dans laquelle il tenait le rôle principal d'Alexander Hamilton
Hamilton, An American Musical, a été écrit, composé et mis en scène par Lin-Manuel Miranda, et dans laquelle il tenait le rôle principal d’Alexander Hamilton

Lin-Manuel Miranda et l’après Hamilton
Lin-Manuel Miranda restera l’une des personnalités incontournables de cette année 2016 grâce à l’immense succès de sa comédie musicale, Hamilton, une relecture hip-hop de l’histoire de l’un des pères fondateurs du pays, Alexander Hamilton. Il fait la une de GQ ce mois-ci et aborde ses nouveaux projets et l’après Hamilton dans une longue interview à lire ICI

 

Le Golden boy de l’Alt-Right
Dans un numéro special consacré à « l’électorat » américain, Bloomberg Businessweek s’intéresse au « notoriously famous » Milo Yiannopoulos, ce jeune anglais de 31 ans, journaliste star du site conservateur-trash, Breitbart News, homosexuel, fervent défenseur de Trump, anti-libéral, anti-féministe et anti-immigrant. Il vient de reprendre sa tournée, « The Dangerous Faggot Tour » dans des universités américaines. Son crédo: la provocation contre tout ce qui touche au politiquement correct et son arme favorite, les campagnes de dénigrement, sur internet ou sur les réseaux sociaux, à l’instar de la campagne menée contre Leslie Jones cet été, et pour laquelle, il a été interdit à vie de Twitter.


Forever Country

Aux Etats-Unis, la country music est toujours un genre très apprécié des américains, surtout dans le sud du pays, et pour fêter cette histoire d’amour, 30 artistes de country music se sont réunis autour de Dolly Parton, John Denver et Willie Nelson dans un video-clip intitulé « Forever Country » enregistré lors de 50ème cérémonie des Country Music Awards (CMA) qui sera diffusé en novembre prochain.


Enfin Mention spéciale ce matin à la couverture du New York Post. Ca reste un tabloïd pro-Trump mais ils sont parfois très drôles.

New York Post - Edition du 21 septembre 2016
New York Post – Edition du 21 septembre 2016

Les coûts du mur de Donald Trump

C’est l’un des thèmes phares de sa campagne: la construction d’un mur entre le Mexique des Etats-Unis pour empêcher le flot d’immigrants méxicains qui passent illégalement la frontière chaque année.

Elizabeth Warren, la sénatrice démocrate du Massachusetts, a évoqué « l’idée stupide » d’un mur « qui ne sera jamais construit » quand ses confrères républicains préfèrent eux éviter le sujet très sensible.
Finalement le seul a vraiment y croire, c’est Donald Trump.

The Economist a publié les résultats d’une étude de la firme Bernstein Research qui a réalisé une estimation des coûts de ce projet

La Carte géopolitique représentant le mur de Donald Trump entre les Etats-Unis et le Méxique - The Economist
La Carte géopolitique représentant le mur de Donald Trump entre les Etats-Unis et le Méxique – The Economist

En quelques chiffres:
La frontière entre les Etats-Unis et le Mexique s’étend sur 3,200km mais le mur ne devrait couvrir que 1600 km « grâce aux frontières naturelles, notamment celle du Rio Grande » et sur une hauteur de 12m.
La construction nécessiterait 700 millions de dollars de parpins et 240 millions de dollars de ciment, pour un budget total de 15 à 25 milliards de dollars – qui devrait être financé par le seul gouvernement mexicain

Convention démocrate: Michelle Obama, Elizabeth Warren, et Bernie Sanders derrière Clinton

Bernie Sanders l’avait promis durant les Primaires démocrates, la Convention du parti fera beaucoup de bruit au mois de Juillet.

Une journée chaotique
Ca n’a pas raté, mais pas forcément comme l’avait envisagé le sénateur de Vermont.

Les supporteurs de Sanders s’étaient réunis à Philadelphie dès dimanche pour protester contre la nomination d’Hillary Clinton, aux clameurs de « Tout sauf elle!« , remontés après les révélations des fuites de Wikileaks qui ont confirmé que le Comité National Démocrate avait essayé d’influencer la Secrétaire d’Etat à ses dépens.
La démission de la présidente de la commission démocrate, Debbie Wasserman Schultz, détestée des « Bernie Bros », qui n’a pas participé à l’ouverture de la Convention, n’a pas réussi à calmer leurs critiques aujourd’hui autour et à l’intérieur du Wells Fargo Center où se déroule la Convention.


Une situation embarrassante pour Bernie Sanders qui s’est officiellement rangé derrière Hillary Clinton au début du mois de Juillet après avoir réussi à faire passer un certain de points de son programme dans l’agenda démocrate.

Cet après midi il est allé s’addresser à un millier de ses supporteurs, dans les rue de Philadelphie, en essayant de les convaincre de rester unis derrière le parti démocrate et Hillary Clinton. Ces derniers l’ont accueilli avec des huées et sifflets, une situation impensable il y a quelques semaines pour un candidat qui a construit son succès grâce à un soutien populaire sans précédent tout au long de ces primaires.

Une soirée illuminée par Michelle…
Le chaos matinal a laissé place à une soirée plus solide pour le parti démocrate qui a offert à Sanders la tribune qu’il méritait, sans encore une fois parvenir à faire taire les sifflets de plusieurs centaines de militants.

Il a été soutenu par Elizabeth Warren et Sarah Silverman, ferventes partisanes de l’unité derrière Clinton quant Michelle Obama a électrisé le public avec un discours digne d’une candidate à la présidence.

Ce soir, Marcia Fudge, la suppléante de Debbie Wasserman, a prononcé le discours d’ouverture de la Convention, sous les huées de plusieurs centaines de militants présents dans la salle, a appelé au à l’unité et s’est engagé à respecté leur positions en  mais a fermement demandé davantage de respect provoquant les applaudissements d’une majorité des spectateurs.


 


Michelle Obama
, très attendue ce soir, a été la plus convaincante dans son soutien à Hillary Clinton, rappelant le parcours, l’expérience et la détermination de la candidate démocrate. En évoquant l’avenir ses deux filles, et ceux de millions de jeunes Américains, elle a rappelé l’enjeux des élections de novembre dans ces termes:

Quand je me réveille chaque matin dans une maison (La Maison Blanche) construite par des esclaves, et je regarde mes filles – deux jeunes femmes belles, intelligentes et afro-américaines – jouer avec leurs chiens dans les jardins de la Maison Blanche. Et grâce à Hillary Clinton, mes enfants, et tous les autres garçons et les filles sont convaincus qu’une femme peut devenir président des Etats-Unis.
Ne vous laissez jamais dire que ce pays n’est pas formidable que nous devons le rendre formidable à nouveau … C’est le meilleur pays du monde

 

… Et dédiée à Bernie Sanders

Sarah Silverman, comédienne et fervente supportrice de Bernie Sanders, parfois très critique envers Hillary Clinton durant les Primaires, a donné l’un des discours les plus forts, drôles et provocateurs de la soirée. Tout en restant fidèle et confiante en l’avenir du mouvement initié par Sanders, elle n’a émis aucun doute sur le fait qu’elle voterait Clinton en Novembre provoquant le tollé de certains militants à qui elle a répondu: « Et pour ceux qui pensent « Bernie or Rien » (Bernie-or-Burst), vous êtes ridicules! »


Elizabeth Warren
, que beaucoup de démocrates progressistes auraient voulu voir se présenter face àClinton, a commencé son discours en saluant la campagne de son ami Bernie Sanders avant de confirmer son vote pour Clinton en Novembre: I‘m with Her, I’m with Her, I’m with Her

Elle a ensuite excellé dans son activité favorite depuis le début des Primaires: Attaquer, discréditer et ridiculiser Donald Trump.

L’Amérique de Donald Trump (…) Une Amérique de la peur et de la haine (…) Une Amérique divisée, les blancs contre les noirs et latinos, les chrétiens contre les musulmans, les homosexuels contre les hétérosexuels, Tous contre les immigrants. La Race, la religion, l’héritage, le genre, à la recherche de toujours plus de divisons (…)
Nous ne deviendrons jamais cette Amérique pleine de haine vantée par Trump. 

Bernie Sanders était le dernier à intervenir sur la scène du Wells Fargo Center et a reçu la standing ovation de la soirée devant des militants devant ce qui ressemblait au discours d’adieu de sa campagne. Il a remercié ses militants, leurs donations, leur soutien, rappelé les points importants de son programme, dont la plupart avait été accepté par le parti démocrate. Il a enfin apporté un soutien sans équivoque à sa rivale et tenté une nouvelle fois de convaincre ses supporteurs de le suivre:

Hillary Clinton et moi-même sommes en désaccord sur de nombreux sujets, qui ont été au coeur de cette campagne et qui sont la nature même de la démocratie (…) Notre objectif est désormais que ce programme soit appliqué par un Sénat et une Chambre des Représentants démocrates sous la présidence d’Hillary Clinton

Interrogée hier soir sur PBS, Marcia Fudge expliquait que sur les 1900 délégués élus de Bernie Sanders durant les Primaires démocrates, la majorité était acquise à l’idée de voter pour Hillary et que seulement 400 d’entre eux ne voteraient jamais pour Hillary.
Ce sont eux qui sifflaient hier soir Elizabeth Warren, Sarah Silverman et même Bernie Sanders pour soutenir Hillary Clinton, Pour cela, disait-elle, ni Bernie, ni Hillary ne pourront les convaincre.