11.09.07

 

1. Des journalistes et des ouragans

  • Les journalistes sont en première en ligne ces dernières semaines aux Etats-Unis, non pas en tant que cibles des derniers tweets de Trump, mais pour témoigner des catastrophes naturelles qui ont ravagé le sud du pays avec le passage de l’ouragan Harvey à Houston et celui de Irma en Floride.
    Vendredi, des journalistes français postaient sur Twitter des photos des avions vides dans lesquels ils avaient embarqué direction Miami (« A nous deux la Floride ») pour vivre l’ouragan de la décennie. On a pu suivre minutes par minutes l’arrivée de Irma, les photos inondations avant/après, les palmiers arrachés, les bateaux coulés, les vitres cassées, les chambres d’hôtels ravagées, les rues désertes de la capitale … Beaucoup d’images et de vidéos sensationnelles de cette catastrophes circulaient sur les réseaux sociaux ce week-end.

 

  • Un article du New York Times est revenu sur la polémique autour des dangers auxquels font face les reporters dans ce genre de situations: « Certains se demandent si ces [reportages] ne sont pas des spectacles sensationnels et inutiles, surtout dans des cas ou les correspondants ont du mal à rapporter l’information ».
    Sauf que « la télévision apporte une preuve visuelle. Tu veux persuader les gens que ce qu’ils voient est vrai et que ça les marque. Et s’il me voient être emporté [par une rafale de vent], ça va les convaincre de ne pas faire la même chose » explique Mark Strassman, un correspondant de la chaîne CBS qui couvre les ouragans depuis 25 ans.Un exemple concret avec Sarah Sidner en direct hier soir de Daytona en Floride.

 

  • Entre temps, les bureaux du Miami Herald sont devenus un refuge pour les journalistes et leur famille:

    Logé dans l’ancien siège du SOUTHCOM [en français, « commandement Sud des États-Unis »], la rédaction du Miami Herald est sans doute l’un des endroits les plus surs de Miami durant le passage de l’ouragan Irma. Les murs sont en béton. Les fenêtres résistent aux impacts de balles. Quatre générateurs peuvent fournir du courant à l’immeuble et à l’imprimerie pendant dix jours en cas de coupure d’électricité. Et l’immeuble est connecté à internet à travers quatre différents fournisseurs, qui permettent à la rédaction de rester connectée même pendant la tempête. Les journalistes du Herald ont profité du fait de travailler dans une véritable forteresse.
    En tout, une trentaine d’employés et leurs familles s’y sont réfugiés vendredi soir et samedi matin, à la recherche d’une place pour travailler et s’abriter pendant toute la durée de la tempête.

 

  • Les photos de l’ouragan sur le Washington Post et celles de Richard Branson, le milliardaire anglais sur son île privée de Necker dans les Caraïbes

 

 


2. Explicit Bannon

 

  • S’il a fait preuve d’amateurisme à la Maison Blanche en attisant la guerre des clans entre « nationalistes-économiques » [lui] et les « Démocrates new yorkais » [la fille et le gendre du président, Gary Cohn et Dina Powel] pour finir par s’aliéner le président, qui l’a viré par l’intermédiaire de son chef de cabinet, John Kelly, Bannon n’est pas moins un brillant stratège politique qui ne mâche pas ses mots.
    Il a donné une interview exclusive dans l’émission dominicale 60 minutes sur CBS dont nous avons retenu les meilleurs moments:

    • Les leaders républicains du Congrès – Mitch McConnell au Sénat et Paul Ryan à la Chambre des Représentants – essayent d’annuler les résultats des élections de 2016 en refusant d’appliquer le programme nationaliste et populiste promu par le président. C’est la raison pour laquelle il est en guerre contre eux.
    • Le marécage (« Swamp »), le système des lobbies et consultants qui travaillent à Washington pour influencer la politique du pays, est un véritable « business model » symptomatique de la classe dirigeante de Washington incarnée par les deux partis.
      Il faudra des années pour l’éliminer.
    • Le premier péché de l’administration Trump a été d’embrasser l’establishment républicain mais elle n’avait pas le choix
    • Les dissensions au sein du parti républicain sur la suppression du programme de protection des jeunes migrants (DACA) pourrait lui faire perdre la Chambre des Représentants aux Républicains.
    • L’Eglise catholique est contre la suppression du DACA parce qu’elle a un intérêt économique à promouvoir l’immigration clandestine qui lui permet de remplir ses paroisses vides.
    • L’Amérique, ce sont les citoyens américains et pas les immigrés, et encore moins les clandestins.
    • Il se qualifie de « street fighter » comme Donald Trump.

 

 

 


3. Ce qui est mort ne saurait mourrir

 

  • Katy Tur a été la première correspondante à suivre Trump à plein temps pour la chaîne NBC News – plus de cinq cent jours au cours desquels elle a pu observer et apprendre sur le candidat mais aussi et surtout sur ses supporters. Elle a publié un essai dans le New York Times ce week-end, « The Trump Fever Never Breaks » en forme de mise en garde:

     

    « Chaque semaine, c’est le dérapage de trop: Comey, Charlottesville, Arpaio. Et si rien ne marche, Robert Mueller, le procureur indépendant, sera celui qui le fera tomber. Quand je suivais M. Trump [pendant la campagne], je regardais parfois Game of Thrones sur mon ordinateur entre deux meetings. Ce que j’ai appris, pour paraphraser le show, est que ce qui est mort ne saurait mouriret dans le cas de Trump, peut repartir de plus belle (…) Plus la candidature était censée tomber à l’eau, plus les foules s’enflammaient. »

 

 


4. 11/09: 16 ans

 

  • Irma oblige, les journaux ont consacré moins de temps au seizième anniversaire de la chute des tours du World Trade Center, l’évènement géopolitique qui a brutalement marqué l’entrée du monde dans le XXI ème siècle.
    New York magazine a réalisé une « encyclopédie du 9/11 » avec tous les articles publiés par la revue depuis dont celui publié une semaine après la tragédie, intitulé « New York Awards: Heroes » sur une caserne de pompiers de Prospect Heights à Brooklyn qui a perdu sept de leur coéquipiers.
  • On vous conseille aussi l’une des enquêtes les plus poignantes sur l’évènement autour de l’une des images les emblématiques et controversées: « The Falling Man » de Tom Junod, publié dans Esquire.

 

 


5. La pire rentrée TV américaine

 

  • Ce sont les propos du critique médias de Vox, Todd VanDerWerff
     

    Depuis dix ans que j’écris des critiques sur la télévision, c’est la pire rentrée en terme de nouvelles séries télévisées. C’est difficile d’en trouver une pire depuis que le concept de rentrée télé existe, c’est-à-dire le début des années 80. Les comédies ne m’ont pas fait rire, les drames m’ont fait lever les yeux au ciel (….) La grande majorité des nouvelles séries – que ce soit sur les chaînes, sur le câble ou en streaming – sont tout simplement mauvaises.

     

  • Les raisons: Beaucoup de nouvelles séries sont désormais diffusées en janvier et en avril – propice aux Emmys diffusés en septembre et la saison dernière a été l’une des meilleures.
  • Les pires séries: Inhumans sur ABC, The Orville sur Fox et Wisdom of the Crowd sur CBS

 


6. Longform: « Hanging »

 

  • Longue enquête de la journaliste Julia Prodis Sulek dans le [San Jose] Mercury News sur un fais divers vieux de trente ans:
     

    A dix ans, Josh Klaver a été retrouvé pendu à une barre de métal dans la ferme de son père et sa belle-mère à San Martin [en Californie]. Le lendemain, il était censé parler à un juge au sujet des disputes entre ses parents concernant sa garde. La mort de Josh a été … comme un suicide. Sa mère, Kathy Atkins, a toujours cru que [le père de josh], K.W.Klaver, alors officier de police du comté de Santa Clara, avait tué leur enfant. (…)
    Son histoire montre comment différents incidents, grands et petits, peuvent se transformer en une terrible tragédie, et ça doit nous rappeler la responsabilité que nous partageons les uns envers les autres et surtout envers les plus vulnérables.

  •  

  • Un Podcast est aussi disponible

 


7. Sex toys « Terminator »

 

  • « Les robots sexuels sont tellement populaires et sophistiqués que le spécialiste en cyber sécurité, Dr. Nick Patterson révèle que les poupées grandeur nature pourraient se transformer en véritable ‘Terminator’ contre nous [les humains] » rapporte très sérieusement le New York Post.
    Si des hackers décident de pirater l’une de ces poupées, « ils peuvent contrôler les articulations, les bras, les jambes et objets attachés à ces membres » et leur faire faire toutes sortes de choses » y compris les pires.

 

 

 


8. La couverture du jour

 

 

Le kiosque du dimanche 15 janvier 2017

Saturday Night Live frappe là ou ça fait mal

L’émission satirique préférée de Donald Trump est repartie sur ses grands chevaux après une pause hivernale, et Alex Baldwin a encore une fois donné le meilleur de lui-même dans un sketch sur la première conférence de presse « rock’n’roll » donnée par Donald Trump jeudi.

Je commencerai cette conférence en répondant à la question que tout le monde se pose: « Oui, c’est la réalité et oui, ça va vraiment arriver. Le 20 janvier, Donald J. Trump deviendra le 45ème président des Etats-Unis et dans deux semaines, Mike Pence deviendra le 46ème président. »

Une conférence dans laquelle il a insulté Buzzfeed, qualifié la chaîne CNN de « fake news » et nié l’existence de matériel ultra sensible le concernant: une vidéo de lui et des prostituées dans une chambre de hôtel de Moscou (rebaptisée « pee pee tape » par SNL) présentée par un journaliste torse-nu, façon Vladimir Poutine, et qui pousse Baldwin-Trump à accuser la Canada et la Chine d’avoir piraté les élections. 

Pas de réponse de Donald Trump jusqu’ici.

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L’inauguration boycottée par les Démocrates.

La dernière attaque de Trump contre une icône du mouvement afro-américain des droits civiques dans les années soixante, le représentant John Lewis, accusé de ne rien faire pour sauver son district de Georgie de la ruine (« all talk and no actions or results ») a poussé certains Démocrates à boycotter l’investiture du président-élu la semaine prochaine – ils seraient, selon Politico19 Démocrates de la Chambre des Représentants. 

L’inauguration s’annonce comme un désastre pour le président-élu: Jackie Evancho, 16 ans, révélée dans l’émission « America got Talent » chantera l’hymne national accompagné par la compagnie de danse des New York City Rockettes, le Mormon Tabernacle Choir, une chorale mormone qui a participé aux cinq précédentes inaugurations de présidents républicains …
Le concert intitulé « The Make America Great Again! Welcome Celebration » qui aura lieu le 19 janvier au Lincoln Memorial offrira les prestations de Toby Keith, 3 Doors Down et Lee Greenwood … Des artistes qui devraient profiter de l’occasion pour se faire connaître du reste du monde.

Pour la revue conservatrice, The National Review, une inauguration « modeste » sans célébrités est le meilleur moyen de respecter la démocratie, en expliquant que les précédentes inaugurations ressemblaient à des cérémonies dignes du sacre d’un monarque plus que d’un président.

 

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« Wet foot, Dry Foot »: Des familles en attente.

La suppression immédiate de la politique migratoire dite du « Wet Foot, Dry Foot » jeudi, qui a autorisé pendant vingt ans l’accueil des réfugiés cubains sans visa sur le territoire américain, dans la perspective de devenir résident, a créé la panique chez des centaines de familles installées en Floride qui attendent toujours l’arrivée de leurs proches, restées à Cuba. D’autres sont restés des heures à l’aéroport de Miami pour tenter d’avoir des nouvelles sur les derniers chanceux qui ont réussi à quitter l’île cette semaine. Selon le Miami Herald, trois cents réfugiés cubains seraient encore coincés à la douane, en attendant que leur statut soit précisé.
Aucune information n’a été donnée par les autorités aux familles sur l’avenir de ces immigrés

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Mar-a-Lago bientôt sauvé des eaux?

 

The Boston Globe – Edition du samedi 14 janvier 2017

C’est le seul endroit où le président-élu se sent « bien », mieux que dans sa Trump Tower à New York, la ville qui l’a vu naître: Mar-a-Lago, son club très privé de Palm Beach en Floride.
Construite par la famille Merriweather Post dans les années vingt, la propriété a été donnée au gouvernement américain à la mort de l’héritière, Marjorie, afin d’accueillir les présidents du pays pendant la pause hivernale.

Inutilisée, la demeure et son million de dollars d’impôts annuels a été rétrocédée à la fondation Post qui l’a mis en vente pour vingt millions de dollars en 1981. Le front de mer juste devant de Mar-a-Lago a été vendu séparément, et Donald Trump à fait croire aux propriétaires qu’il avait acquis le lot et comptait y construit un complexe résidentiel qui bloquerait la vue du reste de la propriété – « son premier mur ». Un chantage qui lui a permis de ne payer que huit millions de dollars pour l’acquisition de Mar-A-Lago.

Le littoral de la presqu’île de Palm Beach est très sensible à la montée des eaux et les scientifiques estiment que le complexe hotelier de Trump pourrait être partiellement inondé dans une trentaine d’années. Une perspective qui pousse les habitants de Palm Beach, la plupart aisés et supporters de Trump, à tenter de le convaincre des dangers du réchauffement climatique; un pari qu’ils sont loin d’avoir gagné aujourd’hui.

Le kiosque du 27 novembre 2016

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Mort de Castro aux Etats-Unis

La mort de Fidel Castro est sur les unes de tous les quotidiens du pays dimanche matin. Alors que les journaux floridiens célèbrent la disparition du dictateur à l’instar du Miami Herald pour qui « la mort de Castro apporte joie et guérison à Miami » ou du Diaro Las Americas, publié en espagnol, qui titre « Nunca Mas » (« Plus Jamais »), les quotidiens nationaux sont plus mitigés sur l’héritage du Comandante.
Ils évoquent l’inspiration que sa rebellion a pu offrir à des générations de communistes et socialistes (The Washington Post) mais aussi d’étudiants américains durant les années soixante et soixante-dix, notamment sa résistance face aux Etats-Unis (New York Times) et la réalité d’une dictature qui a muselé toute opposition politique, assassiné des milliers d’opposants et provoqué l’exil et de la déchirure de nombreuses familles (The Tampa Bay Times).

Les Cuban Americans représentent la troisième communauté latino aux Etats-Unis, estimée à plus de deux millions d’Américains, dont 1.4 millions vit en Floride, puis en Californie, dans le New Jersey et à New York.
Ce sont eux qui sont le plus réjouis de la mort de Fidel Castro vendredi soir, car beaucoup sont des exilés ou leurs descendants, et dont certains conservent des liens familiaux avec ceux restés à Cuba.

 

Marco Rubio et la surenchère anti-Castro

Marco Rubio, l’un des candidats républicains à la présidence et sénateur de l’état de Floride de descendance cubaine, a affirmé hier que « l’histoire se souviendra de Fidel Castro comme le diable, comme un dictateur meurtrier qui a infligé la misère et la souffrance sur son propre peuple » en transformant Cuba en une « prison misérable ».

Il a ensuite critiqué les « soi-disants » journalistes qui ont comparé Castro à George Washington – il faisait référence aux propos d’un journaliste de ABC qui expliquait que « Castro était considéré, encore à ce jour, par sa population comme le George Washington de son pays ».
Des commentateurs ont en effet mentionné sur des chaînes nationales certaines politiques réussies mis en place par le pouvoir cubain, comme l’éducation pour tous, le système de santé ou la recherche scientifique.

Le sénateur Rubio a continué d’énumérer sur Twitter, les crimes commis par l’ancien dictateur avant de s’en prendre au prendre au premier ministre canadien Justin Trudeau, qui a salué hier le départ « d’un grand leader » et suscité les critiques et moqueries de nombreux politiques et journalistes, surtout aux Etats-Unis.

Justin Trudeau salut Castro

Justin Trudeau, le chouchou des médias américains, a fait grosse bourde, en évoquant la mort d’un « leader plus grand que nature » qui avait « une prfonde affection pour son peuple » contrairement à la plupart des autres chefs d’état occidentaux, qui ont condamné les crimes commis à l’encontre des droits de l’homme et l’oppression politique de son régime.
Le père de Justin Trudeau, Pierre Trudeau, ancien premier ministre canadien, était un « ami » de Castro et a visité plus fois la Havane dans les années 70.

Les propos de Trudeau ont provoqué de nombreuses critiques, et s’il ne s’est pas rétracté sur sa déclaration initiale, il a tout de même affirmé ca matin, lors d’un déplacement à Madagascar, que Castro était un dictateur: « Il y a des gens qui ont beaucoup d’expériences et de souvenirs douloureux de ce qui s’est passé à Cuba, et je ne veux surtout pas minimiser cela ».

Target boycotté pendant la Holidays season

On devrait s’attendre à pas de polémiques comme celles-ci durant les quatre prochaines années autour de la prises de position de certaines entreprises sur la défense des droits de minorités.
La dernière en date concerne le géant de la grande distribution Target qui a pris fait et cause contre toutes sortes de discrimination envers la communauté LGBT ces derniers mois, notamment la loi HB2 votée en Caroline du nord.
Cette loi interdit aux transsexuels qui n’ont pas physiquement, donc officiellement, changé de sexe, d’utiliser les toilettes qui correspondent à l’identité de leur choix. En réponse à cette loi, Target a diffusé un communiqué officiel au mois d’avril en s’engageant à protéger les transsexuels dans leurs magasins et de les laisser utiliser les cabines d’essayage et toilettes de leur choix.
Une association conservatrice anti-LGBT, l’American Family Association, a lancé depuis une pétition pour boycotter ces magazins en expliquant: « Un homme peut simplement dire qu’il se sent comme une femme aujourd »hui et entrer les toiletttes des femmes … même si de jeunes filles ou des femmes sont déjà dedans » explique l’association, qui a récolté depuis 1,4 millions de signatures.

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Le boycott a été relancé ce weekend de Thanksgiving, l’occasion du Black Friday et du début de la Holidays Season, la plus importante pour les grandes chaines de supermarchés, avec le hashtag #anywherebuttarget.

Le Kiosque du 26 novembre 2016

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TRUMPLANDIA

Au moins il suit les news le Donald, son premier tweet en 48 hours, ce qui n’est sans jamais arrivé depuis la création de son compte en mars 2009. Un tweet suprenant qui a bien entendu suscité critiques et moqueries de la part de nombreux médias, surtout que la mort du leader cubain a été annoncée hier peu avant minuit.
S’il a été l’un des derniers à l’apprendre, il aurait pu au moins rester discret la dessus.

Le milliardaire et futur président intervient principalement via le réseau social sur lequel il a posté plus de 34 000 tweets, plus d’une dizaine par jours!
Il a 16 millions d’abonnés, et suit seulement 41 personnes et compte Twitter, dont ses enfants, Eric, Donald Jr, Ivanka et Tiffany, neuf des organisations, The Drudge Report et Fox news, des journalistes de Fox, et Vince McMahon, le président de World Wrestling Entertainment, milliardaire et lui même ancien catcheur.

 

No RIP for Fidel en Floride

On a assisté à des scènes de liesse en Floride à la suite de la mort de Fidel Castro. L’importante communauté cubaine a laissé exploser sa joie hier soir et jusque tard dans la nuit. Les festivités ont continué ce matin, surtout dans le sud de l’état et sa capitale où exilés cubains, leurs enfants et petits enfants chantaient, dansaient, pleuraient, en agitant les drapeaux de Cuba.
Parmi eux, Fabiola Santiago, journaliste au Miami Herald écrivait ce matin.

Le tyran est mort.
Il faut que je le dise pour le croire.
Al Fin
Finalement le eader de la guerilla qui est arrivé au pouvoir en promettant la justice sociale mais qui au lieu de cela a séparé des familles, éxécuté et persécuté des opposants, imposé une misère sans précédent sur le peuple cubain, est parti de cette terre.
J’ai attendu ce moment toute ma vie.
Finalement, le traitre dont le pouvoir communiste m’a déracinée de tout ce que je savais et aimait et qui m’a laissé sur ce littoral le coeur brisé est parti.
Le tyran est mort.
Il faut que je le répète pour le croire. (…)
Ne me jugez sévèrement, laissez moi profiter de ce moment. Notre exil est sa faute.
Il n’y a pas de RIP de notre part pour l’incarnation du diable dans notre histoire personnelle et collective.
(…)
Il n’y aura pas d’adieux Comandante de notre part, juste un bon débarras

Patrick Oppman, l’unique journaliste américain présent à Cuba, correspondant de CNN, s’est retrouvé hier soir à annoncer la nouvelle aux Cubains, puisque la chaîne du gouvernement n’a pas daigné changer ses programmes hier soir pour couvrir la mort de leur ancien leader.

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Jill Stein obtient le recompte des voix dans le Wisconsin

On n’aura jamais autant de Jill Stein que cette semaine, depuis qu’elle a réussi à récolter plus de 5 millions de dollars depuis mercredi pour demander au Wisconsin (10 grands électeurs) de recompter ses voix qui seront disponibles avant le 13 décembre prochain. La demande a été officiellement enregistrée hier avant 17 heures et la campagne de Hillary Clinton vient d’annoncer qu’elle y participera.
La date limite pour une demande recomptage des voix en Pennsylvanie (20 grands électeurs) est lundi et le 30 novembre pour le Michigan (16 électeurs pas encore adjugés).

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Obama restera en politique après le 21 janvier 2017

Pas content le New York Post après les déclarations de Barack Obama lors de son déplacement au Pérou sur son intention d’intervenir après son départ de la Maison Blanche pour défendre les valeurs et les idéaux du pays quand il le jugera utile. « Vous me verrez l’année prochaine, et on sera dans une position dans laquelle on va pouvoir commencer à de grandes choses ».
Le président tentait de rassurer des milloins d’Americains et de Démocrates effrayés par la future administration et son Commander-in-Chief.
Une démarche qui va à l’encontre de la tradition qui veut l’ancien président reste en dehors de la vie politique après ses mandats.

Dans un éditorial ce matin, le tabloïd newyorkais critique cette décision qui pourrait lui faire baisser sa côte de popularité auprès des Américains et empêcher une nouvelle génération de démocrates de prendre la relève.
Jamais un président n’a été aussi aimé à quelques mois de son départ, et beaucoup le regrettent déjà, surtout avec ce arrive ensuite