Le kiosque du 03.07.17

 

1. « Des coups, aucune politique »

 

  • L’information de ce week-end, c’était bien entendu la vidéo postée par le président américain sur son compte Twitter où il fait semblant de tabasser un homme, dont le visage est caché par le logo CNN: Une énième façon de prouver son amour pour la chaîne d’info rebaptisée à l’occasion #FNN, pour « Fake News Network ».
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  • C’est Dan Scavino, responsable des médias sociaux de la Maison Blanche, ancien caddy du président, et Trump qui auraient eu l’idée de cette  « blague ».
    A comprendre maintenant comment est-ce que ce meme, postée par un troll d’extrême droite sur Reddit, leur site préféré, a-t-il pu atterrir sur le compte personnel de l’homme le plus puissant du monde.
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  • Comme l’indique USA Today en couverture ce matin, la présidence de Trump est à l’image de ses tweets, « des coups » contre les médias (63 références aux fake news), contre les Démocrates et Obama (46 références à « Obamacare ») mais « aucune politique ».
     
  • Le président est bien plus intéressé à discréditer les médias qu’à essayer de faire passer son programme … comme la réforme de la santé qui en est au point mort.

 

 


2. La fraude électorale ne convainc pas

 

  • Si le président américain a largement perdu le vote populaire face à Hillary Clinton aux dernières élections avec 2,8 millions de voix en moins, c’est à cause de la fraude électorale répandue dans la plupart des Etats démocrates qui a permis à des millions d’immigrés de voter illégalement contre sa rivale.
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  • Aucune preuve de ces accusations n’a jamais été avancée mais Donald Trump est bien décidé à les trouver et mis en place la « Presidential Advisory Commission on Election Integrity » dirigée par le vice président Mike Pence et le Secrétaire d’Etat du Kansas, Kris Kobach, pour soi-disant « renforcer l’intégrité du système électoral » et « protéger et préserver les principes d’une personne, une voix ».
     

    La Maison Blanche a affirmé que la Commission va opérer un « examen complet des problèmes d’inscription et de vote pour les élections fédérales » mais les experts et défenseurs du droit de vote ridiculisent les allégations de Trump concernant la fraude électorale, que ni les Etats, ni aucune étude n’a pu mettre en évidence.
    Ils craignent que cette Commission soit utilisée pour limiter le droit de vote.

     

  • Mercredi dernier, la Commission a demandé aux cinquante Etats et à D.C. de leur fournir toutes les informations disponibles sur leurs électeurs, « y compris les noms, dates de naissance, l’historique de leurs choix électoraux et leur appartenance ou non à un parti » – ce que la moitié d’entre eux a fermement refusé au nom de la protection de la privée et de la méfiance que suscite cette commission.
     
  • D’où la réaction agacée du président ce week-end:

 

 

 
 


3. Les Etats républicains contre leurs villes démocrates

 
 

  • Le territoire américain est divisé politiquement entre les côtes démocrates, de part et d’autre du pays, et l’intérieur républicain, entre les grandes villes pro-Hillary et les zones rurales pro-Trump … et désormais à l’intérieur des Etats, entre les gouvernements conservateurs et leurs villes, dites « sanctuaires ».
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  • Au Texas, par exemple, le parlement et le gouverneur républicains s’inquiètent du « comportement socialiste » des villes libérales et veulent les forcer à se soumettre à législation de l’Etat sous peine d’être privées de subventions fédérales.
     

    Le « Lone Star » State représente l’exemple le plus dramatique de ces relations de plus en plus conflictuelles entre les représentants des « Red States » [républicains] et les centres urbains démocrates, qui ont imposé des régulations environnementales et des programmes sociaux souvent à leur encontre.

     

  • La « Bathroom Bill » votée en 2016 par le parlement républicain de Caroline du Nord – qui oblige tout individu à utiliser les toilettes et vestiaires publics conformément à son sexe de naissance – et partiellement annulée cette année, visait à saper les efforts de Charlotte, la plus grande ville démocrate de l’Etat, pour élargir les droits civils des homosexuels.
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  • L’un des principaux sujets de discorde tourne aujourd’hui autour de la politique anti-immigration de l’administration Trump qui veut obliger les forces de l’ordre locales à coopérer avec les agents fédéraux de l’immigration, notamment à travers l’arrestation et la détention des immigrés en situation irrégulière. Ce que les villes sanctuaires ont toujours refusé de faire.
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  • Le gouverneur du Texas, Greg Abbott vient de passer l’une des lois les plus stricts contre les villes sanctuaires »refuges » qui condamne les forces de l’ordre à des contraventions, voire des peines de prison en cas de désobéissance.

 
 


4. Scandales sexuels chez les Protestants évangéliques

 

  • Longue enquête de The New Republic sur l’Association of Baptists for World Evangelism, une organisation chrétienne évangélique comme il en existe des milliers aux Etats-Unis, qui a couvert pendant plusieurs décennies les agressions sexuelles d’un de leur missionnaires, en poste au Bangladesh, et réduit au silence ses victimes.
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  • Comme chez les Catholiques, l’obéissance à l’autorité religieuse, le tabou autour du sexe, exposent ces fidèles à des risques d’abus sexuels au sein de leur communauté.
     

    Ces cinq dernières années, il est devenu évident – même pour les Chrétiens conservateurs – que les églises « fondamentalistes » font face à une recrudescence d’abus sexuels et de déni institutionnel qui pourraient impliquer davantage de victimes que les scandales de pédophilie qui ont touché l’église catholique (…)
    L’échelle du scandale pourrait être immense. Les Protestants évangéliques sont bien plus nombreux que les Catholiques avec plus de 280 000 églises, écoles religieuses et organisations affiliées.
    En 2007, les trois principales compagnies d’assurance qui couvrent les institutions protestantes affirmaient recevoir chaque année 260 cas d’abus sexuels d’enfants commis par leurs responsables et membres. En comparaison, l’Eglise catholique rapportait 228 « accusations crédibles »..

  • « The Silence of the Lambs »The New Republic

 


5. Une agoraphobe globe trotter

 
 

 

  • Jacqui Kenny, originaire de Nouvelle Zélande, vit à Londres, et souffre de crises d’angoisse qui l’empêchent souvent de sortir de chez elle et encore moins de voyager à travers le monde. Partant de ce constat, elle a commencé à explorer le monde sur Google Street View.
     

    Au départ, elle choisissait des endroits au hasard, les rues de villes très lointaines et faisaient des captures d’écrans des plus beaux paysages. Ensuite elle a commencé à rechercher des endroits précis: régions arides avec des horizons dégagées; des latitudes où elle remarquait que le soleil se couchait penché. Très vite, elle a passé des heures sur le projet, qui est devenu une sorte de retraite  (…) Un an après, elle a accumulé près de 26 000 photos

     

  • Ces photos sont disponibles sur un superbe compte Instagram appelé « Agoraphobic Traveller »
  • « An Agoraphobic photographer’s virtual travels, on Google Street View »The New Yorker

 


6. A voir: Les hommes de Fire Island Pines

 

 

  • Tom Bianchi a photographié la communauté gay de Fire Island Pines de 1975 à 1983, un petit hameau de Long Island, à deux heures de New York, qui a accueilli jusqu’à dix mille homosexuels tous les week-ends pendant plusieurs années, avant que l’épidémie de Sida ne décime la communauté homosexuelle.
  • A voir dans le Washington Post

 


7. Le reste de l’actualité

 

  • Le gouverneur républicain du New Jersey, Chris Christie, l’un des plus mal-aimé du pays, aime utiliser les lieux publics pour faire pression contre ses adversaires politiques – il est impliqué dans le « BridgetGate » de 2013 qui a envoyé deux de ses conseillers en prison.
    Après un désaccord sur le budget qui a entraîné l’arrêt de toutes les activités gouvernementales, les plages publiques du New Jersey sont fermées pour la fête nationale – il fait 30 degrés … mais pas pour son gouverneur, qui profitait hier d’un littoral désert avec famille et amis. 
    D’où ce titre inspiré du Daily Mail

 

  • Steve Bannon, l’un des plus proches conseillers de Trump, auto-proclamé « nationaliste économique », voudrait augmenter les impôts des plus riches – dépasser la barre des 40% d’imposition pour ceux qui gagnent $418 000 ou plus – un anathème pour le parti républicain – mais qui vise à baisser les impôts des classes moyennes et défavorisées. Pour une fois! – Axios

 

  • Planned Parenthood a fermé quatre de ses cliniques dans l’Iowa après la décision du gouverneur de supprimer les subventions envers l’association, soutenue par près de 77% de la population: Les menaces des Républicains d’éliminer Planned Parenthood sont mises à exécution. Washington Post

SB4: la loi qui divise le Texas

 

Le Texas, historiquement républicain mais réputé pour sa tolérance envers les populations immigrées et celles en situation irrégulière, est devenu le premier Etat américain à adopter une ligne aussi dure en matière d’immigration, inspirée par la nouvelle administration, qui divise violemment la population et les politiques.

 

  • Lundi après midi, le Capitole de Dallas a été envahi par des centaines de milliers de manifestants venus s’opposer à la loi « SB4 » votée quelques semaines plus tôt par le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, contre les villes sanctuaires de l’Etat

 

  • La loi « Senate Bill No.4 » (SB4) sanctionne les polices locales des villes et des campus universitaires dits « sanctuaires » qui demandent à leurs officiers de ne pas:
    • Demander le statut légal d’une personne arrêtée ou en détention
    • Signaler à l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), les agents d’immigration fédéraux, le statut illégal d’un immigré qui arrêté ou en détention
    • Aider les agents d’immigration fédéraux (ICE) en leur livrant un individu arrêté en situation irrégulière, ou en arrêtant des individus qui sont sous le coup du « Immigration Detainer Request » – un mandat d’arrêt.
  • Les sanctions contre les shérifs et policiers locaux qui refusent de coopérer avec l’ICE peuvent être financières (1 000 dollars pour une première offense et 25 000 dollars pour des violations supplémentaires), professionnelles (perte de son emploi) et pénales (prison).
  • La loi devrait être appliquée à partir du 1er septembre.
    Une plainte a déjà été déposée par le ministre de la Justice du Texas pour confirmer cette loi. Les associations de défense des libertés ont elles demandé son annulation auprès des tribunaux.
Flyer de Texas AFL-CIO diffusé avant le vote de la loi SB4 en février 2017
  • Les latino-Américains représentent 39% de la population du Texas: c’est la communauté la plus importante après la Californie.
  • Les autorités estiment à 1,5 millions, le nombre d’immigrés en situation irrégulière, dont 80% sont nés au Mexique et 42% d’entre eux sont propriétaires de leurs maisons, c’est-à-dire bien intégrés dans leur communauté.
  • « Le grand boom économique des années 90 et 2000 de l’Etat (« Texas Miracle ») aurait été inconcevable sans l’apport de travailleurs mexicains entrés illégalement sur le territoire. »
  • Le Texas, contrairement à la Californie ou l’Arizona, a toujours été tolérant envers cette communauté: En 2001, avec le Texas Dream Act, le Texas est devenu le premier Etat à offrir des bourses universitaires quel que soit le statut légal des étudiants.
    « La loi était perçue comme un investissement pour l’avenir de l’Etat et avait reçu le soutien des Républicains ».
  • L’afflux d’immigrés mexicains a considérablement baissé, l’économie du Texas a ralenti et les préoccupations sécuritaires dominent aujourd’hui le discours politique.

 

  • Les villes sanctuaires du Texas sont principalement Austin et Dallas et Houston

 

  • Lundi, les centaines de manifestants habillés en rouge ont interrompu pacifiquement la dernière session parlementaire de la saison avec des chants et des bannières contre ces lois « anti-immigration »
  • Un parlementaire républicain a appelé les agents fédéraux d’immigration (ICE) pour qu’ils évacuent les manifestants et « déportent » ceux en situation irrégulière
  • Une provocation qui a failli se terminer en bagarre générale entre parlementaires démocrates et républicains qui se sont bousculés, insultés et menacés.

 

Le kiosque du 08.05.17: Assange – Trumpcare vs Femmes – Tomi ne lache rien – Texas attaque ses sanctuaires – Huffpo 2.0

 

 

  • Avec Trumpcare, être une femme va vous coûter cher

    Obamacare ou l’Affordable Care Act, le grand programme de Barack Obama, qui repose sur l’idée d’un accès universel aux soins quels que soient les antécédents médicaux des individus, représente le plus ambitieux projet de protection sociale que le pays ait connu depuis le New Deal.
     
    Pourtant, dès sa signature en 2010, les Républicains n’ont eu qu’une seule obsession, l’abroger et c’est ce que la Chambre de Représentants à commencer à faire jeudi dernier en votant de justesse l‘American Health Care Act, la loi qui remplacera Obamacare.
     
    Trumpcare enlève au gouvernement fédéral la responsabilité d’assurer les citoyens et la redonne aux entreprises privés qui pourront désormais offrir des assurances plus souples selon les besoins des individus, et fixer eux-mêmes le prix des cotisations, avec l’obligation d’assurer tout le monde quel que soit ses antécédents médicaux.
     
    La loi permet aussi aux Etats d’autoriser les compagnies d’assurance à pratiquer certaines exceptions, notamment celle de faire payer davantage les individus ayant des antécédents médicaux car ils sont potentiellement « à risques » et peuvent coûter plus cher – une option interdite sous Obamacare.
     
    Les premiers touchés devraient être les plus pauvres, les plus âgées et les femmes à qui certaines compagnies d’assurance pourraient désormais refuser les soins de grossesse, l’accouchement, et considérer comme une « pre-existing condition » les grossesses, césariennes, le cancer du sein ou harcèlement sexuel.

     
    Une autre provision de l’AHCA obligerait les femmes à retrouver un travail deux mois après l’accouchement sans quoi elles pourraient perdre leur assurance et risquer de payer une amende si elle devait en souscrire une autre.

    Un édito de la revue conservatrice, National Review, publié la semaine dernière s’étonne qu’on ne demande pas systématiquement aux femmes (dont les soins médicaux coûtent en moyenne un tiers de plus que ceux de la gent masculine) de payer davantage que les hommes.
     

    On peut défendre l’idée que les femmes n’ont pas à assumer seules le fardeau de leur dépenses de santé, du moins pas dans sa totalité. Mais on peut également avancer que les pauvres travailleurs du Bronx n’ont pas à payer pour le style de vie des multi-millionnaires des Hamptons sous prétexte qu’il faut satisfaire les défenseurs de l’égalité homme-femmes.
    Si les cotisations des femmes sont plus importantes que les hommes, ce n’est pas à cause des méchantes assurances mais c’est basée sur de la science des nombres et des statistiques.

     

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  • Le Texas, premier Etat contre les villes sanctuaires

    Breitbart se félicite d’une « loi historique » signée par le gouverneur du Texas, le républicain Greg Abbott, qui va durement pénaliser les forces de l’ordre locales qui n’appliqueraient pas les lois fédérales contre l’immigration. C’est le premier Etat à s’attaquer légalement contre les villes sanctuaires, ces refuges dans lesquels les autorités et la police protègent les immigrés en situation irrégulière, cibles du président Trump et du ministre de la justice, Jeff Sessions.
     
    Les policiers et shérifs locaux qui refuseront désormais de coopérer avec les agents de l’Immigration & Customs Enforcement, c’est-à-dire de leur remettre des personnes en situation irrégulière, sous le coup d’un mandat d’arrêt (« immigration detainer »), seront passibles de pénalités civiles et criminelles, y compris de la prison, et les villes sanctuaires passibles de fortes amendes.
     
    Les Démocrates texans ont critiqué la loi, qualifiée de « show me your papers » car elle autorise selon eux les agents fédéraux et policiers à contrôler le statut légal de n’importe quel individu, s’ils le soupçonnent d’être entré illégalement sur le territoire, sur des prétextes discriminatoires comme la couleur de peau ou un accent.
     

    Le gouverneur du Texas, Mr Abbott, s’est défendu de vouloir rendre son Etat plus sûr pour « les citoyens américains » qui ne sont pas visés par cette loi, contrairement à « ceux qui sont entrés illégalement sur le territoire, qui ont commis des crimes violents, et qui font l’objet d’un mandat d’arrêt des services de l’immigration ».
     
    Il y aurait actuellement 1,5 millions d’immigrés en situation irrégulière au Texas, derrière la Californie, qui en possède le double, dont 80% sont nés au Mexique et habitent depuis au moins cinq ans et 40% d’entre eux sont propriétaires de leur logement: c’est un groupe important et très intégré dans la communauté.
     
    * « Sanctuary Cities subject to ‘stiffest penalties in America’, says Texas Governor » – Breibart
    * « Demographics of Texas’ undocumented population » – Houston Chronicle

 

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  • Pourquoi Julian Assange ne doit pas être jugé

    Le ministre de la justice Jeff Sessions veut poursuivre en justice Julian Assange pour la diffusion en 2010 de documents ultra-secret de l’armée américaine (les câbles diplomatiques de la guerre en Irak et en Afghanistan volés par le soldat Manning) et plus récemment ceux sur l’appareil d’espionnage numérique de la CIA. Son directeur, Mike Pompeo accuse Wikileaks d’avoir « poussé Manning à récupérer des informations confidentielles » pour déstabiliser les Etats-Unis et d’être un « service de renseignements non-étatique et hostile encouragé par des acteurs étatiques comme la Russie ».
     
    Dans un éditorial publié dans le Washington Post début avril, Assange s’est défendu d’avoir les mêmes ambitions que le New York Times ou le Washington Post quand ils publient des révélations basées sur des informations confidentielles (surtout depuis l’élection de Donald Trump), celles d’informer le public, et que Wikileaks devrait être également protégée par la liberté d’expression garantie dans le Premier Amendement de la Constitution Américaine.
     
    Ce que réfute Mr Pompeo qui affirme que « Julian Assange ne bénéficie d’aucune liberté liée au Premier Amendement. Il est coincé dans une ambassade de Londres. Ce n’est pas un citoyen américain. »
     
    Hier, l’éditorialiste média du Washington Post, Margareth Sullivan, a pris fait et cause pour Julian Assange, ce weekend, non pas pour défendre sa personnalité (accusé de viol), ni ses actions (la publication de documents contenant des informations personnelles sur des individus et son ingérence dans les élections présidentielles américaines) mais pour la liberté de la presse en général.
     

    Tous ceux qui défendent la liberté de la presse aux Etats-Unis doivent comprendre ceci. Poursuivre en justice Julian Assange au nom de l’ « Espionnage Act » pour avoir publié des fuites – que le ministre Jeff Sessions considère comme une priorité – est dangereux.
    Ca pourrait une étape nouvelle vers ce que le président Trump menace de faire depuis longtemps: punir les médias indépendants aux Etats-Unis (…) C’est certes difficile à réaliser mais punir Assange irait dans cette direction. Et parce que les méthodes de Assange sont douteuses, on ne se rend pas compte qu’il s’agit d’une véritable menace.

     

    Donald Trump avait déclaré à plusieurs reprises son « amour » de Wikileaks lors de la campagne présidentielle lorsque l’organisation avait diffusé à parti d’octobre les emails piratés du directeur de campagne de Hillary Clinton, qui ont eu leur responsabilité dans la défaite de la candidate démocrate.

     
    * « The Goverment wants Julian Assange in jail. That could hurt the rest of us » – The Washington Post
    * « Julian Assange: Wikileaks has the same mission as The Post and the Times » – The Washington Post
    * « Sources: US prepares charges to seek arrest of Wikileaks’ Julian Assange » – CNN

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  • Le Huffington Post se modernise

    Nouveau logo plus moderne pour le site internet qui vient de fêter ses douze ans d’existence, dont une première année sans sa fondatrice, Ariana Huffington, remplacée Lydia Polgree, et qui selon Politico, souhaite transformer le « HuffPost » en « tabloid populaire de l’ère numérique ».
    Elle vient d’engager l’ancien rédacteur en chef du New York Daily News, Jim Rich, qui avait transformé le tabloid de gauche – rival du New York Post de Rupert Murdoch – en machine de guerre anti-Trump durant la campagne présidentielle et qui lui a d’ailleurs coûté son renvoi en novembre dernier, lorsque le candidat a été élu président.

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  • Tomi Lahren ne lâche rien

    A force d’être politiquement incorrecte, Tomi Lahren, porte drapeau des jeunes conservateurs en colère qui partageait ses opinions très controversées sur Black Lives Matter (le nouveau Ku Klux Klan) ou les médias mainstream (des libéraux déguisés en journalistes) sur le site du chouchou du Tea Party, Glenn Beck, a été virée de The Blaze il y a quelques semaines pour s’être prononcée en faveur … du droit à l’avortement. 
    Portrait très intéressant de la jeune star déchue qui compte bien rebondir dans Politico

    * « Tomi Lahren Will Not Shut Up » – Politico