12.09.17

 

1. Détecteur de mensonges

 

  • Selon Axios, Jeff Sessions, ministre de la justice, veut soumettre individuellement la centaine d’employés du Conseil National de Sécurité au détecteur de mensonges pour identifier et punir ceux qui ont fourni au Washington Post les transcriptions des conservations privées du président avec des leaders étrangers et dénoncées par l’ensemble de la classe politique.
  • Une mesure drastique pour tenter de limiter les fuites qui inondent la Maison Blanche, les services de renseignements et agences fédérales depuis l’investiture et qui ont poussé Trump a critiqué publiquement Sessions, pourtant l’un de ses premiers supporters.  

 


2. Portraits manquants

 

  • Plus de sept mois après la transition entre les deux administrations, « les portraits du président et du vice-président sont encore absents de milliers de tribunaux, cours de justices, laboratoires, infrastructures militaires, ports, ministères, et ambassades partout dans le monde ».
     

    Les agences fédérales ont commandé ces photos il y a des mois mais attendent toujours que le Bureau d’impression du gouvernement (GPO) des Etats-Unis, en charge des portraits officiels, les envoie à l’Administration des Services Généraux (GSA), propriétaire et locataire de 9 600 bureaux fédéraux à travers le pays.
    Le GPO affirme ne pas avoir encore reçu les images de la Maison Blanche. Et la Maison Blanche affirme que le président et le vice président n’ont pas encore décidé quand est ce qu’ils se prêteraient à l’exercice de la photo officielle, une tradition qui remonte à la guerre civile.

     

  • Celle de Bill Clinton avait mis près d’un an avant d’être accroché dans les immeubles du gouvernement américain.

 


3. Sagesse papale

 

  • Dans son avion en provenance de Colombie, le pape François a évoqué les deux derniers ouragans qui ont touché les Etats-Unis comme ne l’ont pas fait l’administration Trump: En dénonçant le changement climatique qui rend plus fréquent et plus violent ce genre de catastrophes naturelles selon le consensus d’une majorité de scientifiques à travers le monde.
    Reuters rapporte les propos du souverain pontife qui diffèrent de beaucoup de conservateurs américains, pourtant très religieux:

    Le pape François a affirmé que la dernière vague d’ouragans devrait pousser les gens à comprendre que l’humanité va s’éteindre si rien n’est fait contre le changement climatique et que l’histoire jugera ceux qui ont renié la science (…)
    On peut observer les effets du changement climatique et les scientifiques ont clairement affirmé qu’il existait un chemin à suivre, en faisant référence à un consensus de scientifiques selon lequel le réchauffement climatique est causé par l’activité humaine telle que l’extraction de combustibles fossiles. »

 

  • Le pape François a également affirmé que la suppression du DACA, le programme de protection des migrants arrivés illégalement sur le territoire américain lorsqu’ils étaient enfants n’est pas « pro-vie »

 


4. « Sept jours d’héroïne »

 

  • Le Cincinnati Enquirer a envoyé soixante journalistes couvrir une semaine ordinaire dans la « situation extraordinaire » à laquelle fait face aujourd’hui l’Ohio, l’un des Etats les plus touchés par l’épidémie d’overdoses d’héroïne et d’antidouleurs qui a fait plus de 60 000 morts l’année dernière aux Etats-Unis.

 


5. La faute aux drogues ou au désespoir?

 

  • En décembre 2015, deux chercheurs de Princeton, Anne Case et Angus Deaton, ont publié une étude décrivant une hausse de la mortalité chez les blancs américains d’age moyen et sans diplômes causée par une recrudescence de suicides, overdoses de drogues, problèmes liés à l’alcool; un phénomène qualifié dans un second rapport diffusé en 2017 de « mort par désespoir« .
  • De nouvelles recherches ont depuis isolé la forte augmentation de décès par overdose chez les 45-54ans, dernière génération de baby-boomers, directement causée par l’épidémie d’héroïne et d’opiacés qui affaiblit économiquement les régions les plus touchées, celles qui ont fait l’objet de campagnes agressives de promotion des anti-douleurs par les laboratoires pharmaceutiques à la fin des années 90 et de médecins ignorants de la dangerosité de ces médicaments.
     

    Ces drogues ont provoqué toute cette misère et c’est tragique mais il y a des raisons d’espérer puisque les épidémies d’héroïne tendent à décliner.
    Mon collègue Stephen Mihm a décrit comment la crise des opiacés du 19ème siècle à diminuer au fur et à mesure que les médecins ont compris les dangers de la morphine et de ses dérivés. Les prescriptions d’anti-douleurs sont en train de diminuer – même si des substituts illégaux continuent de faire augmenter le nombre d’overdoses.
    Ca ne va pas être facile, ça va prendre du temps, mais ça passera.

  • « Which came first, the opioids or the despair? » – Bloomberg Businessweek

 


6. Wall Street Journal … we have a problem

 

  • L’institution new yorkaise, qui a vu des dizaines de reporters, éditeurs et employés quitté la rédaction cette année, est vivement critiquée en interne pour la couverture parfois trop complaisante à l’égard du président, imposée par le rédacteur-en-chef Gerard Baker et en amont par le propriétaire, Rupert Murdoch, ami personnel de Trump, qui semble vouloir privilégier son « accès direct au pouvoir [du président] » plutôt que l’intégrité de son quotidien et de son staff.
  •  

  • « Les rédacteurs et journalistes du bureau politique doivent faire face aux interventions constantes de Gerry [Baker] ou doivent arrondir les angles de leur articles à l’avance pour lui faire plaisir (et par extension, pour contenter Murdoch) » explique au Guardian un ancien journaliste.
    A tel point que des emails de Baker, demandant à la rédaction de rapporter et non pas de critiquer les propos incendiaires du président lors d’un meeting à Phoenix en août dernier, ont été publiés par leur adversaire, le New York Times cet été
  •  

  • Pour sa défense, le porte parole du journal affirme « couvrir l’administration Trump comme toutes les autres, sans parti pris, ni faveur. A un moment où les relations entre le gouvernement et les médias n’ont jamais été tendues, l’intérêt du journal pour une couverture factuelle et objective est essentielle. L’obligation d’être juste est la raison pour laquelle le journal est considéré comme le plus fiable des Etats-Unis. »

 


7. Reconnaissance sexuelle

 

  • Conscient des dérives que représente l’usage de plus en plus courant du système de reconnaissance faciale dans la vie quotidienne (vidéo-surveillance, biométrie, robotique, téléphones portables), deux chercheurs de Stanford « on décidé de vérifier si cette technologie pouvait identifier l’orientation sexuelle des individus uniquement grâce à leur visage. Ils ont passé en revue plus 35 000 photos d’homos et hétérosexuels sur un site de rencontre en ligne et les ont rentré dans un algorithme qui enregistre les différences, même les plus minimes, des aspects de leur visage. Ils demandent ensuite au logiciel de déterminer l’orientation sexuelle des portraits sélectionnées au hasard. »
     

    Et les résultats sont déconcertants. Selon l’étude, publiée la semaine dernière, l’algorithme était capable de reconnaître correctement un gay d’un hétéro dans 81% des cas et une lesbienne d’une hétérosexuelle, dans 71% des cas, bien mieux qu’un jugement humain. Etant donné l’importance de cette technologie, les chercheurs ont noté que leurs recherches avaient mis en avant une menace contre la vie privée et la sécurité des gays et lesbiennes.

     

  • « Researchers use facial recognition tools to predict sexual orientation. GBT groups aren’s happy »Washington Post

 

 

 


8. Rotten Hollywood

 

  • Pour Hollywood, ce ne sont pas les studios et leur manque de créativité qui sont responsables de l’un des pires étés du Box Office américain depuis vingt ans, c’est Rotten Tomatoes, le site consacré aux critiques et informations sur les films, qui serait trop méchant à l’égard de leurs navets rapporte le New York Times:
     

    Le business a été tellement mauvais que les trois grandes chaînes de cinéma ont perdu quatre milliards de dollars de valeur de marché depuis mai.
    Prêt pour la partie la plus alarmante? Hollywood accuse un site internet d’en être responsable: Rotten Tomatoes (…) Certains représentants des studios reconnaissent que certains films récents – mais quelques uns seulement – étaient mauvais. Du mauvais marketing a pu jouer un rôle d’autres cas en plus de la compétition de Netflix et Amazon. Mais la plupart des accusations pointent vers Rotten Tomatoes qui accumulent des centaines de critiques pour donner aux films des résultats « frais » et « pourris » dans leur Tomatomètre. Le site est très populaire puisqu’il a attiré 13,6 millions de visiteurs en mai, 32% de plus que l’année précédente.

 


9. Couverture du jour

 

  • C’est le nouveau numéro de Variety consacrée à l’une des stars de l’ère Trump, Stephen Colbert, qui « grâce à une satire brillante de Donald Trump » a capturé le « trône des émissions de fin de soirée » et présentera la plus importante soirée consacrée à la télé, les Emmy Awards, dimanche soir.
     

Le kiosque du 19.04.17

 

 

Sur le Site du Kiosque

  • Jon Ossoff, le jeune espoir démocrate n’a pas réussi à remporter le premier des élections pour le siège du 6ème district de Georgie au Congrès Américain et rencontrera au second tour Karen Handel le 20 juin prochain.
    A lire ICI

***

  • Alex Jones
    L’avocat de l’animateur radio/télé le plus enragé de la télé, supporter de Trump, libertarien assumé et champion des théories du complot a affirmé que les colères de son client n’étaient que de la performance – ce que l’intéressé a démenti.
    Retour sur ce personnage très influent de la sphère alt-right et libertarienne
    A lire ICI

 

Dans les quotidiens

  • Colorado, terre des champions de Pinball

    Depuis deux semaines, le pari est devenu un peu plus compliqué.
    « Dans la voiture en allant aux championnats, il m’a dit, ‘Si tu gagnes PAPA (The Professional & Amateur Pinball Association), je t’achèterai un camion de glace’. C’est pour dire à quel point le pari était réaliste. » raconte Escher en parlant de son père. « Maintenant, tout le monde se demande quand est-ce qu’il va m’offrir ce camion de glace ».
    C’est parce que Escher, un enfant de 13 ans scolarisé à la maison et originaire de Longmont, a gagné la division mondiale des Championnats du monde de PAPA [Flipper] qui ont eu lieu à Carnegie en Pennsylvanie le 9 avril dernier, et qui ont fait de lui le meilleur joueur de flipper au monde.
    Il n’est pas tout seul au Colorado. Grâce à des joueurs de rang mondial et une culture de plus en plus importante qui inclut les prochaines « Lyons Spring Classic » et « les Rocky Mountain Pinball Showdown », le flipper est devenu un style de vie pour beaucoup dans l’Etat.

    Escher Lekhoff joue au flipper depuis l’âge de deux ans, a grandi dans la petite communauté d’amateurs de flipper, passé ses weekends et son temps libre à y jouer avec son père, lui aussi joueur de haut niveau, et il est devenu le plus jeune champion du monde cette année en battant 749 autres joueurs lors de deux journées marathon.

    « Personne n’était surpris de voir Escher se qualifier dans un tournoi pour adultes » explique l’un des membres de l’Association Internationale de Flipper. Certains pensent qu’il s’agit d’un jeu de hasard mais il existe de nombreuses techniques qui font gagner les joueurs. Et exécuter ce genre de techniques en compétition peut être intimidant avec les gens autour et les caméras, mais Escher a fait cela toute sa vie donc ça ne lui pose pas de problème.

    * « Pinball Wizard » – The Denver Post

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  • Hollywood dépendant de la Chine

    Los Angeles – La première de « The Great Wall » au mois de février affichait un équilibre calculé entre deux superpuissances. Matt Damon était sur le tapis rouge avec sa co-star chinoise, Jing Tian.
    Le réalisateur Zhung Yimoo a remercié les co-producteurs de Universal Pictures et de Dalian Wanda Group Co., chinois.
    L’after party avait du poulet aigre-doux.
    L’échec du film n’a pas ralenti la collaboration trans-pacifique.
    Hollywood est devenu tellement impliqué avec la Chine que l’industrie du cinéma de peut plus marcher sans elle.
    Les investisseurs chinois et plus d’un milliard de spectateurs potentiels ont rendu la Chine indispensable au business des films.
    Le box office du pays a totalisé l’année dernière 6,6 milliards, le second marché mondial derrière les Etats-Unis avec 11,4 milliards de dollars.
    Dans quelques années, la Chine sera numéro un.Alors que les ventes de tickets ont stagné en Amérique, celle des chinois ont triplé depuis 2011.
    (…)
    Les compagnies chinoises privées ou financées par l’Etat ont investi des dizaines de milliards de dollars dans des films américains durant la dernière décennie.
    La relation a des contraintes.
    Les autorités, la censure et les consommateurs chinois influencent presque tous les aspects du cinéma américain en Chine, des scénarios aux castings et aux suites de films.

    * « Hollywood New Script: You Can’t Make Movie Without China »The Wall Street Journal

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  • L’assassin d’Etan Patz condamné à 25 ans de prison

    « Pedro Hernandez, après toutes ces années, on a finalement découvert le terrible secret que tu cachais dans ton coeur. Je ne te pardonnerai jamais. Le dieu que tu pries ne te pardonnera jamais. Tu es le monstre qui hante nos cauchemars. » Stan Patz, père d’Etan Patz.

    C’est l’une des disparitions les plus célèbres qui hanté New York pendant plus de trente ans: celle d’Etan Patz sur le chemin de l’école dans le quartier de Soho un matin de juin 1979. Il avait six ans, et c’est l’une des premières disparitions d’enfants qui a provoqué un émoi dans l’ensemble du pays, avec la photo du petit Etan diffusé sur les cartons de lait.
    Le mystère est resté entier jusqu’à ce que la police obtienne des nouveaux indices en 2012 et interroge à nouveau Pedro Hernandez, qui travaillait à l’époque dans une épicerie du coin.
    Le témoin a rapidement avoué mais le corps du petit Etan, dissimulé dans des sacs poubelles et ramassé par les bennes à ordure, n’a jamais été retrouvé.
    Pedro Hernandez a été condamné à 25 ans de prison ferme.

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  • Le patron de la Sécurité Intérieure demande aux critiques de la fermer

    Washington.
    Le Secrétaire de la Sécurité Intérieure, John Kelly a conseillé mardi aux Parlementaires et autres critiques des politiques de déportation agressives du président Trump de changereux-mêmes les lois d’immigration de la nation ou de « la fermer ».
    « Si les parlementaires n’aiment pas les lois que nous appliquons, que nous sommes censées appliquer, et que nous avons fait le serment d’appliquer – ils devraient avoir le courage et les qualifications de changer ces lois » a affirmé Kelly.
    « Sinon ils feraient mieux de la fermer et soutenir les hommes et les femmes sur le terrain. »
    Dans un discours assez combattif, le premier depuis que Trump l’a choisi pour diriger les forces d’immigration et la sécurité aux frontières du pays, Kelly a offert l’image d’un Département découragé qui doit faire face à un monde hostile.
    « Ne vous trompez pas » a-t-il déclaré « nous sommes une nation attaquée »
    .
    Le discours, qui a insisté sur les dangers des organisations criminelles transnationales, du terrorisme « maison », des cyberattaques et de la drogue, a été donné avant le voyage de Kelly et Jeff Sessions [ le ministre de la Justice] dans la ville de El Paso, à la frontière mexicaine, jeudi.

    * « DHS Chief tells critics to ‘shut up’ « Houston Chronicle

 

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Les unes des quotidiens du 19 avril 2017

 

 

Lundi 13 mars 2017: Le meilleur de SXSW – Les lobbies made in Trump – Les conservateurs & Hollywood – Un livre blanc best seller

 

  • Les meilleurs moments du festival SXSW

    Joe Pompeo de Politico présent à Austin nous rapporte dans la newsletter de ce matin les meilleurs moments du weekend

     

    * Il n’y a jamais eu autant de politiciens à Austin que pour cette édition 2017 de SXSW, avec l’intervention hier de Joe Biden, l’ancien vice-président et de Cory Booker, le sénateur démocrate du New Jersey qui adore l’attention des médias.

     

    * Dean Baquet, le rédacteur en Chef du NYTimes:

     

    Je pense que [Donald Trump] cherche notre faveur, mais quand il n’arrive pas à l’avoir, il s’énerve (…) Je pense que historiquement le New York Times impose un certain agenda. Mais je pense aussi qu’en tant que New Yorkais, [le quotidien] a beaucoup d’importance pour lui.

    Notre rôle n’est pas d’être l’opposition de Donald Trump, notre rôle est de le couvrir agressivement.

     « Breitbart ne recherche pas la vérité. C’est de la propagande. Mais je les observe quand même quotidiennement.

     

    * Nick Denton, ancien Boss de Gawker, le site de médias/gossip qui a dû fermer l’année dernière pour banqueroute après avoir été condamné à payer des dizaines de millions de dollars à un ancien joueur de catch, Hulk Hogan, dont il avait diffusé la sex tape:

     

    « Tous les médias essayent d’arrêter Trump. Ils obtiennent des fuites d’employés conciliants dans la bureaucratie fédérale, ils agissent comme une force d’opposition contre Trump et je ne pense pas qu’il existe beaucoup de gens entre les deux pour essayer de les rapprocher … Ils pensent défendre la démocratie libérale, mais Trump ne croit pas en la démocratie libérale et ses électeurs non plus, ce qui fait la presse libérale est partie prenante de l’opposition.
    On ne peut plus le nier.

    La réponse à Breitbart ne va pas être: « créons davantage de fake news à gauche ».
    Mon intuition, c’est que ça va être une réponse du genre Zen Buddhist, ce qui est quasiment impossible dans l’environnement actuel parce que la tentation est de foutre un coup de poing au nazi, comme on a célébré celui de Richard Spencer – un nationaliste blanc frappé à deux reprises devant les caméras le jour de l’investiture de Trump

     

     

    *David Farenthold du Washington Post [qui a couvert Donald Trump pendant toute la campagne]

     

    Trump n’est pas en guerre contre les médias. C’est une créature des médias. Ce sont les médias qui ont façonné sa vie et il en est plus dépendant que n’importe quelle personne que j’ai pu rencontrer.
    Il nous déteste parce qu’il a tellement besoin de nous

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  • « Drain the Swamp »? … Pas pour les proches de Trump

    C’est l’expression, réchauffée, qui a redonné du souffle à la campagne de Trump un mois avant les élections: se débarrasser de la corruption de Washington entretenue par l’influence des lobbies, des politiciens et consultants sur le pouvoir.
    Pourtant depuis son élection, une armada de conseillers, avocats et ancien membres de l’équipe de campagne du candidat républicain monnayent leur accès privilégié aux portes de la Maison Blanche.

    Corely Lewandowsky, ancien manager de campagne de Trump, et Barry Bennett, ancien conseiller du milliardaire peuvent ainsi vous protéger des attaques / tweets du président et faire avancer les intérêts de votre compagnie auprès de la West Wing en échange bien entendu d’un certain tarif.
    Lorsqu’on demande aux deux partenaires s’ils ne sont pas en train de faire ce pourquoi Trump a justement été élu, profiter de leurs anciennes activités à travers leur compagnie, Avenue Strategies, créé à la fin du mois de décembre dernier, Mr Lewandowsky rejette ces accusations « absolument dégoutantes » et affirme au contraire vouloir aider Trump et le pays à se redresser économiquement.

    * « Want to Keep the President at Bay? Two Consultants Have an Inside Track »The New York Times

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  • Les conservateurs se cachent à Hollywood

    Depuis l’élection de Trump et comme jamais auparavant, les sympathisants conservateurs sont marginalisés à cause leur appartenance politique.

     

    « Pour la grande majorité des conservateurs qui travaillent dans le divertissement, sur des tournages ou dans des bureaux, chaque jour est devenu un jeu de fuites et de secrets.
    Le « placard politique » est devenu une nécessité dans une industrie parmi les plus libérales du pays.

     

    Ils ne sont pas nombreux, quelques dizaines de milliers parmi les 250 000 que compte l’industrie, et leurs positions divergent vis-à-vis du nouveau président, certains le soutiennent à 100% et d’autres sont plus modérés comme l’explique le représentant d’une des rares associations conservatrices d’Hollywood, « Friends of Abe » (FOA) et dont l’identité de ses membres est tenue secrète.

     

    Si Hollywood continue à sur-réagir à Trump et à discriminer les carrières professionnelles de certains, FOA va grandir. On a commencé sous George Bush, pas sous Obama. Hollywood était bien plus plaisant avec les conservateurs sous Obama parce que Hollywood était de bonne humeur.

     

    A côte du contingent de techniciens, artisans, musiciens et membres d’équipes de tournage, il existe aussi ceux qui dirigent les compagnies de divertissement, « le corporate Hollywood » qui tend à être bien plus conservateur et républicain (Steve Burke de NBC Universal, Jerry Perenchio ou Jerry Bruckeimer)

    Finalement, une Maison Blanche républicaine est plus un fardeau qu’une nouvelle ère d’acceptation pour les républicains d’Hollywood – sauf vous êtes connus comme Clint Eastwood ou Jon Voight

    * « In liberal Hollywood, a conservative minority faces backlash in the age of Trump »The Los Angeles Times

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  • Le livre du Jour: 250 pages blanches

    C’est le numéro un des ventes sur Amazon, le livre s’intitule « Reasons to vote for Democrats  A comprehensive guide », écrit par Michael J. Knowles, le rédacteur d’un site d’infos conservateurs, avec en couverture l’emblème démocrate un âne recouvert du drapeau américain.

    Donc tout ce qu’il y a de plus sérieux.
    Sauf que l’ouvrage de 250 pages, édité par Breitbart, ne contient que des pages blanches.

    Des dizaines de milliers de conservateurs non contents d’avoir élu un dictateur mégalo comme président, se sont gargarisés en enrichissant un peu plus le site de propagande du gouvernement – le livre coûte dix dollars.

    L’auteur très fier de son coup et des dix mille exemplaires vendus en une semaine, a répondu sérieusement à une interview du magazine masculin Esquire. Il n’a pas vraiment l’intention d’offrir les dividendes de son ouvrage à des oeuvres de charité et compte publier un second ouvrage, sans doute aussi brillant, l’histoire d’Hillary Clinton.

    A la fin de l’interview, le journaliste demande à l’auteur si au bout du compte, cette blague ne vient pas discréditer les conservateurs, puisque leur best-seller est un livre qui ne contient aucune information – une métaphore filée de ce que représente l’administration Trump depuis son arrivée au pouvoir.

     

    Je pense que le président nous a montré que l’humour et la popularité pouvaient s’entendre avec la politique. Un bonne dose d’humour et de popularité sont des outils très efficaces pour unifier et motiver l’électorat.
    Je pense que les Républicains sont capables de prendre du recul et de rire un et peut être faire sourire leurs amis démocrates pour quelques dollars.

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  • L’article du jour:

    Plongée dans l’Amérique de Trump, à Northfolk, en Virginie Occidentale, dans une ancienne région minière rongée par la pauvreté et la maladie, et où la plupart des habitants se soignent grâce à Obamacare (et Medicaid), celui que les Républicains devraient limiter avec l’American Health Care Act.

     

    Quant aux autres problèmes auxquels il doit faire face [au delà de ses problèmes de santé], il a mis tous ses espoirs dans Donald Trump, qui est venu en Virginie Occidentale en disant qu’il remettrait en place l’industrie du charbon et redonnerait leur travail aux mineurs. Quand Trump a parlé de d’abroger Obamacare, Clyde n’a pas vraiment compris ce que cela voulait dire pour Medicaid. Mais s’il retrouvait un job qui offre une assurance maladie, il s’est dit qu’il n’aurait plus besoin de Medicaid, donc il a voté pour Trump, comme 74% du comté de McDowell

    *« They are poor, sick and voted for Trump. Waht will happen to them without Obamacare? » – 3 400 mots – The Washington Post

 

  • Couverture du Jour

    « Spring Awakening » de Tomer Hanuka pour la couverture du « Style Issue » du New Yorker. Un break bien mérité des couvertures politiques de ces dernières semaines avec beaucoup de couleurs.

    « La nature est la plus belle au printemps » affirme le dessinateur, « les humains la suivent, ils veulent s’épanouir, avoir l’air bien. C’est instinctif d’essayer d’arranger son apparence en célébrant le renouveau des saisons »

 

Vanity Fair – Special Hollywood 1995-2017!

Depuis 1995, Vanity Fair consacre un numéro « spécial Hollywood » et rassemble sur sa couverture les acteurs et actrices qui ont marqué l’année.
Cate Blanchett est apparue quatre fois (1998, 01, 05 et 16) suivie par Gwyneth Paltrow (1995, 01, 04), Kate Winslet (1997, 01, 05), Scarlett Johansson (2004, 05, 06), Amy Adams (2008, 15, 17), Emma Stone (2010, 2013, 2017), Lupita Nyong’o (2014, 16, 17) et Jennifer Lawrence (2011, 12, 16).

Vanity Fair Hollywood Issue 1995

Vanity fair 1995; Première édition Hollywood 

En partant de la gauche: Jennifer Jason Leigh, Uma Thurman, Nicole Kidman, Patricia Arquette, Linda Fiorentino, Gwyneth Paltrow, Sarah Jessica Parker, Julianne Moore, Angela Bassett, et Sandra Bullock.
C’est un premier essai donc forcément, il n’y pas a beaucoup de cohésion dans la photo qui ressemble davantage à des copiés-collés qu’autre chose. On ne comprend pas trop la robe de Gwyneth Paltrow au milieu des autres filles dénudées. Pauvre Jennifer Jason Leigh, la seule accroupie.

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Vanity Fair Hollywood issue 1996

Vanity Fair 1996

En partant de la gauche: Tim Roth, Leonardo DiCaprio, Matthew McConaughey, Benicio Del Toro, Michael Rapaport, Stephen Dorff, Johnathon Schaech, David Arquette, Will Smith, et Skeet Ulrich.
Même chose l’année suivante, Leo, Matthew, Benicio et même Will Smith qui ressemblent à des adolescents.

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Vanity Fair Hollywood Issue 1997

Vanity Fair 1997

En partant de la gauche: Cameron Diaz, Kate Winslet, Claire Danes, Renée Zellweger, Minnie Driver (allongée), Alison Elliott, Jada Pinkett, Jennifer Lopez, Charlize Theron, et Fairuza Balk.
La troisième édition est plus professionnelle avec un peu plus d’unité, dommage que Claire Danes penche la tête autant et que Renée Zellwegger ait une pose aussi bizarre.

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Vanity Fair Hollywood Issue 1998

Vanity Fair 1998 – Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Joaquin Phoenix, Vince Vaughn, Natalie Portman, Djimon Hounsou, Cate Blanchett, Tobey Maguire, Claire Forlani, Gretchen Mol, Christina Ricci, Edward Furlong, et Rufus Sewell.
Pour la quatrième édition, Annie Leibovitz a trouvé son idée. Seule problème, aucun d’entre ne sourit donc c’est un peu triste.

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Vanity Fair Hollywood Issue 1999 

Vanity Fair 1999 – Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Adrien Brody, Thandie Newton, Monica Potter, Reese Witherspoon, Julia Stiles, Leelee Sobieski, Giovanni Ribisi, Sarah Polley, Norman Reedus, Anna Friel, Omar Epps, Kate Hudson, Vinessa Shaw, et Barry Pepper.
Nouvelle génération pour cette cinquième où les visages se détendent. A l’exception d’Adrien Brody, Reese Witherspoon, Giovanni Ribisi et Kate Hudson, les autres n’ont pas au autant de succès. C’est un numéro oubliable.

 

Vanity Fair Hollywood Issue 2000

Vanity Fair 2000 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Penélope Cruz, Wes Bentley, Mena Suvari, Marley Shelton, Chris Klein, Selma Blair, Paul Walker, Jordana Brewster, et Sarah Wynter.
Ici aussi c’est une toute nouvelle génération et dans une ambiance déjeuner sur l’herbe. Paul Walker fait son entrée, l’acteur est décédé d’un accident de voiture en Californie en 2013.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2001

Vanity Fair 2001 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Nicole Kidman, Catherine Deneuve, Meryl Streep, Gwyneth Paltrow, Cate Blanchett, Kate Winslet, Vanessa Redgrave, Chloë Sevigny, Sophia Loren, et Penélope Cruz.
Le plus beau numéro, à mon avis, avec un décor classique et un casting de rêve, et Catherine Deneuve. On se demande ce que fait Chloé Sevigny dans la photo. 

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Vanity Fair Hollywood Issue 2002

Vanity Fair 2002 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Kirsten Dunst, Kate Beckinsale, Jennifer Connelly, Rachel Weisz, Brittany Murphy, Selma Blair, Rosario Dawson, Christina Applegate, et Naomi Watts.
Rupture de style avec une photo qui fait penser à une publicité Gap des années 90. Toutes les actrices sont aujourd’hui des stars et Jennifer Connelly n’a pas changé.
Brittany Murphy est décédée en 2009

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Vanity Fair Hollywood Issue 2003

Vanity Fair 2003 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Tom Hanks, Tom Cruise, Harrison Ford, Jack Nicholson, Brad Pitt, Edward Norton, Jude Law, Samuel L. Jackson, Don Cheadle, Hugh Grant, Dennis Quaid, Ewan McGregor, et Matt Damon.
Très belle couverture avec les plus grands acteurs d’Hollywood de l’époque qui sont restés des acteurs majeurs avec un petit coup de vieux qui leur va à ravir.

 

Vanity Fair Hollywood Issue 2004

Vanity Fair 2004 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Julianne Moore, Jennifer Connelly, Gwyneth Paltrow, Naomi Watts, Salma Hayek, Jennifer Aniston, Kirsten Dunst, Diane Lane, Lucy Liu, Hilary Swank, Alison Lohman, Scarlett Johansson, et Maggie Gyllenhaal.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2005

Vanity Fair 2005 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Uma Thurman, Cate Blanchett, Kate Winslet, Claire Danes, Scarlett Johansson, Rosario Dawson, Ziyi Zhang, Kerry Washington, Kate Bosworth, et Sienna Miller.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2006:

Vanity Fair 2006 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Scarlett Johansson, Tom Ford, et Keira Knightley.
La plus provocatrice et aussi l’un des plus belles!

 

Vanity Fair Hollywood Issue 2007

Vanity Fair 2007 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Ben Stiller, Owen Wilson, Chris Rock, et Jack Black.
Couverture sympathique.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2008

Vanity Fair 2000 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Emily Blunt, Amy Adams, Jessica Biel, Anne Hathaway, Alice Braga, Ellen Page, Zoë Saldana, Elizabeth Banks, Ginnifer Goodwin, et America Ferrera.
Les couleurs pastel sont magnifiques.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2010

Vanity Fair 2009 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Abbie Cornish, Kristen Stewart, Carey Mulligan, Amanda Seyfried, Rebecca Hall, Mia Wasikowska, Emma Stone, Evan Rachel Wood, et Anna Kendrick.
Nouvelle génération d’actrices à la mode champêtre.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2011

Vanity Fair 2011 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Ryan Reynolds, Jake Gyllenhaal, Anne Hathaway, James Franco, Jennifer Lawrence, Anthony Mackie, Olivia Wilde, Jesse Eisenberg, Mila Kunis, Robert Duvall, Joseph Gordon Levitt, Andrew Garfield, Rashida Jones, Garrett Hedlund et Noomi Rapace
La mise en scène est particulièrement réussie, le glamour est au rendez vous: une couverture très réussie!

Vanity Fair Hollywood Issue 2012

Vanity Fair 2012 – Photographie Mario Testino

En partant de la gauche: Rooney Mara, Mia Wasikowska, Jennifer Lawrence, Jessica Chastain, Elizabeth Olsen, Adepero Oduye, Shailene Woodley, Paula Patton, Felicity Jones, Lily Collins, et Brit Marling.
Couverture qui ressemble à celle de 2008, très « soie » et pastel. La photo est de Mario Testino.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2013

Vanity Fair 2013 – Photographie Bruce Weber

En partant de la gauche: Ben Affleck, Emma Stone, Bradley Cooper, Eddie Redmayne, Quvenzhané Wallis, Olivia Wilde, et Kerry Washington.
Annie Leibovitz n’a pas pris la photo, c’est peut-être pour cela que le magazine n’a pas réussi à réunir grand monde sur un même shoot.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2014

Vanity Fair – Annie Leibovitz 2015

En partant de la gauche: Chiwetel Ejiofor, Julia Roberts, Idris Elba, George Clooney, Michael B. Jordan, Jared Leto, Lupita Nyong’o, Naomi Harris, Brie Larson, Chadwick Boseman, Margot Robbie, et Léa Seydoux.
Première couverture de Julia Roberts et de Léa Seydoux et l’ensemble est remarquable.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2015

Vanity Fair 2015 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Amy Adams, Channing Tatum, Reese Witherspoon, Eddie Redmayne, Felicity Jones, David Oyelowo, Benedict Cumberbatch, Sienna Miller, Oscar Isaac, and Miles Teller.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2016

Vanity Fair 2016 – Annie Leibovitz

Jane Fonda, Cate Blanchett, Jennifer Lawrence,Viola Davis, Charlotte Rampling, Brie Larson, Rachel Weisz, Lupita Nyong’o, Alicia Vikander, Gugu Mbatha-Raw, Helen Mirren, Viola Davis, Saoirse Ronan and Diane Keaton.
Toutes vêtues de noir. C’est la première couverture de Jane Fonda et de Charlotte Rampling et la quatrième de Cate Blanchett.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2017

Vanity Fair  2017 – Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Emma Stone,Lupita Nyong’o,Amy Adams, Natalie Portman, Ruth Negga, Dakota Fanning, Elle Fanning, Aja Naomi King, Dakota Johnson, Greta Gerwig, Janelle Monáe.

Le Kiosque du lundi 9 janvier

Jared Kushner, confirmé à la Maison Blanche

New York magazine – edition du 9-22 janvier 2017

Selon New York magazine et Mike Allen, ancien journaliste de Politico qui vient de créer son propre réseau d’information, Axios, le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, l’un des artisans de la victoire du 8 novembre, sera nommé conseiller à la Maison Blanche cette semaine. Une position assurée par une batterie d’avocats qui devraient empêcher le président-élu et son administration d’être accusés de népotisme.
Ce jeune entrepreneur, issu d’une famille de milliardaires démocrates (jusqu’à l’année dernière), fait la couverture de l’hebdomadaire new yorkais ce matin avec comme titre, on ne peut plus explicite: « President-in-Law ».
Selon le magazine, Kushner, juif pratiquant, aurait formé avec Steve Bannon, le stratégiste-en-chef de Trump et ancien président de Breitbart News LLC, une alliance solide propice à la « construction intellectuelle du nationalisme façon Trump » et qui serait prête à « bousculer le parti Républicain ».

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Le New York Times appelle au Boycott de Breitbart

Dans un article paru dans le supplément « Sunday Review » du New York Times ce weekend, le quotidien appelle littéralement à la « destruction du « modèle économique » de Breitbart et des fake news« .
Selon l’auteure de l’article, Pagan Kennedy, « l’activisme des consommateurs » et sa forme la plus efficace, le boycott des compagnies qui font de la publicité sur le site, peut aider à couper les financements de Breitbart et réussir à les mettre à genoux.
Un groupe Twitter appelé les « Sleeping Giants » et ses 32 000 abonnés auraient réussi à convaincre quatre cent compagnies dont les publicités apparaissent sur Breitbart, d’arrêter la promotion de leur produits et services sur le site. Le choix des sites sur lesquels les publicités en ligne apparaissent résulte d’une mécanique très floue et nombre d’entreprises ne savent souvent pas qu’elles s’affichent sur des sites « alt-right ».
Dès qu’un membre des « Sleeping Giants » trouve la publicité d’une compagnie dont le message ne correspond pas à ceux « haineux » du site d’infos, une capture d’écran est faite et postée sur le fil d’information Twitter.

Breitbart, qui essaye de se faire plus respectable depuis qu’il a atteint une audience « grand public » grâce à l’élection de Trump, réfute toutes les accusations de « racisme », de « bullying » ou encore de « fake news », et donne désormais des leçons d’éthique à ses confrères.

Donc [le New York Times] a attaqué Breitbart News pour le détruire. On ne pourrait être plus honoré que d’être considéré comme le plus grand ennemi du Times. Mais on espérait quelque chose de plus efficace – et de principe – de la part d’une institution aussi prestigieuse.
Le Times a décidé de prendre le chemin du fascisme, appelant à la destruction de son rival conservateur le plus compétitif, utilise des « fakes news » pour défendre la censure à ses lecteurs de gauche. Un effort aussi bien anti-libéral que futile.

Ce que le Kiosque rapportait sur le site Breitbart en 2014

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Meryl Streep, nouvelle cible des conservateurs

Meryl Street a critiqué hier, sans le nommer, le président-élu et ses supporters devant un parterre de stars réunies aux Golden Globes et des millions de téléspectateurs américains et réussi à agacer les conservateurs qui y ont vu le summum de l’hypocrisie libérale, riche et urbaine californienne incarnée par Hollywood!

Tous dans cette salle appartiennent aux groupes les plus critiques de la société américaine d’aujourd’hui. Pensez-y: Hollywood, les étrangers et la presse.
Hollywood est rempli d’outsiders et d’étrangers, et si on les fout tous dehors, on n’aura plus qu’à regarder le football et les arts martiaux, qui ne sont pas de l’art.

Sonny Bunch du Washington Beacon Free commentait sur Twitter hier soir: « C’est ce pourquoi Trump a été élu » et continué ironiquement « Le GOP devrait juste repasser chaque jour sur toutes les chaînes télé jusqu’aux élections de 2020 sa phrase sur les arts martiaux ».

Pour le New York Post, la cérémonie d’hier était plus « un roast » de Donald Trump; Breitbart a parle de « bashing »  et provoqué la colère de certains lecteurs pour qui Hollywood est synonyme des « gens faux » aux « discours erronés » qui n’ont « aucune valeur » sont « accros à l’alcool et à la drogue ou encore les « agents d’une propagande mondialisée anti-américaine ». Les plus mécontents se sont prêts à boycotter l’industrie du cinéma en guise de protestation.
Plutôt que de jouer la réconciliation avec les « déplorables » intéressés par les arts martiaux et le Football, les Démocrates et les libéraux d’Hollywood ne feraient qu’envenimer le fossé culturel qui sépare les populations urbaines des campagnes et qui a mené tout droit à l’élection surprise de Donald Trump.

Meryl Streep également a évoqué les moqueries de Donald Trump à l’encontre d’un journaliste handicapé, Serge Kovaleski, du New York Times lors d’un meeting de campagne en Caroline du Sud; des propos qui avaient choqué une partie de la population.
L’intéressé avait alors accusé « les médias malhonnêtes » d’avoir mal interprété ses propos, pourtant très explicites et qui avaient rire beaucoup de ses supporters ce soir là, dans la salle.

Donald Trump a réagi ce matin dans une « tweet storm » en la traitant de « sous-fifre » d’Hillary et l’une des actrices les plus « surestimée » d’Hollywood.

 

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Les New York Giants out!

New York Post – Edition du llundi 9 janvier 2017

Les New York Giants ont misérablement échoué contre les Green Bay Packers hier dans le premier tour des playoffs, 13-38, et la polémique est repartie de plus belle en conférence de presse d’après match sur la mauvaise performances des receveurs, et stars de l’équipe, Odell Beckham Jr, Shepard et Victor Cruz, photographiés plus tôt cette semaine en train de faire la fête sur un bateau à Miami.
Une photo des joueurs torse nu sous le soleil floridien à quelques jours du match le plus important de leur carrière, qui doit avoir lieu dans le Wisconsin dans un froid polaire, n’a pas plu à leur quaterback, Eli Manning, qui effectuait sa treizième saison avec les Giants.
C’était la première fois depuis leur dernière victoire au Superbowl en 2011 que les Giants participaient aux playoffs. Une autre occasion ratée et c’est bien dommage.

Sur les prévisions données par Le Kiosque la semaine dernière, seuls les Pittburg Steelers ont réussi à gagner facilement contre les Miami Dolphins et toutes les équipes à domicile on remporté leur match: Houston Texans, Green Bay Packers, et Seahawks de Seattle.

Netflix, futur Google d’Hollywood?

La compagnie de location de DVDs par correspondance est devenu un acteur majeur de la production télévisuelle américaine avec un service de contenu en ligne qui concurrence, en tant producteur, réalisateur et distributeurs, chaînes de télé, câblées et même les studios de cinéma.
Netflix met-il en danger Hollywood?

Les studios et chaînes câblées s’inquiètent que la compagnie, avec ses 83 millions d’abonnés à travers le monde, attire de plus en plus d’audience et fasse monter les prix des programmes qui les rendraient incapable de rivaliser. Et les agents s’inquiètent de voir Netflix se débarrasser des acheteurs concurrents, continuer à acheter tous les droits de ses programmes originaux à travers le monde et supprimer peu à peu les profits réguliers que les shows les plus célèbres (genre Modern Family) apportent à une industrie instable.

Avec six milliards de dollars dépensés en achat et production de contenu et 54 nominations aux Emmys Awards cette année, Netflix continue d’enrichir et de diversifier l’offre de programmes, qui crée « plus d’opportunité et d’argent pour l’industrie » – HBO dépense en comparaison 2 milliards de dollars par an.
Les revenus de la compagnie sont passés de 1,2 à 6,8 milliards de dollars depuis 2007, date à laquelle le service de vidéos à la demande a été mis en place et totalise aujourd’hui 47 millions d’abonnés aux Etats-Unis et 36 millions répartis dans 190 pays étranger.
Trente séries différentes et 600 heures de programmes seront lancés sur le site cette année.

Schéma créé par The Hollywood Reporter qui montre l'évolution du contenu original de Netflix depuis 2012
Schéma créé par The Hollywood Reporter qui montre l’évolution du contenu original de Netflix depuis 2012

Un succès qui ne va sans critiques, notamment celle d’une compagnie qui tend vers une monopolisation de l’industrie du divertissement, comme Google pour la recherche internet ou Amazon pour l’achat en ligne.

« L’implication est claire: Si Netflix amasse autant d’influence, les généreux contrats vont commencer à s’évaporer et la liberté de création va en souffrir. »

Interrogé par The Hollywood Reporter, Netflix reconnait « avoir modifié le modèle traditionnel de business et créé de nouvelles normes » mais se défend de travailler avec Hollywood, ses studios, ses créateurs « qui comprennent et apprécie [leur] démarche] »

A lire dans The Hollywood Reporter: The Netflix backlash: Why Hollywood fears a Content Monopoly

Jennifer Aniston n’est pas enceinte et le fait savoir

Dans une tribune publiée dans le Huffington Post mardi après midi, la comédienne américaine Jennifer Aniston a mis les points sur les i avec la presse tabloïd, obsédée depuis ses années par son éventuelle grossesse.

La star de la série Friends âgée de 47ans et mariée depuis 2015 à l’acteur Justin Theroux, a littéralement vidé son sac en niant tout d’abord être enceinte, et en demandant aux magazines people d’arrêter leur fixation sur sa maternité – la rumeur courait depuis quelques semaines a la suite de photos publiées où elle apparaissait soi-disant avec un « petit ventre ».

Intitulé « For the record » qu’on pourrait traduire par « Petite mise au point », la tribune est une critique ouverte contre le « body shaming » dont sont victimes « les mères, les filles, les soeurs, les épouses, les amies et collègues » (…) par rapport à certains de standards de beauté ».

On utilise la presse people pour perpétrer cette image des femmes, uniquement basée sur l’apparence physique, que les tabloids transforment en évènement de spéculation. Est-elle enceinte? Mange-t-elle trop? Est-ce qu’elle se laisse aller? Est ce que son mariage bat de l’aile parce que les appareils captent des imperfections physiques?

Surtout elle défend les choix qui lui appartiennent

Voilà ce que je retiens de tout cela: On peut être satisfaites avec ou sans partenaire, avec ou sans enfant. il nous appartient de décider ce qui est beau dans notre corps. Nous sommes capables de prendre nos propres décisions et pour les toutes les jeunes femmes de ce monde qui nous regardent comme des exemples. Nous sommes capables de prendre des décisions en toute conscience en dehors du tapage médiatique. On n’a pas besoin d’être mariée ou mère pour être satisfaite. Il nous appartient de déterminer notre propre bonheur

Les propos d’Aniston ont reçus presque 1 400 commentaires et quelques 54 000 likes, preuve que le public a apprécié sa prise de position. Le New York Times, Chicago Tribune, The Atlantic, et d’autres médias ont salué cette mise au point, ainsi que certaines célébrités de sa profession.