Le kiosque du 12.06.17: Orlando – la « Dream Team » de Mueller – Le « mini-me » de Trump – Ivanka traumatisée – Uber sans tête – Lily

 

1. Le massacre d’Orlando, un an après

  • Le 12 juin 2016, Omar Mateen, un gardien de sécurité de 29 ans, est entré armé dans un club gay de Orlando en Floride et tué 49 personnes et blessé 58 autres considéré comme un attaque terroriste et un crime haineux: C’est le pire massacre que l’Amérique ait connu et le pire acte de violence envers la communauté homosexuelle.
  • Des commémorations ont lieu très tôt ce matin et toute la journée dans la ville d’Orlando.

 


2. Mueller assemble une Dream Team

    • Robert Mueller, le procureur indépendant en charge de l’enquête du FBI sur d’éventuelles collusions entre l’équipe de Donald Trump et les Russes pendant la campagne présidentielle vient de s’entourer d’avocats spécialisés en droit pénal les plus réputés, expérimentés et respectés du pays, preuve du sérieux avec lequel il entend conduire ses recherches.

 

  • Fox News ne l’entend pas de cette manière: la chaîne d’info est furieuse que ce soit Bob Mueller, un « pote » de trente ans de Jamey Comey, qui reprenne la direction de l’enquête – même si la décision a été prise par le ministre adjoint de la justice, en toute indépendance.

    C’est dangereux, surtout si tu regardes l’expérience des avocats qu’il a recruté. Ce mec a rassemblé une série d’avocats spécialisés dans des affaires criminelles pour enquêter sur l’administration Trump.

     

   

 

 

 


3. Dan Scavino, le « mini-me » de Trump

 

Twitter

 

    • Il est méconnu du public mais on peut le lire tous les jours sur les réseaux sociaux officiels de la Maison Blanche et du président: Dan Scavino, officiellement « responsable des médias sociaux de la Maison Blanche et assistant du président » et … son ancien caddie.

 

    • C’est un proche de Donald Trump depuis presque trente ans, qui a participé à toute la campagne électorale, dans laquelle il tenait également les reines des médias sociaux pour le candidat – autant dire qu’il l’a aidé à être élu, en enchaînant notamment les polémiques – il est l’auteur de ce tweet malheureux qui présentait une étoile de David à côté du visage d’Hillary Clinton au dessus de la mention « candidate la plus corrompue »

 

    • Il est le seul à la Maison Blanche à encourager aujourd’hui son boss à twitter tout ce qui lui passe par la tête, et quand le président décide d’être discret, c’est son lieutenant qui prend la relève sur son compte Twitter professionnel, et de manière plus agressive sur son compte personnel

 

    • Il est le seul à taper les tweets du président si besoin est – on peut reconnaître les similitudes entre les tweets du président et celui de son ancien caddie.
      Surtout il est l’auteur de ces vidéos parfois très simplistes et dramatiques sur les programmes, argumentaires et les succès de la Maison Banche postées sur les comptes officiels.

 

    • Il a été reconnu coupable de violation du Hatch Act, qui interdit toute activité politique d’un officiel de la Maison Blanche, en souhaitant la défaite de Justin Amash dans les primaires républicaines du 3ème district de l »Etat du Michigan début avril.

 

 

 


4. Ivanka traumatisée et Donald Jr « Trumpé »

 

The Drudge Report

 

    • Son père en a fait la pub ce matin sur Twitter: Sa fille Ivanka était l’invitée de l’émission matinale préférée de la Maison Blanche, Fox & Friends, sur l’inévitable Fox News pour se plaindre de Washington et des attaques dont était l’objet l’administration Trump:

      C’est difficile et je ne m’attendais pas à autant de méchanceté.
      C’est une expérience très intense même si je sais que ça n’allait pas être facile. Mon père et son administration veulent transformer les choses en plus grand, en plus audacieux, et on veut bousculer le statu quo. Donc je ne m’attendais pas à quelque chose de facile, mais j’ai été choquée personnellement par le flot et l’intensité des attaques.
      Mais j’essaye de rester concentrée et de ne pas écouter les rumeurs.

       

    • Concernant l’audition de James Comey, elle adopte la ligne familiale qui consiste à répéter – jusqu’à ce que les gens y croient – que le directeur du FBI a disculpé le président jeudi dernier, même s’il l’a traité de « menteur »

 

  • Son frère, Donald Jr, invité du juge Jeannine Pirro sur Fox News hier, a involontairement corroboré les propos de James Comey:

    Vous connaissez mon père depuis longtemps et quand il vous dit de faire quelque chose, il n’y a pas de place au doute. C’est pas: « J’espère parce que nous amis. C’est j’espère que ça arrive, mais il faut que tu le fasses! C’est exactement ce qu’il a dit à Comey;

 


5. Uber sans tête?

    • Partira, Partira pas? Le conseil d’administration de Uber doit discuter cette semaine de la suspension provisoire du fondateur et actuel CEO, Travis Kalanick, 40 ans, qui est devenu en quelques mois le chef d’entreprise le plus détesté des Etats-Unis, et qui a entraîné avec lui sa compagnie, évaluée à 68 milliards de dollars.

 

    • Les articles et portraits du CEO qui se succèdent dans la presse ces dernières semaines offrent un visage détestable de l’entrepreneur. 

 

  • La compagnie et son fondateur enchaînent les déboires et crises depuis des mois, souvent auto-infligées:
    • En février dernier, une ancienne employée de Uber, Susan J. Fowler publie sur son blog le récit de son « année très, très étrange » passée à Uber, le harcèlement sexuel dont elle a été victime et que « la direction a systématiquement ignoré » malgré les plaintes.
    • Le New York Times a révélé en mars dernier l’utilisation d’un logiciel pour échapper aux autorités et aux régulateurs et pénétrer un nouveau marché où leurs services étaient interdits et qui a déclenché Une enquête fédérale
    • Une vidéo de Kalanick qui réprimande l’un de ses chauffeurs a fait le tour d’internet
    • Google a porté plainte en février contre Uber pour vol de technologies utilisées dans ses voitures sans chauffeurs.
    • La semaine dernière, Recode a révélé que Eric Alexander, le chef des opérations en Asie, avait été viré après avoir obtenu le dossier médical d’une cliente violée par un chauffeur de la compagnie en Inde en 2014 qu’il a partagé avec Kalanick. Ces derniers pensaient que l’agression avait été orchestrée par le rival de Uber en Inde, Ola.
    • Recode a également publié un email de Kalanick daté de 2013 dans lequel il encourage se employés à la débauche lors d’un séjour d’entreprises à Miami.
    • Enfin Uber a perdu trois milliards de dollars l’année dernière

     

  • La compagnie n’a ni COO (Chief Operating Officer), ni CFO (Chief Financial Officer), ni CMO (Chief Marketing Officer) alors que beaucoup de dirigeants sont épuisés et certains vont être virés après les résultats de l’enquête de Eric Holder sur l’entreprise, approuvée par le conseil d’administration.
    • Rachel Holt, la directrice des opérations pour l’Amérique du nord pourrait prendre la relève
    • Le conseil pourrait également décider de mettre en place un comité chargé de gérer la compagnie plutôt qu’une seule personne
    • Certains membres du conseil d’administration pourraient prendre temporairement les rênes, comme Arianna Huffington par exemple

 


6. Première pour Lily

 

 

 

    • The Lily, en référence au premier quotidien américain féministe créée en 1849 par Amelia Bloomer, est le dernier projet du Washington Post pour attirer les « Millenials ». Il s’agit d’un site internet d’actualités, thelily.com écrit par des jeunes femmes et qui leur est destiné (également disponible sur Medium), d’une newsletter féministe en début et fin de semaine « intelligente, rigolote et originale » dont la première a été envoyée ce matin, d’une page Facebook (près de 190 000 abonnés) et d’un compte Instagram

 

    • Le graphisme du site est élégant, en noir et blanc, et aborde des sujets féminins, dans le but « d’informer et d’inspirer, d’offrir des voix et des perspectives différentes sur tous les sujets d’actualité, de politique, de genre, d’égalité, de santé, de culture et témoignages.
      On trouve pas mal de sujets pratiques concernant le travail, la maternité, la santé (les femmes et l’alcool, la dépression) pour les jeunes femmes actives.

 

    • Les quatre journalistes et deux directrices artistiques ont été recrutées en interne au sein du Washington Post et publient une dizaine d’articles par jour avec chacune une illustration spécifique, également utilisé par l’unique sponsor du site, JP Morgan Chase, mentionné en tête du site et dans des « native ads ».

 

  • Pour plus d’infos, voir l’article de Digiday

 

 


Le reste de l’actualité

    • Gianforte, le nouveau Représentant républicain du Montana qui a tabassé un journaliste du Guardian la veille de son élection (et de sa victoire) a été condamné à quatre jours de prison en quarante heures de travaux d’intérêts général.

 

    • Jeff Sessions, le ministre de la justice américain témoignera demain en public devant le Senate Intelligence Committee en public pour répondre aux questions concernant ses contacts avec des représentants russes pendant la campagne présidentielle. – Politico

 

  • Le président Trump donne à Priebus [son secrétaire de cabinet] jusqu’au 4 juillet pour résoudre les problèmes de la Maison Blanche sans quoi « il sera remplacé par du sang neuf » affirme Politico hier soir.Les propos ont été bien évidemment démentis par le porte parole, Sean Spicer.

 

 


Couverture du Jour

    • Celle du Foreign Affairs consacrée à la politique étrangère américaine, bouleversée par la nouvelle administration qui adopte désormais la ligne dite « America First »: la recherche de l’intérêt du pays avant celui des autres ou d’un ordre international.

 

    • Certes, les promesses de campagne dans le domaine sont plus conventionnelles mais pour achever des succès diplomatiques, les Etats-Unis ont besoin d’une stratégie mondiale et régionale et pas des improvisations de dernières minutes ou ni des tweets controversés.

 

 

 

Le kiosque du 23 mars 2017

  • Trumpcare, c’est quite ou double

    La tension est assez à comble à Capitol Hill aujourd’hui où a lieu le vote de l’American Health Care Act, la fameuse réforme d’Obamacare, devant la Chambre des Représentants.
     
    « Même le plus intelligent et le expérimenté des commentateurs politiques est incapable de prédire si oui ou non cette proposition va remplacer l’Affordable Care Act.
     
    * La rébellion conservatrice incarnée par le House Freedom Caucus, proche du Tea Party, (les 29 « NO » sur le schéma ci-dessous), veut complètement éradiquer les derniers vestiges d’Obamacare et les plus populaires – dont l’obligation pour les assurances de prendre en charge les patients quels que soient leurs antécédents médicaux et la possibilité pour les jeunes de moins de 26 ans de rester sous l’assurance de leurs parents – devrait rencontrer le président ce matin et a prévu de voter contre l’AHDA si rien n’était modifié. 
     
    * Les 44 indécis et les 15 qui « penchent vers le non » sont eux plus modérés: ils réclament davantage de subventions de l’Etat pour aider les familles dans le besoin et veulent que l’extension de Medicaid qui bénéficie à des millions de défavorisés à travers le pays soit prolongée jusqu’en 2020 plutôt que 2018.
     
    La loi a besoin de 215 voix pour passer la Chambre de Représentants et aller ensuite affronter le Sénat.
     

    Selon le New York Times, voici les dernières estimations chez les Républicains:

     

    Tous les démocrates voteront non, mais comme l’un d’entre eux sera absent cet après midi seulement 22 républicains peuvent voter contre sans quoi la loi ne passera pas. 
     
    C’est un vote extrêmement important pour la crédibilité du nouveau président et de Paul Ryan, obsédé par cette abrogation depuis des années, mais à haut risques pour tous les Représentants qui y jouent leur siège aux prochaines élections.
     
    * Quels que soient les résultats, les Démocrates vont les utiliser politiquement: Si la loi ne passe pas, c’est la victoire d’Obamacare, et si elle passe, ils vont tout miser sur les répercussions de l’AHCA sur les personnes âgées et défavorisées.
     
    * Les très puissants frères Koch se sont eux engagés à soutenir, à travers leurs réseaux, les Républicains qui voteraient contre la proposition de Paul Ryan et Donald Trump.

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  • L’offensive des médias conservateurs contre des employés fédéraux

    « La bureaucratie fédérale comprend 2,6 millions d’employés permanents protégés par la Fonction Publique et quatre mille conseillers politiques.
    La plupart de ces bureaucrates participent activement au sabotage du programme du président Trump. 
    Les conseillers politiques peuvent être virés facilement par le président. C’est plus difficile pour les employés de la fonction publique

     
    C’est l’introduction d’un article de Breitbart publié il y a un mois avec une liste « des dix bureaucrates vestiges et loyalistes d’Obama que le président Trump peut soit virer directement ou transférer de leur positions actuelles » et un paragraphe consacré à chacun d’entre eux, dans lequel sont énoncées les raisons pour lesquelles ils devraient être demis de leurs fonctions.
     
    Quand on sait l’influence de Breitbart sur le président [les écoutes dont il a été l’objet par Obama sont directement inspirées par le site alt-right] et dont l’un des plus proches conseillers, Steve Bannon, en était le président il y a à peine six mois, ce genre d’article peut avoir des catastrophiques sur la carrière de ces fonctionnaires.
     
    La plupart des informations relayées par Breitbart et Conservative Review sont fausses ou biaisées, et les demandes de correction de la part des intéressés n’ont jamais été entendues.
     
    Comme le rapporte Politico, jamais les employés du gouvernement ont fait l’objet de telles attaques ciblées et personnalisées, alors qu’ils sont censés être « apolitiques » et généralement assez discrets.
     
    Les employés du Département d’Etat sont les plus menacés, notamment ceux qui ont travaillé sur le traité nucléaire avec l’Iran.
     
    L’un des journalistes responsable de cette chasse aux sorcières affirme « vouloir prévenir le peuple américain de la présence d’individus au sein du gouvernement qui ont soutenu des politiques dangereuses et destructrices contre notre présence à l’étranger ». 
     
    * « Federal Staffers panicked by conservative media attacks » – Nahal Toosi & Andrew Restuccia / Politico

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  • Cosmo: »Ivanka est une farce »

    Cosmopolitan n’a pas apprécié l’entrée officielle d’Ivanka Trump à la Maison Blanche, annoncée ce weekend, alors que la fille du président est partie pour une semaine de repos à Aspen avec son marie, ses frères et enfants.
    Le titre annonce la couleur: « Le job d’Ivanka Trump à la Maison Blanche est une insulte pour toutes les femmes qui travaillent » écrivait la journaliste Amanda Carpenter dans la rubrique Opinion mardi.

     

    Ce qu’elle fait? Personne ne sait.
    Ses Qualifications? Apparament, être la fille du président.
    Il y a un mot pour cela: le népotisme.
    Et tout ce qu’Ivanka a fait jusqu’ici pour se présenter comme un exemple de femme qui travaille devient une farce (…)
    Les conseillers de Trump vont dire que personne n’enfreint la loi sur le népotisme parce qu’elle ne touche aucun salaire et ne dispose d’aucun titre officiel – un symbole flagrant de privilège en lui-même

     
    Dans une administration qui s’est donnée pour mission de justifier chaque centime demandé au contribuable, la journaliste demande à ce qu’Ivanka justifie l’utilisation de ces ressources et de ne pas utiliser sa position pour promouvoir sa ligne de bijoux (elle l’a déjà fait dans 60 minutes), ni obtenir le titre « first lady » comme elle s’efforce maladroitement de le démentir.
     

    Ivanka continuera à prétendre qu’elle un exemple pour les femmes qui travaillent, en se félicitant de s’asseoir à la table des dignitaires étrangers (…). Qu’elle se souvienne qu’elle est assise là seulement parce que son « daddy » l’autorise.
    Ce n’est pas de la grande majorité des working women aux Etats-Unis et on ne devrait en aucun cas la féliciter.

     
    * « Ivanka Trump White House Gig Is an Insult to Working Women » – Amanda Carpenter –

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  • Les Conservateurs: Pourquoi il faut séparer l’Art et l’Etat

    De nombreux conservateurs se félicitent de certaines propositions du budget « America First » révélé la semaine dernière au public américain, dont celle de supprimer les subventions aux services culturels comme les chaînes publiques PBS ou la radio NPR sous prétexte qu’elles ne « parlent pas à la mère célibataire de Detroit ou à l’ouvrier en métallurgie de Virginie Occidentale ».
     
    Le concept de liberté, c’est celui d’un gouvernement limité à son minimum qui n’a rien à faire avec la culture, certainement pas la subventionner surtout qu’elle sert véhiculer la propagande gauchiste.
    Une conception à l’opposé de celle de la France et de la responsabilité de l’Etat envers la culture.

     
    Michael Tanner nous explique dans National Review que supprimer les subventions du Fond National pour les Arts ( National Endowment for Arts) c’est « séparer l’Art de l’Etat » et ça équivaut à la même revendication que la séparation de l’Eglise et l’Etat »:  « il n’est pas du ressort du gouvernement d’approuver ou désapprouver ce genre d’expression » surtout qu’ « il est plus difficile de dire la vérité au pouvoir quand c’est le pouvoir pays vos factures ».
     
    Des factures limitées puisque les subventions de la NEA sont seulement de 138 millions de dollars par an, contre 17 milliards chaque année offerts par la philanthropie privée.
    Le gouvernement fédéral, des Etats et localités contribuent à hauteur de seulement 4% du budget total.

     
    C’est pas fini!
    Et même si la NEA n’est autorisée qu’a subventionner des programmes et organisations « qui ont [de toutes façons] leur propres rigidités (…) ça ne veut pas dire qu’elle ne choisit pas selon des préjugés et notions préconçues. Même quand ses décisions ne reflètent aucune politique ou vision du monde particulière, elles sont déterminées par l’artiste en vogue. »

    Si on aime vraiment l’art, on devrait espérer que le gouvernement n’y touche pas

     

     

    * « Separate Art and State » – Michael Tanner / National Review

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  • « Un océan de désespoir » chez les classes ouvrières blanches américaines

    La maladie et les morts prématurés chez les classes ouvrières blanches pourraient être causées par le manque d’opportunités professionnelles pour les jeunes non-diplômés quand ils entrent dans le marché du travail, une situation qui s’aggrave à travers des dysfonctionnements familiaux, l’isolation sociale, la dépendance, l’obésité, et d’autres pathologies selon une étude publiée par deux économistes renommés.

     
    Cette étude montre que l’espérance de vie des ouvriers américains blancs diminue régulièrement depuis 1999, que ce soit chez les hommes et les femmes qui ont tendance à cumuler les désavantages, au niveau de la santé, des problèmes personnels et du chômage – et contrairement au reste de l’ensemble de la population.
     

    Au bout du compte, notre histoire est celle de l’effondrement de la classe ouvrière blanche, diplomée d’un simple baccalauréat qui a eu son apogée pendant les années soixante dix.

    Les deux scientifiques parle d’un « océan de désespoir » qui traverse les Etats-Unis et signalent notamment les répercussions qu’il exerce sur le corps: « Les gens veulent soulager la bête. ils le font à travers l’alcool, les drogues et la nourriture »
     
    * « New Research Identifies a sea of despair among White, Working Class Americans » – Joel Achenbach & Dan Keating / Washington Post
     
    * « Mortality and Morbidity in the 1s Century » – Anne Case & Sir Angus Deaton / Brrokings Institue
     
    * Ce superbe reportage photo paru dans le New Yorker l’année dernière: « I Feel Forgotten »: A Decade Struggle in Rural Ohio de Matt Eich

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Mardi 21 février 2017: Trump condamne les actes antisémites; MILO OUT!; Pence défend les journalistes; Uber sexiste et Supreme x MTA

  1. Goodbye Milo: Un troll de moins chez les conservateurs

    Milo Yiannopoulos, le provocateur d’extrême droite, journaliste à Breitbart, célèbre pour avoir mené cet été une campagne raciste sur internet contre l’actrice Leslie Jones (autour de la sortie du film Ghosbusters) pour laquelle il a été interdit à vie de Twitter; supporter précoce de Trump qui est parti déverser sa haine, contre les musulmans, les femmes, les transgenres, dans une tournée des campus américains pendant la campagne présidentielle – The Dangerous Faggot Tour – et décroché un contrat pour la publication d’une autobiographie avec la Maison d’éditions Simon & schuster après la victoire de Trump, a vu sa carrière stoppée nette hier.
    Une vidéo de Milo Yiannopoulos défendant des relations homosexuels entre jeunes adolescents et hommes plus âgés, interprétée comme une apologie de la pédophilie, est ressortie ce weekend, provoquant un tollé chez les conservateurs qui l’avaient invité à la Conservative Political Action Conference pour discuter de la liberté d’expression dans les campus – après l’annulation de l’un de ses discours à UC Berkeley le mois dernier à la suite de violentes protestations d’étudiants. La CPAC a annulé sa participation à la conférence qui aura lieu mercredi à Washington et Simon & Schuster a son contrat.
    Mr Yiannopoulos, un opportuniste plus qu’un vrai conservateur s’est défendu en invoquant la liberté d’expression comme droit fondamental. Il a également affirmé sur Facebook qu’il était « homosexuel et un enfant victime d’abus (…) horrifié par la pédophilie ».

  2. Situation compliquée à Breitbart – Update à 2:56pm (NY Time): il démissionne 

    La situation est compliquée à Breitbart où Milo travaille depuis deux ans: une demi douzaine d’employés auraient menacé de quitter la rédaction si le journaliste anglais n’était pas mis à la porte.
    Le rédacteur en chef, Alex Marlow, a qualifié ce matin les propos de Yiannopoulos sur la pédophilie de « troublants, indéfendables, et navrants » mais l’a également défendu en parlant d’ « attaques coordonnées dont les termes très durs devaient être remis dans le contexte de son histoire personnelle » rapporte la journaliste Hadas Gold dans Politico.

    « Cet enregistrement, dans lequel il apparaît justifier des relations sexuelles entre un adulte et un mineur, dans certaines circonstances, a pris un peu tout le monde par surprise à Breitbart (…) Il semble parler de expérience personnelle d’homosexuel d’autant qu’il a été victime d’abus lorsqu’il était enfant. Il m’a assuré n’avoir jamais eu de contacts inappropriés avec un mineur en tant qu’adulte … Tout ça est très préoccupant et nous prenons cela très au sérieux à Breitbart.

    Mr Marlow a également voulu atténuer les propos de son employé en les comparant à ceux « de la gauche », notamment Lena Dunham (voir la revue de presse d’hier sur les polémiques suscitées par son livre) et Roman Polanski (les accusations de viol sur une jeune fille de treize ans dans les années 70).
    Rien n’a été décidé sur son avenir à la rédaction avant sa conférence de presse prévue cet après midi. « le perdre ne changerait à la marche ni au succès du site. Mais Yiannopoulos est un figure important de la marque et de l’image Breitbart.
    Il a finalement démissionné cet après midi.

     

  3. Une bonne semaine en perspective pour Trump

    Après un premier mois mouvementé, cette semaine devrait amener un peu plus de répit à la Maison Blanche: Le choix de H.R McMaster comme nouveau conseiller à la Sécurité Nationale a ravi les Républicains, y compris le plus fervent critique de Trump, John MCCain, vétéran du Vietnam, et les démocrates n’ont pas trop critiqué, et le Kremlin est resté silencieux sur la nomination.

  4. Un cimetière juif vandalisé dans le Missouri

    170 tombes juives ont été vandalisées dans un cimetière de University City, une banlieue de Saint Louis dans le Missouri ce weekend, pendant le Chabbat. Lundi, l’Anti-Defamation League (ADL), principale organisation de lutte contre l’antisémitisme aux Etats-Unis, a annoncé qu’une dizaine d’alertes à la bombe avait touché des centres communautaires juifs depuis le début de l’année dans l’ensemble du pays.
    Interrogé sur cette recrudescence d’actes antisémites par un reporter jeudi dernier en conférence de presse, Trump a défendu sa position personnelle sur la question (« j’ai plein d’amis et ma fille et mon gendre le sont aussi ») sans jamais condamner ces violences, avant demander au journaliste de se rassoir.
    Pressé de dénoncer ces exactions, le président s’est finalement exprimé ce matin
    lors d’une visite au National Museum of African American History and Culture:

    « Les menaces qui visent les communautés et centre communautaires juifs sont horribles et douloureuses, et nous rappellent tristement le travail à faire pour éradiquer la haine, les préjugés et le mal. » 

    Ivanka Trump avait défendu plut tôt lundi sur Twitter « le principe de la tolérance religieuse »

    Twitter / Ivanka Trump
  5. Mike Pence, grand défenseur de la liberté de la presse

    Un article publié en 2007 dans le Columbia Journalism Review s’intéresse au combat de Mike Pence, « leader conservateur charismatique et influent d’Indiana » pour la protection des journalistes contre d’éventuelles poursuites du gouvernement fédéral.
    Une entreprise qu’il a entrepris après la lecture d’un article du New York Times sur Judith Miller – grand reporter emprisonnée plusieurs semaines aux Etats-Unis pour avoir refusé de révéler ses sources dans l’affaire Valerie Plame, du nom d’une agent de la CIA dont l’identité avait été révélée dans la presse en 2003:

    Pence, un avocat de 47 ans et ancien présentateur de talk show, n’aime sans doute pas « le parti pris de l’information » dans les médias traditionnels mais il est encore plus choqué par « la vague d’affaires où des procureurs fédéraux menacent de prison ou enferment directement des journalistes pour les obliger à révéler leurs sources ».
    Ces deux dernières années, Pence a été la principale force législative derrière le soutien d’une loi de protection des journalistes, son cheval de bataille.
    « Nos fondateurs n’ont pas mis la liberté de la presse dans le Premier Amendement parce qu’ils avaient bonne presse – au contraire ».

    Interrogé sur le tweet du président contre la presse ce weekend, Mike Pence a réaffirmé en son nom et celui du président « la liberté et l’indépendance de la presse » mais a promis de continuer à critiquer et dénoncer les journalistes quand ils se précipitent ou manquent d’exigence envers les faits

     

  6. La Silicon Valley, encore accusé de sexisme

    Début d’année douloureux pour Uber.
    Boycottée par ses adhérents
    après que son P.D.-G. ait accepté de siéger au conseil économique du président avant de démission devant la pression de ses employés, la compagnie fait aujourd’hui face à des accusations de sexisme par l’une de ses anciennes salariées. Susan Fowler Rigetti, ingénieure, a posté samedi dernier sur son blog les raisons de son départ de Uber en décembre dernier: le harcèlement sexuel dont elle a été victime, minimisé par la direction qui a refusé de condamner l’agresseur et obligé l’intéressée à changer d’équipe de travail – une situation vécue, selon elle, par d’autres femmes dans l’entreprise; une compétition féroce et à peine cachée entre employés et le tout géré par une organisation chaotique.
    Le plan PR rêvé!

    Intitulé « Reflecting on One Very, Very Strange Year at Uber », le texte posté ce weekend a fait le tour de la Silicon Valley et est remonté jusqu’à Travis Kalanick, le P.D.-G., qui a affirmé mettre Eric Holder, ancien ministre de la justice de Barack Obama, employé de Uber depuis quelques mois, sur le coup
    Arianna Huffington qui siège au Comité de direction de Uber est intervenue personnellement sur Twitter.

  7. Les fans de Britney Spears furieux contre Lifetime

    lifetime

    La chaîne câblée américaine spécialisée dans les comédies romantiques et téléfilms à l’eau de rose, presque exclusivement destinée aux femmes, a provoqué la fureur des fans de Britney Spears après la diffusion d’un téléfilm biopic sur la chanteuse de 34 ans. Intitulé « Britney Ever After », le film façon documentaire revient sur les épisodes malheureux de la chanteuse: que ce soit un accident de style (le faux-pas denim sur denim sur denim en 2001 avec son boyfriend de l’époque, Justin Timberlake), de mariage (de 48 heures avec son ami d’enfance lors d’une beuverie à Las Vegas en 2004 et l’autre un plus long avec Kevin Federline, le père de ses deux enfants en 2008) ou de coupe de cheveux (le fameux rasage suivi du coup de parapluie filmé en direct en 2007).
    Mme Spears est décrite dans le film comme isolée, ignorante et incompétente malgré deux décennies de carrière dans le show business.
    L’intéressé n’a pas approuvé le film ni laissé les producteurs utiliser ses chansons, donc on vous laisse imaginer l’épreuve. Des fans ont réagi avec humour

    Twitter
  8. Collaboration MTA x Supreme

    MTA a annoncé une édition limitée de sa fameuse MetroCard avec la marque tendance new yorkaise Supreme, qui vient de collaborer avec Louis Vuitton pour une collection de vêtements et d’accessoires hors de prix présentée lors de la dernière fashion week à Paris en janvier dernier.
    Les MetroCards sont en vente ($5.50) dans certaines stations de métro qui ont été prises d’assaut depuis l’annonce de la Metropolitan Transport Authority hier soir.
    L’édition est limitée donc il ne devrait plus y en avoir beaucoup de disponible ce matin, mais vous pouvez toujours allez les acheter sur Ebay (à partir de $30.00)

  9. Couverture du jour:

    New York Magazine publie un portrait de John McCain, ancien candidat républicain aux présidentielles de 2008 qui mène la résistance dans la majorité contre les excès et dérives du président Trump: « How Many Chances do you get to be an American Hero » de Gabriel Sherman.

    New York magazine

Jeudi 9 février: Warren tendance, Ivanka boycottée, Trump contre le système judiciaire, « Confide » tes messages, Et WSJ vs NYTimes

  1. Elizabeth Warren mène la danse
    En interdisant la sénatrice du Massachusetts de s’exprimer contre la nomination de Jeff Sessions à la tête du Département de Justice, la majorité républicaine a offert a Elizabeth Warren une exposition médiatique sans précédent sur les réseaux sociaux et dans les médias.
    « Si Donald Trump devait choisir une rivale pour 2020, il choisirait Elizabeth Warren » a affirmé Joe Scarborough, du Morning Joe hier matin. L’incident pourrait donc être un moyen d’élever Warren comme chef de l’opposition démocrate – pour laquelle Trump n’a jamais caché son mépris.
    Après avoir été réduite au silence, Elizabeth Warren a quand même décidé de lire la lettre mardi soir, en dehors du Sénat, via Facebook Live; la vidéo a été visionnée dix de millions de fois en 24 heures.
    Le hashtag #ShePersisted, utilisé par Mitch McConnell, était la plus tendance hier sur Twitter.
  2. Jeff Sessions a été confirmé par le Sénat mais c’est clairement d’Elizabeth Warren dont on a parlé hier, à la télé, sur internet et les réseaux sociaux.
  3. Trump continue ses attaques contre le système judiciaire fédéral
    Il a publiquement mis en garde les trois juges fédéraux de San Francisco qui doivent décider cette semaine de la remise en place de la « Travel Ban » et continue de les discréditer aux yeux de ses électeurs. 

    Si ces juges veulent respecter les cours pour ce qu’elles sont, ils devraient faire ce qui doit être fait. C’est très triste (…) Je ne veux pas accuser les cours d’êtres partisanes, donc je ne les accuserai pas d’être partisanes. Mais les cours sont tellement politisées, ce serait mieux pour notre système judiciaire si elles interprétaient la loi et faisaient ce qui est bien.

  4. Gorsuch critique Trump
    Neil Gorsuch, nommé par Trump pour remplacer Anthony Scalia à la Cour Suprême des Etats-Unis, a qualifié les propos très critiques du président envers le « soi-disant » juge de Seattle, à l’origine de la suspension temporaire de la « Travel Ban », « démoralisants » et « décourageants ». L’ancien juge fédéral de la cour d’appel du Colorado a sans doute voulu les sénateurs et ses confrères sur l’indépendance de l’appareil judiciaire par rapport au pouvoir exécutif.
    Le processus de confirmation de Gorsuch devrait prendre deux mois.
  5. Conflits d’intérêts?
    Enième tweet déplacé du président mercredi cette fois-ci contre l’enseigne américaine Nordstrom, équivalent de Macy’s ou Bloomingdale, qui a décidé de ne plus représenter la marque d’Ivanka Trump à cause des « mauvaises ventes » de ces derniers mois – en s’engageant tout de même à écouler les invendus.
    Mme Trump-Kushner ne travaille plus dans sa compagnie mais y possède toujours des intérêts financiers.

    « Ma fille Ivanka a été traitée de manière tellement injuste par Nordstrom. C’est une personne formidable – qui me pousse à prendre les bonnes décisions! Terrible! ».Twitter

    Le porte parole de Nordstrom a publié un communiqué expliquant que leur décision avait été prise pour des raisons économiques, et annoncée à Ivanka début janvier.
    Le porte parole de la Maison Blanche Sean Spicer a justifié les accusations du président: C’est une « attaque directe contre la politique du président et sa fille » et il a « tous les droits de défendre sa famille ». Donald Trump a ensuite retweeté son accusation sur le compte Twitter officiel du Président des Etats-Unis d’Amérique.

    Twitter / POTUS

    Une violation éthique flagrante du plus important représentant de l’Etat qui expose les conflits d’intérêts entre sa position de président et le business de sa famille.
    Breitbart a consacré 1860 mots sur la question hier en expliquant que Nordstrom mentait à ses consommateurs et aurait pris la décision devant la pression     politique des groupes libéraux, dont « Grab Your Wallet », une association consacrée au boycott de tous les produits de la famille Trump.
    L’action de Nordstrom a gagné 4% à la bourse dans la journée.

  6. Melania Trump contre le Daily Mail
    La First Lady a porté plainte une nouvelle fois contre Mail Media, propriétaire du tabloid anglais, Daily Mail, qui avait affirmé pendant la campagne électorale, qu’elle avait travaillé comme escort dans sa jeunesse, avant de se rétracter. Déposée en septembre dernier dans le Maryland, la plainte a été rejetée par un juge et déposée à nouveau début février auprès de la Cour Suprême de l’Etat de New York.
    Elle demande 150 millions de dommages et intérêts.

    Une somme à la hauteur du préjudice dont pourrait souffrir la femme du président, a affirmé son avocat, qui aurait l’intention de profiter de sa position pour signer de juteux contrats avec des compagnies de  » vêtements, accessoires, cosmétiques, soins de la peau et du visage et parfums ».
  7. Le Snapchat des textos fait fureur à Washington
    A la suite du piratage des messageries du Comité National Démocrate et de John Podesta, et ses conséquences sur les élections, les Républicains sont devenus très prudents dans leurs échanges de SMS et emails. Une application pour téléphone leur rend la vie plus facile: « Confide ».
    Tous les messages envoyés par « Confide » sont cryptés et ne peuvent être lus que par l’expéditeur et son destinataire. Pour renforcer la sécurité des échanges, le message défile ligne par ligne (qui empêche les captures d’écran) et une fois lu, ne peut être sauvé (des serveurs de la compagnie et de votre téléphone portable), ni envoyé à un tiers
  8. New York Times: 1 / Wall Street Journal: 0
    Rien ne va plus au Wall Street Journal, dont les revenus publicitaires ont baissé de 20% cette année, accusé d’être trop conciliant envers le nouveau président, et qui a appris mardi le départ de la rédactrice en chef adjointe, Rebecca Blumenstein pour … le New York Times. « Un sérieux coup au moral » pour la compagnie car Mme Blumenstein était « sans doute l’une des plus respectées des journalistes de base » rapporte Reliable Sources ce matin, « les reporters la considéraient comme une alliée, surtout pour les femmes qui ne sont sous-représentées à la direction du Wall Street Journal »
  9. Couverture du Jour: Celle très partisane du New York Times Magazine: « Resist. The tensions within a new feminist movement » de Amanda Hess, dont on vous parlera dans le Kiosque de la semaine, dimanche!

    The New York Times magazine – Edition du 12 février 2017

Le Kiosque du samedi 3 décembre 2016

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TRUMPLANDIA

Raccroche le téléphone!

Avec Trump, on entre dans une ère de tous les imprévus, comme celui d’accepter un coup de fil de la présidente Taïwanaise, Tsai Ing-wen, une première pour un (futur) président américain depuis 1979, et qui pourrait bien fragiliser ses relations diplomatiques avec la Chine.
Depuis Richard Nixon, les Etats-Unis ont normalisé leurs relations avec l’Empire du milieu, en acceptant la politique dite d’une « Seule Chine » qui ne reconnait aucune autre souveraineté que celle de la Chine sur les territoires de Taiwan, Honk Kong, Macao, Xinjang et du Tibet.
Même s’il n’a pas encore prêté serment, « c’est une piqûre de rappel pour la Chine – on va devoir accrocher nos ceintures pour six prochaine mois voire une année de relations assez houleuses entre la Chine et les Etats-Unis » expliquait un professeur de Relations Internationales de l’université de Pekin au New York Times ce matin, « il y a eu une sorte d’illusion basée sur une idée bien trop optimiste de Trump. Ca devrait s’arrêter. »
Non seulement, Trump s’est vanté d’avoir reçu le coup de fil de « la présidente » de Taiwan, une dénomination que ni le gouvernement américain, et encore moins la Chine utilisent, pour des raisons évidentes – sauf pour Donald

Il a remis le couvert une heure plus tard sur Twitter en critiquant l’hypocrisie de son propre pays qui vend des « milliards de dollars d’équipements à Taïwan » mais qui n’autorise son futur Commandant en Chef « à recevoir un coup de fil de félicitations ».

Cela s’appelle la diplomatie, c’est d’après le dictionnaire Larousse, « l’action de représenter son pays auprès d’une nation étrangère et dans les relations internationales » – Rappelons que Trump refuse depuis son élection les briefings quotidiens des services de renseignements sur l’état du monde et les menaces visant la sécurité du pays.
Les autorités chinoises sont restées discrètes en attendant l’inauguration du président en janvier prochain, mais si Trump continue ses contacts avec Taïwan, la Chine cessera sans doute ses relations diplomatiques avec les Etats-Unis.

 

Le climat a peut être des chances de s’en sortir!

« Après avoir aidé un climatosceptique à devenir l’homme le plus puissant du monde, Ivanka espère intégrer l’environnement dans sa nouvelle stratégie marketing » explique avec ironie New York magazine cette semaine.
La fille préférée du futur président, celui avec qui il aurait voulu coucher s’il n’avait été son père – désolé Donald, on ne peut pas tout avoir! – aurait déclaré vouloir « s’exprimer » sur le changement climatique a rapporté Politico selon les propos d’une source anonyme: Les problèmes qu’elle évoque sont ceux qu’elles a toujours abordé et qui sont consistents avec ce que sa marque défend [« mode, famille et style de vie » pour filles/femmes de milliardaires]. Elle joue un rôle déterminant en soulevant des questions dont s’inquiètent les femmes libérales et modérées – et en créant un pont entre les deux ».
On souhaite à Ivanka qu’elle influence autant que possible son père et son administration sur les questions environnementales mais rappelons quand même qu’elle est dejà à la tête de sa propre entreprise qui vend des vêtements et accessoires pour femmes et qu’elle est censée gérer les affaires de son père avec ses deux frères, ce qui ne devrait pas arranger le problème des conflits d’intérêts.

 

 

***

Road Rage en Louisiane
The Times-Picayune - Edition du 3 décembre 2016
The Times-Picayune – Edition du 3 décembre 2016

Mercredi après, Joe Mcknight, ancien joueur de football américain, membre de l’équipe des Jets de New York et retraité depuis 2014 , a été tué lors d’une altercation avec une automobliste sur une autoroute de la Nouvelle Orleans. Il avait 28 ans.
Un cas extrême de road rage peut qui s’est terminé de la pire des façons, la mort d’un des deux automobilistes de plusieurs balles tirées à bout portant. Le phénomène est pris très au sérieux aux Etats-Unis, enseigné dans les écoles de conduite, et popularisé par des vidéos postées sur internet qui glorifient davantage la violence et le danger de ces comportements qu’ils cherchent à les prévenir.

Le rebondissement dans cette affaire, c’est que le meurtrier présumé, qui a avoué les faits, un homme « blanc » de 54 ans, a été libéré vendredi sans qu’aucune charge ne soit encore retenue contre lui.
Le Sheriff, Newell Normand, a expliqué que l’altercation avait commencé par des insultes puis avait dégénéré en comportement délibérément dangereux de l’un des conducteurs. « Cette enquête ne sera pas influencée par des forces extérieures, ou commentaires (..) Je ne peux pas contrôler ce qui se passe sur les réseaux sociaux, et s’ils veulent continuer à être stupides, c’est leur problème. » Ce dernier a rejeté l’idée d’un crime raciste et justifié la libération du meurtrier par « des statuts [propres à l’état de Louisiane] qui protègent de certains crimes » et ils sont en train d’enquêter pour déterminer si oui ou non la mort d’un homme était justifiée.
D’anciens co-équipiers de McKnight sont allés sur les réseaux sociaux pour exprimer leur indignation.

https://twitter.com/Myhouse115/status/804716749694373888?ref_src=twsrc%5Etfw

Au printemps dernier en Louisane également, un autre ancien champion de NFL, Will Smith, à été tué à bout portant dans un incident de road rage par autre un joueur de football américain, les deux étaient afro-américains et le meurtrier avait été immédiatement inculpé et incarcéré.

 

 

 

 

Le kiosque du mardi 15 novembre 2016

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Voilà une semaine que la première démocratie mondiale a décidé de confier son avenir à businessman milliardaire, star de télé-réalité, inexpérimenté en politique pour succéder à ce que beaucoup de commentateurs – libéraux – retiendront comme l’un des présidents les plus prolifiques et appréciés que le pays ait connu.

Après l’incompréhension, l’effroi, la tristesse, retour à la réalité avec une transition politique qui s’accompagne de différentes protestations devant la formation d’une administration poussiéreuse (Giuliani, Newt Gingrinch) et d’un cabinet déjà très critiqué.

Le problème Steve Bannon

Le problème le plus inquiétant de cette nouvelle administration est la nomination de Steve Bannon, un raciste notoire anti-immigrés et misogyne assumé à l’un des postes les plus importants de la Maison Blanche, le Chief Strategist du président.
Le Wall Street Journal a finalement adressé la légitimité d’un supporter du mouvement alt-right mouvement au sein d’une nouvelle administration qui s’est donnée pour but d’unifier l’ensemble du pays.
Le quotidien a mentionné les headlines les plus controversées publiées sur le site Breitbart News, dont Steve Bannon était l’ancien rédacteur en chef avant d’être nommé directeur de la campagne de Trump et les critiques qu’il suscite dans la majorité alors que d’autres Républicains, dont le nouveau chef de cabinet de Trump, Reince Priebus, Kellyanne Conway et Mike Huckabee ont vigoureusement défendu le choix du nouveau président.

 

Des tensions un peu partout dans le pays

Ce weekend, un supporter a frappé une cliente dans un restaurant français de Brooklyn, Bar Tabac, parce qu’elle soutenait Hillary Clinton. Le Maire de Blasio est intervenu en personne sur l’incident via Twitter en appelant toute personne victime de violences à contacter le NYPD

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Pamela Ramsay Taylor, représentante de Clay, une petite ville à côté de Charleston, en Caroline du Sud, a commenté la transition entre Michelle Obama et Melania Trump comme « rafraichissante d’avoir une First Lady 571113-1479149918-wideclassique, élégante, et digne de retour à la Maison Blanche. Je suis fatiguée de voir un singe sur talons ».
Ce sur quoi la maire a commenté « Vous remplissez ma journée Pam! ».
Les commentaires ont été ensuite été effacés, les comptes Facebook annulés et une pétition a été lancée pour la démission de ces deux femmes à la tête d’offices publics qui a récolté jusqu’ici 99 171 signatures sur les 100 000 nécessaires.
Selon le Washington Post, les deux femmes se seraient excusées pour leur commentaires « qui n’avaient pas l’intention d’être racistes » explique Mme Taylor qui se plaint aujourd’hui d’être accusée de crime raciste et d’avoir reçu des menaces de mort – elle a été démis de ses fonctions.

Des manifestations ont eu lieu en Californie hier, des étudiants ont défilé pacifiquement dans les rues de Los Angeles, dans la Bay Area, à San Francisco et Oakland et à Portland dans l’Oregon contre le nouveau président

L’aide aux associations

La résistance s’organise un peu partout dans le pays, notamment à travers le soutien financier d’associations et organismes indépendants prêts à dénoncer et lutter contre l’agenda défendu par Trump pendant sa campagne contre les immigrés, le droit à l’avortement, etc…
John Oliver a fait un appel spécial aux dons lors de son dernier show dimanche soir

Parmi elles, ACLU (American Civil Liberties Union) qui s’est directement adressée à Donald Trump au lendemain des élections pour lui signifier qu’elle « restera vigilante chaque jour de [sa] présidence ».
L’organisation a depuis reçu 120 000 donations pour un total de 7.2 millions de dollars, « la plus grande levée de fonds depuis sa création il y a cent ans » en plus de l’aide de « dizaines de milliers de personnes [qui] se sont portées volontaires pour offrir leur temps et leurs services ».

sPlanned Parenthood, sorte de planning familial français a lui reçu 80 000 donations la semaine dernière de particuliers, d’associations et d’initiatives plus originales comme ce magazine de chaussures de Williamsburg, qui reverse 10% de ses profits à l’association.
Un communiqué a également été diffusé le 9 novembre dernier sur son site internet dans lequel PP met les choses au clair: « Nous ne retournerons jamais en arrière et nous n’arrêterons jamais de nous battre pour s’assurer que [nos] patients ont accès aux soins nécessaires, et apporter notre soutien aux gens de toutes les communautés qui en ont besoin – immigrés, gens de couleurs, la communauté LGBT, les gens de foi, et d’autres ».

Le boycott de tous les produits Trump

A la suite de la diffusion de la fameuse video « de discussion de vestiaire », New York magazine rapporte que Shannon Coulter, une spécialiste en médias et marketing a créé un nouvel hashtag #GrabYourWallet (prend ton porte-monnaie) « pour encourager les consommateurs à boycotter la marque de vêtements et de bijoux de Ivanka Trump ».
Une liste a été mise à disposition des consommateurs où sont recensés tous les revendeurs (Century 21, Macy’s, Nordstrom, Bloomingdale’s, …) de toutes les marques associées à la famille Trump et celles qui ont officiellement soutenu le nouveau président durant la campagne.

Google et Facebook réagissent aux critiques

Après avoir nié l’évidence dénoncée depuis des semaines par certains quotidiens et watchdogs de la prolifération de faux sites d’informations dans le seul but de pouvoir influencer le résultat des élections, dont on ne peut aujourd’hui mesurer clairement l’influence, mais qui a certainement joué un rôle dans la victoire de Trump, les géants d’internet et des réseaux sociaux commencent à réagir.
Selon Reuters, Google et Facebook ont annoncé hier des mesures visant à limiter la propagation de fausses informations sur internet en interdisant aux sites « louches » de faire leur pub sur leurs réseaux.

 

 

 

Le kiosque du dimanche 6 novembre 2016

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ELECTIONS PRESIDENTIELLES AMERICAINES

FBI ne poursuivra pas Clinton

Le FBI vient d’annoncer qu’il n’engagerait aucune poursuite contre Hillary Clinton à la suite des derniers emails retrouvés dans l’ordinateur d’Anthony Weiner, le futur ex-mari de l’une de ses plus proches conseillères, Huma Abedin.
La campagne d’Hillary Clinton a été secouée la semaine dernière après que le directeur du FBI ait décidé de prévenir membres de la Chambre des Représentants et du Sénat de l’éventuelle réouverture d’une enquête si les agents venaient à trouver des documents confidentiels dans l’ordinateur de Weiner. Ce qu’ils n’ont pas réussi à faire.
Les conclusions de l’enquête close en juillet dernier restent les mêmes pour la candidate démocrate.

Très bonne vidéo destinée à Ivanka Trump

Plus que deux jours

Le New York Times offre un accès illimité à son site internet pendant 72 heures entre le 7 et le 9 novembre pour suivre les élections les plus folles que l’Amérique ait jamais connu.
On vous conseille d’ailleurs ce très bel article sur les derniers jours de la campagne de Donald Trump publié ce matin:

Les derniers jours de la campagne de Donald Trump offrent un contraste détonant entre un staff qui se veut calme et confiant et le besoin et la vulnérabilité d’un candidat autrefois fanfaron qui n’est plus sûr de gagner.
En surface, il y a ce semblant de stabilité qui cache l’une des armes les plus efficaces de Clinton: les éruptions auto-destructrices de Trump qui ont miné sa campagne. Sous les apparences, les turbulences continuent et rendent difficile à franchir les obstacles de la route vers la Maison Blanche.
Les contrastes ont dominé sa campagne. Les conseilles de Trump lui ont finalement retiré son compte Twitter qu’il a utilisé – et souvent à ses dépends – pour éliminer ses rivaux. Mais en privé, Mr Trump songe déjà à la façon dont il va punir ses ennemis après les élections, notamment à travers la création d’une super PAC avec la vengeance comme mission.

Chris Christie out!

Chris Christie, gouverneur du New Jersey et fervent supporter de Trump, a vu « sa carrière politique se terminer cette semaine » après que deux de ses proches conseillers aient été reconnus coupable dans le procès du bridgegate, un scandale impliquant la fermeture de voies sur le Washington bridge en septembre 2013 pour créer des embouteillages monstres dans la ville de Fort Lee pour punir son maire démocrate de ne pas l’avoir officiellement soutenu lors de sa réélection comme gouverneur – qu’il a par ailleurs remporté.
Christie a échappé de justesse à un procès alors que tous les témoins s’accordent sur sa responsabilité dans l’affaire, et l’éventualité aujourd’hui de décrocher un poste dans l’administration Trump s’il venait à remporter les élections mardi, est nulle.
Personnalité charismatique, l’ancien procureur fédéral qui représentait l’avenir du parti il y a quelques années et un candidat sérieux pour les élections présidentielles de 2016, est aujourd’hui une disgrâce auprès de ses électeurs, de ses conseillers et du parti républicain.
Son mandat de gouverneur se termine en janvier 2018.

 

Les Russes s’invitent au marathon de New York

C’était jour de marathon aujourd’hui à New York, et le New York Times rapporte qu’un agent sportif russe fait l’objet d’une enquête fédérale pour avoir tenté de corrompre certains organisateurs du marathon pour permettre à ses athlètes d’utiliser des produits dopants lors de la célèbre course. L’intéressé à nié ces accusations. « L’enquête s’inscrit dans une investigation plus large du Département de Justice sur des réseaux de dopage qui ont déjà mené à des sanctions contre des représentants et athlètes russes » sur le territoire américain.

Le serial killer de Caroline du sud

Avis de recherches lancés par les familles des disparues, Charles David Carver et Kala Victoria Brown
Avis de recherches lancés par les familles des disparues, Charles David Carver et Kala Victoria Brown

Les circonstances sont dignes d’un film d’horreur.
Une femme enchaînée « comme un chien » a été retrouvée jeudi par la police à l’intérieur d’un conteneur en métal dans la propriété d’un agent immobilier, Todd Kohlhepp, en Caroline du sud.
Kala Brown, 30 ans et son petit ami, Charles David Carter, 32 ans avaient disparu deux mois plus tôt de l’appartement qu’ils partageaient à Anderson, suscitant la panique des familles et amis qui avaient très rapidement engagé des recherches avec le soutien des autorités.
Ce sont elles qui sont parvenus à localiser et libérer Brown dans le comté de Spartanburg, à une centaine de kilomètres de 100 km du lieu de leur disparition, grâce aux signaux des téléphones portables des victimes et des médias sociaux.
Le cadavre de Charlie Carver, qui aurait été abattu par Kohlhepp devant Brown, a été retrouvé sur la propriété et le sheriff a confirmé son identification.
L’accusé, âgé de 45 ans, a déjà fait 14 ans de prison pour viol lorsqu’il était mineur, est toujours inscrit comme délinquant sexuel. Ce dernier a avoué être responsable d’un quadruple homicide en 2003, les « Superbike Murders » et a indiqué aux policiers deux autres corps. Avec le meurtre de Charlie Caver, Kohlhepp aurait tué à sept reprises.

#millenialsfortrump, la nouvelle risée d’internet

L’une des tendances ce weekend sur Twitter c’est #millenialsfortump, le dernier slogan-hashtag de la campagne du candidat républicain qui fait fureur sur les médias sociaux … pour toutes les mauvaises raisons.

L’affiche diffusée hier soir sur le compte Twitter de l’aîné des enfants Trump, Donald Trump Jr, accompagné sur la photo de Ivanka et Eric, tous les trois issus du premier mariage de leur père avec Ivana Zelníčková, plus connue sous le nom de Ivana Trump.
Sur les cinq bambins de Trump, ces trois là tiennent le haut de l’affiche et apparaissent régulièrement aux côtés depuis le début de sa campagne.

Nouveau Slogan et affiche #millenialsfortump et #studentsfortrump avec les trois enfants de Donald Trump: Ivanka Trump, Eric Trump et Donald Trump Jr
Nouveau Slogan et affiche #millenialsfortump et #studentsfortrump avec les trois enfants de Donald Trump: Ivanka Trump, Eric Trump et Donald Trump Jr

« Ce n’est pas une élection démocrates contre républicains. C’est une élection entre un insider contre un outsider » nous explique le slogan qui s’adresse aux millenials et aux étudiants.

Le problème de cette affiche n’est pas le slogan mais les visages très sérieux et fermés des trois enfants, qui ne sont d’ailleurs ni millenials, ni étudiants, qui sont censés convaincre les jeunes d’aller voter pour leur père en novembre prochain.

Les réseaux sociaux s’en sont donnés à coeur samedi pour ridiculiser, parodier et commenter le nouveau flop publicitaire de Trump.

 

Comparaison des enfants Trump avec les enfants du film inspiré du livre de Stephen King "Children of the Corn". Twitter/Pourmecoffee
Comparaison des enfants Trump avec les enfants du film inspiré du livre de Stephen King « Children of the Corn ». Twitter/Pourmecoffee

 

Eric Trump est ici remplacé par le personnage de Patrick Bateman (Christian Bale) du film American Psycho (2000) - Twitter/ashleyfeinberg
Eric Trump est ici remplacé par le personnage de Patrick Bateman (Christian Bale) du film American Psycho (2000) – Twitter/ashleyfeinberg

 

La photo des enfants de Trump ressemble aux couvertures des VHS de film d'horreur des années 90 - Twitter/tastefactory
La photo des enfants de Trump ressemble aux couvertures des VHS de film d’horreur des années 90 – Twitter/tastefactory

 

Le grand projet racial de la nation aryenne activé: les clones sont prêts à être envoyés" - Twitter/sachielles
Le grand projet racial de la nation aryenne activé: les clones sont prêts à être envoyés » – Twitter/sachielles
"Rappelez vous tout les bienfaits d'une purge" - Twitter/AdamFrazier
« Rappelez vous tout les bienfaits d’une purge » – Twitter/AdamFrazier

On a eu même droit à une parodie de tableau

"American Gothic n'a jamais été aussi terrifiant" en référence à la célèbre peinture de Grant Wood, American Gothic - Twitter/AndUlv
« American Gothic n’a jamais été aussi terrifiant » en référence à la célèbre peinture de Grant Wood, American Gothic – Twitter/AndUlv

Les critiques se sont accompagnés de hashtags, genre #hohellno, #Moronfortrump, #purgersfortrump

A défaut d’avoir convaincu étudiants et millenials, cette campagne aura eu le mérite de les fait rire.

Decouvrez, Hope Hicks, 27ans, secrétaire de Donald Trump

Hope Hicks

Getty
Getty

Le mensuel pour hommes GQ est allé rencontrer Hope Hicks, 27 ans, attaché de presse de la campagne de Donald Trump … bien malgré elle.
« Elle ressemble à un traditionnel porte parole politique autant que Donal Trump ressemble à Mister Rogers nous indique la journaliste, Olivia Nuzzi qui a rencontré le tandem dans les Headquarters de la multinaitonal Trump.
Si elle ressemble à la « Girl next door », elle a contribué à construire « la campagne la plus étrange et la moins politique de l’histoire américaine moderne ».
Hope a débuté comme PR pour la compagnie de vêtements d’Ivanka Trump à laquelle elle s’est rapproché avant d’intégrer les bureaux de Trump au début du mois de Janvier 2016 pour etre finalement adoubé par le milliardaire au printemps.
Divertissant et utile pour comprendre le non-système qu’est le système Trump

Hope Hicks