Le Kiosque du 26.07.17: Diversion

 

1. Trump réussit à énerver sa base électorale, sa majorité et même les Démocrates

 

    • Le président ne cache plus son agacement, ni son mépris pour Jeff Sessions, son ministre de la justice depuis qu’il s’est récusé en mars dernier de toute intervention dans l’enquête sur les élections présidentielles de 2016 – dont celle menée actuellement par le procureur indépendant Bob Mueller, qui a remplacé James Comey, le directeur du FBI, viré au mois de mai.
      Dans une interview donnée au Wall Street Journal, le président s’est dit encore une fois très déçu de son Attorney General, a affirmé que l’ancien sénateur d’Alabama l’avait soutenu très tôt dans la campagne parce que ses « meetings étaient pleins », et l’a qualifié de « très faible » sur Twitter pour ne pas s’être attaqué aux « crimes » d’Hillary Clinton et a laissé ouverte la question d’un éventuel renvoi.
      L’idée est de l’humilier autant que possible pour provoquer sa démission.

 

  • Les attaques contre Jeff Sessions, un vétéran de Washington, ne passent pas à Washington, chez Républicains comme chez les Démocrates: « le ministre de la justice et les autres membres du cabinet, ne sont pas au service du président mais au service du peuple américain » rappelle ce matin la conservatrice National Review.
    Hier la plupart des conservateurs, médias, politiques et commentateurs dénonçaient ouvertement ces attaques, Kenneth Starr, le célèbre procureur qui a voulu destituer Bill Clinton, a demandé au président d’arrêter immédiatement – même Bernie Sanders, adversaire politique a critiqué les propos du président.

 

  • Trump n’a pas compris que la droite dure américaine soutient massivement Jeff Sessions qu’elle considère comme l’un des plus fidèles défenseurs du programme qui a fait élire le président: ses positions radicales sur l’immigration, les villes sanctuaires, le mur ou encore le durcissement du système judiciaire sont celles de la base électorale de Donald Trump.

  • Même Breitbart s’est offusqué de l’attitude de Trump et l’a mis en garde.

    La décision du président Trump d’attaquer mardi la position du ministre de la justice, Jeff Sessions sur les scandales de Hillary Clinton ne font que révéler l’hypocrisie du président sur le sujet – et pourrait inquiéter sa base qui voit en Sessions le meilleur espoir de voir s’appliquer la politique d’immigration.

 

  • Ironie de la situation: Conscient de sa popularité, du soutien de ses confrères, de la crise constitutionnelle que provoquerait son renvoi, et passionné par son projet d’une Amérique réactionnaire, Jeff Sessions n’a aucune intention de démissionner et s’il doit quitter son poste, ce sera la décision et la responsabilité du président.

 

 


2. La stratégie de la diversion: Les personnes transgenres

 

    • Conscient de s’être mis dans une situation délicate – perdre le soutien précieux de sa base électorale – Trump a eu recours hier à une stratégie politique dont il est devenu maître, l’art de la diversion: Créer une nouvelle polémique – généralement sur Twitter – pour en enterrer une autre.

 

    • Exemple: les attaques contre Jeff Sessions, incapable d’agir contre les « activités criminelles » de Hillary Clinton pour essayer de noyer les mensonges de son fils et de son gendre sur leurs contacts avec les Russes pendant les élections. Maintenant que la polémique autour de Jeff Sessions s’est retournée contre lui, Trump a dû créer une nouvelle cible qui puisse rassurer sa base électorale: Les personnes transgenres.

 

    • Hier matin, sans cris égards, le président a pris la décision d’interdire toute activité des personnes transgenres dans l’armée américaine: Comme prévu, la nouvelle a créé une immense polémique et un flot de critiques, reprises par les chaînes de télévision, les médias en ligne, les célébrités, sur les médias sociaux du monde entier et a presque réussi à faire oublier les problèmes avec Jeff Sessions.

 

  • Sauf que six mois après son investiture, les journalistes et commentateurs américains les stratèges politiques du président, et dénoncé la manoeuvre. Même l’ancien joueur d’échec et activiste, Garry Kasparov, ne s’y est pas trompé: 

 


3. L’interdiction des personnes transgenres dans l’armée

 

  • La nouvelle inattendue a pris tout le monde de court, et les justifications apportées par le président –  selon lesquelles accepter des personnes transgenres dans l’armée américaine coûte trop cher et créé trop de problèmes – ont été presque immédiatement démenties, à droite comme à gauche.
  • La décision est injuste, injustifiée et injustifiable. Trump continue de vouloir sa base électorale en divisant toujours un peu plus la population. 

 

  • La Maison Blanche était semble-t-il ravie hier de voir que la stratégie de diversion avait réussi.

 

 


4. La couverture du jour: Justin Trudeau

 

  • La nouvelle couverture du Rolling Stone a fait beaucoup de bruit hier avec Justin Trudeau en couverture et le titre polémique: « Why can’t he be our president? »

 

  • Sur Twitter, la question n’a pas pu aux supporters du président: « Meilleure question: Pourquoi est-ce que Rolling Stone ne déménagerait pas au Canada? » se demande la présentatrice Liz Wheeler de One America News Network et beaucoup appelaient au boycott du magazine – même si la plupart ne l’ont jamais acheté et encore moins lu.

 

 


5. Le reste de l’actualité

 

  • Lu dans Poynter

    David Perlman est né en 1918 – une décennie avant la découverte de la pénicilline et la théorie du Big Bang. Pendant presque toute sa carrière, il a couvert le progrès scientifique du XXème siècle et au-delà, écrit des milliers d’articles sur tout, du commencement de l’exploration spatiale aux ordinateurs. Jusqu’à aujourd’hui. Le journaliste de 98 ans prend sa retraite du San Francisco Chronicle après près de sept décennies au journal

     

  • Découvert dans Rolling Stone
    WNYC Studios, l’antenne de production de podcast de la New York Public Radio, et le MoMA collaborent pour une émission en dix épisodes appelé « A Piece of Work » et présenté par Abbi Jacobson, l’une des deux créatrices/réalisatrices/actrices de Broad City, pour découvrir l’art contemporain à travers des thèmes, le « minimalisme », le « Pop Art »,  etc …

 

  • Surpris dans le New York Post
    Le président l’a prédit après l’annonce de son départ du poste de porte parole de la Maison Blanche: Sean Spicer a une grande carrière qui l’attend. Et selon le tabloid new yorkais, elle pourrait commencer à la télé, en tant que commentateur pour Fox News, ABC, NBC et CBS qu’il a rencontré cette semaine ou comme célébrité dans la célèbre émission de ABC, « Dancing with the Stars », qui a joint Spicer.
    Après sa défaite contre Donald Trump aux primaires républicaines de 2016, Rick Perry, avait participé à « Dancing with the Stars » avant de devenir Secrétaire à l’Energie de l’administration Trump.

 

  • Bonne nouvelle pour « failing » New York Times qui vient de dépasser les deux millions d’abonnés en ligne et a vu ses revenus publicitaires augmenter pour la première fois depuis 2014 – Taking New Media

Le Kiosque du 25.04.17: Les cent jours! – Guerre contre les pauvres – Communauté LGBT menacée – Grève des scénaristes – Obama is back!

 

 

  • Les cent premiers jours du président

     

    Donald Trump laid out a plan for his first 100 days in the Oval Office.

    Même s’il affirme que la barre symbolique des cent jours (qui aura lieu samedi) n’est qu’une énième construction des médias, Trump y a consacré un site internet dans lequel il énumère toutes les différentes actions et décisions prises depuis son entrée à la Maison Blanche:
     

    Durant les cent premiers jours, le président Donald J. Trump a agi pour [1] restaurer la prospérité, [2] protéger et garantir la sécurité des Américains, et [3] tenir le gouvernement responsable.
    A une allure historique, ce président a signé plus de législations qu’aucun autre de ses prédécesseurs en cinquante ans.
    En se concentrant sur la reconstruction de l’armée, en mettant fin à l’immigration illégale et en redonnant davantage de confiance à l’économie, le président a tenu ses promesses au peuple américain.

     
    Entre plusieurs vidéos, des pancartes, pour ceux qui n’auraient pas compris:

    Les Grands absents: les deux décrets présidentiels sur l’immigration et l’American Affordable Care Act, ses plus gros échecs politiques.
    Dernière minute: un juge fédéral de San Francisco a bloqué hier le décret – encore un autre – de Trump qui menace le financement des villes sanctuaires qui protègent le sort des immigrés en situation irrégulière.

    Associated Press dresse un bilan un peu plus mitigé:

    Sur les 38 promesses spécifiques de Trump écrites dans son contrat des cent premiers jours pour ses électeurs – « ma promesse envers vous » – il en a accompli dix, la plupart à travers des décrets présidentiels qui ne demandent aucune législation, comme le retrait des Etats-Unis du TPP (le partenariat trans-pacifique).

    Il en a abandonné d’autres et a échoué à en délivrer d’autres rapidement, à cause notamment d’un parti républicain divisé et de la résistance de certains juges fédéraux.
    Sur les dix promesses qui devaient passer devant le Congrès, aucune n’a été voté et la plupart n’ont pas encore été introduites.

     

    * « Trump’s 100 days promises: Fewer than half carried out » – Associated Press

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  • Vers plus de discrimination envers les homosexuels?

    Des dizaines de parlementaires républicains demandent au président Trump de se désengager des protections mises en place par Obama envers les gays et lesbiennes pour satisfaire la promesse de campagne visant à protéger la liberté religieuse.
    Debut février, Trump envisageait un décret présidentiel qui aurait annulé les décrets de Obama interdisant la discrimination contre les gays et lesbiennes dans la fonction publique ou avec des sous traitants du gouvernement fédéral.
    Mais le décret n’a jamais été signé.
    Un groupe de 51 Représentants de la Chambre du Congrès a écrit à Trump ce mois-ci pour « lui demander de signer la proposition de loi sur la liberté religieuse  (…) pour protéger des millions d’Américains dont la liberté de foi a été attaquée ou menacée ces huit dernières années. (…)
    Mais lundi, un officiel de la Maison Blanche a déclaré à USA Today qu’un programme visant à protéger la liberté religieuse était en pourparlers et que le président essayait de trouver un juste milieu.

     
    Trump soutient la communauté LGBT et refuse de la discriminer mais tient également à satisfaire les conservateurs (Mike Pence) qui défendent la liberté religieuse, elle-même discriminatoire envers les gays et lesbiennes.
    Les revendications de ces parlementaires incluent également le droit des institutions religieuses à ne pas rembourser la contraception des assurances maladie offertes à leurs employés, ou celui des médecins de ne pas pratiquer l’avortement pour des raisons religieuses.
     
    * « Republicans in Congress push for religious liberty executive order » – USA Today

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  • Le retour d’Obama

     

    Première apparition publique de Barack Obama lundi depuis son départ de la Maison Blanche le 20 janvier dernier à l’Université de Chicago, sa ville d’adoption, pour une conférence intitulée « une conversation sur l’engagement civique » devant plusieurs centaines d’étudiants.
    L’ancien président n’a pas abordé les trois premiers mois de son successeur, ni ceux de Washington, préférant se concentrer sur ses futures activités, à côté des discours rémunérés aux Etats-Unis et dans le reste du monde.

    Barack Obama aurait accepté de donner un discours devant une compagnie de Wall Street, Cantor Fitzgerald, pour la modique somme de 400 000 dollars en septembre prochain selon le Washington Examiner
     

    La chose la plus importante que je puisse faire, c’est de préparer la prochaine génération au leadership pour être capable de reprendre le témoin et changer le monde à leur manière (…)
    Parce que je suis convaincu que nous sommes capables d’affronter plein de défis, les inégalités économiques, le manque d’opportunités, le système judiciaire qui manque cruellement de productivité au changement climatique, aux problèmes liés à la violence.
    Tous ces problèmes sont graves et intimidants mais ils ne sont pas insurmontables. Ce qui nous empêche de les régler et de progresser c’est la politique et la vie citoyenne. (…)
    Les gens n’ont plus l’habitude de travailler sur un projet commun comme autrefois. Nous sommes devenus une société très individualiste. (…)


    l’habileté à créer de la confiance et des relations, c’est ce qui fait toute la différence; c’est difficile de le faire dans cet environnement mais cela n’est pas impossible.

     
    * « Chicago’s visit Monday to start Obama’s re-entry into public eye »Chicago Tribune

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  • Un dépistage avant les aides

    Milwaukee – Les résidents défavorisés qui demandent l’aide du gouvernement dans le Wisconsin doivent souvent passer par la bureaucratie frustrante et désuette d’un immeuble décrépit de Milwaukee et une procédure qui rend très difficile l’obtention de l’assistance alimentaire, du chômage, ou de Medicaid [assurance maladie pour les plus pauvres].
    Désormais, et c’est une première pour le pays, le gouverneur du Wisconsin Scott Walker a décidé de renforcer les contraintes de ceux qui appliquent pour Medicaid avec la mise en place d’un programme qui les oblige à faire un test de dépistage de drogues et subir un traitement de cure, si nécessaire, pour en bénéficier.

    Si l’administration Trump approuve le plan de Walker (…) le Wisconsin sera le premier Etat des Etats-Unis à imposer un test dépistage de drogues comme préalable à l’obtention du programme de Medicaid depuis ses 53 ans d’existence.
    « Cela pourrait avoir des conséquences radicales pour les pauvres dans tout le pays » explique une experte en politique de santé.
    Walker veut ensuite imposer ces tests de dépistage comme condition d’obtention d’autres services sociaux comme les « food stamps » [Aide alimentaire pour les plus défavorisés] ou le chômage a-t-il affirmé dans une interview avec le Globe.
    D’autres Etats pourraient suivre le Wisconsin et les critiques sont déjà en train de se mobiliser.

     
    Une attaque à peine dissimulée contre les plus défavorisés dans l’Etat de Wisconsin. La plupart de ces programmes d’assistance sont financés par le gouvernement fédéral mais leurs conditions dépendent de l’Etat qui peut volontairement renforcer les contraintes pour utiliser l’argent dans d’autres programmes, dans l’économie, l’aide aux entreprises, …

     

    * « Burden of proof » – Boston Globe

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  • Vers une grève des scénaristes américains?

    IMAGES: SHUTTERSTOCK; ILLUSTRATION: VARIETY

    Le très puissant syndicat de la Writers Guild of America qui écrit les histoires et scénarios de la plupart des productions cinéma et télé, a appelé lundi à la grève (à 96%) si des négociations ne sont pas trouvées avant la date limite du 1er mai, quand les contrats (renégociés tous les trois ans) expirent avec the « Alliance Motion Picture » et « Television Producers » qui représentent les studios.
     
    Ce sera la première grève des scénaristes en dix ans, depuis celle qui avait duré cinq mois (novembre 2007 – février 2008) au cours de laquelle 12 000 scénaristes avaient cessé d’écrire, soutenus par de nombreux acteurs américains, qui avait interrompu la réalisation de nombreuses séries.
    Les premiers touchés par une éventuelle grève à partir de la semaine prochaine seraient les Late Night Show (« Jimmy Kimmel Live », « Late Show with Stephen Colbert », « The Tonight Show with Jimmy Fallon ») ou encore Saturday Night Live.
     

    Ca pourrait très embêtant en 2017, avec Donald Trump président et un appétit renouvelé des téléspectateurs pour les comédies satiriques.

     
    * « Will TV Writers strike? Here’s what you need to know » – Washington Post

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  • Les quotidiens du mardi 25 avril 2017

Le kiosque du 27 novembre 2016

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Mort de Castro aux Etats-Unis

La mort de Fidel Castro est sur les unes de tous les quotidiens du pays dimanche matin. Alors que les journaux floridiens célèbrent la disparition du dictateur à l’instar du Miami Herald pour qui « la mort de Castro apporte joie et guérison à Miami » ou du Diaro Las Americas, publié en espagnol, qui titre « Nunca Mas » (« Plus Jamais »), les quotidiens nationaux sont plus mitigés sur l’héritage du Comandante.
Ils évoquent l’inspiration que sa rebellion a pu offrir à des générations de communistes et socialistes (The Washington Post) mais aussi d’étudiants américains durant les années soixante et soixante-dix, notamment sa résistance face aux Etats-Unis (New York Times) et la réalité d’une dictature qui a muselé toute opposition politique, assassiné des milliers d’opposants et provoqué l’exil et de la déchirure de nombreuses familles (The Tampa Bay Times).

Les Cuban Americans représentent la troisième communauté latino aux Etats-Unis, estimée à plus de deux millions d’Américains, dont 1.4 millions vit en Floride, puis en Californie, dans le New Jersey et à New York.
Ce sont eux qui sont le plus réjouis de la mort de Fidel Castro vendredi soir, car beaucoup sont des exilés ou leurs descendants, et dont certains conservent des liens familiaux avec ceux restés à Cuba.

 

Marco Rubio et la surenchère anti-Castro

Marco Rubio, l’un des candidats républicains à la présidence et sénateur de l’état de Floride de descendance cubaine, a affirmé hier que « l’histoire se souviendra de Fidel Castro comme le diable, comme un dictateur meurtrier qui a infligé la misère et la souffrance sur son propre peuple » en transformant Cuba en une « prison misérable ».

Il a ensuite critiqué les « soi-disants » journalistes qui ont comparé Castro à George Washington – il faisait référence aux propos d’un journaliste de ABC qui expliquait que « Castro était considéré, encore à ce jour, par sa population comme le George Washington de son pays ».
Des commentateurs ont en effet mentionné sur des chaînes nationales certaines politiques réussies mis en place par le pouvoir cubain, comme l’éducation pour tous, le système de santé ou la recherche scientifique.

Le sénateur Rubio a continué d’énumérer sur Twitter, les crimes commis par l’ancien dictateur avant de s’en prendre au prendre au premier ministre canadien Justin Trudeau, qui a salué hier le départ « d’un grand leader » et suscité les critiques et moqueries de nombreux politiques et journalistes, surtout aux Etats-Unis.

Justin Trudeau salut Castro

Justin Trudeau, le chouchou des médias américains, a fait grosse bourde, en évoquant la mort d’un « leader plus grand que nature » qui avait « une prfonde affection pour son peuple » contrairement à la plupart des autres chefs d’état occidentaux, qui ont condamné les crimes commis à l’encontre des droits de l’homme et l’oppression politique de son régime.
Le père de Justin Trudeau, Pierre Trudeau, ancien premier ministre canadien, était un « ami » de Castro et a visité plus fois la Havane dans les années 70.

Les propos de Trudeau ont provoqué de nombreuses critiques, et s’il ne s’est pas rétracté sur sa déclaration initiale, il a tout de même affirmé ca matin, lors d’un déplacement à Madagascar, que Castro était un dictateur: « Il y a des gens qui ont beaucoup d’expériences et de souvenirs douloureux de ce qui s’est passé à Cuba, et je ne veux surtout pas minimiser cela ».

Target boycotté pendant la Holidays season

On devrait s’attendre à pas de polémiques comme celles-ci durant les quatre prochaines années autour de la prises de position de certaines entreprises sur la défense des droits de minorités.
La dernière en date concerne le géant de la grande distribution Target qui a pris fait et cause contre toutes sortes de discrimination envers la communauté LGBT ces derniers mois, notamment la loi HB2 votée en Caroline du nord.
Cette loi interdit aux transsexuels qui n’ont pas physiquement, donc officiellement, changé de sexe, d’utiliser les toilettes qui correspondent à l’identité de leur choix. En réponse à cette loi, Target a diffusé un communiqué officiel au mois d’avril en s’engageant à protéger les transsexuels dans leurs magasins et de les laisser utiliser les cabines d’essayage et toilettes de leur choix.
Une association conservatrice anti-LGBT, l’American Family Association, a lancé depuis une pétition pour boycotter ces magazins en expliquant: « Un homme peut simplement dire qu’il se sent comme une femme aujourd »hui et entrer les toiletttes des femmes … même si de jeunes filles ou des femmes sont déjà dedans » explique l’association, qui a récolté depuis 1,4 millions de signatures.

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Le boycott a été relancé ce weekend de Thanksgiving, l’occasion du Black Friday et du début de la Holidays Season, la plus importante pour les grandes chaines de supermarchés, avec le hashtag #anywherebuttarget.