Twitter, l’autre champ de bataille des présidentielles américaines

Le Wall Street Journal nous offre un tableau comparatif des performances de Hillary Clinton et Donald Trump sur Twitter, l’autre champ de bataille de ces élections présidentielles.

Donald Trump est très actif sur Twitter. C’est son outil de communication préféré depuis 2009 et il totalise aujourd’hui plus de 32,000 tweets, soit 13 tweets par jour depuis 7 ans.
Hillary Clinton
 n’utilise Twitter que depuis 2013 mais à une fréquence plus importante que Donald Trump avec 18 tweets quotidiens.

C’est le staff d’Hillary qui est en charge de la rédaction de ses tweets contrairement à Donald Trump qui est à l’origine de la plupart des siens – avec les dérapages que cela implique.
Mais c’est ce qui peut expliquer aussi le succès du milliardaire américain avec plus de 10,5 millions d’abonnés contre la candidate démocrate qui en comptabilise 8 millions.

Parmi les tweets les plus fameux:

Tweet de Donald Trump qui a créé une polémique à cause de la nature antisémite du photomontage (Etoile de David)
Tweet de Donald Trump qui a créé une polémique à cause de la nature antisémite du photomontage (Etoile de David)

 

Tweet de Donald Trump daté du 16 Avril 2016 rapidement effacé: "Si Hillary est incapable de satisfaire son mari, qu'est-ce qui la convainc qu'elle peut satisfaire l'Amérique"
Tweet de Donald Trump daté du 16 Avril 2016 rapidement effacé: « Si Hillary est incapable de satisfaire son mari, qu’est-ce qui la convainc qu’elle peut satisfaire l’Amérique »

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Kardashian-Swift: Comment les médias sociaux créé l’info aujourd’hui

« Dimanche soir Kim Kardashian a diffusé une série de vidéos sur Snapchat qui pourraient bien mettre à mal la carrière de Taylor Swift » résumait hier soir Vox.com.

Autrement dit, les deux mégastars de la pop culture américaine, on ne plus opposées l’une de l’autre, se sont déclarées la guerre sur les médias sociaux impliquant avec eux des millions de « followers » mais aussi des artistes, acteurs et tous ceux qui avaient un smartphone ou un ordinateur à portée de main ce lundi 18 juillet.

Après sa fameuse couverture fesses à l’air de Paper magazine en 2015, Kim Kardashian a encore réussi à « casser internet » mais cette fois-ci pour remettre les pendules à l’heure avec la fille prodigue de l’Amérique blanche – et idole des groupuscules néo-nazis.

Aucun internaute n’a pu échapper à la couverture médiatique invraisembable qu’a reçu cette dispute entre deux divas et qui au final profitera au business des deux femmes multimillionnaires, âgées respectivement de 26 ans pour Taylor et 35 ans pour Kim Kardashian.

Tous les médias en ligne, et parmi les plus sérieux, ont relayé ce duel « Snapchat-Instagram » en tentant d’y apporter toute sortes d’explication et d’analyses espérant sans doute attirer sur leur site, un public plus jeune.
Pour preuves, les articles du Time, CNN, BuzzFeed, The New York Times, the Daily Beast, The GuardianThe Atlantic, The Washington Post.

 

 

Petit rappel des faits:

Dimanche soir, Kim Kardashian a diffusé sur son compte Snapshat la video d’une discussion téléphonique entre son mari, le chanteur Kanye West, et Taylor Swift à propos d’une chanson à paraître sur son prochain album La Vie de Pablo.

On peut y entendre Taylor Swift donner son accord, à contre coeur, sur l’utilisation de son nom dans une des chansons de West.
Sauf qu’en février dernier, à la sortie de ladite chanson intitulée « Famous » – qui mentionne donc la chanteuse dans des termes peu flatteurs (je [Kanye] pourrais coucher avec Swift, parce que de toute façon c’est moi qui l’ai rendu célèbre cette pute), Taylor avait critiqué les paroles sexistes de West.

Dans une interview publiée ce mois-ci dans le magazine GQ, Kim Kardashian est revenu sur cette polémique en affirmant avoir les preuves que Taylor était au courant des paroles de la chanson – preuves qu’elle a diffusé sur son compte Snapchat, après la diffusion du dernier épisode de Keeping up with the Kardashians (par ailleurs en perte d’audience) le soir du 17 Juillet.
L’effet a été immédiat sur internet et les réseaux sociaux.

Kim Kardashian en couverture de GQ du mois d'Août 2016
Kim Kardashian en couverture de GQ du mois d’Août 2016

Pour comprendre les enjeux de cette dispute, rappelons que Kardashian et Swift sont deux mastodontes des médias sociaux,
La femme de Kanye West dispose de 77 millions d’abonnés sur Instagram (contre 86 millions pour Swift) et 46 millions sur Twitter (Contre 79 millions pour Swift).
Swift possède donc un sérieux avantage et il y a peu de doutes que Kardashian ait utilisé cette revanche personelle pour servir son omniprésence sur les smartphones.

En couverture du magazine Forbes ce mois-ci, Kardashian est décrite comme la « Mobile Mogul » puisqu’elle aurait engrangé 45 millions de dollars grâce à son application éponyme et payante lancée en 2014.

Taylor Swift a perdu le temps d’un snapchat le contrôle de son image mais elle reste aujourd’hui la chanteuse la plus rentable des Etats-Unis avec 73,5 millions de dollars engrangés en 2015.
Aucun doute que les deux continueront à passer un bon été.

Kim Kardashian en couverture de Forbes - Edition du mois d'Août 2016
Kim Kardashian en couverture de Forbes – Edition du mois d’Août 2016

Facebook moins informatif et plus friendly

Le mastodonte des médias sociaux a annoncé dans un post ce matin qu’il allait désormais modifier les contenus du fil d’information (news feed) de ses abonnés.
A partir du mois prochain, le contenu partagé entre amis sera privilégié par rapport au contenu diffusé par les médias.
Ceux qui utilisent Facebook à des fins amicales et sociales seront ravis au contraire de ceux qui l’utilisent comme une revue de presse instantanée.

Au delà des utilisateurs, ce sont surtout les organes de presse qui sont touchés par ce changement.
Aujourd’hui, la plupart des internautes accèdent à l’information à travers les médias sociaux, et les milliers de post diffusés chaque jour sur le news feed – bien plus qu’en accédant directement aux sites d’information.
Pour le site journalistique Poynter, c’est un revers pour les éditeurs, qui comptent sur leur pages Facebook pour attirer du traffic sur leur propres sites.

Ce changement du fil d’information va vraisemblablement être capital pour les organes de presse qui s’appuient sur Facebook comme source majeure de traffic « rapporté ». Ca touchera davantage les éditeurs dont les revenus proviennent des annonceurs (qui misent sur une large quantités de pages vues) que ceux dont les revenus viennent des utilisateurs (qui sont moins dépendants des aléas des utilisateurs de plateforme comme Facebook)

A lire sur le Nytimes.com