20.09.17

 

1. L’autre diplomatie américaine

 

  • En marge de l’Assemblé Générale des Nations Unies à New York, le milliardaire et ancien maire de la ville, Michael Bloomberg a hérité de « Clinton Global Initiative » créée il y a dix ans par le couple Clinton, qu’il a rebaptisée « Bloomberg Global Business Forum« , considérée comme la plate-forme de « l’autre diplomatie américaine » , celle héritée de Barack Obama, et qui réunit cette semaine, anciens et actuels chefs d’Etat, personnalités du monde politique, économique: Bill Clinton, Mike Bloomberg, Tim Cook, Justin Trudeau, Emmanuel Macron, le prince saoudien Salmane ben Abdelaziz, Jack Ma (Alibaba).

 

  • L’évènement sert les intérêts de l’élite capitaliste mondiale, favorable à l’ouverture des frontières, capitaux et des hommes qui a trouvé ces derniers mois un adversaire encore plus détestée qu’elle: le président américain et sa doctrine, America First.
    Comme certains gouverneurs et Etats américains, qui ont décidé de mener leur propre politique environnementale ou diplomatique – la Californie par exemple – les entrepreneurs américains ont également un rôle à jouer comme l’explique Bloomberg à Buzzfeed:

     

    Les nations sont liées les unes aux autres par le commerce et l’investissement, et si les patrons ne sont pas des diplomates, ils peuvent défendre une coopération sur des sujets dans lesquels le secteur privé compte – des infrastructures au changement climatique. Les actions prises par le secteur privé, qui ne remplace pas les canaux diplomatiques officiels, peuvent parfois être plus importantes que les mots ou les tweets des élus.

 


2. Les défis du mur

 

  • Une enquête passionnante de USA Today ce matin sur les défis physiques, financiers, humains et politiques que représente la construction du mur le long de la frontière mexicaine – la promesse de campagne phare du candidat républicain, celle qui a convaincu sa base électorale et sur laquelle il peut difficilement revenir aujourd’hui.

 

  • Sur l’objectif de cet ambitieux reportage multimédia, Nicole Caroll de USA Today:

    Nous étions dans la tribune de presse au meeting de Trump à Prescott Valley en Arizona à l’automne dernier. Les supporters chantaient « Build the wall. Build the wall ». Ils étaient tellement excités à l’idée de ce mur qu’on s’est dit que c’était notre rôle d’aider les gens à comprendre ce que cette mesure impliquait. Notre travail n’est pas de leur dire qui croire, mais d’être sûr qu’ils ont toutes les informations nécessaires pour se faire leur propre avis. C’est notre responsabilité. On a des rédactions dans tous les Etats frontaliers. Nos journalistes sont des experts, On comprend les enjeux.

 

  • Il existe actuellement mille kilomètres de barrières qui séparent les Etats-Unis du Mexique – soit seulement un tiers de la longueur de la frontière, 3 200 km – et dont la moitié uniquement destiné à interdire le passage des voitures.
    Les barrières existantes, hautes de trois mètres, n‘ont rien à voir avec le projet pharaonique de Trump qui veut un « grand et beau » mur censé atteindre 6 à 9 mètres de haut.  
  •  

  • Pendant la campagne électorale, Trump avait promis la construction d’un mur les 2 200 kilomètres restant qui traversent quatre Etats américains et des frontières naturelles importantes comme le Rio Grande (le long de la frontière texane), les falaises abruptes des parcs nationaux ou les déserts arides d’Arizona.
  • En juillet dernier, Trump a annoncé que le mur ne serait construit que sur 1 100 km et que le commencement des travaux coûterait 1,6 milliards de dollars.

 

  • Au Texas, qui partage 1 500 km de frontières avec le Mexique, la construction du mur pourrait entraîner la réquisition – et la compensation financière – de terres appartenant à cinq mille propriétés privées dont une bonne partie le long du Rio Grande. 
    Par ailleurs, la plupart des frontières sont à des centaines de kilomètres des grandes villes, et construire un mur implique d’abord la construction de route pour y parvenir. Il existe des coûts financiers et politiques locaux importants au delà de la construction même du mur.

 

  • Pendant les dix jours passés en hélicoptère le long de la frontière, le journaliste de USA Today n’a pas vu une personne essayer de passer la frontière illégalement ou être appréhendé par la police des frontières.
  • 25% des Républicains du Congrès soutiennent actuellement la construction du mur.* « The Wall » – USA Today

 

  • Mais Ann Coulter, l’une des « commentatrices conservatrices » les plus célèbres et influentes américaines qui a soutenu très tôt Trump durant la campagne présidentielle n’en démord pas et continue de mettre la pression sur le président:

3. Subvention pollution

 

  • Il existe aux Etats-Unis un programme gouvernemental qui « vous envoie un chèque à la fin de l’année pour vous récompenser d’avoir pris la voiture seul pour vous rendre au travail ». Cela s’appelle le « Commuter Parking Benefit » qui déduit de vos impôts les dépenses occasionnées par les places de parking souvent très chères des centres villes.
    Vous ne le touchez que si vous habitez en ville, et plus votre parking est cher, plus le chèque sera important, plus vous gagnez de l’argent plus votre remboursement sera conséquent. Les automobilistes urbains sont donc payés les contribuables pour créer davantage de bruit, d’encombrements et de pollution.

    Le programme coûte chaque année sept milliards de dollars au gouvernement américain selon une étude de l’association « TransitCenter » et met chaque année sur les routes 820 000 voitures supplémentaires qui effectuent sept milliards de kilomètres en plus.

 


4. Les jeunes de plus en plus vieux

 

  • Contrairement à leurs parents nés dans les années soixante-dix, les adolescents américains sont moins portés sur le sexe, la consommation d’alcool et de drogue, la conduite en voiture ou les petits boulots:

    Les jeunes d’aujourd’hui retardent de plus en plus les activités considérées comme des rites de passage à l’âge adulte (…) et le déclin est visible quelles que soient la race, le lieu d’habitation ou l’origine socio-économique que ce soit dans les zones rurales, urbaines et péri-urbaines.

  • Le directeur de l’enquête, Jean Twenge, explique cette évolution des comportements par une structure familiale plus réduite, plus présente et rassurante qui protège davantage l’enfant.* « Not drinking or driving, teens increasingly put off traditional markers of adulthood » – Washington Post

 


5. L’examen Jimmy Kimmel

 

  • Les sénateurs républicains n’en n’ont pas encore fini avec l’abrogation et le remplacement d’Obamacare qu’ils ont échoué à faire passer à deux reprises ces six derniers mois à la grande frustration du président qui voue depuis une haine farouche à Mitch McConnell, incapable de trouver un accord.

 

    • La nouvelle proposition dite « Graham-Cassidy », moins médiatisée mais tout aussi injuste que les précédentes – trente millions d’Américains privés d’assurance – pourrait bien passer si … Jimmy Kimmel, le comédien américain présentateur de l’émission populaire de fin de soirée « Jimmy Kimmel Live » n’avait pas consacré le monologue de son émission d’hier à la critiquer.
    • Début mai, il avait évoqué à l’écran les problèmes de coeur de son nouveau-né et la nécessité pour toutes familles américaines, quels que soient leurs revenus, d’avoir accès à ce genre de soins si nécessaire.
      Il avait reçu le sénateur républicain de Louisiane, Bill Cassidy, qui avait promis que les futurs propositions de réforme de la santé rempliraient les conditions de « l’examen Jimmy Kimmel »: pas de plafond de remboursement, des tarifs préférentiels pour les familles dans le besoin et interdiction de pénaliser financièrement les patients ayant des antécédents médicaux.

 

    • Aucune de ces conditions n’est remplie par la proposition Graham-Cassidy et la vidéo a déjà fait le tour des médias sociaux ce midi: « la croisade de Kimmel devrait devenir une étude de cas sur le pouvoir de la culture populaire contre le barouf de Washington ».

                 

 

  • Vox vous explique comment la nouvelle proposition de loi bénéficie aux Etats Républicains qui n’ont pas accepté les subventions fédérales d’Obamacare en 2010 et au contraire punit les Etats démocrates qui ont appliqué avec le plus d’efficacité Obamacare ces dernières années.

 

 


6. Sean Spicer discrédité

 

  • Aucune des cinq grandes chaînes d’info américaines, ABC News, CBS News, NBC News, Fox News et CNN n’a proposé à Sean Spicer, ancien porte parole de la Maison Blanche et trublion des Emmys Awards un poste de commentateur politique dans leurs programmes à cause, semble-t-il, de son « manque de crédibilité ».

 

  • L’apparition de Sean Spicer dimanche aux Emmys n’a pas plus aux journalistes américains, surtout aux correspondants de Washington qui ont eu à faire à ses mensonges et son agressivité pendant des mois dans la briefing room de la Maison Blanche.

 

  • Même s’il regrette ses mensonges et a entamé depuis quelques semaines une campagne de réhabilitation de son image, la pilule ne passe pas. Seule consolation: les apparitions très rentables devant les compagnies et un séjour à Harvard.

 

  • Petit message de félicitations du président entre deux discours à l’ONU:

 

 


7. Rolling Stone, le procès continue

 

  • Mauvaise nouvelle pour le magazine Rolling Stone, dont la vente a été annoncée plus tôt cette semaine, et qui n’a pas fini de payer les conséquences de la publication en 2014 d’un article « A Rape on Campus » sur un viol collectif qui n’a jamais eu lieu dans l’université de Virginie.
    Le bi-mensuel a été condamné à payer 1,6 millions de dollars de dommages et intérêts à la fraternité où l’agression aurait été perpétrée; 3 millions de dollars à l’adjointe du président de l’université et se prépare à un nouveau procès intenté par deux étudiants de la fraternité qui n’ont jamais été cités dans l’article, mais que des détails physiques auraient pu clairement identifier
  • Une victoire des plaignants pourrait compromettre la vente de Rolling Stone.

 


8. Le tweet du jour

 

  • James Damore est cet ingénieur viré par Google après avoir publié un memo interne dans lequel il explique les inégalités professionnelles entre hommes et femmes par les différences physiques et intellectuelles entre les deux sexes.
    Il a été présenté par l’Alt-right américaine comme le grand défenseur de la liberté d’expression. Au nom de cette liberté d’expression, il tweeté les propos suivants concernant le Ku Klux Klan:
     

 


9. La couverture du Jour

 

  • On s’éloigne de Washington et de la politique avec cette couverture légère et ensoleillée du New York Times magazine dans le numéro consacré aux « voyages »
     

18.09.17

 

1. Twitter Man v Rocket Man

 

  • Sur le dossier nord-coréen, l’obsession de la Maison Blanche ces derniers jours, Susan Glasser  explique dans Politico:

    Qu’il le reconnaisse ou non, Trump a une ligne rouge – une décision que de nombreux représentants de la Défense américaine considèrent comme une escalade dangereuse et auto-infligée de la véritable crise qui a éclaté avec la Corée du Nord (…)
    « Le problème, c’est que l’administration fait croire que si la Corée du Nord finit de développer ses missiles balistiques intercontinentaux, et qu’un missile doté de l’arme nucléaire peut toucher les Etats-Unis, ça change tout. Ce n’est pas vrai et ça ne l’a jamais été » affirme Dennis Blair, ancien directeur du renseignement national.

    « Twitter Man v Rocket Man » – Politico

 

  • Le lauréat du Pulitzer 2017 pour son enquête sur les activités de charité de Trump, David Farenthold s’est récemment intéressé aux difficultés que rencontre son empire, notamment ses clubs et hôtels qui rapportaient beaucoup d’argent en accueillant réceptions, galas et même tournages et qui souffrent aujourd’hui des premiers mois très controversés de la présidence:

    La clientèle change. Les propriétés de Trump accueillent de nouveaux clients qui veulent profiter de lui ou du gouvernement. Mais elles perdent la clientèle sur laquelle elles se sont développées: des groupes non politisés qui veulent juste louer une chambre (…) Sur les deux cent groupes qui ont loué des chambres, conférences ou parcours de golf depuis 2014, 85 ne sont plus des clients de Trump, la plupart pour des raisons autres que politiques, mais une trentaine affirme être partie à cause de la carrière politique de Trump.

    « Trump’s divisive presidency reshapes a key part of his private business »The Washington Post

 

 

 

 


2. Emeutes à St Louis

 

  • Les manifestations, qui ont éclaté vendredi soir à St Louis, dans le Missouri, après l’annonce de l’acquittement de l’officier de police Jason Stockley, responsable de la mort d’un Afro-américain, Anthony Lamar Smith, en 2011, ont duré tout le week-end et nécessité l’intervention musclée de la police anti-émeute, responsable de l’arrestation de quatre vingt personnes.
     

    Comme dans d’autres affaires, [cet acquittement] prouve la difficulté de rendre la police responsable de la mort d’Afro-américains, quelles que soient les preuves. Mais ce qui inhabituel ici, c’est le verdict du juge après que Stockley ait renoncé à un procès, qui donne un aperçu du raisonnement derrière l’acquittement d’un homme qui a dit à son partenaire, en parlant de Smith, « On va tuer ce connard ».
    Le juge a conclu « que les gens disent toutes sortes de choses dans situations très stressantes », que les cinq coups de feu ont été tirés en même temps comme l’avance la défense – alors que l’accusation note un cinquième et dernier coup de feu mortel tiré à quelques centimètres de Smith; que Stockley n’a pas placé un revolver dans la voiture de Smith, après sa mort, pour justifier la légitime défense, malgré le témoignage des collègues de l’officier et ne comprend pas ce qui aurait poussé Stockley à assassiner un automobiliste.
    S’il y a une nouvelle leçon à retenir de cet épisode tragique, c’est cet aperçu de la logique douteuse, des rumeurs qui se transforment en faits et des justifications insensées qui permettent d’innocenter des officiers blancs malgré la preuve qu’ils ont assassiné des automobilistes noirs.

    « This Judge’s Excuses for Acquitting Jason Stockley of Murder are Pathetic »Slate

 

 


3. La communauté LGBT, reine des Emmys

 

  • Stephen Colbert l’annoncé en début de soirée, jamais les Emmys n’avaient nominé autant d’artisites issus des minorités, et les grands gagnants d’hier soir appartiennent à la communauté LGBT avec un second Emmy d’affilé pour Kate McKinnon, star de l’émission satirique Saturday Night Live, qui a remercié au passage Hillary Clinton – qu’elle a imité durant toute la campagne 2016; Lena Waithe, co-auteure avec Aziz Ansari de l’épisode « Thanksgiving » de la série Master of None, inspirée par son propre coming out: « le monde ne serait pas aussi beau si vous n’y étiez pas » a-t-elle lancé dans un discours émouvant. La série « Black Mirror » a remporté un Emmy pour l’épisode « San Junipero »  et enfin une interview exclusive de Stephen Colbert avec RuPaul, la drag queen la plus célèbre de la télévision américaine.
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  • Les autres gagnants de la soirée: les histoires de femmes (« The Handmaid Tale » avec cinq récompenses dont meilleur drame, « Big Little Lies » et « Veep ») et « Saturday Night Live » (neuf récompenses dont Alec Baldwin pour son rôle de Donald Trump, « Cet Emmy est pour vous Mr le président »)

 

  • L’autre évènement de cette soirée, c’était l’apparition de Sean Spicer pour confirmer la taille de la foule présente au Microsoft Theater de Los Angeles, une référence à sa première conférence de presse du 20 janvier à la suite de l’inauguration du président, qui avait poussé McCarthy à l’imiter dans « Saturday Night Live », qui a surpris tout le monde mais déçu beaucoup de journalistes.
    Déçu également, le New York Post, de voir qu’un show normalement consacré au divertissement soit devenu si politisé

 

  • Signe des temps qui changent: « Ces dix-sept dernières années, HBO a reçu le plus de nominations pour les Emmys que n’importe quelles chaînes de télévision ou du câble » et si elle arrive toujours en tête en 2017 avec 110 nominations, elle est directement menacée par Netflix, qui en a reçu 93, alors que la compagnie a commencé ses programmes originaux il y a à peine quatre ans.

    « Emmys 2017: HBO needs to watch its back » – Quartz

 


4. Rolling Stone à vendre

 

  • Créé dans un loft de San Francisco il y a cinquante ans par un jeune hippie passionné de musique, Jann S Wenner, qui en est toujours le rédacteur en chef et propriétaire, le magazine Rolling Stone, l’un des plus emblématiques de la contre-culture américaine dans les années 70, 80 et 90, est aujourd’hui à vendre.
     

    La vente potentielle de Rolling Stone souligne les difficultés du paysage médiatique actuel [pour une publication indépendante] marqué par une baisse de la publicité papier et de la circulation (…)
    La décision des Wenners [père et fils] est aussi le signe de la fin d’une époque marquée par de célèbres rédacteurs en chef. Plus tôt ce mois-ci, Graydon Carter, le rédacteur de Vanity Fair et star mondaine a annoncé son départ du magazine après 25 ans. Robbie Meyers, la rédactrice de Elle, Nancy Gibbs de Time magazine et Cindi Leive de Glamour ont également annoncé leur départ.

 

 


5. « The Cartoon Bank »

 

  • Ou comment Conde Nast a mis la pression financière sur les dessinateurs du New Yorker.
    En 1992, l’un dessinateur du magazine, Bob Mankoff, créé « the cartoon bank », une plate-forme qui rassemble et vend tous les dessins qui n’ont pas été sélectionnés par l’hebdomadaire – elle en compte aujourd’hui 85 000 – dont la plupart des profits étaient distribuées aux artistes.
    Quand Mankoff deivent responsable du service « illustrations » du New Yorker en 1997, il vend la banque de données à Conde Nast, propriétaire du magazine, mais continue d’en être le président jusqu’en 2008, date à laquelle la plate-forme réalise son plus important chiffre d’affaires, sept millions de dollars.

    Il y a une dizaine d’années, ces dessinateurs – des freelances qui se battent chaque semaine pour une quinzaine de dessins qui seront publiés dans le magazine papier – pouvaient compter sur des revenus supplémentaires [à travers ‘The Cartoon Bank’ qui protège et vend leurs illustrations via The New Yorker]. Certains recevaient des chèques de 8 000 dollars par mois, d’autres de 2 000. Aujourd’hui même ceux qui touchent le plus de royalties, ne reçoivent plus que centaines de dollars par mois.

    Depuis, Conde Nast a montré peu d’intérêt pour « The Cartoon Bank », les royalties des dessinateurs ont décliné, le site internet marche à moitié, le personnel qui le gère est inexpérimenté et Condé Nast a décidé de faire davantage de profits sur la vente des dessins (50/50 contre 70/30 pour les dessinateurs auparavant).

    « How Conde Nast Put the Squeeze on New Yorker Cartoonists » – Paste Magazine

 


6. Couverture du Jour

 

  • « Falling Beauty » de Gayle Kabaker dans le numéro automne du New Yorker
     

 

 

Le Kiosque du 26.07.17: Diversion

 

1. Trump réussit à énerver sa base électorale, sa majorité et même les Démocrates

 

    • Le président ne cache plus son agacement, ni son mépris pour Jeff Sessions, son ministre de la justice depuis qu’il s’est récusé en mars dernier de toute intervention dans l’enquête sur les élections présidentielles de 2016 – dont celle menée actuellement par le procureur indépendant Bob Mueller, qui a remplacé James Comey, le directeur du FBI, viré au mois de mai.
      Dans une interview donnée au Wall Street Journal, le président s’est dit encore une fois très déçu de son Attorney General, a affirmé que l’ancien sénateur d’Alabama l’avait soutenu très tôt dans la campagne parce que ses « meetings étaient pleins », et l’a qualifié de « très faible » sur Twitter pour ne pas s’être attaqué aux « crimes » d’Hillary Clinton et a laissé ouverte la question d’un éventuel renvoi.
      L’idée est de l’humilier autant que possible pour provoquer sa démission.

 

  • Les attaques contre Jeff Sessions, un vétéran de Washington, ne passent pas à Washington, chez Républicains comme chez les Démocrates: « le ministre de la justice et les autres membres du cabinet, ne sont pas au service du président mais au service du peuple américain » rappelle ce matin la conservatrice National Review.
    Hier la plupart des conservateurs, médias, politiques et commentateurs dénonçaient ouvertement ces attaques, Kenneth Starr, le célèbre procureur qui a voulu destituer Bill Clinton, a demandé au président d’arrêter immédiatement – même Bernie Sanders, adversaire politique a critiqué les propos du président.

 

  • Trump n’a pas compris que la droite dure américaine soutient massivement Jeff Sessions qu’elle considère comme l’un des plus fidèles défenseurs du programme qui a fait élire le président: ses positions radicales sur l’immigration, les villes sanctuaires, le mur ou encore le durcissement du système judiciaire sont celles de la base électorale de Donald Trump.

  • Même Breitbart s’est offusqué de l’attitude de Trump et l’a mis en garde.

    La décision du président Trump d’attaquer mardi la position du ministre de la justice, Jeff Sessions sur les scandales de Hillary Clinton ne font que révéler l’hypocrisie du président sur le sujet – et pourrait inquiéter sa base qui voit en Sessions le meilleur espoir de voir s’appliquer la politique d’immigration.

 

  • Ironie de la situation: Conscient de sa popularité, du soutien de ses confrères, de la crise constitutionnelle que provoquerait son renvoi, et passionné par son projet d’une Amérique réactionnaire, Jeff Sessions n’a aucune intention de démissionner et s’il doit quitter son poste, ce sera la décision et la responsabilité du président.

 

 


2. La stratégie de la diversion: Les personnes transgenres

 

    • Conscient de s’être mis dans une situation délicate – perdre le soutien précieux de sa base électorale – Trump a eu recours hier à une stratégie politique dont il est devenu maître, l’art de la diversion: Créer une nouvelle polémique – généralement sur Twitter – pour en enterrer une autre.

 

    • Exemple: les attaques contre Jeff Sessions, incapable d’agir contre les « activités criminelles » de Hillary Clinton pour essayer de noyer les mensonges de son fils et de son gendre sur leurs contacts avec les Russes pendant les élections. Maintenant que la polémique autour de Jeff Sessions s’est retournée contre lui, Trump a dû créer une nouvelle cible qui puisse rassurer sa base électorale: Les personnes transgenres.

 

    • Hier matin, sans cris égards, le président a pris la décision d’interdire toute activité des personnes transgenres dans l’armée américaine: Comme prévu, la nouvelle a créé une immense polémique et un flot de critiques, reprises par les chaînes de télévision, les médias en ligne, les célébrités, sur les médias sociaux du monde entier et a presque réussi à faire oublier les problèmes avec Jeff Sessions.

 

  • Sauf que six mois après son investiture, les journalistes et commentateurs américains les stratèges politiques du président, et dénoncé la manoeuvre. Même l’ancien joueur d’échec et activiste, Garry Kasparov, ne s’y est pas trompé: 

 


3. L’interdiction des personnes transgenres dans l’armée

 

  • La nouvelle inattendue a pris tout le monde de court, et les justifications apportées par le président –  selon lesquelles accepter des personnes transgenres dans l’armée américaine coûte trop cher et créé trop de problèmes – ont été presque immédiatement démenties, à droite comme à gauche.
  • La décision est injuste, injustifiée et injustifiable. Trump continue de vouloir sa base électorale en divisant toujours un peu plus la population. 

 

  • La Maison Blanche était semble-t-il ravie hier de voir que la stratégie de diversion avait réussi.

 

 


4. La couverture du jour: Justin Trudeau

 

  • La nouvelle couverture du Rolling Stone a fait beaucoup de bruit hier avec Justin Trudeau en couverture et le titre polémique: « Why can’t he be our president? »

 

  • Sur Twitter, la question n’a pas pu aux supporters du président: « Meilleure question: Pourquoi est-ce que Rolling Stone ne déménagerait pas au Canada? » se demande la présentatrice Liz Wheeler de One America News Network et beaucoup appelaient au boycott du magazine – même si la plupart ne l’ont jamais acheté et encore moins lu.

 

 


5. Le reste de l’actualité

 

  • Lu dans Poynter

    David Perlman est né en 1918 – une décennie avant la découverte de la pénicilline et la théorie du Big Bang. Pendant presque toute sa carrière, il a couvert le progrès scientifique du XXème siècle et au-delà, écrit des milliers d’articles sur tout, du commencement de l’exploration spatiale aux ordinateurs. Jusqu’à aujourd’hui. Le journaliste de 98 ans prend sa retraite du San Francisco Chronicle après près de sept décennies au journal

     

  • Découvert dans Rolling Stone
    WNYC Studios, l’antenne de production de podcast de la New York Public Radio, et le MoMA collaborent pour une émission en dix épisodes appelé « A Piece of Work » et présenté par Abbi Jacobson, l’une des deux créatrices/réalisatrices/actrices de Broad City, pour découvrir l’art contemporain à travers des thèmes, le « minimalisme », le « Pop Art »,  etc …

 

  • Surpris dans le New York Post
    Le président l’a prédit après l’annonce de son départ du poste de porte parole de la Maison Blanche: Sean Spicer a une grande carrière qui l’attend. Et selon le tabloid new yorkais, elle pourrait commencer à la télé, en tant que commentateur pour Fox News, ABC, NBC et CBS qu’il a rencontré cette semaine ou comme célébrité dans la célèbre émission de ABC, « Dancing with the Stars », qui a joint Spicer.
    Après sa défaite contre Donald Trump aux primaires républicaines de 2016, Rick Perry, avait participé à « Dancing with the Stars » avant de devenir Secrétaire à l’Energie de l’administration Trump.

 

  • Bonne nouvelle pour « failing » New York Times qui vient de dépasser les deux millions d’abonnés en ligne et a vu ses revenus publicitaires augmenter pour la première fois depuis 2014 – Taking New Media

Lundi 13 février 2017: « Le président Trump a 100% raison »

  1. Les positions dangereuses de Stephen Miller
    Hier matin, Stephen Miller, 31 ans, l’un des plus proches conseillers de Donald Trump a fait le tour des plusieurs plateaux télés pour dénoncer la décision « idéologique » des trois juges fédéraux qui ont « abusé de leur pouvoir » en maintenant la suspension de la « travel ban ».
    Il a même affirmé que le pouvoir judiciaire n’avait rien de « suprême » et prévenu « les ennemis, les médias et le reste du monde que les « prérogatives du président pour assurer la sécurité du pays sont bien réelles et ne seront pas remises en question ». Concernant les accusations de fraude électorale, il a affirmé qu’il avait 100% raison.

    Les journalistes de l’émission Morning Joe étaient choqués par la violence des propos du jeune Miller, très à l’aise, à « défendre la vision un pouvoir autoritaire – visiblement ignorant de la Constitution américaine. Donald Trump a ensuite félicité son assistant pour avoir « représenté » ses positions qui pourraient le mener tout droit vers sa destitution.
    Les Républicains n’ont pas commenté.
  2. Miller, la star du weekend
    Le Jeune Miller a été l’objet de deux portraits ce weekend dans le Washington Post et le New York Times. Il a grandit dans la communauté très libérale de Santa Monica en Californie dans laquelle il a développé des positions conservatrices, contre son lycée notamment, coupable de « multiculturalisme ». Il a été très marqué par les attentats du 11 septembre et encore plus choqué par l’opposition de certains Américains à la guerre en Irak. 

    Miller s’est fait un nom dans les milieux conservateurs pour ses prises de positions controversées, en se faisant le champion de ceux qui se sentent « muselés » par le politiquement correct. 

    Il a travaillé pendant plusieurs années pour le sénateur d’Alabama Jeff Sessions, aujourd’hui ministre de la Justice, où il a peaufiné ses politiques anti-immigration avant de rejoindre l’équipe de campagne de Donald Trump en janvier 2016. Il travaille main dans la main avec Steve Bannon, et sont les auteurs à succès de la travel ban #1

  3. Des remaniements en perspective
    Comme l’expliquait ce weekend le New York Times, il existe deux courants d’influence autour du président:
          1. Ceux qui cherchent la confrontation: Steve Bannon, Stephen Miller, Jeff Sessions et Kellyanne Conway sont des fidèles du président, ne l’ont jamais critiqué et capturent les « impulsions » de Trump, notamment contre l’immigration.
         2. Les « conformistes »: Ivanka Trump, Jared kushner, le chef de cabinet, Reince Priebus, Gary Cohn, le conseiller économique, le General Mattis, et Rex Tillerson. 
    Mais il y a ceux qui sont sûrs de rester: Ivanka Trump et Jared kushner, la famille.
    Reince Priebus, affaiblit par le passage en force des « confrontationalists », est en sursis cette semaine comme Michael T Flynn, conseiller à la Sécurité Nationale, qui fait l’objet d’une enquête interne pour une discussion qu’il a eu avec l’ambassadeur russe sur l’éventuelle levée des sanctions américaines, alors que Obama était encore au pouvoir. 
  4. Elizabeth Warren, le nouveau visage du parti démocrate?
    Donald Trump est un maître de la manipulation et il l’a prouvé contre l’opposition qu’il remodèle à sa convenance.
    La semaine dernière, la sénatrice du Massachusetts, à été interdite par la majorité républicaine de témoigner devant le Sénat contre la nomination de Jeff Sessions au ministère de la justice.
    Une démarche inhabituelle pour Mitch McConnell le porte parole des Républicains, qui a propulsé Warren en haut de l’affiche (#shepersisted).
    Pour certains, ce « cadeau du ciel » a été savamment ficelé par l’entourage du président, qui veut voir Elizabeth Warren à la tête du parti démocrate en prévision des élections de mi-mandat en 2018.
    Dans un déjeuner avec des sénateurs démocrates jeudi, le président a affirmé en toute finesse: « Pocahontas est le nouveau visage de votre parti » – le surnom choisi par Trump pour moquer Warren.

    Un scénario qui ravit les conservateurs à l’instar du National Review, « Elizabeth Warren Présidente », certains de pouvoir la battre facilement.
  5. Les conservateurs un peu plus critiques envers Trump
    Une fois n’est pas coutume, la revue conservatrice National Review affirme que « La Droite ne peut pas défendre le président » et s’intéresse aux réactions des Républicains face aux débordements de Trump: Garder le silence (la plupart des parlementaires) ou justifier l’injustifiable en parlant de comportement « peu conventionnel »

    La façon grandiloquente et impulsive qu’a Trump de gouverner et de communiquer empêche [les Républicains] d’anticiper ce qu’il va faire et de pouvoir défendre ses déclarations. Combien de fois il a discrédité ses propres supporters et son porte-parole, Sean Spicer. Quand un leader politique remplace des principes et une plate forme idéologique claire avec ses propres instincts et jugements, il ne fournit aucun argument valabe à ses supporters.
    Au bout du compte, l’argument devient simplement « faites confiance » en votre leader, il sait ce qu’il fait, c’est la seule personne capable. Ce n’est pas du conservatisme, ni de la démocratie.

  6. Hillary aux présidientielles de 2020…?
    Pour Matt Larimer, ancien conseiller de George W. Bush, dans Politico ce weekend, tout indique que Clinton se prépare pour une troisième round:
    * La cessation des activités de l’ONG de la Fondation Clinton, « Clinton Global Initiative », subventionnée par les Etats étrangers et au centre des accusations de conflits d’intérêts lors de la campagne présidentielle.
    * Les Clintons n’ont pas démenti les rumeurs selon lesquelles Hillary pourrait se présenter à la Mairie de New York en novembre prochain contre De Blasio.
    * La signature d’un septième ouvrage avec la maison d’éditions Simon & Schulster, et la promesse d’une tournée de promotion dans tout le pays – et l’éventualité d’être interrogée presque uniquement sur sa cuisante défaite de 2016.
    * Son tweet de jeudi soir sur la décision des trois juges de la cour fédérale de San Francisco de maintenir la suspension de la travel ban, « 3-0 » a été aimé 422 000 et retweeté 147 000 fois.
  7. Saturday Night Live cartonne 
    L’épisode de samedi soir restera l’un des plus drôles et des plus controversés de cette année avec Alex Baldwin en invité, qui nous a bien entendu offert un sketch de Trump mais qui a donné la part belle aux comédiennes de l’émission et Melissa McCarthy.
    Pour notre plus grand plaisir, McCarthy est revenue à la charge dans un autre sketch hilarant du porte parole de la Maison Blanche.
    Kate McKinnon, brutale, en Kellyanne Conway qui harcèle le journaliste star de CNN, Jake Tapper, dans un remake d’Attraction Fatale.
    Notre préférée, c’est Leslie Jones dans son propre rôle qui demande au big boss de SNL, Lorne Michaels, de jouer Donald Trump, à la place de Baldwin. Fantastique.
  8. Adèle célébrée aux 59ème Grammys
    Adèle, la reine des « coeurs brisés et de la rédemption » remporte les cinq trophées des cinq catégories dans lesquelles elle était nominée dont chanson de l’année (le très lointain « Hello ») et album de l’année, 25 et disque de l’année. L’excellent Lemonade de Beyoncé n’a reçu que le prix de l’album contemporain urbain de l’année. Elle méritait mieux.
  9. Couverture du jour, c’est celle de John Oliver sur Rolling Stone. Le journaliste a repris hier les rênes de son émission hebdomadaire Last Week sur HBO. 

    Rolling Stone – février 2017

Le kiosque du mercredi 25 janvier 2017

Bonjour, c’est le kiosque du 25 janvier. La formule est plus courte et condensée et sera désormais disponible chaque matin en France, sur FacebookTwitter et notre site internet. Pour ceux qui souhaitent approfondir, il y les liens directs vers les sources américaines.

  • Kellyanne Conway, ancienne porte parole de campagne de
    Kellyanne Conway sur un plateau télé.

    Trump, désormais conseillère du président, présente sur tous les plateaux télés depuis six mois, est tellement populaire qu’elle aurait reçu des menaces de mort, et selon elle à cause de la mauvaise image que lui donne les médias. Elle a reçu la protection des services secrets / Axios 

  • What Trump reads and Watch: « president Trump passe un
    Sans doute l’une des couvertures préférés de Trump en 1990

    bon bout de temps et d’énergie à ridiculiser les médias. Il passe encore plus de temps à être obsédé par eux.
    Il lit peu, même les briefings doivent être résumés et présentés points par points le plus simplement possible mais il consomme beaucoup de médias traditionnels. Le New York Times, le tabloïd new yorkais, New York Post et sa fameuse rubrique people Page Six et de temps en temps le Wall Street Journal.

    A la télé il regarde l’émission politique de la chaîne libérale MSNBCMorning Joe à six heures du matin puis Fox & Friends sur Fox News, à sept heures du matin et CNN entre temps.
    Il déteste l’ordinateur et communique en écrivant avec un marqueur sur des feuilles blanches qui sont transformés en dossiers pdf envoyés aux intéressés.
    Trump adore les médias et ne peut s’en passer.  / Axios 

  • Barbara et George H. Bush respectivement 91 et 91 ans

    Le couple Bush Senior, soixante douze ans de mariage, a été hospitalisé la semaine dernière et n’a pas pu assister à la cérémonie d’investiture de Trump. Barbara est restée au chevet de son mari après une rémission plus rapide et lui aurait demandé de guérir le plus vite possible pour pouvoir assister au Super Bowl à Houston au Texas le 5 février prochain.
    La photo est touchante

  • Des sièges « skype » dans la « briefing room » de la Maison Blanche. Le porte parole de la Maison Blanche, Sean Spicer a annoncé lundi que la conférence de presse serait désormais ouverte à des journalistes via Skype pour inclure les rédactions en dehors de Washington qui n’ont pas les effectifs ou les moyens d’envoyer un correspondant permanent dans la Capitale.
    Twitter / Fox News

     

  • EPA en sursis
    On a appris hier le blackout médiatique, notamment sur les réseaux sociaux, dont est l’objet l’Agence de Protection de l’Environnement, qui n’est plus autorisée à communiquer avec la presse. Touts les contrats et subventions passées avec des agences extérieures sont momentanément gelés.
    En représailles, le park national de Badlands a utilisé son compte Twitter mardi pour poster différentes informations concernant le changement climatique et qui contredisent les croyances du président Trump et de sa nouvelle administration sur l’environnement.
    Les tweets ont été depuis supprimés.  

    Twitter / @BadlandsNPS
  • Devant le refus de Donald Trump de publier ses déclarations d’impôts, sous prétexte que cela n’intéresse personne, et le blackout médiatique imposé sur certains agences fédérales, de nombreux médias mettent à disposition de leurs lecteurs des serveurs sécurisés pour communiquer en toute sécurité des informations sensibles. 
  • Tandis que le Guardian hier appelait les journalistes américains à plus de solidarité et de collaboration pour résister aux attaques de Trump et enquêter sur ses conflits d’intérêts, un journaliste du New York Times appelle ses confrères à boycotter les conférences de presse de la Maison Blanche après les propos mensongers de son porte parole samedi dernier sur le nombre de participants à la cérémonie d’investiture de Donald Trump.
  • Des nombreux appels ont été lancés sur Facebook hier pour pousser les citoyens à appeler directement leurs représentants et sénateurs pour les convaincre de s’opposer aux Républicains. Des documents sont également partagés sur Google qui proposent les démarches précises à entreprendre. 
  • Un application appelée Countable est lancée aujourd’hui et permet aux internautes de recevoir les dernières nouvelles concernant les représentants du pays, les lois sur lesquelles ils travaillent et devront voter et qui leur permettent de communiquer directement avec eux, via courrier électronique.
    L’application rejoint d’autres outils numériques censés connecter les électeurs avec les leurs élus, comme Madison Project, qui permet de commenter sur les propositions de lois en cours. Wired

  • Les républicains ont clôt l’enquête sur la crise sanitaire de Flint dans le Michigan où cent mille personnes ont été empoisonnées à cause de l’eau contaminée ces deux dernières années. La responsabilité du gouverneur républicain Nick Snyder dans les problèmes de gestion de la crise n’a pas été établie.
  • Paris Jackson, la fille de Michael Jackson, en couverture de
    Rolling Stone – février 2017

    Rolling Stone, croit en la responsabilité du docteur Murray, le médecin soignant du chanteur dans la mort de son père, mais affirme qu’il aurait été victime d’un complot. Elle refuse depuis de répondre aux questions des journalistes.
    Après des années de dépression à la suite d’un viol, elle est aujourd’hui en meilleure santé, travaille comme mannequin et veut devenir actrice.

Le kiosque du jeudi 19 janvier 2017

L’investiture: mode d’emploi

On sera obligé de regarder l’investiture de Trump demain matin à Washington, mais des millions d’Américains sont appelés à éteindre la télé et faire autre chose lorsque le 45ème improprable président des Etats-Unis devra prêter serment sur la Bible utilisée par Abraham Lincoln et Barack Obama devant le chef de la Cour Suprême des Etats-Unis, John Roberts.
Comme on le rapportait cette semaine, ce sera l’une des plus petites cérémonies d’investiture de ces dernières décennies, à Washington et dans le reste du pays. Donald Trump est en effet le nouveau président le moins populaire de l’histoire moderne des Etats-Unis.

***

A moins que …

Branle-bas de combat chez Breitbart, ennemi juré CNN, accusé de propager des  fake news par le président-élu: L’un des présentateurs de la chaîne d’informations, Wolf Blitzer, a évoqué les conséquences d’un éventuel assassinat de Trump et son Vice-président le jour de l’inauguration qui obligerait le « survivant désigné », le secrétaire d’Etat actuel, John Kerry, à prendre la relève.

Alors qu’une grande partie du pays s’impatiente des différents évènements à venir et du discours d’investiture du nouveau président, CNN se demande qu’est ce qu’il se passerait s’il était assassiné.

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Betsy DeVos, la martyre des Charter School

Pour The Intercept, la confirmation de Betsy DeVos devant le Sénat pourrait poser problème:

Sa carrière dans le public nous montre que c’est une Chrétienne zélée qui ne croit pas en la séparation de l’église et de l’Etat, qui veut financer les écoles religieuses avec de l’argent public, et dont les fondations ont financé des groupes fanatiques anti-gay.

Interrogée sur les donations faites par Prince Fondation, gérée par sa mère, à des organismes pro-familles et anti-gays, Mme DeVos a menti en affirmant qu’elle ne faisait pas partie du conseil d’administration à cette époque. Or les fiches d’imposition de la fondation prouvent qu’elle en était vice-présidente. Une erreur de frappe comptable a-t-elle affirmé.
Pour The National Review, il s’agit d’une énième chasse aux sorcières envers une chrétienne dévouée critiquée pour ses généreuses donations « motivées par sa foi en dieu ».

Quoi qu’il en soit, ses mensonges qui pourraient l’empêcher d’être confirmée la semaine prochaine à son poste de Secrétaire d’Etat à l’Education.

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Rick Perry n’a pas compris son futur job


On lui a proposé le Secrétariat d’Etat à l’Energie qu’il aurait accepté « pensant devenir  l’ambassadeur américain du gaz et du pétrole qu’il a longtemps défendu dans son Etat » et sachant qu’il avait souhaité l’élimination du Département de l’Energie en 2012 – qui lui a valu le titre de plus « mauvais tuyau de l’année » en couverture de Texas Monthly.

Des propos sur lesquels il est revenu ce matin expliquant qu’après avoir été conseillé sur les nombreuses fonctions vitales que comporte le Département, il regrette avoir souhaité son élimination »
Il semblerait néanmoins que l’ancien gouverneur n’ait pas compris que l’étendue des responsabilités de son poste, notamment la gestion du complexe national de sécurité qui abrite l’arsenal nucléaire. Il a d’ailleurs avoué n’avoir « aucune expérience dans la prise de décision concernant la politique nucléaire. »

« Un coup bas de plus » selon The National Review, qui affirme que les propos du New York Times sont des « fake news » et qu’il n’existe aucune preuve que Rick Perry n’a aucune idée de ses futures fonctions.

Rolling Stone l’a surnommé « la meilleure petite pute du Texas » dans un portrait publié en 2011, lorsqu’il s’est présenté aux primaires républicaines, à cause de sa tendance à gagner de l’argent en vendant les projets, positions et services publics aux plus offrants lorsqu’il était gouverneur.

On pensait que Bush était la pire chose que le Texas offre à l’Amérique. Mais si Rick Perry remporte la Maison Blanche, on se souviendra bientôt de ce taré de W et sa croisade en Irak comme quelque chose d’agréable.

 

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Interdire les manifestations pacifiques

Selon The Intercept, des parlementaires républicains essayent à travers tout le pays de criminaliser et décourager les manifestations pacifiques comme celles organisées par Black Lives Matter ou les opposants au Dakota Access Pipeline et dans l’anticipation d’un regain de protestations ces quatre prochaines années.
Pratiquement, ça passe par des lois assez absurdes, comme celle proposée dans le Dakota du Nord qui empêche de poursuivre pénalement un motard qui tuerait par accident un manifestant en travers de sa route; une autre proposition de loi dans le Minnesota pourraient condamner ceux qui manifestent sur les autoroutes à des amendes de trois milles dollars et un an de prison. D’autres cas similaires dans l’Etat de Washington, celui du Michigan et d’Iowa inquiètent les associations de défense des Libertés Civiles qui dénoncent « une hostilité publique » à peine cachée « contre Black Lives Matter dans les banlieues blanches et les zones rurales ».

Barack Obama: Les couvertures de huit ans de présidence

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Il donnera son discours d’adieu ce soir depuis Chicago laissant les Etats-Unis dans l’inquiétude et le doute avec l’arrivée de Donald Trump.

Pourtant il y a huit ans, il avait apporté un vent d’espoir dans le pays, et même si son bilan est aujourd’hui critiqué et remise en question par la prochaine administration, il aura inspiré une génération d’Américains et de citoyens partout dans le monde, y compris ici au Kiosque.

On lui rend hommage, en sélectionnant les plus belles couvertures qui ont marqué les différents moments de sa présidence

Rolling Stone – Edition du 20 mars 2008

En pleines Primaires démocrates, le magazine Rolling Stone choisit de soutenir Barack Obama plutôt que Hillary Clinton. La couverture a fait polémique car la couleur de peau de Barack Obama aurait, selon certains journalistes, été « blanchie »

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Time magazine – avril 2008

L’hebdomadaire consacre sa couverture à la relation entre la mère de Barack et son fils.
Docteur en anthropologie, Stanley Ann Dunham n’est restée mariée que quelques mois avec le père de Barack qui meurt en 1982 d’un accident de voiture.
Elle se remariera avant de mourir en 1995 d’un cancer de l’utérus.

 

 

Time magazine – avril 2018

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The New Yorker – Edition du 21 juillet 2008

Elle reste l’une des couvertures les plus controversées jamais parues dans le New Yorker de l’incontournable Barry Blitt. Dans une campagne présidentielle très violente, Barack Obama est accusé d’être musulman par les Républicains, et sa femme, Michelle, liée à des groupes d’extrême gauche. Le dessinateur américain met les pieds dans le plat avec cette couverture intitulée « The Politics of Fear » qui résume parfaitement les polémiques qui entourent le couple Obama, et aurait provoque la colère de l’intéressé et d’autres associations.

 

The NEw York – Edition du 21 juillet 2008 by Barry Blitt

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Mad Magazine – Septembre 2008

Le magazine satirique reprend le slogan d’Obama à la négative. C’est simple et ça marche.

Mad Magazine – septembre 2008

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Chicago Tribune – 5 novembre 2008

Le premier quotidien de Chicago, ville d’adoption d’Obama, fête comme il se doit la victoire de l’ancien sénateur de l’Illinois.

Chicago Tribune – Edition du 5 novembre 2008

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The Eugene Weekly – 20 janvier 2009

Il faut toujours un peu d’humour pour faire une belle une et celle du Eugene Weekly, un hebdomadaire indépendant de l’Oregon, la semaine de l’investiture du président Obama qui a lieu le 20 janvier 2009, colle parfaitement.

Eugene Weekly – Edition du 15 janvier 2009

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The New Yorker – Edition du 26 janvier 2009

Intitulé « The First », cette couverture dessinée par Drew Friedman est tout aussi polémique puisqu’elle présente le nouveau président sous les traits de George Washington.

The New Yorker – Edition du 26 janvier 2009.
“The First,” by Drew Friedman.

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The National Review – Juillet 2009

La priorité de Barack Obama en arrivant à la présidence des Etats-Unis est de mettre en place son Affordable Care Act, véritable cauchemar des Républicains comme en témoigne cette couverture du National Review.

The National Review – Juillet 2009

 

Time magazine – février 2010

Un an après son investiture, Barack Obama qui pensait travailler conjointement avec les Républicains n’a pas été capable de mettre en place son programme et Obamacare est en suspend. Difficile constat pour le président.

Time magazine – dition du 1er février 2010

 

Newsweek – Mai 2012

Jamais un président n’avait autant défendu la cause LGBT dans la société et la constitution avec la loi fédérale qui autorise le mariage pour tous aux Etats-Unis.

Newsweek – mai 2012

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The Atlantic – Septembre 2012

La campagne de réélection du président sortant est plus compliquée que prévue et Mitt Romeny sait rendre les coups, notamment dans le domaine délicat de l’économie. Obama doit défendre les debuts difficiles d’Obamacare et parer aux assauts répétés des Républicains sur l’attaque de Benghazi en Lybie au mois de septembre qui a fait quatre morts parmi les Américains, dont l’ambassadeur Chris Stevens.

The Atlantic – Septembre 2012

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The National Review – Ocotbre 2012

Barack Obama échoue lors du premier débat présidentiel devant un Mitt Romney sympathique et confiant. Coup dur pour les démocrates qui commencent à douter d’une réélection de leur candidat avant que Barack Obama remporte haut la main les deux autres débats, et que Joe Biden ridiculise Paul Ryan.

The National Review – Octobre 2012

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Bloomberg Businessweek – novembre 2012

La réélection de Barack Obama est sans équivoque mais le deuxième mandat s’annonce plus difficile sans une majorité démocrate à la Chambre des Représentants.

Bloomberg Businessweek – November 2012

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The Economist – Novembre 2012

L’hebdomadaire anglais se moque de l’une des photos les plus célèbres de cette campagne 2012 en demandant à Obama d’aller maintenant faire un câlin aux Républicains.

The Economist – Edition de novembre 2012

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Bloomberg Businessweek – Octobre 2013

Presque un an après son second mandat, « Barack Obama a promis d’utiliser la technologie pour pousser les Américains à croire en le gouvernement. L’échec du site healthcare.gov pourrait provoque le contraire » affirme Ezra Klein.

Bloomberg Businessweek – Octobre 2013

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New york magazine – Octobre 2016

Sur l’héritage d’Obama et les évènements qui ont marqué ses huit ans de présidence.

New York magazine – octobre 2016

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The Washington Post magazine – janvier 2017

Sur les portraits d’une présidence.

The Washington post magazine – Edition du 5 janvier 2017

 

Le kiosque de la semaine: 23 – 29 octobre 2016

 

 

 

https://twitter.com/NewYorker/status/788998250326007808?ref_src=twsrc%5Etfw

le Kiosque du jeudi 27 octobre 2016

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ELECTIONS PRESIDENTIELLES AMERICAINES

Les prévisions de FiveThirtyEight jeudi 28 octobre 2016
Les prévisions de FiveThirtyEight jeudi 28 octobre 2016

 

Trump snobe les dernières levées de fond des Républicains

John Pororetz du New York Post parle « de l’ultime humiliation de Trump envers le GOP »: On a appris hier la décision du candidat républicain de ne plus accepter les dernières levées de fond nécessaires aux dernières semaines de course à la présidence en décidant de snober ces réunions:

Ca résume parfaitement les 16 mois durant lesquels Trump a joyeusement terrorisé les représentants républicains, les forcé à s’adapter à ses caprices avant un dernier bras d’honneur (…) Et avec douze jours à venir ce n’est pas probablement le dernier coup qui brisera les rotules du président du comité républicains et élus qui lui ont lui le double traitement « oui on te soutient mais on ne t’aime pas vraiment

 

Une autre bimbo harcelé par Trump

Le tabloid anglais Daily Mail révèle ce matin que « Donald, alors marié, a fait des approches répétées à une candidate de The Apprentice, ancienne modèle de Playboy, Brande Roderick et constamment évoqué combien il avait envie de la baiser. »
Quand on regarde les remarques faites au cours de l’émission à propos de la playmate, on a peu de mal à imaginer les commentaires déplacés du milliardaire rapportés anonymement par des techniciens qui travaillaient alors pour le programme de NBC.

Une scission post-électorale

Le Wall Street Journal envisage une éventuelle scission du parti républicain après les élections:

La campagne de Trump, comme les vagues de changements qui l’ont précédées [ces quatre dernières décennies: George Wallace Southerners, Ronald Reagan Democrats, Pat Buchanan pitchfork populists and tea-party foot soldiers] a attiré de nouveaux électeurs vers le Parti Républicain mais en a aussi éloigné un bon nombre. Il a provoqué une importante scission qui sera difficile à refermer et qui pourrait même diviser les partis en deux camps, l’un formé par les récents relents populistes et l’autre plus traditionnel des modérés et conservateurs.
Si Trump gagne, il dirigera vraisemblablement le GOP vers un chemin bien plus populiste comme celui choisi pour sa campagne, qui pourrait bien s’aliéner l’establishment, les intellectuels conservateurs et les hommes d’affaires. Il n’a cessé dernièrement de rabaisser ceux en désaccord avec lui sur les échanges, l’immigration et la politique étrangère. Ils devront décider si le parti reflète toujours leur idéaux ou non.

Le Patient Zéro disculpé

New York Post - Edition du 4 octobre 1987: "L'homme qui nous a apporté le Sida"
New York Post – Edition du 4 octobre 1987: « L’homme qui nous a apporté le Sida »

Gaétan Dugas, steward d’Air Canada, a reçu le surnom de « Patient Zéro » après sa mort en 1984, et selon une étude scientifique qui a révélé à l’époque qu’il aurait contracté le virus du sida en Afrique ou Haïti et qu’il aurait été à l’origine de sa propagation sur le continent nord-américain dans les années 80 à cause des dizaines, voire de partenaires qu’il aurait contaminé.
De nouvelles recherches génétiques, « soutenues par un enquête historique fascinante » l’ont « déclaré innocent mercredi »: L’épidémie a mis le pied sur le sol américain à partir du début années 70 en provenance du Zaïre jusqu’à Haïti avant d’arriver à New York en 1971 pour atteindre San Francisco en 1976 – Bien avant le patient zéro.
Les recherches ont également montré que le « Patient zéro » signifiait en fait le « Patient O » pour « Outside Southern California », où les recherches sur la maladie ont débuté.
Le virus du sida a fait plus de 500 000 morts aux Etats-Unis principalement dans la communauté homosexuelle.

Rolling Stone dans la tourmente.

Après Gawker, c’est au tour du magazine Rolling Stone d’être assis sur le banc des accusés après la publication en 2014 du récit d’un viol en réunion dans une fraternité de l’Université de Virginie.
Malgré la faiblesse des sources, l’unique témoignage anonyme de la victime, qui a toujours refusé de nommer ses agresseurs et empêcher la journalistes de contacter ses témoins, Rolling Stone a quand même publié l’histoire, A Rape on Campus au mois de novembre.
Les incohérences du récit ont été dénoncées dans les jours qui ont suivi par l’Université, la fraternité, les amis de la victime, et même d’autres journalistes et qui ont poussé le magazine a publié une lettre d’excuses début décembre 2014 et retiré l’article de son site.
Ca n’a pas empêché une membre du personnel de l’université, incriminée dans le reportage pour ne pas avoir prêté attention au drame de la victime, de porter plainte en diffamation – et dont le procès a commencé cette semaine, ainsi la plainte de la fraternité qui demande 25 millions de dollars de dommages et intérêts au magazine – qui aura lieu l’année prochaine.
L’article original est ICI, la contre-enquête, What Went Wrong, du département de journalisme de Columbia University publié sur Rolling Stone en avril 2015.

 

Le Kiosque de la semaine: 10 – 16 octobre 2016

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Les articles “A LIRE” de la semaine
 sélectionnés parmi les magazines présentés dans le diaporama

 

  1. « How the light gets in » – David Remnick / The New Yorker

    David Remnick, le rédacteur-en-chef du New Yorker nous offre nn portrait magnifique de Leonard Cohen, le chanteur de 82 ans, qui sort sont 14ème album, You Want It Darker.
    A LIRE D’URGENCE!

  2. « War Goes Viral » – Emerson Brooking & P. Singer / The Atlantic

    « Les médias sociaux ont aidé ISIS à recruter quelques 30 000 combattants étrangers dans plus de 100 pays, et les ramener jusqu’aux champs de bataille de Syrie et d’Irak ». L’organisation a annoncé l’invasion de l’Irak via Twitter avec le hashtag #AllEyesOnISIS et a bombardé la plateforme de célébrations de victoire et d’images choquantes de ceux qui ont osé les combattre, en direct, sans que les médias puissent vérifier aucun information: ISIS « est devenu le premier groupe terroriste à occuper physiquement et numériquement un territoire »
    « On a longtemps reconnu dans internet sa capacité à rassembler les gens, cette même technologie est aujourd’hui utilisée comme une arme (…) Les médias sociaux ont tout révolutionné, des affaires au dating en passant par la politique et maintenant, à la guerre, elle-même.

  3. « The Age of Fear » – Neil Strauss / Rolling Stone

    « Si on vit dans l’époque la plus sûre de notre Histoire, Pourquoi avons nous si peur? » Selon le sociologiste Barry Glassner, nous vivons dans la période la plus propice à la peur car il existe des gens et des organisations qui ont le pouvoir et l’argent pour véhiculer ces peurs: « les médias de masse, les compagnies d’assurance, l’industrie pharmaceutique, les groupes de pressions, avocats, politiciens » utilisent et manipulent la peur des gens pour engendrer des milliards de dollars.

  4. « Super Size – The Dizzling Grandeur of 21st-Century Agriculture » – Collectif / New York Times magazine

    Un reportage photos et vidéos sur le paysage agricole américain au 21ème siècle

    * « Big Food Strikes Back » – Michael Pollan: Pourquoi Obama a-t-il échoué avec l’agro-industrie
    *« Pie in the Sky » – Corby Kummer: Comment faire un pizza surgelée qui soit bonne pour la santé
    * « Brand the New Hue » – Malia Wollan: Comment fair eun M&M bleu?

  5. « The White Helmets of Syria » – Jared Malsin / Time magazine

    « Certains d’entre nous qui regardent le conflit depuis l’Occident ont constamment sous-estimé le  bain de sang qui touche la Syrie à empirer. on tend à penser que ça ne peut pas être pire. Et ça n’a jamais cessé d’empirer » Rapporte Noah Bonsey, spécialiste de la Syrie au International Crisis Group. Les 3 000 « casques blancs » sont les volontaires qui tentent aujourd’hui de sauver des vies dans les zones tenues par les rebelles qui sont touchés quotidiennement pas des tirs d’obus du régime ou de la Russie dans lesquelles les casques blancs sont eux-mêmes devenus des cibles

  6. « The Thirty-Year Coup » – Dexter Filkins / The New Yorker

    Le coup d’Etat manqué en Turquie cet été a été attribué par les autorités et son président Erdogan au dissident religieux Fethullah Gülen réfugié aux Etats-Unis depuis vingt ans après avoir échappé aux militaires. « Pour beaucoup en Occident, il représente une tendance positive de l’Islam, qui défend selon Bill Clinton, « les idées de tolérance et de dialogue entre communautés ».
    Il a participé au retour du religieux au moment où Erdogan a pris le pouvoir au début des années 2000, mais ses sermons pro-business, pro-science, et conciliateur envers Israel lui ont vite attiré les foudres des islamistes. Par ailleurs, le mouvement social et religieux qu’il a initié, aujourd’hui très influent dans les médias, les affaires, les syndicats, les écoles de Turquie est devenu une menace pour le régime de son ancien allié, Erdogan. Ce dernier l’accuse aujourd’hui d’être responsable depuis son exil américain du coup d’Etat qui a tenté de le renverser cet été, et qui lui a permis de procéder depuis à des milliers d’arrestations de ses militants en Turquie.

  7. « Saturday Night live’s Weirdo in Chief » – Alex Morris / Rolling Stone

    Reportage et interview de la comédienne Kate McKinnon qui vient de remporter son premier Emmy Award pour ses interprétations diverses, variées et hilarantes dans l’émission satirique de NBC Saturday Night Live, à l’affiche de Ghostbusters cet été, de Masterminds cet automne, et qui est très attendue ces prochaines semaines dans SNL où elle incarne Hillary Clinton à merveille.

  8. « Buzz Off » – Robert Kolker / Bloomberg Businessweek

    La communauté de la ville de Key Haven dans les Key West du sud de la Floride résiste depuis plusieurs années aux tentatives d’expérimentation d’une compagnie de biotechnologie, Oxitec, qui propose des solutions innovantes pour contrôler les moustiques porteurs de virus et du dernier ennemi en date, ZIKA. Mais la population refuse d’être le cobaye des frankenflies, ces moustiques mâles génétiquement modifiés qui agissent comme « des insecticides vivants » et qui doivent libérer par centaines de milliers dans les zones habitées.

  9. « The View from the Valley » – The Editors / The Atlantic

    Un sondage au coeur de la Silicon Valley de 50 tech executives qui répondent a toutes sortes questions d’actualité, de Trump à Peter Thiel, en passant Tulsa ou Marissa Meyer.

  10. « Patagonia » – Brad Wieners / Bloomberg Businessweek

    La marque de vêtements s’est lancé dans la vente de nourriture et boissons saines pour l’homme et la nature