Le Kiosque du 29.06.17: Morning Joe vs Trump; Les libraires-secouristes; Iphone a 10 ans; #OscarsStillSoWhite; Roy Cohn

 

 

1. Trumplandia: Oeil pour oeil, dent pour dent

 

 

    • Hier, Donald Trump a attaqué le Washington Post, propriété du géant Amazon, après s’en être pris la veille à l’ensemble des « fake médias », y compris le New York Times, CNN et les grandes chaînes d’infos nationales (NBC, ABC, CBS) dans ce qui constitue une fois de plus « le plus grand dénigrement des médias depuis Nixon ».

 

  • L’attaque contre Jeff Bezos, le fondateur et PDG d’Amazon, aurait été provoquée par un article paru en une du Washington Post hier, qui affirme que les sénateurs républicains ne prendraient pas le président au sérieux, après la décision de Mitch McConnell, chef de la majorité du Sénat de retarder le vote sur la réforme de la réforme de l’assurance santé.

    « Plutôt que d’essayer de convaincre les Américains sur le vote de la réforme d’Obamacare, Trump passe son temps à vendre son mépris envers les médias » – CNNMoney

 

  • La vidéo filmée en caméra cachée par James O’Keefe, un activiste pro-Trump, dans laquelle un producteur de CNN affirme que sans preuve tangible l’affaire Trump-Russie pourrait bien être « du n’importe quoi » qui rapporte de l’audience à la chaîne, qualifiée de « disgrâce pour tous les médias et le journalisme », a été mise en ligne sur le compte Instagram du président mercredi et abondamment reprise par Fox News depuis.
    Comme l’explique Hadas Gold dans Politico, Donald Trump et ses alliés pensent désormais qu’il a gagné du terrain dans sa guerre contre les médias

 


2. Trumplandia: Des tweets qui touchent le fond

 

  • Pas si vite!
    Les tweets incendiaires de ce matin contre deux présentateurs, aujourd’hui fiancés, de l’émission politique « Morning Joe » sur MSNBC, autrefois confidents et aujourd’hui très critiques à l’encontre du président, ont dépassé les limites de la décence et ont été condamnés par la plupart de la classe politique et des médias (même de droite) mais salué par le présentateur star de Fox News, Sean Hannity ainsi que Breitbart et autres trolls sur internet.

    J’ai entendu que l’émission Morning Joe (que je ne regarde plus) me critique. Comment expliquer alors que la folle Mika [Brzezinski] avec son petit QI et Joe [Scarborough] le « psycho » soient venus à Mar-a-Lago trois soirs de suite lors du nouvel an pour me voir. Ce que j’ai refusé parce que son lifting saignait encore.

     

  • Melania Trump, la femme du président, qui s’est engagée contre le harcèlement en ligne (« cyber-bullying ») a justifié les propos de son mari, qui, « lorsqu’il est attaqué réplique dix fois plus fort » et Sarah Sanders, la porte parole adjoint de la Maison Blanche a également expliqué que son boss répondait avec la même agressivité contre ceux qui l’insultent.
  • Même le Daily Mail a qualifié ces propos de « coup très bas ».

 


3. Image du Jour

 

  • Le dessin du jour signé John Mavroudis paru sur le site du New Yorkerclin d’oeil au faux numéro du magazine Time avec Trump en couverture, accrochée selon le Washington Post, dans différents clubs de golf du milliardaire.

 

 

 

 

 


4. #OscarsStillSoWhite

 

Extrait de la couverture du LA Times ce matin

 

  • Comme l’Académie des Oscars s’était engagée à le faire l’année dernière après la polémique lancée en 2015 sur Twitter contre des #OscarsSoWhite, diversifier ses membres, majoritairement masculins, blancs et âgés, elle a accueilli cette année un record de 774 professionnels de l’industrie, contre 683 en 2016.

    La nouvelle promotion compte 298 femmes, ce qui augmente leur représentation de 27 à 28%.
    232 sont des gens de couleur, ce qui augmente la présence des minorités de 11 à 13%.
    En juillet dernier, le Times a estimé que l’Académie devait ajouter 85 personnes de couleurs et 395 femmes dans ses rangs chaque année pour atteindre ses objectifs.

     

  • L’Académie qui compte 6 687 membres semble tenir ses promesses énoncées dans son programme « A2020 », censé profondément diversifier l’Académie d’ici à 2020, mais elle est encore aujourd’hui très « blanche » (à 87%) et masculine (à 72%)Los Angeles Times

 

 


5.  Quand les bibliothécaires jouent les secouristes

 

  • « Ce n’est pas une secouriste. C’est juste une jeune bibliothécaire qui a sauvé six personnes depuis avril. C’est beaucoup pour une libraire. » explique le secouriste qui vient d’être appelé sur la scène d’une énième overdose dans le McPherson Square Park, situé dans l’un des quartiers difficiles de Philadelphie.
  • C’est là ou travaille Chera Kowalski, une bibliothécaire, témoin dans sa vie quotidienne de l’une des pires crises de santé publique de l’histoire des Etats-Unis: les overdoses liés à la consommation d’opioïdes et d’héroïne qui est devenu la principale cause de mort accidentelle dans le pays: Depuis avril, elle a sauvé la vie de six toxicomanes en leur administrant Narcan, un médicament miracle qui renverse les effets de l’overdose.
  • « Dans au moins trois grandes villes, Philadelphia, Denver et San Francisco – les employés de bibliothèque savent désormais, ou doivent apprendre, comment utiliser la drogue Naxolone (dit Narcan)  anti-overdoses » explique Julie Todaro, présidente de l’Association Américaine des Libraires: « On doit savoir quels sont les premières étapes à suivre pour aider à résoudre ce problème
  • « The Opiod epidemic is so bad that librarians are learning how to treat overdoses » – CNN

 

 


6. Le iphone a dix ans

 

Apple

 

  • En 2007, Steve Jobs présentait le smartphone qui allait révolutionner l’industrie du téléphone et des communications et à l’époque les journalistes avaient bien du mal à décrire cet objet ultra moderne, avec un seul bouton et ce nouvel écran digital:

    « C’est un iphone, un téléphone portable et serveur internet portatif réunit dans un tout petit paquet »

    Quartz a réuni les meilleures descriptions de l’époque

 

  • The Economist:

    Aucun produit n’a autant changé la vie des gens dans l’histoire récente. Sans le iphone, commander un taxi, partager des photos, envoyer des messages en direct et autres essentiels de la vie moderne seraient moins répandus. Si elle n’avait pas vendu plus de 1,2 milliards d’appareils et engrangé des revenus de plus d’un billion de dollars, Apple ne serait pas la plus importante entreprise au monde. Des milliers de développeurs de logiciels seraient plus pauvres, puisque les applications leur rapporte près de 20 milliards de dollars chaque année.

 


7. A lire

 

  • « Comment-est ce que la symbiose impitoyable entre Trump et Roy Cohn a changé l’Amérique »: Une enquête de Vanity Fair sur la relation entre l’un des avocats et défenseurs du maccarthisme et le jeune entrepreneur née à New York au début des années 80.

    Le pouvoir de Cohn provenait largement de sa capacité à effrayer d’éventuels adversaires avec des menaces bidons et des faux procès. Et le prix de ses services? Une loyauté à toute épreuve. Trump – qui est resté loyal envers Cohn pendant des années – aura été l’un des derniers bénéficiaires et les plus durables du pouvoir de Cohn. (…)L’essence de l’influence de Cohn sur Trump était la triade suivante:
    1. Ne jamais payer, ne jamais se rendre.
    2. Contre attaquer et porte plainte.
    3. Quoi qu’il se passe, même dans la pire des situations, crier victoire et ne jamais s’avouer vaincu.

     

  • « How Donald Trump and Roy Cohn’s Ruthless symbiosis changed America » – Vanity Fair

 

 

 


8 . A écouter

 

  • Maggie Haberman, journaliste star du New York Times a débuté au New York Post puis Politico qui suit depuis des années Donald Trump, qu’elle connait très bien – C’est l’une des plus connectées de Washington et ses articles apparaissent très en Page One de la « Grey Lady ».
    C’est le quotidien d’une journaliste qui couvre une présidence extraordinaire entre la capitale et New York. Passionnant.
  • « I Have to Ask: The Maggie Haberman » – Slate

 


9. La couverture du jour

 

  • La septième et avant dernière saison 7 de Game of Thrones débarque sur HBO le 16 juillet prochain.

 

 

A la une des quotidiens, lundi 27 février 2017: LES OSCARS!

 

« Je dois remercier Donald Trump car rappelez vous l’année dernière quand les critiques disaient que les Oscars étaient racistes » a déclaré Jimmy Kimmel, le présentateur de ABC et des Oscars en début de cérémonie.

La principale leçon à retenir de cette 89ème cérémonie qui a eu lieu hier à Los Angeles, c’est la diversité de nominés et des vainqueurs: Mahershala Ali est le premier musulman (et afro-américain) à remporter un Oscar, celui de meilleur second rôle masculin pour « Moonlight »; Viola Davis, actrice afro-américaine a remporté la meilleure second rôle féminin (après un Tony Awards et un Emmy Award) our le film de Denzel Washington « Fences ».
L’Oscar du meilleur film a été décerné à l’histoire d’un jeune homosexuel afro-américain.
Effectivement, la polémique #OscarSoWhite qui a entouré les deux dernières cérémonies de 2015 et 2016 dans lesquelles les quatre principales catégories (Meilleur acteur/actrice et second rôle masculin et féminin) n’avaient que des acteurs blancs est désuète cette année.
Grâce à la réalisation de films politiques forts comme « Hidden Figures », « Moonlight » et « Fences » et à un changement de politique initiée par la présidente des Oscars, Cheryl Bone Isaacs, qui a rajeuni et diversifié les membres du Comité venus du monde entier – Lire cet excellent article du New Yorker, « Shake Up at the Oscars ».

Jezebel, le site féminin était visiblement mécontent de la victoire de Casey Affleck comme meilleur acteur pour « Manchester By The Sea » en qualifiant le frère de Ben de « fucking creep » pour avoir harcelé une productrice et insulter plusieurs femmes sur un tournage – accusations démenties par l’intéressé.

Lundi 27 février 2017: Oscars Ewww ; Spicer fouille ses employés; les agents d’immigration revigorés et l’historien Henry Rousso + Un

  1. Les Oscars – Erreur du siècle!

    * Très bon discours d’introduction de Jimmy Kimmel qui a mis les choses au clair dès le début en affirmant qu’il n’allait pas faire de grandes déclarations contre le président et appeler les conservateurs et républicains à discuter les uns avec les autres pour « Make America Great Again ».
    Il s’est quand même attaqué à Donald Trump (« Vous vous rappelez l’année dernière quand on disait les Oscars étaient racistes?) ou sa fille (il a demandé à Meryl Street si sa robe avait été créée par Ivanka? ») à plusieurs reprises: 
    Après deux heures de show, il a tweeté Donald Trump en direct: « Meryl [Streep] says Hi! »

    * Mahershala Ali est le premier musulman et afro-américain a gagné un Oscar pour le film « Moonlight ».

    * Viola Davis gagne l’Oscar du second rôle féminin pour le film « Fences » de Denzel Washington.
    C’est la première actrice afro-américaine à avoir gagné un Oscar, un Emmy et un Tony Awards.
    * Les critiques de Kimmel contre Matt Dammon et Ben Affleck étaient géniales – La meilleure est celle où les deux n’ont pas pu présenter l’Oscar du meilleur scénario, coupés volontairement par la musique de fin de discours orchestrée par Kimmel avant que « Manchester by the Sea » gagne l’Oscar! Awesome!

    * L’Oscar du meilleur film étranger décerné à « The Salesman » du réalisateur iranien Asghar Farhadi, d’origine iranienne, l’un des sept pays touchés par la travel ban de Donald Trump suspendue par la Cour d’appel de San Francisco il y a deux semaines.
    Mr Farhadi a décidé au nom du peuple iranien de ne pas voyager aux Etats-Unis pour la cérémonie.

    * Signe de ralliement anti-Trump et pro-ACLU est le petit ruban bleu porté par Lin-Manuel Miranda (auteur, compositeur interprète de la comédie musicale Hamilton).
    * Karl Lagerfeld s’est excusé publiquement auprès de Meryl Streep qu’il a accusé jeudi dans le magazine Women’s Wear Daily d’avoir demandé un robe au créateur puis changé de styliste pour être rémunéré pour porter sa création sur la tapis rouge. Cette dernière n’a pas accepté les excuses du designer.
    * Kirsten Dunst magnifique toute en noire dans une robe signée Christian Dior…
    * Meilleur court documentaire pour « White Helmets », les civils syriens qui travaillent depuis six ans à Alep pour aider les civils blessés dans les bombardements.

    * Warren Beatty s’est trompé en annonçant le meilleur film de la 89ème cérémonie des Oscars. L’acteur de « Bonnie & Clide » accompagné de Faye Dunaway, a annoncé « La La Land » comme meilleur film.
    Les acteurs, producteurs et le réalisateur sont montés sur scène pour accepter le prix, ont remercié le public avant que le producteur affirme, contre toute attente, que le prix était en fait décerné à « Moonlight » devant la gêne de Mr Beatty et l’embarras de Mr Kimmel.
    Il semblerait qu’on ait donné la mauvaise enveloppe à Warren Beatty, celle de la meilleure actrice

    « Moonlight » a remporté l’Oscar du meilleur film de la 89ème édition des Academy Awards.



  2. Fuites à la Maison Blanche: Les mesures draconiennes de Spicer révélées à la presse.

    La tentative désespérée de Sean Spicer, porte parole de la Maison Blanche, d’arrêter les fuites provenant de sa propre équipe, a elle même fait l’objet d’une fuite, rapportée dimanche après midi par Politico – qui a fait le tour des médias en quelques heures.
    La semaine dernière, le président n’a pas caché sa frustration contre les fuites incessantes de son administration, du FBI et d’autres agences fédérales qui font les choux gras de la presse traditionnelle – celle que Trump appelle « fake news » – depuis son inauguration en janvier dernier.
    Sean Spicer a voulu montrer l’exemple en réunissant en urgence son équipe et demandant à tous les employés présents de donner leur téléphone portable, professionnels et personnels et appareils électroniques pour vérifier leurs communications – et prouver qu’ils n’ont rien à cacher.
    Mr Spicer, accompagné d’avocats, a indiqué qu’il était désormais interdit d’utiliser des applications de textos, style Confide – Voir revue de presse du 9 février 2017 – crypté et s’effacent automatiquement après lecture sans possibilité de le récupérer.
    Ce dernier a également indiqué que des répercussions auraient lieu si le contrôle révélait des fuites et si la tenue du meeting était révélée à la presse.

    L’atmosphère est tendue à la Maison Blanche, les employés de Sean Spicer craignent de perdre leur emploi, et sont régulièrement l’objet de critiques et d’accusations.

  3. Les agents de l’immigration revigorés

    L’article de New York Times paru dimanche en première page du quotidien décrit le zèle des agents de l’Immigration and Customs Enforcement dans la chasse aux immigrés en situation irrégulière depuis le renforcement de la politique anti-immigration du président.
    « Des représentants à Washington affirment que le changement [de priorités entre la période Obama, concentrée sur l’arrestation et la déportation de membres de gangs et criminels et celle de Trump qui veut s’attaquer à des millions de sans papiers] et l’enthousiasme qui l’accompagne semble avoir encouragé des commentaires politiques pro-Trump, plaisanteries déplacées et va-t-en guerre comme les remarques sur leur travail qui serait devenu « drôle »; enfin ceux qui ont choisi une position moins dure sur les immigrés en situation irrégulière seraient condamnés au silence. »
    Ils sont 20 000 employés à travailler (et 10 000 supplémentaires doivent être recrutés) dans 400 offices du pays et 46 pays étrangers, essentiellement blancs et masculins, anciens soldats ou policiers.
    Les raids de l’ICE ont généralement lieu avant le lever du soleil pour éviter d’être repérés et peuvent être traumatisants pour les enfants qui assistent à l’arrestation de leurs parents par des officiers munis de gilets pare-balles et d’armes semi-automatiques. De nombreuses associations de protection des droits de l’homme ont dénoncé l’arrestation arbitraire d’immigrés qui n’ont jamais inculpés auparavant: « Des témoins peuvent être appréhendés s’ils sont suspectés de ne pas être en règles, et même s’ils n’ont commis aucun crime, des « arrestations collatérales ».
    A lire: « Immigration Agents Discover New Freedom to Deport under Trump »

  4. Le calvaire d’un historien français à l’aéroport de Houston, Texas

    L’historien Henry Rousso a publié ce weekend une tribune (« Les Etats-Unis sont-ils toujours les Etats-Unis« ) dans le Huffington Post expliquant les conditions de son arrivée à l’aéroport de Houston, au Texas, où il l’universitaire était l’invité d’un colloque à la Texas A&M University. Mr Rousso a été l’objet du zèle des agents d’immigration de l’aéroport – une expérience que beaucoup d’expatriés ont déjà vécu – qui lui ont confisqué passeport et téléphone portable, interrogé à plusieurs reprises, obligé à prêter serment, lui ont annoncé qu’il était rentré sur le territoire dans une situation illégale, et qu’il serait renvoyé manu militari en France.
    Il aura fallu l’intervention des autorités de l’université pour libérer Mr Rousso après dix heures passées coincé à l’aéroport.

    Pourquoi le contrôle aléatoire est-il tombé sur moi? Je ne le sais pas mais ce n’est pas le fruit du hasard. Mon « cas » présentait un problème avant même l’examen approfondi de mon visa. Peut-être est-ce mon lieu de naissance, l’Egypte, peut-être ma qualité d’universitaire, peut-être mon récent visa de travail expiré, pourtant sans objet ici, peut-être aussi ma nationalité française. Peut-être aussi le contexte. Quand bien même aurais-je commis une erreur, ce qui n’est pas le cas, cela méritait-il pareil traitement? Comment expliquer ce zèle, évident, de la part du policier qui m’a examiné et de son supérieur hiérarchique sinon par le souci de faire du chiffre et de justifier, au passage, ces contrôles accrus? J’étais d’autant plus « intéressant » que je ne tombais pas dans la catégorie habituelle des « déportables ».
    Telle est donc la situation aujourd’hui.
    Il faut désormais faire face outre-Atlantique à l’arbitraire et à l’incompétence la plus totale. Je ne sais ce qui est le pire. Ce que je sais, aimant ce pays depuis toujours, c’est que les États-Unis ne sont plus tout à fait les États-Unis.

    Le Washington Post a évoqué l’épisode hier soir sur le site internet.

  5. Un autre cimetière juif vandalisé

    Après la profanation du cimetière juif de la banlieue de Saint Louis dans le Missouri le weekend dernier, un autre cimetière juif de Philadelphie a été profané samedi: Une centaine de tombes renversées et cassées.
    Après un silence embarrassant, le président a condamné l’antisémitisme lundi et le vice président Mike Pence s’est ensuite rendu dans le Missouri pour condamner les actes de vandalisme et ses auteurs.
    Aucune réaction de la Maison Blanche depuis

Dimanche 26 février 2017: Tom Perez, président du DNC; Conway dans Elle; Chelsea Clinton Tweete; Facebook, plate forme de l’opposition + Oscars!

 

Un nouveau président pour le parti démocrate

Le protégé d’Obama, son ancien ministre du Travail, Tom Perez a remporté samedi à Atlanta la présidence du Comité National Démocrate, qui vient de passer une année 2016 difficile: coupable d’avoir favorisé Hillary Clinton aux dépens de Bernie Sanders – un indépendant devenu démocrate repassé indépendant – pendant les primaires démocrates, suscitant la fureur des supporters de Bernie, et provoquant la démission de la présidente, Debbie Wasserman le jour de l’inauguration de la Conférence Nationale Démocrate, et surtout responsable avec la candidate de la perte des élections présidentielles. 
Le rival de Perez, Keith Ellison, était soutenu par Bernie Sanders et ses militants, qui ont laissé éclater leur colère à l’annonce des résultats … et suscité l’ironie de Donald Trump, qui a accusé Hillary Clinton d’être derrière cette élection.
Keith Elisson a été nommé dans la foulée vice-président du DNC et les deux hommes ont annoncé vouloir travailler ensemble à unifier le parti entre les tendances progressistes (les jeunes et Bernie Sanders) et celles de l’establishment, accusé de défendre les intérêts des entreprises.

[nextpage title= »Kellyanne Conway dans Elle »]

 

Kellyanne Conway dans Elle

Barry Blitt / New Yorker

Virée des plateaux télés pendant une semaine pour avoir enchaîné les faits alternatifs, interdite d’antenne sur Morning Joe qui questionne sa crédibilité, Kellyanne Conway est retournée en terrain conquis mercredi sur Fox News et fait l’objet d’un article plutôt sympathique dans Elle qui rappelle « son extraordinaire influence, et les liens personnels et idéologiques qui l’ont fait tenir pendant les pires moments. »
Première femme à gérer et remporter une campagne présidentielle – même si elle est arrivée sur le tard – Mme Conway prépare cette victoire depuis une vingtaine d’années, grâce à une longue liste de clients et de causes qu’elle a patiemment choyé et défendu, grâce son expérience des élections – elle a ouvert une agence The Polling Company/Woman Trend spécialisée dans les comportements électoraux de la gente féminine, et une attraction presque fatale pour les médias, surtout les plateaux télés.

[nextpage title= »Une nouvelle Chelsea Clinton »]

Une nouvelle Chelsea Clinton

La fille de Bill et Hillary s’est faite remarquée ces dernières semaines sur Twitter où elle a lancé quelques bonnes attaques contre Donald Trump et la nouvelle administration – une attitude qui contraste avec la discrétion observée pendant toute la campagne présidentielle, avec de rares apparitions publiques et des discussions sur les « éléphants et l’hydratation » sur les réseaux sociaux. « Mais la défaite de Hillary Clinton et la victoire de Donald Trump nous ont offert une nouvelle Chelsea: Provocatrice, punchy et qui cherche pour la première l’attention sur la scène politique ».



Pour le New York Post, tout indique Chelsea Clinton a choisi de poursuivre la carrière de ses parents, peut être un poste au Congrès dans l’Etat de New York. Une occasion pour le tabloïd pro-Trump de critiquer la jeune femme de 34 ans: « C’est le problème. L’Amérique est fatiguée des dynasties politiques, et Chelsea est quand même prête a se présenter, avec les casseroles de ses parents: l’avidité, l’idée qu’elle puisse faire de la politique et le plus grand défaut de sa mère, son incapacité à connecter avec le peuple américain.
En attendant de se prononcer sur un quelconque avenir politique, Mme Clinton continue de travailler pour la fondation de ses parents, vient de co-publier un livre « Governing Global Heath » et donne des cours comme professeure adjointe à Columbia University.

« Chelsea Clinton lets loose on Twitter » de Anne Karni dans Politico 

[nextpage title= »Recrudescence de l’opposition anti-Trump sur Facebook »]

 

Recrudescence de l’opposition anti-Trump sur Facebook

Après la multiplication des sites pro-Trump pendant la campagne présidentielle et ont l’influence qu’ils ont eu sur le résultat des élections, c’est au tour des sites de l’opposition d’utiliser la plate forme pour mobiliser les internautes.
« Le nombre de pages anti-Trump de gauche, la plupart inexistantes avant le 8 novembre, sont désormais aussi populaires que les publications présentes depuis des années ».

La page de Dan Rather, « News & Guts », qui offre une agrégation d’articles et d’informations anti-Trump introduits par des commentaires accrocheurs, a reçu près de un million d’abonnés en trois mois. « Je pense qu’on plaît parce qu’on essaye d’être candide et direct (…) On ne perd pas de temps à débattre sur les mots à utiliser. Je veux qu’on soit direct qu’un coup de poing en pleine figure. » explique l’ancien journaliste
Alors que la plupart des pages pro-Trump relayaient de l’intox, parfois à la limite du ridicule, celles anti-Trump s’appuient sur des sources sérieuses, les médias traditionnels – les fake news du président Trump – qui font l’objet d’un regain d’intérêt de la part des libéraux ces derniers mois – notamment avec une hausse record des abonnements. Les autre pages à suivre sont « Stand Up America » (983 000 abonnés) et « Donald Trump is not my President » (422 000 abonnés)

« Facebook Anti-Trump new surge » de P. Sterne & A. Weprin dans Politico

[nextpage title= »Le président snobe le White House Correspondant Dinner »]

Le président snobe le White House Correspondant Dinner 

Donald Trump a tenu à annoncer personnellement qu’il ne participera pas au diner de la White House Correspondents’ Association qui a eu lieu tous les ans au mois d’avril – au cours duquel il avait été humilié par Barack Obama en 2011. Le vice-président Mike Pence et Reince Priebus devraient le remplacer.
L’association, fondée par des journalistes en 1914, est en charge des accréditations permettant l’accès aux conférences de presse de la Maison Blanche et du président. Sean Spicer, le porte parole de Maison Blanche a refusé arbitrairement vendredi l’accès de la briefing room à Politico, The New York Times et CNN.



Hier, Bloomberg LP a également annoncé l’annulation du gala d’après diner à l’ambassade française de Washington – l’une des soirées les plus courues, « équivalent des Oscars » de la capitale – prévu le 29 avril prochain.
Un porte parole de la compagnie a affirmé que le « peu d’intérêt suscité par cette soirée, cette année, avait poussé les organisateurs l’annuler » préférant se concentrer sur le dîner.
Vanity Fair s’était retiré de l’organisation du gala plus tôt ce mois-ci; le New York Times et CNN pourraient ne pas participer à la soirée, organisé pour allouer des bourses à des étudiants d’école de journalisme.
La réunion du gotha journalistique, politique et de Hollywood devrait pâle figure cette année, l’évènement n’a pas grand intérêt étant donné les mauvaises relations du président avec la presse.
Samantha Bee, elle, n’a pas encore annulé son « contre » dîner qui aura lieu à Washington le même soir.

[nextpage title= »Milo fauché par une canadienne de 16 ans »]

Milo fauché par une canadienne de 16 ans

Milo Yiannopoulos, abhorré autant que célébré ces derniers mois pour ses provocations à l’encontre des Musulmans, des femmes et des minorités, a démissionné lundi du site d’infos alt-right Breitbart après la diffusion d’une vidéo datée de 2016 dans laquelle il défendait les relations entre jeunes adolescents et adultes. 
La fameuse vidéo a été retrouvée par une adolescente de 16 ans, originaire du Canada, après avoir appris la participation de Milo à la Conservative Political Action Conference, le rendez annuel des Républicains. Une décision controversée symptomatique selon elle de la dangereuse direction prise par les conservateurs – ces derniers ont expliqué avoir invité le journaliste anglais pour discuter de la liberté d’expression dans les universités.
« Milo incarne cette tendance atroce qu’est devenu ces dernières années, le Conservatisme des Millenials complètement différent du conservatisme traditionnel » qui consiste à attaquer la gauche plus qu’à défendre des principes » explique la jeune fille prénommée Julia.
Elle est tombée sur cette vidéo il y a plusieurs mois, l’a retrouvée et l’a transmise au site conservateur The Reagan Battalion pour davantage de publicité. La vidéo de cinq minutes postée dimanche dernier sur leur compte Twitter a provoqué la chute de Milo (le contrat avec la maison Simon & Schuster et sa présence à la Conservative Political Action Conference annulés) jusqu’à son départ du site ultra-conservateur annoncé en conférence de presse lundi dernier. 
Comme l’explique Vox, « beaucoup de critiques ont essayé et échoué à faire tomber Yiannopoulos, des féministes aux libéraux qui détestent ses messages de haine. Des efforts qui ont souvent eu l’effet contraire et renforcé les soutiens de sa base (…) Mais cette adolescente à réussi à faire tomber Yiannopoulos en énervant la gauche et la droite à la fois. »
[nextpage title= »The Oscars »]

The Oscars

Les Oscars devraient être politiques ce soir lors de la 89ème cérémonie du cinéma qui devrait récompenser les deux grands favoris: La La Land et Moonlight. 

Vanity Fair

 

Vanity Fair – Special Hollywood 1995-2017!

Depuis 1995, Vanity Fair consacre un numéro « spécial Hollywood » et rassemble sur sa couverture les acteurs et actrices qui ont marqué l’année.
Cate Blanchett est apparue quatre fois (1998, 01, 05 et 16) suivie par Gwyneth Paltrow (1995, 01, 04), Kate Winslet (1997, 01, 05), Scarlett Johansson (2004, 05, 06), Amy Adams (2008, 15, 17), Emma Stone (2010, 2013, 2017), Lupita Nyong’o (2014, 16, 17) et Jennifer Lawrence (2011, 12, 16).

Vanity Fair Hollywood Issue 1995

Vanity fair 1995; Première édition Hollywood 

En partant de la gauche: Jennifer Jason Leigh, Uma Thurman, Nicole Kidman, Patricia Arquette, Linda Fiorentino, Gwyneth Paltrow, Sarah Jessica Parker, Julianne Moore, Angela Bassett, et Sandra Bullock.
C’est un premier essai donc forcément, il n’y pas a beaucoup de cohésion dans la photo qui ressemble davantage à des copiés-collés qu’autre chose. On ne comprend pas trop la robe de Gwyneth Paltrow au milieu des autres filles dénudées. Pauvre Jennifer Jason Leigh, la seule accroupie.

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Vanity Fair Hollywood issue 1996

Vanity Fair 1996

En partant de la gauche: Tim Roth, Leonardo DiCaprio, Matthew McConaughey, Benicio Del Toro, Michael Rapaport, Stephen Dorff, Johnathon Schaech, David Arquette, Will Smith, et Skeet Ulrich.
Même chose l’année suivante, Leo, Matthew, Benicio et même Will Smith qui ressemblent à des adolescents.

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Vanity Fair Hollywood Issue 1997

Vanity Fair 1997

En partant de la gauche: Cameron Diaz, Kate Winslet, Claire Danes, Renée Zellweger, Minnie Driver (allongée), Alison Elliott, Jada Pinkett, Jennifer Lopez, Charlize Theron, et Fairuza Balk.
La troisième édition est plus professionnelle avec un peu plus d’unité, dommage que Claire Danes penche la tête autant et que Renée Zellwegger ait une pose aussi bizarre.

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Vanity Fair Hollywood Issue 1998

Vanity Fair 1998 – Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Joaquin Phoenix, Vince Vaughn, Natalie Portman, Djimon Hounsou, Cate Blanchett, Tobey Maguire, Claire Forlani, Gretchen Mol, Christina Ricci, Edward Furlong, et Rufus Sewell.
Pour la quatrième édition, Annie Leibovitz a trouvé son idée. Seule problème, aucun d’entre ne sourit donc c’est un peu triste.

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Vanity Fair Hollywood Issue 1999 

Vanity Fair 1999 – Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Adrien Brody, Thandie Newton, Monica Potter, Reese Witherspoon, Julia Stiles, Leelee Sobieski, Giovanni Ribisi, Sarah Polley, Norman Reedus, Anna Friel, Omar Epps, Kate Hudson, Vinessa Shaw, et Barry Pepper.
Nouvelle génération pour cette cinquième où les visages se détendent. A l’exception d’Adrien Brody, Reese Witherspoon, Giovanni Ribisi et Kate Hudson, les autres n’ont pas au autant de succès. C’est un numéro oubliable.

 

Vanity Fair Hollywood Issue 2000

Vanity Fair 2000 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Penélope Cruz, Wes Bentley, Mena Suvari, Marley Shelton, Chris Klein, Selma Blair, Paul Walker, Jordana Brewster, et Sarah Wynter.
Ici aussi c’est une toute nouvelle génération et dans une ambiance déjeuner sur l’herbe. Paul Walker fait son entrée, l’acteur est décédé d’un accident de voiture en Californie en 2013.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2001

Vanity Fair 2001 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Nicole Kidman, Catherine Deneuve, Meryl Streep, Gwyneth Paltrow, Cate Blanchett, Kate Winslet, Vanessa Redgrave, Chloë Sevigny, Sophia Loren, et Penélope Cruz.
Le plus beau numéro, à mon avis, avec un décor classique et un casting de rêve, et Catherine Deneuve. On se demande ce que fait Chloé Sevigny dans la photo. 

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Vanity Fair Hollywood Issue 2002

Vanity Fair 2002 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Kirsten Dunst, Kate Beckinsale, Jennifer Connelly, Rachel Weisz, Brittany Murphy, Selma Blair, Rosario Dawson, Christina Applegate, et Naomi Watts.
Rupture de style avec une photo qui fait penser à une publicité Gap des années 90. Toutes les actrices sont aujourd’hui des stars et Jennifer Connelly n’a pas changé.
Brittany Murphy est décédée en 2009

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Vanity Fair Hollywood Issue 2003

Vanity Fair 2003 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Tom Hanks, Tom Cruise, Harrison Ford, Jack Nicholson, Brad Pitt, Edward Norton, Jude Law, Samuel L. Jackson, Don Cheadle, Hugh Grant, Dennis Quaid, Ewan McGregor, et Matt Damon.
Très belle couverture avec les plus grands acteurs d’Hollywood de l’époque qui sont restés des acteurs majeurs avec un petit coup de vieux qui leur va à ravir.

 

Vanity Fair Hollywood Issue 2004

Vanity Fair 2004 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Julianne Moore, Jennifer Connelly, Gwyneth Paltrow, Naomi Watts, Salma Hayek, Jennifer Aniston, Kirsten Dunst, Diane Lane, Lucy Liu, Hilary Swank, Alison Lohman, Scarlett Johansson, et Maggie Gyllenhaal.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2005

Vanity Fair 2005 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Uma Thurman, Cate Blanchett, Kate Winslet, Claire Danes, Scarlett Johansson, Rosario Dawson, Ziyi Zhang, Kerry Washington, Kate Bosworth, et Sienna Miller.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2006:

Vanity Fair 2006 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Scarlett Johansson, Tom Ford, et Keira Knightley.
La plus provocatrice et aussi l’un des plus belles!

 

Vanity Fair Hollywood Issue 2007

Vanity Fair 2007 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Ben Stiller, Owen Wilson, Chris Rock, et Jack Black.
Couverture sympathique.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2008

Vanity Fair 2000 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Emily Blunt, Amy Adams, Jessica Biel, Anne Hathaway, Alice Braga, Ellen Page, Zoë Saldana, Elizabeth Banks, Ginnifer Goodwin, et America Ferrera.
Les couleurs pastel sont magnifiques.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2010

Vanity Fair 2009 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Abbie Cornish, Kristen Stewart, Carey Mulligan, Amanda Seyfried, Rebecca Hall, Mia Wasikowska, Emma Stone, Evan Rachel Wood, et Anna Kendrick.
Nouvelle génération d’actrices à la mode champêtre.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2011

Vanity Fair 2011 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Ryan Reynolds, Jake Gyllenhaal, Anne Hathaway, James Franco, Jennifer Lawrence, Anthony Mackie, Olivia Wilde, Jesse Eisenberg, Mila Kunis, Robert Duvall, Joseph Gordon Levitt, Andrew Garfield, Rashida Jones, Garrett Hedlund et Noomi Rapace
La mise en scène est particulièrement réussie, le glamour est au rendez vous: une couverture très réussie!

Vanity Fair Hollywood Issue 2012

Vanity Fair 2012 – Photographie Mario Testino

En partant de la gauche: Rooney Mara, Mia Wasikowska, Jennifer Lawrence, Jessica Chastain, Elizabeth Olsen, Adepero Oduye, Shailene Woodley, Paula Patton, Felicity Jones, Lily Collins, et Brit Marling.
Couverture qui ressemble à celle de 2008, très « soie » et pastel. La photo est de Mario Testino.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2013

Vanity Fair 2013 – Photographie Bruce Weber

En partant de la gauche: Ben Affleck, Emma Stone, Bradley Cooper, Eddie Redmayne, Quvenzhané Wallis, Olivia Wilde, et Kerry Washington.
Annie Leibovitz n’a pas pris la photo, c’est peut-être pour cela que le magazine n’a pas réussi à réunir grand monde sur un même shoot.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2014

Vanity Fair – Annie Leibovitz 2015

En partant de la gauche: Chiwetel Ejiofor, Julia Roberts, Idris Elba, George Clooney, Michael B. Jordan, Jared Leto, Lupita Nyong’o, Naomi Harris, Brie Larson, Chadwick Boseman, Margot Robbie, et Léa Seydoux.
Première couverture de Julia Roberts et de Léa Seydoux et l’ensemble est remarquable.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2015

Vanity Fair 2015 – Photographie Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Amy Adams, Channing Tatum, Reese Witherspoon, Eddie Redmayne, Felicity Jones, David Oyelowo, Benedict Cumberbatch, Sienna Miller, Oscar Isaac, and Miles Teller.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2016

Vanity Fair 2016 – Annie Leibovitz

Jane Fonda, Cate Blanchett, Jennifer Lawrence,Viola Davis, Charlotte Rampling, Brie Larson, Rachel Weisz, Lupita Nyong’o, Alicia Vikander, Gugu Mbatha-Raw, Helen Mirren, Viola Davis, Saoirse Ronan and Diane Keaton.
Toutes vêtues de noir. C’est la première couverture de Jane Fonda et de Charlotte Rampling et la quatrième de Cate Blanchett.

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Vanity Fair Hollywood Issue 2017

Vanity Fair  2017 – Annie Leibovitz

En partant de la gauche: Emma Stone,Lupita Nyong’o,Amy Adams, Natalie Portman, Ruth Negga, Dakota Fanning, Elle Fanning, Aja Naomi King, Dakota Johnson, Greta Gerwig, Janelle Monáe.