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Bon week-end à tous.

John Boehner, Président républicain de la Chambre des Représentants entre 2007 et 2011, a affirmé jeudi lors d’une conférence organisée dans le Michigan:

Il n’y a pas de Parti Républicain. Il y a le parti de Trump. Disons que le Parti Républicain est en train de faire la sieste quelque part.

Le président a reçu hier après midi à la Maison Blanche, Kim Yong Chol, le bras droit de Kim Jong-un, qui lui a remis une grande enveloppe de son boss, et ont annoncé que la rencontre entre le « vieux gâteux » et le « petit gros » aura bien lieu à Singapour le 12 juin prochain.

Le taux de chômage est tombé à 3,8%, le plus bas de ces 18 dernières années – et non des cinquante comme l’a affirmé Trump hier matin.

Si vous souhaitez inscrire vos amis, votre famille, vos collègues à cette revue de presse, c’est une très bonne idée et c’est ICI  

 

 

 

1. Les quotidiens

 

  • Le vilain J.R [Smith]

    Contrairement à la majorité des pronostics, la première rencontre entre le Golden State et Cleveland n’a pas été une promenade de santé pour les Warriors, pourtant ultra-favoris qui jouaient à domicile, à Oakland.

    Lebron James a encore une fois tout donné – il a marqué 51 des 114 points des Cavaliers – jusqu’à ce que son co-équipier, J.R. Smith, réalise l’une des pires bourdes de l’histoire du tournoi, en pensant, à cinq secondes de la fin du temps réglementaire, que son équipe est en tête, alors qu’elle est à égalité (107-107) et décide de ne pas tirer, à la stupéfaction de James, de son équipe, adversaires, des supporters.

    Une erreur inimaginable pour un joueur professionnel, qui a permis aux Warriors de jouer les arrêts de jeu et de gagner in extremis la rencontre, 124-114.

    Quel dommage.

 

  • Samantha Bee, victime de la guerre des mots?

  • Le président a demandé hier matin l’annulation de l’émission de Samantha Bee sur TBS après les insultes de la comédienne, « salope bonne à rien », contre Ivanka Trump, en référence à une photo postée par la fille du président avec son fils dimanche matin, et insensible selon Bee à la situation des enfants de migrants illégaux, séparés de leurs parents par les autorités américaines, lorsqu’ils franchissent illégalement la frontière.Une étude publiée la semaine dernière rapporte que plus de 1 500 enfants auraient échappé à la surveillance du gouvernement fédéral.Samantah Bee s’est excusée jeudi soir.

    Le président n’a jamais condamné les propos racistes de Roseanne Barr cette semaine.

    Si les médias conservateurs ont également demandé sa démission, plusieurs comédiennes sont venues défendre leur collègue à l’instar de Katy Griffin et Sarah Silverman.

 

 

 

 

2. Trumplandia: Trop de grâce tue la grâce?

  • Trump, trop généreux?Le président a pardonné jeudi Dinesh D’Souza, l’une des figures du néo-conservatisme américain, condamné – « injustement » selon lui – en septembre dernier à huit mois de prison pour le financement illégale d’une campagne électorale.
    L’intéressé avait pourtant reconnu les faits – enfreint volontairement la loi – et demandé pardon au juge.C’est sa sixième grâce présidentielle, la troisième d’un célèbre conservateur, moins controversée que celle offerte au « shérif le plus dur de l’Amérique », Joe Arpaio, 78 ans, accusé de profilage racial systématique et de violation des droits de l’homme dans le comté de Maricopa, en Arizona, où il a officié pendant 24 ans.

    La plupart des grâces sont des actes impulsifs, alimentés par ce qu’il regarde à la télé, ce qu’il lit dans les journaux, entend parler d’un ami ou encore d’une personne qui lui fait directement du lobby. WaPo

    Trump a affirmé qu’il considérait gracier une douzaine d’autres d’autres personnes, dont deux anciens participants de son émission, « The Apprentice »:

    • Rod Blagojevich, condamné en 2011 à 14 ans de prison pour avoir « tenté de vendre le siège vacant de l’ancien sénateur Barack Obama, après son élection à la présidence des États-Unis.
      Coïncidence ou non, Blagojevich a publié un édito dans le WSJ depuis sa prison de Chicago cette semaine en expliquant que « l’état de droit était pris d’assaut en Amérique (…) perverti et abusé par des représentants du FBI et de la Justice » – les mêmes critiques rabâchées quotidiennement par le président sur Twitter.
    • Marta Stewart, personnalité de la télévision américaine et femme d’affaires, condamnée en 2004 à cinq mois de prison pour obstruction à la justice après avoir menti à cette dernière dans une affaire de délit d’initié.
    • Aucune mention d’Alice Johnson, la sexagénaire condamnée à la perpétuité pour trafic de drogue, que la star de télé réalité Kim Kardashian est venue défendre mercredi à la Maison Blanche.

 

  • Un message à Mueller et ses amis?

    Selon le Washington Post,

    Avec la grâce présidentielle, le président lance un signal … indirect mais indubitable à son avocat personnel Michael Cohen, à l’ancien chef de la sécurité nationale Michael Flynn et d’autres personnes impliquées dans des enquêtes liées à Trump qu’il pourrait également les épargnés de sanctions légales.

    Pour David Graham / The Atlantic:

    La nouveauté de Trump est de transformer la grâce en un outil quotidien de la guerre culturelle, une fusion entre message politique et copinage individualiste.

    Comme la plupart des actions de Trump [en tant que président], elles sont légales mais en dehors de toute bienséance ou jurisprudence (…)
    A cause de lui, cette prérogative pourrait devenir une arme politique pour les futures administrations.

    Jonathan Swan de Axios parle de « présidence du clic ».
    La grâce présidentielle ne demande aucun effort, « comme celui cliquer sur une souris d’ordinateur »: aucune négociation et lui offre une gratification immédiate relayée par les médias.

 

 

 

 

3. « Et si on s’était trompé? »

 

 

  • C’est la question fatidique posée par Barack Obama à Ben Rhodes, conseiller adjoint à la sécurité nationale, le soir du 8 novembre 2016, rapporté dans son ouvrage à paraître mardi prochain, « The World As It Is ».Selon le New York Times, qui a publié des extraits de l’ouvrage, « peu de moments ont autant choqué Obama que la décision des électeurs [américains] de le remplacer par un candidat qui a remis en cause [son lieu de] naissance.
    • Sur son bilan
      « Parfois je me dis que j’ai été élu dix ou vingt ans en avance » et sur son programme: « Peut-être qu’on est allé trop loin et que les gens ont préféré rester dans leur clan ».
    • La réaction des leaders étrangers.
      Le Premier Ministre japonais Shinzo Abe s’est excusé d’avoir brisé le protocole en rencontrant M. Trump dans la Trump Tower avant les élections.
      M. Obama a demandé à Justin Trudeau du Canada de continuer à défendre les valeurs qu’ils partagent.
      Quant à la chancelière allemande Angela Merkel, elle aurait décidé de briguer un troisième mandat après la victoire de Trump pour défendre l’ordre libéral international.
    • L’ingérence russe
      Obama n’aurait rien pu faire de plus contre les menaces d’ingérence russe que de diffuser la mise en garde des agences de renseignements un mois avant les élections car Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat, a refusé de publier une mise en garde commune des deux partis.
      Selon Rhodes, Obama n’était pas au courant de l’enquête du FBI pendant la campagne présidentielle.
    • La défaite de Clinton
      « Je ne peux pas dire que je n’ai pas vu venir [la victoire de Trump] car si on enlève le racisme et la misogynie, on a fait la campagne contre Hillary Clinton huit ans auparavant avec le même message: « Qu’elle appartient à un establishment corrompu qui n’apportera pas de changement. »
    • Sur la présidence de Trump: « On verra comment les institutions de notre pays et celle du monde seront capables de s’adapter. »

 

4. Football universitaire au service de la NCAA

  • Après cinq années de recherches sur le scandale de l’équipe de football américain universitaire d’Ole Miss, l’université publique du Mississippi, publiée cette semaine dans SB Nation, le journaliste Steven Godfrey conclut que le règlement de la NCAAla puissante organisation en charge du sport universitaire aux Etats-Unis, vise davantage à « protéger son modèle économique que ses étudiants-athlètes ».
    Ce règlement considère les joueurs comme des amateurs, obligés de suivre un cursus universitaire (gratuit) jusqu’à l’obtention de leur « diplôme » s’ils veulent évolution dans l’équipe, et leur interdit de percevoir une rémunération, telle qu’elle soit, malgré les revenus considérables que les universités – 30 millions de dollars en moyenne une équipe de football, qui peut aller jusqu’à 121 millions de dollars pour l’université du Texas – et que la NCAA, qui a dépassé le milliard de dollars en 2017, perçoivent grâce à eux.

    Même si le scandale d’Ole Miss est parfois aussi incroyable que divertissant, il n’a rien changé au fonctionnement du football universitaire.

    Les verdicts ont été rendus, les sanctions appliquées, mais les programmes sportifs continuent de tricher [en recrutant les joueurs avec de l’argent ou des dons, en falsifiant leurs résultats scolaires pour qu’ils puissent continuer à jouer], les entraîneurs d’affirmer ne pas être au courant et l’inégalité économique entre ceux qui gèrent le modèle économique du football universitaire [le NCAA] et ceux qui l’alimentent [les joueurs] reste intact.
    (…)

    Rien n’est particulièrement nouveau pour la NCAA. Les noms, dates, locations et l’estimation en liquide d’une nuit passée sur un futon mais une chose ne change pas: la NCAA tente d’imposer un ordre sur un système qui est corrompu depuis le premier jour, et de jeunes hommes payent pour les non-crimes commis par les riches

    Et il détruit au passage la carrière de jeunes joueurs, publiquement poursuivis, jugés et parfois durement sanctionnés pour avoir accepté des modiques sommes d’argent ou des t-shirts gratuits.


    La seule leçon à tirer ici de cette histoire: Ne pas se faire prendre. Jamais.
    La NCAA profite d’un système de travail non-rémunéré [des joueurs] qui punit toute personne qui cherche à saper ce système tout en ayant le culot de faire passer cette escroquerie comme une entreprise éducative. 

     

    * « Crooked Letters » de Steven Godfrey / SB Nation

    * « Every NCAA Scandal ha sont thing in common (hint: it’s the NCAA)de Jason Kirk – SB Nation

 

 

 

6. Anna Delvey: « wannabe socialite » ou escroc hors-pair?

  • C’est l’histoire incroyable d’Anna Delvey, une jeune fille qui a trompé pendant plusieurs années ses amis de la jet-set new yorkaise en se faisant passer pour la fille de riches antiquaires allemands, bénéficiaire d’un compte de 60 millions de dollars à l’étranger, et réussi à mener grand train grâce à une série d’activités frauduleuses toutes plus énormes les unes que les autres: Obtenir un prêt de 22 millions de dollars à des banques pour ouvrir un club privé en falsifiant ses relevés de compte, encaisser des milliers de dollars en liquide (son unique moyen de paiement) grâce à des chèques en bois, convaincre une compagnie d’affréter un jet privé à 35 000 dollars pour rencontrer le milliardaire Warren Buffet en fournissant le récépissé d’un transfert d’argent bidon, arnaquer une amie de plus de deux cent mille dollars et au bout, un rêve: la création d’une fondation d’Art contemporain à son nom.

    Quand on est super-riche, on n’est pas attentif à tout, ce qui explique pourquoi personne ne s’est jamais inquiété de certains attitudes étranges pour une riche héritière: Demander à un ami de lui payer son taxi pour l’aéroport, la dépanner une nuit sur son canapé, s’installer chez quelqu’un en promettant de payer le loyer sans jamais le faire. Elle a tellement d’argent qu’elle a sûrement du oublié de le faire.
    (…)
    Les choses se sont rapidement détériorées pour Anna Delvey à New York. Après trois semaines de pension complète, le Beekman Hôtel s’est rendu compte qu’aucune de ses cartes de crédit ne fonctionnait et n’ayant pas reçu le transfert d’argent de 11 518 dollars, a viré Anna et confisqué ses affaires. Deux autres nuits au W Hotel Downtown se sont terminés de la même façon et le 5 juillet [2017], Anna était sans abri dans les rues de la ville dans son survêtement Alexander Wang

    Après les plaintes de plusieurs hôtels de New York contre la jeune fille cet été là, les autorités l’ont arrêtée dans un spa de Californie avant d’apparaître deux mois plus tard dans la rubrique fais divers du New York Post, inculpée de vol aggravé, tentative de vol aggravé et emprisonnée depuis à Rikers, la prison de Manhattan où elle attend son procès. Elle risque jusqu’à quinze ans de prison.

    Son parcours est l’objet deux articles passionnants parus ce mois-ci: le témoignage de l’une de ses (anciennes) amies dans Vanity Fair et celui de Jessica Pressler, dont nous citons des extraits, qui a fait beaucoup de bruit cette semaine dans New York magazine.
    La journaliste est allée rencontrer Anna Sorokin, son vrai nom, née en Russie en 1991, à Rikers:

    « Cet endroit n’est pas si mal que ça en fait » m’explique Anna derrière ses lunettes Céline. « Les gens pensent que c’est horrible mais je vois plutôt ça comme une expérience sociologique »
    Elle s’est faite des amies bien évidemment. Les meurtrières la fascinent. « Il y aussi deux autres filles qui sont là pour des délits financiers. Celle-ci a volé l’identité d’autres personnes. Je ne savais pas que c’était aussi facile. » 

    (…)

    Vêtue d’une combinaison beige avec ses lunettes de soleil à 800 dollars et ses extensions de cils visiblement usés à 400 dollars, elle ressemble à une fille de 27 ans, ce qu’elle est.
    Lors de nos conversations, Anna n’a jamais admis sa culpabilité et est frustrée de ne pas pouvoir être libérée sous caution … Elle n’a pas aimé non plus que le New York Post la traite de « wannabe socialite » – « Je n’ai jamais essayé d’être un socialite. J’ai fait des dîners mais c’était des dîners professionnels. Je voulais être prise au sérieux.
    Elle refuse également la conclusion du procureur de Manhattan qui l’a traitée d’idiote intéressée qui aurait commis une sorte de schéma de Ponzi pour pouvoir faire du shopping.
    (…)
    Pendant mes recherches les gens m’ont demandé: Pourquoi elle? Elle n’était pas si belle que ça, ni très charmante et pas très gentille non plus. Comment a-t-elle réussi à convaincre tellement de gens cools et brillants qu’elle était quelqu’un qu’elle n’était pas?
    J’ai compris que Anna a cerné l’âme de New York et a compris que si tu distrais les gens avec des objets brillants, du cash, des marques de richesse, si tu leur montres l’argent, ils sont incapables de voir autre chose.

    * « How Anna Delvey Tricked New York’s Party People » de Jessica Pressler pour New York magazine.

    * « The Fake Heiress » de Rachel Williams pour Vanity Fair

 

 

7. Le Tweet du Jour

  • Oui, c’est Tom Cruise qui « sent le besoin » de retourner à ses premiers amours en reprenant le rôle de Pete « Maverick » Mitchell dans la suite « Top Gun », le film sorti en 1986 qui l’a propulsé au rang de superstar. Intitulé « Top Gun: Maverick », il sortira le 12 juillet 2019, et le tournage a commencé cette semaine.

    En attendant, on retrouvera Tom Cruise dans le sixième opus de « Mission:Impossible »,  intitulé « Fall Out », le 27 juillet 2018 sur les écrans américains.

 

 

 

 

8. Doc: « The Staircase »

 

 

 

 

  • Les amateurs de « True Crime Stories » l’ont sans doute déjà vu, l’excellent documentaire français de Jean-Xavier de Lestrade sorti en 2004, « Soupçons », « The Staircase » en anglais, sur le procès de Michael Peterson, condamné pour le meurtre de sa seconde femme, Kathleen Peterson, retrouvée morte en bas des escaliers de la maison familiale en décembre 2001.Le documentaire a été mis à jour par le même réalisateur après la sortie de prison de Peterson (2011) et la négociation de sa peine en 2017 et disponible en huit épisodes le 8 juin prochain aux Etats-Unis sur Netflix.

 

 

 

 

 

9. On vit une époque formidable

 

  • Selon une étude du Pew Center, 95% des adolescents américains ont accès à un smartphone et 45% affirment être en ligne presque constamment et seulement 51% des 13-17 ans utilisent Facebook, une baisse de 20% par rapport à 2015: Ils sont à 85% sur YouTube, 72% sur Instagram et 69% sur Snapchat.
  • Trump a perdu cent millions de dollars l’année dernière – et ne pèse plus que 2,8 milliards de dollars – selon la liste des milliardaires publiée par Bloomberg – le résultat d’une baisse des revenus de ses parcours de golf et de sa Trump Tower de New York. Bloomberg
  • Selon Forbes, l’entreprise française Michelin, 22 000 salariés dans 19 usines réparties sur six Etats, est le meilleur employeur du pays, une hausse de 33 places par rapport à l’année dernière

 

 

 

 

 

10. Couverture du Jour

  • Superbe couverture et « cover story » du dernier California Sunday magazine sur « Ce qui s’est passé à Vegas. Les jours, les semaines et les mois qui ont suivi la pire fusillade de l’histoire du pays »

    Dès le lundi après midi, le LVCVA [Las Vegas Convention and Visitors Authority] avait décidé d’un slogan et encouragé les hôtels à se rallier derrière « Vegas Strong », qui est apparu spontanément dans les médias sociaux – comme « Boston Strong » après l’explosion du marathon et « Orlando Strong » après la fusillade de la boite de nuit, le Pulse.
    R&R [Partners, l’agence de communication de LVCVA] a également diffusé un message relayés sur les enseignes [de la ville] et dans des spots publicitaires: « On a été là pour vous pendant les bons moments, Merci d’être là pour nous aujourd’hui. »

    Le lendemain, LVCVA avait un logo – « Vegas Strong » sur un coeur en or, avec une écriture semblable à celle du fameux signe « Welcome to Las Vegas ».
    Mercredi, il est apparu sur un spot télévisé avec la voix d’Agassi, un habitant de Las Vegas. « Qu’est ce que le courage? … C’est le courage des premiers secours qui ont n’ont pas arrêté de s’occuper des touristes et des locaux jusqu’au lever du soleil », la voix pleine d’émotion, devant le lever du soleil sur la skyline de Las Vegas.
    A la fin de la semaine, « Vegas Strong » était partout. Sur les écrans de l’aéroport et des hôtels, sur les rétroviseurs des ambulances et les camions de pompiers, sur toutes les voitures, imprimés sur des T-shirts, tasses à café et badges crés et distribués par R&R au lendemain de la fusillade.

    * « What Happened in Vegas » de Amanda Fortini / California Sunday magazine

Published in Revue de presse