Couverture du Jour: The New Yorker

Couverture du New Yorker évoquant le Brexit - Edition du 4 juillet 2016
Couverture du New Yorker évoquant le Brexit – Edition du 4 juillet 2016

Après la Victoire du Brexit, Trump président ?

 

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La victoire assez inattendue du Brexit contre l’avis de la plupart des élites politiques britanniques, européennes, et internationales inquiètent les médias américains qui mettaient en garde aujourd’hui les libéraux et démocrates du pays sur l’éventualité d’une élection de Trump en novembre prochain.

Roger Cohen d’origine anglaise réagit dans le New York Times:

L’immense bon vers l’obscurité qu’un peuple traditionnellement prudent, les anglais, se prépare à prendre doit être pris au sérieux. Ca implique que d’autres démarches pourrait être prises autre parts, notamment dans l’Amérique de Trump. Une victoire de Trump en novembre est plus plausible maintenant parce qu’elle a désormais un précédent immédiat dans un démocratie prête à jeter le status quo pour un dangereux inconnu

 

Même mise en garde dans Vox, pour qui le Brexit devrait résonner comme un « wake-up call » et qu’il serait dangereux d’ « assumer que Trump va perdre ».
Pour Anne Applebaum du Washington Post, il faut savoir tirer les lessons de ce référendum en vue des élections de novembre:

La campagne [du Brexit] ne s’est pas jouée sur les questions tradionnellement en jeu lors des élections britanniques. La politque identitiaire a pris le dessus de l’économie; les arguments autour de l’indépendance et de la souveraineté ont remplacé les arguments autour de l’influence et l’importance britannique. Le conseil des institutions autrefois écoutées a été ignoré. Les leaders élus mis de côté. Si ce genre de changement peut arriver au Royaume Uni, il peut tout aussi bien arriver aux Etats-Unis. On aura été prévenu

Même résultats à prendre très au sérieux pour Amy Davidson dans le New Yorker

L’Union Européenne est un grand projet idéaliste, et c’est tragique qu’il puisse être démoli aujourd’hui. Les Américains doivent comprendre que des structures idéalistes bien encrées peuvent être démolies avec les mêmes outils de destruction que Trump est prêt à déployer, même si ceux qui sont considérés comme des gens sérieux, dans un pays qui nous rappelle le notre, nous mettent en garde de faire de même.

Bernie a-t-il gagné la Californie?

Meeting à Des Moines, Iowa en Septembre 2015. Credit Phil Roeder / CC-Flickr
Meeting à Des Moines, Iowa en Septembre 2015. Credit Phil Roeder / CC-Flickr

Dès l’annonce de la victoire décisive d’Hillary Clinton en Californie le 7 juin dernier, certains supporteurs de Bernie Sanders ont crié au complot.
Associated Press a annoncé un vainqueur alors que 2,5 millions de bulletins de vote restaient à être dépouillés, et le décompte est toujours en cours à cause des centaines de millers de vote effectués par correspondance.

Selon les derniers chiffres du Washington post, sur les 4,7 millions de vote recensés aujourd’hui, la marge d’Hillary Clinton est la même qu’il y a deux semaines, à savoir près de 500 000 votes d’écart.

il n’empêche.

« Des détectives en ligne aux expertises assez diverses » affirment que Bernie Sanders serait le grand vainqueur des primaires californiennes.
La theorie: Près deux millions de bulletins n’ont pas encore été ouverts, parmi eux, un million de votes par correspondance, essentiellement des indépendants, en faveur de Sanders, l’autre million s’évaporera dans la nature.
Ce ne sont que des suspicions mais qui ont la dent dure, surtout parce que le sénateur du Vermont était attendu vainqueur et la possibilité d’une large victoire de Clinton très peu problable – Selon AP, elle a finit à 55.8% contre 43.2% pour Sanders.

En attendant les résultats définitifs, et la très problable confirmation de la victoire de Clinton, ces primaires continuent de laisser beaucoup de  démocrates perplexes et méfiants vis-à-vis de leur parti, des médias, et des élections de manière générale.

 

 

Couverture du Jour: The Guardian IN

Le Guardian appelle ses lecteurs à « rester dans l’Europe » dans son édition d’aujourd’hui, un numéro d’ores et déjà historique pour des élections qui vont décider de l’avenir du pays et du continent.

Edition du Guardian - Mercredi 23 juin 2016
Edition du Guardian – Mercredi 23 juin 2016

Cour Suprême des Etats-Unis: L’ Affirmative Action garantit

Abigail Fisher en 2012. (AP Photo/Susan Walsh)
Abigail Fisher en 2012. (AP Photo/Susan Walsh)

La Cour Suprême des Etats-Unis vient de réaffirmer aujourd’hui la constitutionnalité de l’Affirmative Action, cette politique anti-discriminatoire utilisée par l’ensemble des universités du pays pour le recrutement de ses étudiants. Mis en place dans les années soixante pour favoriser l’insertion des commnautés défavorisées, elle a permis à des millions d’afro-américains, latinos ou asiatiques d’accéder à l’enseignement supérieur grâce à un recrutement basé sur un système quotas appliqué à chaque minorités.

En 2008, l’Université du Texas a rejeté l’application d’une étudiante blanche de 25 ans Abigail Fisher, qui a ensuite porté plainte contre l’établissement en prétextant qu’elle aurait été victime de ce système de quotas, basé sur la race. L’affaire dite Fisher v. University of Texas est d’abord passée devant la Cour Suprême du Texas qui a pris le parti de l’université, puis la Cour Suprême du pays en 2013 qui a refusé de statuer dessus avant d’accepter en Septembre dernier un ultime requête de la plaignante Fisher.

Cette remise en question des droits civiques et politiques jusqu’aux plus hautes instances juridiques du pays n’est pas nouvelle. Depuis des années, des associations et fondations « conservatrices » financent ces requêtes au nom d’une « Société sans couleur » (Color-blind society) et recrutent un peu partout dans le pays des plaignants pour servir leur cause.
L’article paru sur Mother jones dans l’édition de mai/juin revient sur ces individus qui sont capables à force de conviction, de réseaux et d’argent de remettre des lois aussi fondamentales que l’Affirmative Action.

Elle est saine et sauve aujourd’hui mais pour combien de temps?

Mother Jones édition de mai/juin 2016
Mother Jones édition de mai/juin 2016

Lecture Supplémentaire: Comment est ce que les « Femmes blanches » profitent autant qu’elles critiquent l’Affirmative Action – Vox

Jezebel: Témoignage de la tutrice d’Abigail Fisher payée $450 de l’heure pour l’aider dans son dossier d’application

Opinion: Et si le Brexit permettait (enfin) à l’Europe de se réaliser?

La grande majorité des médias américains – et libéraux – se sont prononcés en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’union Europe, qui garantirait selon eux la – moyenne – santé du projet politique, économique et monétaire. Et si c’était tout le contraire?
Pour Camille Pecastaing, le rêve européen ne pourrait que se consolider avec le départ du Royaume-Uni: le pays n’a jamais fait preuve de grande volonté à participer au project européen, en sécurisant une position d’exception cumulant les avantages pour peu de rétributions politiques et économiques.

« Le bon côté [du brexit] c’est l’opportunité de finalement réaliser le rêve européen d’union politique qui excederait bien au delà les brèves répercussions d’une sécession britannique »

Hillary: incomprise ou insoumise?

Couverture du New York magazine 30 May - 12 Juin 2016
Couverture du New York magazine 30 May – 12 Juin 2016

S’il est une certitude à quelques semaines de la Convention Nationale Démocrate, c’est qu’Hillary Clinton y sera officiellement à la présidence pays. Pour autant sa côte de popularité auprès des électeurs américains et surtout des jeunes démocrates n’est pas à envier.
Selon les derniers sondages disponibles sur le site du Huffington Post, elle bénéficie du soutien que de 41% d’opinions favorables – contre 54% de défavorables. Son image a beaucoup souffert durant cette campagne des primaires surtout face aux attaques répétées de son rival, et nouvelle idole des jeunes, Bernie Sanders.
La journaliste Rebecca Traister, elle aussi peu inspirée par le personnage, a suivi de près la candidate et nous livre un portrait assez touchant de Clinton, de son engagement politique précoce, de sa position de First Lady, des attaques répétées dont elle a été victime, en tant que politique, et surtout de femme. Très utile pour comprendre l’obsession de Clinton vis-à-vis de la protection de la vie privée et ses relations tumultueuses avec les médias

La campagne du New York Times sur les dangers des sports violents

Capture d'écran du site internet du NYTimes mercredi 23 juin 2016
Capture d’écran du site internet du NYTimes mercredi 23 juin 2016

Peu de médias ont autant couvert les dangers des traumatismes craniens occasionnés dans certains sports, parmi les préférés des américains, le Hockey sur glace et le Football.

Le New York Times continue son travail de sensibilisation aux conséquences parfois dramatiques, et de plus en plus nombreuses, de ces « concussions » qui répétés tout au long d’une carrière peuvent entraîner une dégénérescence des capacités physiques et cognitives: Le CTE ou Encéphalopathie Traumatique Chronique.
Découvert il y a une dizaine d’années par Bennet Omalu, un chercheur de l’université de Pittsburgh, qui a autopsié les cerveaux de nombreux footballeur américains, cette maladie ne peut être détectée qu’après la mort du patient. Les coups répétés provoqueraient chez certaines athlètes une condition de démence – similaire à celle observée chez les boxeurs.
Les travaux du docteur Omalu, d’abord raillés ont progressivement été reconnus par le corps médical, et commence seulement à avoir des supporteurs au sein de la puissante National Football League.

Ce récit est d’autant troublant qu’il décrit le suicide d’un jeune athlète de 22ans qui s’avère avoir souffert lui aussi d’Encéphalopathie Traumatique Chronique. Le jeune pratiquait la lutte et le football américain depuis années et les coups répétés l’ont rendu malade.

Pour mieux comprendre cette maladie et les dangers qu’elle pose aujourd’hui sur le sport professionel et universitaire américain, ce superbe reportage multimédia du New York Times paru en 2011, « Punched out, The life and Death of a Hockey Enforcer » et le très bon documentaire de Frontline, A League of Denial

Contrôle des armes: Les Républicains forcent le Statu Quo

Couverture du Daily News - Lundi 21 juin 2016
Couverture du Daily News – Lundi 21 juin 2016

A la suite du massacre d’Orlando, le Sénat contrôlé par les Républicains a empêché le vote de deux lois sur un contrôle plus restrictif de ventes d’armes.
10 jours après le plus important massacre par armes à feu que l’Amérique ait connu, une majorité de sénateurs a voté contre une mesure qui semblait couler de source, celle d’interdire la vente d’armes à des citoyens figurant sur la « Terrorist Watch List« .
La « Terror List » ou Terrorist Screening Database est une liste créé par le FBI qui recense toutes les étrangers et citoyens américains soupçonnés d’adhérer ou de participer à des activités terroristes. En 2014, la liste recensait environ 800 000 personnes, dont une grande majorité d’étrangers, interdit de fait, de voyager sur le territoire américain.

Très controversée pour sa véracité et son utilité, cette liste contenait néanmoins le nom du meurtrier de la tuerie d’Orlando, Omar Mateen, qui a acheté, quelques jours avant le drame les pistolets et mitraillettes automatiques qui ont servi à tuer 49 personnes. Le « Background Check » de tout individu préalable à l’achat d’une arme n’inclut la « Terror List ». Or, nous explique fivethirtyeight.com, entre 2004 et 2015, sur les 2477 persones fichées sur la terror List, 2 265 d’entre eux, soit 91% de l’ensemble a réussi a acquérir une arme.

La National Rifle Association a reconnnu qeu les terroristes ne devraient être autorisés à acheter des armes, mais refuse d’utilser cette fameuse liste dans les « Background Checks » parce qu’elle contiendrait trop d’erreurs.

D’où l’échec du passage de la loi devant le Sénat.

L’effacité d’une telle loi est minime, puisque la propabilité qu’un background check identifie un nom recensé la Terro list est de l’ordre de 1 pour 89 000. Néanmoins, c’est une loi plus symbolique qui aurait marqué un engagement de la NRA et des Républicains vers un renforcement de la vente d’armes à feu aux Etats-Unis.

On en est loin.

Couverture du 6 Juin 2016: The New Yorker

Couverture du New Yorker. Edition du 27 juin 2016
Couverture du New Yorker. Edition du 27 juin 2016

En hommage aux victimes du massacre d’Orlando et pour fêter la Gay Pride qui aura lieu ce dimanche à New Yorker, une belle couverture du New Yorker