Driving While Black: Une infraction mortelle aux Etats-Unis

Driving While Black: Prononcé en seulement trois lettres, DWB fait directement référence au DWI, Driving While Impaired, qui signifie Boire sous influence, une infraction grave au code de la route.
Sauf qu’ici, il s’agit d’être noir.

Depuis le meurtre de Philando Castile par un officier de Police dans le Minnesota, dans sa voiture, à un feu rouge, lors d’un simple contrôle d’identité, le DWB n’a jamais aussi bien porté son nom.
Le jeune de 25ans portait légalement une arme sur lui, et l’a signifié, comme le veut la loi, au policier qui lui a tiré dessus après lui avoir demandé ses papiers d’identité.
Comme l’explique sa petite amie en direct, Philando n’a fait qu’obéir aux ordres qui lui ont donné et il en est mort. Quatre balles.
Même le gouverneur du Minnesota a avoué que ce crime n’aurait pas eu lieu si Philando avait été blanc.
Un constat ahurissant en 2016.

Le Daily Mail vient aujourd’hui de confirmer que Philando Castile était bien coupable de conduire étant noir. Le jeune homme de 32 ans, qui n’a aucun casier judiciaire, a été arrête 31 fois alors qu’il conduisait ces 14 dernières années: les infractions, toutes mineures, vont de l’excès de vitesse à une ceinure non-attachée, impossibilité de fournir une assurance (obligatoire aux Etats-Unis) ou une plaque d’immatriculation mal mise.

Mardi soir, Philando et sa petit-amie ont été arrêté pour un phare arrière cassé.

Le Washington Post confirme bien que les afro-américains ont bien plus de chances d’être arrêtés en voiture que leur homologues blancs: un préjudice que le président Obama avait d’ailleurs abordé en octobre dernier à Chicago lors de la conférence annuelle de l’Association Internationale des Chefs de Police (IACP).

Israel espionnerait les Palestiniens via Facebook

The Intercept nous raconte dans cet article « Post, Share, Arrest » comment est-ce que l’armée israélienne utilise Facebook pour traquer les militants palestiniens, du terroristes aux simples activistes à l’instar de Sohaib Zahda.
Ce jeune palestinien avait appelé à des manifestations sur les réseaux sociaux pour protester contre le conflit qui avait embrasé Gaza durant l’été 2014. Ce dernier avait été arrêté à un checkpoint par l’armée israélienne pour incitation à la violence vis-à-vis d’un de leurs géneraux dont le nom avait été mentionné dans son post.

Le cas de Zahda, toujours en cours, est typique de cette nouvelle face du conflit israélo-palestinien, les Palestiniens utilisant les médias sociaux pour informer des arrestations et des morts, les services secrets et les forces de sécurité israéliennes parcourant le web pour essayer de déjouer la prochaine agression ou manifestation.
Facebook n’a pas fondamentalement changé les contours du conflit, mais il l’a accéléré. Un rassemblement contre l’occupation israélienne peut être organisé en quelques heures tandis que la surveillance des Palestiniens est facilité par la quantité d’informations laissées sur leurs ordinateurs et téléphones portables.

A lire ICI

Un tabloid américain contre les armes à feu

Le New York Daily News, distribué sur New York City, mène depuis des années l’une des campagnes médiatiques les plus agressives contre le fléau des armes à feu aux Etats-Unis avec comme principale cible, La NRA.

Hier, le tabloïd, connu pour ses gros titres et ses couvertures parfois sanglantes, a publié la photo du corps d’Alton Sterling juste après avoir été abattu par des policiers à Baton Rouge en Louisiane. On peut d’ailleurs clairement voir l’un d’eux allongé sur la photo son arme à la main toujours pointée vers la victime.

Le titre: « Il n’avait rien dans les mains! »

Rarement une couverture avait montré la mort en direct comme l’a fait le Daily News, non sans créer volontairement la polémique sur les réseaux sociaux notamment.

New Yorker

New Yorker Edition du 11 et 18 juillet 2016
New Yorker Edition du 11 et 18 juillet 2016