Le kiosque du 20 avril 2017: Montana, le prochain défi démocrate – UC Berkeley – 4/20 – Aaron Hernandez

 

Dans les quotidiens

  • Démocrates, la prochaine étape? Le Montana

     

    Après une campagne disputée pour remplacer un siège de la Chambre des Représentants de la banlieue d’Atlanta qui a échoué de peu, un siège du Montana, laissé vacant par le Secrétaire de l’Intérieur, Ryan Zinke, est la prochaine étape, et le terrain propice d’un nouveau militantisme de gauche qui mérite l’attention.
    Les démocrates ont essuyé une défaite bien plus serrée que prévue dans le Kansas, et presque remporté le premier tour en Géorgie, ce qui les amène à se demander logiquement comment aborder les prochaines défis – pas seulement le second tour du 20 juin entre Jon Ossoff [le jeune démocrate] et la Républicaine Karen Hendel en Géorgie, mais les élections de Représentants dans le Montana et la Caroline du Sud.

    Les militants libéraux ne veulent que les leaders du parti retombent dans les traditionnels préjugés « Red State » / »Blue State ». Les Démocrates de base très motivés exigent plutôt de se battre sur qui semblait jusqu’ici interdit, une formule propice à des disputes aujourd’hui et en 2018: la façon de gérer l’argent du parti et les opérations sur le terrain.

    « Le parti n’a aucune idée sur la façon de construire et développer un mouvement » explique Markos Moulitsas, le fondateur du site libéral Daily Kos, qui a mené les campagnes de collecte de fonds en Géorgie, puis dans le Kansas et maintenant le Montana.
    « On va perdre donc reste en dehors n’est pas un message de vainqueurs, et ça ne marche sûrement pas en ce moment, alors qu’on aperçoit l’émergence d’une résistance nationale qui chercher des moyens pour s’engager.


    Selon USA Today, les élections du Montana verraient s’affronter un millionnaire républicain Greg Gianforte contre un « cowboy poète » démocrate, Rob Quist (photo ci-dessus)

    * « After Georgia’s Close Race, Montana Democrats Demand Party’s Attention » – The New York Times

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  • L’université de Berkeley, otage dans pro et anti-Trump

    Les représentants de UC Berkeley ont annulé un discours de la pundit de droite, Ann Coulter en expliquant qu’ils étaient incapables de protéger les participants en cas d’émeutes – mais les étudiants qui l’ont invité, et Coulter elle-même, a affirmé qu’elle viendrait quand même, et qu’elle parlera à l’intérieur ou à l’extérieur du campus.


    L’université de Californie est le théâtre d’affrontements violents entre groupuscules d’extrême droite, alt-right voire néo-nazis et les antifascistes d’extrême gauche.

    La décision de l’université d’annuler un rendez vous aussi anodin d’une figure de la droite conservatrice est inquiétante pour le respect de la liberté d’expression et donne de l’eau au moulin des critiques des conservateurs sur l’intolérance des bastions soit disants « libéraux » que sont censés représenter l’université.

    « Coulter event put off in fear of Riots » – San Francisco Chronicle
    * « How Berkeley became a hotbed of violence in the Trump era » – Politico

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  • Grande enquête sur la marijuana

    A l’occasion du 20 avril, une enquête sur les usages et fumeurs de cannabis qui ne devrait pas plaire au ministre de la justice, Jeff Sessions: Les joints font partie de la vie quotidienne de millions d’Américains.

    * 115 millions d’Américains n’ont jamais essayé la marijuana

    * 70 millions d’adultes ont déjà essayé la marijuana

    * 20 millions d’adultes fument de la marijuana au moins une fois par an

    * 35 millions d’Adultes fument de la marijuana au moins une fois par mois

    * La plupart des fumeurs sont des Millennials: 52% des 55 millions de fumeurs que compte le pays. La plupart des fumeurs sont des garçons, gagnent moins de 50 000 dollars par an et n’ont pas de diplôme. 145 sont des Républicains

    * Les Parents: 54% des adultes qui fument sont parents. Une majorité de ces parents – 16 millions – ont des enfants en dessous de 18 ans.

    * « Marijuana. Opinions and Politics » –  Denver Post

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  • Mort de Aaron Hernandez


    Champion de football américain qui avait tout pour réussir: Un contrat avec la meilleure équipe de NFL, les New England Patriots, une petite-amie qu’il connaissait depuis l’enfance, une fille, et des millions de dollars. Aaron Hernandez a tout gâché lorsqu’il a tué un homme en 2012 pour lequel il a été condamné à la prison à vie.

    La semaine dernière il a été acquitté dans un second procès, cette fois-ci pour un double meurtre, commis en 2013.
    Il s’est suicidé dans la nuit de mercredi à jeudi dans une prison du Massachusetts où il effectuait sa peine.

    * Le Timeline du Boston Globe
    * « Aaron Hernandez: A life Squandered » – The Boston Globe

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Les unes des quotidiens

La bataille de Berkeley

 

L’université californienne de UC Berkeley est devenue depuis l’élection de Donald Trump l’un des foyers les plus actifs de résistance et d’opposition aux politiques du nouveau président mais aussi le théâtre d’affrontements violents entre groupes des deux extrêmes.
 
Des manifestations étudiantes ont dégénéré ce weekend dans le campus de la Bay Area, l’une des plus importantes universités publiques de Californie (40 000 étudiants) mais aussi l’une plus libérales et politisées du pays – Michel Foucault y donné plusieurs séminaires en 1975.
 
Ce qui fait la réputation de Berkeley, c’est la tradition du militantisme étudiant né dans les années soixante à travers le mouvement pour la liberté d’expression.
Il existe aujourd’hui une centaine d’associations et de groupes politiques estudiantins au devant des manifestations le lendemain du 8 novembre, mais ces rassemblements sont devenus le prétexte d’affrontements violents entre militants anti-fascistes et supporters al-right et néo-nazis. 
 
Début février, une conférence organisée par des étudiants conservateurs et autorisée par l’administration, censée recevoir l’ancien journaliste-provocateur de Breitbart, Milo Yiannopoulos, a dû être annulée après le débordement de manifestations orchestrées par des « militants masqués » ou « antifas » qui ont fait plusieurs blessés et causé près de 100 000 dollars de dégâts.
La plupart d’entre eux n’appartenaient pas à l’université.

 
Le président des Etats-Unis avait alors menacé de suspendre les subventions annuelles de l’Université reçoit du gouvernement fédéral soit près de 370 millions de dollars.
 

Twitter

 
De nouvelles violences ont éclaté ce weekend entre activistes d’extrême gauche et d’extrême droite relayées en direct sur les médias sociaux.
 

 
 
Il s’agissait d’un rassemblement « Patriot Day » organisé par des militants conservateurs pour défendre la liberté d’expression – l’argument traditionnellement utilisé contre les opposants de gauche qui refusent, selon eux, d’accepter sur le campus des voix différentes, polémiques, alt-right, etc…
Les affrontements, qui ont précédé la manifestation, ont éclaté entre jeunes néo-conservateurs et groupes al-right (y compris des milices antisémites, néo-nazies et para-militaires) et de l’autre côté, féministes et antifas, la plupart cagoulés.
 
Les deux camps reconnaissent s’être déplacés uniquement pour se battre.
C’est la troisième fois cette année après la venue de Milo Yiannopoulos en février et la marche des « proud boys » en mars.
Les étudiant organisateurs ont condamné ces violences, et appelé au contraire au dialogue.

 
Twitter

L’administration a elle aussi condamné les évènements et arrêté une vingtaine de personnes.
 
Comme l’explique une journaliste d’Esquire, il ne s’agit pas simplement d’affrontements entre pro et anti-Trump, comme certains médias ont pu « simplement » le décrire:
 

Les manifestants anti-fascistes habillés en noir ne sont pas venus à Berkeley pour affronter des personnes qui votent pour Trump.
Ils ont répondu à des appels à la participation de groupes spécifiques d’extrême droite et néo-nazis à la manifestation de la « Journée des Patriotes ».
La violence de l’extrême gauche et de l’extrême droite repose sur des frictions qui existaient bien avant la présidence de Trump et que l’élection du nouveau président a envenimé.

 
Certains médias ont récupéré les évènements pour condamner la partie adverse: DailyKos avance que « la violence des Déplorables était planifiée depuis longtemps », la vidéo d’une féministe antifa, frappée au visage par « nationaliste blanc » a fait le tour d’internet.
Breitbart de son côté dénonce « l’intolérance libérale » qui a essayé d’empêcher la manifestation, sans mentionner une seule fois les dérives racistes de certains supporters de Trump.
 
Hier, l’un des journalistes de la revue conservatrice, National Review, s’inquiétait des dérives et du manque de fermeté de l’administration envers les deux parties
 

Les campus et les citadins progressistes ont un choix à faire.
Est-ce que nous sommes un Etat de droit? Si oui, il faut qu’ils défendent la liberté d’expression, qu’ils punissent les émeutiers, et expulsent ceux qui dérangent l’environnement éducatif, quel que soit leur idéologie. Il ne doit y avoir aucune sympathie, ni clémence envers ceux qui ne respectent pas la loi, qu’ils soient guerriers de la justice sociale ou néo-nazis

 

Aujourd’hui, l’une des plus prestigieuses universités du pays est devenue l’otage de rivalités entre extrêmes qui empêchent un dialogue nécessaire entre les étudiants, qu’ils soient de gauche ou de droite, et qui sont utilisées par les politiques et certains médias.

 

Samedi 4 février 2017: Washington souffle, le NYtimes vs. Trump et Breitbart boycotté

 

  • La politique étrangère de Trump dans la continuité de celle d’Obama.
    Après le désastre de la « Travel Ban » orchestré par Steve Bannon et son acolyte, Stephen Miller, la semaine dernière, le Conseil de la Sécurité des Etats-Unis a repris les commandes de la politique étrangère et opéré des changements plutôt inattendus, qui s’inscrivent dans la continuité de celle de Barack Obama:
    1. Trump a demandé au gouvernement israélien d’arrêter l’expansion des colonies juives au delà des frontières actuelles de Jérusalem Est et des territoires occupés.
    2. De nouvelles sanctions sont imposées à l’Iran sur son programme de missiles balistiques mais pas sur celui sur le nucléaire est pour le moment épargné.

    3. Nikki Haley, ambassadrice américaine à l’ONU a condamné l’ingérence de Poutine en Ukraine et demandé le retrait immédiat des troupes russes de Crimée.
  • Le boycott de Breitbart continue.
    Sleeping Giants, une organisation née au lendemain du 8 novembre pour « stopper les sites racistes, antisémites, sexistes, et homophobes en attaquant leurs revenus publicitaires » a fait parler d’elle début décembre quand Kellogg’s a décidé de retirer ses pubs. Depuis 820 entreprises ont choisi de retirer leurs publicités de Breitbart, et parmi elles, BMW, Visa, Vimeo, T-Mobile, Nestlé ou encore Lyft.

    Cette démarche ne va pas ruiner Breitbart, et ses encarts publicitaires sont toujours remplis, notamment par Amazon, Uber ou AT&T; mais les revenus engendrés par ces publicités, qui dépendent des clics des internautes, seront moindres si les annonceurs sont plus limités et moins reconnus. 
  • The Guardian, l’un des plus importants sites internet d’infos et gratuit (40 millions de visiteurs mensuels) a créé un service d’inscriptions en ligne en 2014 qui a atteint les 200 000 abonnés en 2016. Le site du Guardian n’a pas de Paywall qui limite le nombre d’articles lus chaque mois, dont « les gens qui s’abonnent ne bénéficient pas de contenu exclusif et ils le font parce qu’ils pensent qu’il est important que le journalisme du Guardian reste gratuit » explique David Magliano, le directeur général du quotidien, à Digiday. Le quotidien à également reçu 100 000 contributions de lecteurs qui ont répondu positivement aux appels de dons.
    Leur objectif est d’atteindre un million d’abonnés en avril 2019.
  • Avant la diffusion du rendez-vous sportif de l’année, le Super Bowl, dimanche après midi, La chaîne Fox a programmé dans la matinée une interview exclusive de Donald Trump avec son présentateur star, Bill O’Reilly enregistrée hier à Mar-a-Lago, sa résidence de Palm Beach en Floride, où le président passe le weekend.
    Le Commander-in-Chief pensait que son interview serait diffusée pendant le Half-Time, mais la fameuse tranche horaire est devenu depuis les années 90, le show musical incontournable de la pop culture US, animé cette année par Lady Gaga.

    Mr O’Reilly, qui connaît Trump depuis trente ans, l’aurait avisé, hors caméra, de montrer un peu plus de patience et de retenu envers les critiques et ses adversaires qui pourraient chercher à la destituer.
  • Washington peut respirer le temps d’un weekend.
    Donald passe le weekend à Mar-a-Lago après deux premières semaines intenses à la Maison Blanche et Washington peut respirer à nouveau. Mais le président n’en n’a pas pour autant oublier de tweeter sur différents sujets entre hier soir et ce matin: les taxes imposées sur les produits américains à l’étranger, les pays du Moyen Orient « qui sont d’accords avec la [travel] ban », sur la décision « ridicule » du juge de Seattle de la bloquer « temporairement », et enfin sur sa cible préférée, le « FAKE NEWS @nytimes ». Ce matin, le quotidien a publié en une un article affirmant qu’il « était toujours étroitement lié à son empire ».
  • National Review a publié sur sa page Facebook hier un article de Conservative Review qui encense la façon dont Ronald Reagan a géré les émeutes étudiantes de Berkeley en 1969 lorsqu’il était gouverneur de Californie. Les forces de l’ordre à qui il avait demandé d' »utiliser tous les moyens nécessaires pour ramener le calme » avaient tué un étudiant et blessé 120 autres. « C’est la façon dont les manifestants anti-Trump qui détruisent la propriété, bloquent la circulation et insultent la police doivent être gérés ». L’article a été publié le 10 novembre dernier après les manifestations qui ont suivi l’élection de Donald Trump dans certaines universités et reposté à l’occasion des violences qui ont eu lieu à UC Berkeley cette semaine contre l’apparition du journaliste alt-right, Milo Yiannopoulos, qui a du être annulée.

         

  • La gauche est la proie d’un phénomène réservé – presque – jusqu’ici aux supporteurs de Donald Trump, les « fake news » nous explique The Atlantic. Rien à voir avec l’amplitude des trois mois qui ont précédé les élections mais beaucoup d’intox circule désormais sur les réseaux sociaux, directement inspirée par le comportement imprévisible de Trump et la confusion créée par la nouvelle administration ces deux dernières semaines, à l’instar du Palmer Report, du compte Twitter @RoguePOTUSStaff, selon le site internet est spécialisé dans la dénonciation des « fake news », snopes.com.
  • Le « White House Correspondant Dinner » tombe à l’eau.
    L’un des plus importants diners de gala de Washington qui réunit chaque année la crème des médias, de Hollywood et des politiques, est boycotté par deux de ses principaux sponsors, le New Yorker, qui a annulé la réception de la veille et Vanity Fair qui s’est retiré de l’organisation de l’After Party très exclusive qui a lieu dans la résidence de l’ambassadeur français, et désormais sous la seule responsabilité de Bloomberg Businessweek.

    Donald Trump n’a pas non plus confirmé sa présence compte tenu de ses relations conflictuelles avec les médias. Le seul intérêt de cette soirée sera sans doute la soirée « alternative » organisée par Samantha Bee, qui aura lieu le même soir, le 29 avril, dans la capitale

Revue de presse du jeudi 22 septembre 2016

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La seconde nuit d’émeutes et la mise en place de l’état d’urgence à Charlotte, en Caroline du Nord, faisait la une des quotidiens du pays ce matin. « Un cauchemar de plus » titrait le Dallas Morning News avec la photo d’un manifestant blessé à terre, alors que la police de la ville refuse de diffuser la vidéo de la mort de Keith L. Scott, tout en affirmant qu’il n’était pas armé, ce qui pourrait confirmer une nouvelle bavure des forces de l’ordre. L’afro-américain, un père de 43 ans a été tué dans la parking d’une résidence de University City, un quartier aux abords du campus de Charlotte.

 

Capture d'écran du compte Twitter du Charlotte Observer
Capture d’écran du compte Twitter du Charlotte Observer

Trump a CNN
Mini scandale à CNN où Corey Lewandowski, l’ancien manager de campagne de Donald Trump, embauché par la chaîne d’infos en continu au mois de juin dernier, recevrait toujours un salaire de la part du candidat républicain. Un clause promise dans le contrat qui lui offre 20 000 dollars mensuels « d’indemnité » jusqu’à la fin de l’année.
Un conflit d’intérêt évident d’autant que Lewandowski ne cache pas ses positions pro-Trump

« Les femmes d’Atenco »
Le New York times rapporte à une collection de photos l’histoire de ces 11 femmes mexicaines arrêtées en 2006 à la suite d’une manifestation à San Salvado Atenco, jetées en prison et violées, torturées et humiliées pendant plusieurs heures par les policiers. Aucune enquête n’a été initiée par les autorités locales, à l’époque sous l’autorité du gouverneur Enrique Pena Nieto, aujourd’hui président du Mexique. Les victimes s’en sont donc référées à la Commission interaméricain des droits de l’homme à officiellement demandé à Nieto d’ouvrir une instruction pour mettre la lumière sur ces évènements et la chaîne de responsabilité à l’origine de ces violences.

« Save the Date »
Joss Whedon, le réalisateur de la série The Avengers a invité ses amis célébrités pour encourages les Américains à s’inscrire et voter aux élections présidentielles de novembre prochain … contre Donald Trump

Tout pour le football
Une belle histoire qui tourne mal pour l’université du New Hampshire. Cet été, l’un de ses plus fidèles employés, Robert Morin, est décédé en léguant la petite fortune de 4 millions de dollars, qu’il avait amassé tout au long de sa carrière passé à la bibliothèque de l’université. Une somme importante dont l’utilisation n’a pas plus à tout le monde.
L’administration a décidé de consacrer 1 million de dollars à l’achat d’un tableau d’affichage vidéo pour le nouveau stade de football de 25 millions de dollars dont vient se doter le campus. Les critiques des étudiants n’ont pas cessé depuis malgré les explications de l’université expliquant que le défunt était un fan de football.

« A la rencontre du photographe de génie dont vous n’avez jamais entendu parler » dans le Time magazine

Pervers pépère
Anthony Weiner, ancienne étoile montante du parti démocrate, ancien prétendant à la mairie de New York, et futur ex-mari de Huma Abedin, la conseillère préférée d’Hillary Clinton qui a ruiné sa carrière politique, son mariage et son honneur en entretenant des relations « sextuelles » avec des jeunes filles est devenue en quelques années l’une des cibles privilégiées du New York Post.
A chaque occasion de publier des photos embarrassantes, souvent « leakées » par ses conquêtes virtuelles, le tabloïd n’y va jamais par le dos de la cuillère et rebelote aujourd’hui: Le politicien aurait communiqué avec une adolescente de 15 ans pendant plusieurs mois cette année selon le Daily Mail

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Bloomberg Businessweek: Baltimore, filmée « 24/7 »

En couverture de Bloomberg BusinessWeek la semaine dernière, le programme de surveillance de la ville de Baltimore, un avion qui survole la ville équipée de caméras ultra-puissantes et censé détecter tous les crimes. Seul ombre au tableau: la population n’a jamais été mise au courant.

Bloomberg Businessweek, Aug. 29-Sept. 4, 2016.
Bloomberg Businessweek, Aug. 29-Sept. 4, 2016.

 

Depuis de l’année dernière, le Baltimore Police Department utilise l’avion pour enquêter sur toutes sortes de crimes, des cambriolages aux fusillades. Le Cessna [nom de l’avion] survole la ville jusqu’à dix heures par jour, et le public n’en n’avait pas connaissance. Une compagnie, Persistent Surveillance Systems, basé à Dayton, Ohio, a fourni ce service à la police grâce à un financement privé.
Le public n’a jamais été informé de la mise en place programme.

Baltimore est aujourd’hui l’une des villes les plus violentes des Etats-Unis et le théâtre d’émeutes l’année dernière à la suite de l’arrestation et de la mort de Freddie Gray. L’une des 700 caméras de rue qui équipent ville a filmé l’arrestation musclée du jeune afro-américain mais aucune vidéo n’a été retrouvé du trajet du fourgon de police dans lequel il est tombé coma avant de mourrir une semaine plus tard. Une bavure  des forces de police qui va entrainer des émeutes un peu partout dans ville au mois d’Avril 2015 où sera décrétée l’état d’urgence.

Le système de surveillance aérien, qui a mis une dizaine d’années avant d’être au point et fournir des images de qualité, a été testé par plusieurs des villes des Etats-Unis, dont Los Angeles and Dayton, mais rapidement abandonné devant le flot de critiques qu’il a suscité, notamment par rapport au respect de la vie privée.
La polémique suscitée par cette technologie lui a néanmoins servi de publicité à travers le pays, et le soutien d’un milliardaire texan, qui s’est proposé de financer la mise en place du système si tant est qu’une ville veuille bien l’accepter.

Capture d'écran d'une vidéo prise de l'avion Cessna qui effectue des rondes quotidiennes au dessus de la ville de Baltimore / Bloomberg BusinessWeek
Capture d’écran d’une vidéo prise de l’avion Cessna qui effectue des rondes quotidiennes au dessus de la ville de Baltimore / Bloomberg BusinessWeek

La ville de Baltimore, après l’affaire Freddy Gray, était l’endroit idéal, et l’expérience à commencé dans l’anonymat le plus total en Janvier 2016.
Ni la mairie, ni la police n’ont signé de contrat avec la compagnie, et c’est un ancien agent de police de la ville qui a été recruté pour transmettre aux autorités des informations sur des affaires en cours, qu’elles décident ou non de prendre en compte.

Tout ce qui tourne autour de ce programme est top-secret. La ville n’a pas encore officiellement reconnu son existence, et la police a refusé toute demande d’interview. Le 10 Août dernier, un rapport du Département de Justice Américain a détaillé les abus systématiques du la police de Baltimore, des arrestations illégales et l’usage excessif de la force qui ciblent de manière essentiellement les communautés pauvres et minoritaires et entrainent des altercations inutiles avec les membres de la communauté.

Persistent Surveillance continue ses rondes aériennes quotidiennes et travaille plus régulièrement avec la police de Baltimore, « qui va décider ou non de la poursuite des vols et d’un éventuel financement ».