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Bon week-end et happy pride!

Une levée de fond lancée sur Facebook par un couple de la Bay Area dimanche dernier pour venir en aide aux familles de migrants arrêtées à la frontière a rapporté 20 millions de dollars en une semaine.

Si vous souhaitez inscrire vos amis, votre famille, vos collègues à cette revue de presse, c’est une très bonne idée et c’est ICI  

 

 

1. Les quotidiens

 

  • Eruption volcanique: Un boom pour le tourisme?


    Les autorités du comté de Hawaï cherchent un moyen de faire profiter le public de la coulée de lave longue de treize kilomètres, dont la température atteint les mille degrés, qui se jette dans la mer – Ige Hopes, le gouverneur [de l’Etat] pense qu’une terrasse panoramique avec vue sur la lave pourrait booster le tourisme de l’île de Hawaï: « Ca nous aiderait à inciter les touristes à retourner dans cette partie de l’île de Pahoa » a-t- déclaré.

    Les responsables de la défense civile du comté de Hawaï continuent de réfléchir à la façon de construire quelque chose qui n’a jamais été créé auparavant, qui inclus le stationnement d’un nombre inconnu de visiteurs.  Staradvertiser.com

     

 

  • Prises d’otages virtuelles

    Ca fait deux mois, et Kathie Gross est encore ébranlée par ce qu’elle appelle « l’expérience la plus terrifiante » de sa vie.
    Cette mère âgée de 49 ans venait de quitter un cours de spin à Monarch Bay Plaza et rentrait chez elle en voiture quand son téléphone a sonné. Elle a décroché et cru entendre la voix terrifiée de sa fille Jordan: « Maman, Maman, ils m’ont enlevé et me retiennent dans un camion! »
    « Oh mon Dieu, Jordan, où es tu? » a crié la mère
    Puis un homme a répondu, « Est-ce Kathie Gross? Ecoutez, Missy, ne prévenez personne, mes hommes le retienne
    L’utilisation de « le » l’a poussée à raccrocher et à appeler l’école de sa fille qui après quinze minutes de recherche effrénée, a fini par localiser l’élève de douze ans.

    Ce kidnapping virtuel, qui est arrivé le 19 avril, s’inscrit dans une série d’incidents similaires rapportés par les départements de police du sud de la Californie ces trois derniers mois.

    Sur l’ensemble du pays, le FBI, qui enquête sur ces escroqueries avec les forces de l’ordre locales, affirment que des centaines de personnes sont victimes chaque année de ce genre d’incidents, considérés comme des actes de violence (…) La première affaire a été jugée en 2015.

    Mardi 19 juin, le FBI a averti le public:
    « Les résidents d’Orange County en Californie ont été victimes d’appels téléphoniques menaçants au cours desquels on leur a demandé de transférer de l’argent où l’un de leurs proches serait en danger. Apprenez à vous protéger contre les enlèvements virtuels, un crime qui touche les communautés américaines. »

     

 

  • Libéré après 36 ans de prison.

    Emprisonné pendant 36 ans, Jackie Wilson est sorti libre vendredi après midi.
    Un juge du comté de Cook [dans l’Illinois] a demandé sa libération après avoir annulé la confession de Wilson utilisée à l’époque pour le condamner du meurtre de deux officiers de police de Chicago.

    « Je suis heureux d’être à nouveau membre de la société après 36 années d’incarcération pour un crime que je n’ai pas commis » a déclaré Wilson peu après sa sortie de prison. « Ca a été difficile mais je veux aller de l’avant et j’aimerais apporter ma contribution à la société. »

    Contrairement à la demande des procureurs, le juge William Hook a libéré Wilson, sans avoir besoin de payer une caution, après avoir annulé sa confession, obtenue selon lui sous la torture des policiers.  Chicago Sun-Times

     

 

  • Pas de limite dans l’indécence

    Donald Trump a rencontré hier après midi les familles victimes de crimes commis par des clandestins, « séparées de manière permanente de leurs proches » et apposé sa signature sur chacune des photos des victimes, dont certaines avec la mention « love »

 

 

2. Trumplandia: Confusion à la frontière

  • Confusion à la frontière

    Face à une vague sans précédent d’indignation cette semaine, à travers le pays, concernant la séparation des familles de migrants à la frontière, le président à fait ce qu’il fait habituellement lorsqu’il cherche une solution rapide: le recours au décret présidentiel.

    « Trump utilise souvent des décrets présidentiels pour mener à bien des politiques qu’il veut mettre en place afin d’éviter le passage obligé des négociations avec le Congrès – une initiative inspirée par son ancien conseiller, Steve Bannon, qui dans les premiers mois de la présidence de Trump, a utilisé ces décrets pour mener à bien une stratégie de « choc et de crainte ».

    Le décret signé cette semaine par Trump, rédigé à la hâte en pleine crise et posée sur son bureau avant son départ pour un rallye, est tout le contraire. S’il limite le flot de critiques des médias, s’engage à réconcilier parents et [les 2 300] enfants, le décret sur l’immigration, très flou, a créé de nouveaux problèmes pour l’administration.

    Dans les agences du Département de la Sécurité Intérieure au Département de Justice en passant par celui de la Défense, à qui on a demandé d’aider à accueillir les migrants et leurs enfants, les autorités ne sont pas sûres de la façon d’appliquer un décret dont ils ne sont même pas certains qu’il conforme à la loi.

    * « Hasty Immigration Order Gives Way To West Wing Tensions » de Eliana Johnson, Annie Karni et Nancy Cook – Politico

  • La bourde de Time magazineOn a eu droit cette semaine aux couvertures poignantes de deux des plus importants news magazines américains sur les victimes de la politique d’immigration de l’administration Trump.Problème: la petite Hondurienne en pleurs, dont la photo a déjà fait la une de nombreux quotidiens, n’a pas été séparée de ses parents, ce qui a donné de l’eau au moulin des supporters de Trump qui ont dénoncé, avec le reste de l’administration les « fake news » des médias et des Démocrates.Une « grossière erreur » pour le Washington Post qui discrédite le magazine et la cause des migrants.

    Time magazine a reconnu l’erreur et ajouté:

    La photographie du 12 juin d’une petite de fille de deux ans originaire du Honduras est devenu le symbole le plus visible du débat sur l’immigration en cours  en Amérique pour une raison: Sous la politique imposée par l’administration Trump, avant sa suspension cette semaine, ceux qui franchissaient illégalement ont été poursuivis, entraînant la séparation des enfants et des parents. Notre couverture et notre reportage capturent les enjeux de ce moment

     

 

3. Une politique jusqu’au-boutiste qui séduit

  • La ligne dure du président en matière d’immigration a choqué l’opinion publique tout en renforçant la loyauté de nombreux électeurs républicains, « qui ont lien de plus en profond avec le président Trump ».

    Gina Anders connait le refrain. Le président fait ou dit quelque chose qui déclenche l’indignation générale. Elle n’est pas forcément d’accord avec la façon dont il gère la situation et comprend pourquoi les gens sont furieux.
    Mais Mme Anders, 46 ans, une républicaine de la banlieue de Loudoun en Virginie, diplômée de droit, une carrière dans les affaires et aucun vêtement « Make America Great Again » dans sa garde robe, tient tout de même à le défendre.

    « Toutes les nuances et les complexités – et ce sont des questions complexes – sont complètement mises de côté » explique-t-elle en décrivant les réactions exagérées des critiques du président, dont certains assimilent la politique de l’administration Trump à la séparation des enfants et des parents aux plus grandes atrocités de l’Histoire.
    Ca me met en colère et ça me pousse à le défendre encore plus » explique Mme Anders.

    Dans des interviews réalisées un peu partout dans le pays ces derniers jours, des douzaines d’électeurs de Trump, ainsi que des sondeurs et analystes, décrivent une sorte d’attachement envers le président à chaque fois que les Républicains doivent répondre à cette question désormais familière: « Comment est-ce que vous pouvez soutenir cet homme? »
    Leur résilience suggère une certaine unité parmi les Républicains qui pourrait atténuer une popularité au plus bas de Trump dans les sondages et aider son parti à garder le contrôle de la Chambre des Représentants en novembre.
    (…)
    Les électeurs républicains décrivent une réponse instinctive presque protectrice envers le président, et leur soutien a augmenté ces derniers mois: Le taux d’approbation parmi les Républicains est de 90%. Et si les sondages n’ont pas encore capturé les effets de la polémique de la semaine dernière, le seul président à avoir été plus populaire que lui, à ce moment là de son mandat est George W. Bush après les attaques du 11 septembre. 

     

    * « Numb to Outrage, Republican Voters Feel a Deepening Bond to Trump » de Jeremy W. Peters – New York Times

 

 

 

 

4. Vers la fin des droits civiques?

  • Pour le journaliste Vann Newkirk, une grande partie de l’agenda du président – en matière d’immigration, de justice pénale, de la liberté religieuse – est directement inspiré par Jeff Sessions, supporter de la première heure de Trump, dont l’ambition est de désengager progressivement la responsabilité du gouvernement fédéral vis-à-vis de la protection des droits civiques des minorités et de la lutte contre les discriminations.
    Un mouvement engagé par Martin Luther King et soutenu depuis cinquante ans par les différentes administrations.

    Même si le président s’en prend publiquement à Jeff Sessions qu’il menace souvent de virer, le Procureur Général est le véritable architecte de ce que les gens pensent être la politique intérieure de Trump.

    Comme il l’a appliqué dans des décisions récentes visant à réduire les demandes d’asiles, renforcer la politique d’immigration, revenir sur la réforme de la justice pénale et la protection du droit de vote, ce programme va plus loin que renverser les politiques mises en place sous Obama, que Trump avait promis lors de sa campagne.

    De la « Black Belt » [zone géographique en forme de croissant au Sud Est des Etats-Unis où vivent un pourcentage élevé d’Afro-Américains] des années 80 jusqu’aux recoins de la frontière mexicaine, la doctrine Sessions s’inscrit dans une longue tradition de sape des droits civiques des minorités.

    Jeff Sessions est jusqu’au-boutiste en matière d’immigration, légale et illégale, à la droite des Républicains les plus conservateurs, qui envisagent la prison pour ceux qui enfreignent la loi, quelles que soient les circonstances, qui s’opposent à toutes formes de clémence, que ce soit pour les toxicomanes, les fumeurs de cannabis, ou les délinquants récidivistes.
    Il place la plupart des maux de l’Amérique, la drogue, la violence, les armes sur le dos des immigrés illégaux et étrangers.

    Jeff Sessions a proposé peu après sa nomination très controversée, de revenir à la politique de « guerre contre les drogues » mis en place par Nixon au début des années 70 qui s’est poursuivie jusqu’à la fin des années 90, et a été accompagnée par l’emprisonnement de masse de plusieurs millions d’Afro-Américains.

 

 

 

6. La justice à l’envers

 

  • En Octobre 2015, lors d’un contrôle de routine, l’officier du Département de police de Columbus dans le Missouri, Canyon Boykin, a tiré et tué Ricky Ball, un Afro-Américain de 26 ans et plaidé la légitime défense face à un suspect soi-disant armé.Ce soir-là Boykin n’a pas activé sa caméra portative et l’arme retrouvée sur la victime aurait été volée à un autre officier de police de Columbus lors d’un précédent cambriolage.
    Problème: Le policier en question a déclaré le vold e son arme de service douze jours après la mort de Mr. Ball, et entre temps le Département de police de la ville a publié deux différentes versions des circonstances de la mort du jeune homme.Par souci d’indépendance, le procureur du District a alors décidé de renvoyer l’affaire à l’Etat du Missouri qui après huit mois d’enquête, a présenté ses conclusions devant un grand jury qui a décidé d’inculper le policier d’homicide en septembre 2016.

    Sauf qu’entre temps, Boykin, mis à pied, a porté plainte contre la ville de Columbus pour discrimination raciale, affirmant avoir été viré parce qu’il était blanc et sa victime noire … qui a décidé de lui accorder des dommages et intérêts plutôt que d’aller jusqu’au procès.

    Ces dix dernières années, au moins 25 officiers de police ont porté plainte contre leur ville pour discrimination raciale. Onze ont été rejetées par un juge ou un jury. Neuf ont gagné leur procès ou préféré recevoir des dommages et intérêts en affirmant ne pas avoir été promu à cause de la couleur de leur peau ou viré pour des remarques jugées racistes.

    Aucune d’entre elles n’impliquait la mort d’un homme, jusqu’à l’affaire Boykin, et alors que la police doit répondre partout dans le pays aux débordements de leurs agents.
    Dans les mois qui ont précédé et suivi l’inculpation de Boykin, sept autres policiers ont été poursuivis pour des fusillades, ont été jugés et aucun n’a été condamné.
    Ces décisions révèlent une réalité indéniable aujourd’hui: Si les enquêteurs, procureurs, juges et jury essayent de rendre les policiers responsables de leurs actes, ça ne sert à rien puisque des lois continuent de protéger des policiers qui affirment avoir tiré en état de légitime défense.

    * « After A White Cop Shot A Black Man, He Sued The City For Racial Discrimination » de Albert Samaha – Buzzfeed News

 

 

 

 

7. Fox News v. Télévision d’Etat nord-coréenne.

 

 

 

 

  • Le « Daily Show de Trevor Noah » s’est amusé à comparer le traitement de Kim Jong-un par la télévision d’Etat nord-coréenne et celui de Donald Trump par Fox News, et les ressemblances sont aussi frappantes qu’inquiétantes.

 

 

 

 

8. On vit une époque formidable

  • Il y a vingt-cinq ans éclatait l’affaire John Wayne Bobbitt, cet américain qui s’est fait couper une partie du pénis par sa femme après qu’il l’ait, selon elle, violée.
    C’était le 23 juin 1993.
    Le morceau de pénis a été retrouvé, puis recollé, John Wayne innocenté du viol de sa femme, et cette dernière acquitté de « coups et blessures volontaires ». Time
  • La série famiale Roseanne a été annulée à la suite du tweet raciste de sa comédienne principale Roseanne Barr mais un « spinoff », appelé « The Conners », qui va rassembler tous les membres de la famille de Roseanne, sauf elle.  Time
  • La Cour Suprême vient d’interdire à la police d’utiliser la géolocalisation du téléphone portable de ses citoyens sans un mandat. Une victoire pour la protection de la vie privée et les entreprises de Haute Technologies.
  • La mort de Charles Krauthammer, l’un des journalistes néo-conservateurs les plus influents de sa génération, « un homme d’esprit indépendant au jugement raisonné » qui a entretenu dans ses tribunes hebdomadaires du Washington Post, « une conversation sur la signification, les fondations et l’objectif de la politique, dans le sens large du terme. »

 

 

 

9. La Couverture du Jour

  • Tous les cinq ans, on enterre Nintendo face à la concurrence de Sony (Playstation), de Microsoft (XBox), de Facebook (Réalité virtuelle) etc … et à chaque fois la compagnie revient avec un produit miracle qui la propulse au sommet. C’est la légende de Nintendo en couverture du dernier Bloomberg Businessweek. 

    En mars 2017, la compagnie a mis sur le marché la Nintendo Switch.
    Les analystes étaient sceptiques quant à la réussite du produit, qui peut être utilisé comme une console de jeux portable ou branchée à un téléviseur. Ca faisait plus de dix ans que le dernier grand succès de Nintendo, la Wii, avait bousculé le monde du divertissement à domicile. Pour beaucoup, les smartphones étaient le futur des jeux vidéos – et pas un appareil à 299 dollars sensible aux mouvements.

    Mais dès le début, les joueurs ont aimé l’originalité, la polyvalence et le design du Switch. En avril dernier, Nintendo a annoncé qu’elle avait vendu plus de 15 millions d’unités et plus de 63 millions de jeux l’année précédente.
    Une solide gamme de classiques réinventés a contribué à la frénésie.
    The Legend of Zelda: Breath of the Wild s’est vendu à plus de huit millions d’exemplaires et été nommée Jeu de l’année par L’Academy of Interactive Arts and Sciences.
    Les nouvelles itérations des franchises Mario Kart, Super Mario et Splatoon ont également bien marché.
    Le chiffre d’affaires de Nintendo a plus que doublé par rapport à l’année précédente, à 9,5 milliards de dollars et les cours de son action a grimpé de 81%

    * « The Legend of Nintendo » de Felix Gillette – Bloomberg Businessweek

Published in Revue de presse