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Bon milieu de semaine à tous!

L’administration a déclaré lundi que 463 migrants ont été expulsés des Etats-Unis sans leurs enfants, soit un cinquième des familles séparées pendant l’application de la politique de tolérance zéro au printemps dernier. WaPo

Si vous souhaitez inscrire vos amis, votre famille, vos collègues à cette revue de presse, c’est une très bonne idée et c’est ICI  

 

 

 

 

1. Les quotidiens

  • Floride: Le droit de tuer pour une place de parking

    Jeudi dernier, Markeis McGlockton, sa compagne, Britany Jacobs, et leur enfant se sont garés sur une place de parking pour handicapés d’un supermarché de Clearwater en Floride. Michael Drejka, qui aime semble-t-il créer des histoires pour une place de parking, est venu confronter Mme Jacobs pendant que son petit ami faisait les course à l’intérieur.
    En sortant, McGlockton s’en est mêlé et a poussé l’individu qui est tombé à terre.
    Drejka a alors sorti son arme et abattu McGlockton d’une balle dans le coeur – le tout filmé par une caméra de surveillance.

    Même si la vidéo montre clairement que McGlockton ne posait aucun danger pour Drejka, le shérif a conclu le lendemain qu’il avait agi en légitime défense et était donc protégé par la loi « Stand your Ground » qui autorise tout individu à utiliser la force s’il se sent physiquement menacé.
    Ajouter à cela le fait que la victime est noire et le meurtrier blanc et impossible de ne pas faire le rapprochement avec la mort de Trayvon Martin, en Floride en 2012, dont le meurtrier, George Zimmerman, avait été acquitté grâce à la loi « Stand Your Ground ».

    Toute l’affaire expliquée par Vox

  • Enfin réunis

    Un livreur de pizza clandestin arrêté en faisant son travail a bénéficié d’une part de justice extra large quand il a finalement été libéré mardi d’un centre de détention.

    Pablo Villavicencio, 35 ans, a sauté dans les bras de sa femme et de ses deux filles après qu’un juge fédéral ait demandé sa libération du centre correctionnel de Hudson après 53 jours passés derrière les barreaux sous le coup d’un ordre d’expulsion.

    Le juge fédéral de Manhattan Paul Crotty a décidé que l’immigré équatorien avait le droit d’être libre et d’appliquer pour un statut légal malgré l’ordre reçu de quitter le pays.
    « Il n’a aucun antécédent judiciaire, paye ses impôts et travaille pour subvenir aux besoins de sa famille » a écrit le juge dans son verdict de quatre pages. NY Daily News

  • Les premiers effets de la guerre commerciale …

    L’administration Trump va débloquer douze milliards de dollars d’aide pour les fermiers américains touchés par la guerre commerciale initiée par le président contre la plupart des pays alliés du G7 et la Chine: Le Département de l’Agriculture va directement verser ces subventions « à court terme » en attendant que Trump obtienne de nouveaux accords commerciaux.

    Une mesure qui ne plaît guerre aux Républicains, à l’instar du sénateur Ben Sasse du Nebraska:

    Cette guerre commerciale coupe l’herbe sous le pied des fermiers et la réponse de la Maison Blanche est de dépenser douze milliards de dollars pour des béquilles en or … les tarifs et renflouements de cette administration ne vont pas « make America great again » mais la renvoyer à 1929. 

    Surtout si tous les autres secteurs de l’économie touchés par cette guerre commerciale – le secteur automobile et les industries pétrochimiques – commencent à demander le même traitement.

    Et qui ne convainc guère les agriculteurs américains, notamment les agriculteurs de soja de l’Illinois, le plus grand Etat producteur du pays, qui ont engrangé plus de trois milliards d’exportations l’année dernière, notamment grâce son principal client chinois , et qui pourraient perdre cette année 420 millions de dollars de ventes avec ce pays uniquement. Chicago Tribune

  • Philadelphie: 165 overdoses en un week-end

    Vendredi et samedi à Philadelphie, au moins 165 personnes ont fait une overdose d’héroïne – un chiffre sans précédent selon les autorités sanitaires, qui pensent que la drogue a été coupé avec un anticholinergique, une substance présente dans les relaxants musculaires et des anti-allergies, qui provoquent de dangereux effets secondaires.
    Mais le bilan – dix morts – correspond à la moyenne de décès par overdoses sur un week-end dans une ville où 1 217 personnes sont mortes d’une overdose en 2017.

    Ce pic a permis à la ville de s’entraîner face à une recrudescence d’overdoses et convaincu les associations, les autorités de ce que les toxicomanes savent depuis des mois: L’héroïne de Philadelphie, longtemps reconnu pour sa pureté et son coût peu élevé, est presque entièrement contaminé, notamment avec l’opiacé de synthèse, fentanyl. Philadelphia Inquirer

     

 

 

 

2. Trumplandia

 

 

  • Trump v. Cohen

    Hier soir, l’avocat de Michael Cohen, ancien avocat personnel de Donald Trump, a offert à sa némésis, CNN, l’enregistrement réalisé en 2016 à l’insu du candidat républicain qui prouve que Trump était au courant du payement effectué à une playmate avec qui il a eu une liaison dix ans plus tôt pour qu’elle garde le silence.

    Plus que le contenu de l’enregistrement, c’est l’attitude de Michael Cohen envers Trump qui a évolué: Fini l’époque où il affirmait être « prêt à prendre une balle » pour son ancien client.
    Cohen collabore désormais avec le procureur indépendant Bob Mueller, le pire scénario pour Trump, selon son avocat, « il y a d’autres enregistrements … il y a d’autres choses. »

  • Le roi de la manipulation

    Trump a été très actif sur Twitter ces derniers jours: il a menacé l’Iran en lettres capitales, évoqué les progrès avec la Corée du Nord, le « fake dirty dossier » de Christopher Steele (celui de la fameuse « golden shower »), Carter Page, la chasse aux sorcières de Mueller, « Crooked Hillary », le « gang Obama », les « Corrupt Media », « Amazon Washington Post », les tarifs, etc …

    Mais celui dans lequel il affirme « être très inquiet » des menaces d’ingérence russe aux prochaines élections de mi-mandat en faveur des Démocrates contre « Trump » car « aucun président n’a jamais été dur avec eux que lui » est – excusez moi l’expression – du grand foutage de gueule, que ses supporters vont une fois de plus avaler.

    Non seulement Trump a nié l’ingérence russe dans les élections de 2016 mais Poutine a avoué à Helsinki la semaine dernière vouloir la victoire de Trump il y a deux ans.

    Quels que soient les faits, Trump, conscient de la loyauté de sa base électorale, invente une actualité qui lui est favorable, qui sera bientôt reprise par Fox News, les médias d’extrême droite et ses électeurs.

    Hier après midi, lors d’un meeting dans le Missouri, Trump a évoqué son thème préféré, les barrières douanières défavorables aux Etats-Unis et déclaré à une foule de vétérans:

    Ne croyez pas la merde que entendez de ces gens – les Fake News
    Tout va bien. Et rappelez vous: Ce que vous voyez et ce que vous lisez n’est pas ce qu’il se passe.

     

 

 

 

 

3. New York in ICE

  • Même dans l’une des villes « sanctuaires » les plus libérales du pays, les immigrés clandestins ne sont plus à l’abri:

    Dans les six mois qui ont suivi l’investiture de Trump, les arrestations de l’ICE dans New York ont augmenté de 67% comparé à l’année dernière, et les arrestations d ‘immigrés sans antécédents judiciaires de 225%, soit 2 031 personnes dans les cinq boroughs de la ville.
    (…)
    La répression de Trump contre l’immigration a instauré un climat de peur dans la ville. Avant son investiture, beaucoup d’immigrés, sans casier judiciaire, n’étaient pas menacés d’expulsion et avaient le droit de rester tant qu’il se présentaient régulièrement aux autorités de l’immigration.
    Mais après son entrée en fonction, Trump a élargi le nombre de personnes considérées comme prioritaires à l’expulsion et maintenant, les gens dont le seul crime est de rester dans le pays illégalement, peuvent être expulsés.

    Pour beaucoup d’immigrés new yorkais, les activités ordinaires sont devenues effrayantes.

    Certains immigrés arrêtés par les agents fédéraux affirment avoir été traités comme des criminels, sujets à des conditions inhumaines dans des centres de détention surpeuplés en attendant leur procédure d’expulsion, qui peut prendre des mois, voire des années.
    Pendant ce temps là, les familles désespérées se démènent pour payer les frais d’avocat qui peuvent atteindre des milliers de dollars.
    Si beaucoup réussissent à éviter la déportation avec l’aide d’avocats, d’autres n’ont pas cette chance. Renvoyés vers des pays inconnus où ils n’ont peut-être pas vécu depuis des décennies, ils arrivent sans argent, sans téléphone portable, sans moyen de transport, sans logement.
    A New York, leur absence soudaine, laisse enfants, conjoints, parents, frères et soeurs, collègues, églises et des communautés entières désorientées, se demandant qui sera le prochain.
    (…)
    Ce n’est pas étonnant que de nombreux immigrés new yorkais, qui pendant des années ont essayé de tout bien faire, payer leurs impôts, s’inscrire auprès de l’ICE, commencent à rester dans l’ombre.

    « Cette administration Trump est arrivée et tous les immigrés, même les résidents permanents, même ceux qui sont légaux ont peur. Quant aux illégaux, je pense qu’ils ont compris qu’il était temps de se cacher » affirme Youngmin Lo, 35 ans, venu illégalement Corée du Sud et pasteur dans une église du Queens.

    Le Marshall Projet et New York magazine ont contacté une centaine de personnes de la ville – immigrés, avocats et associations – pour découvrir ce que c’était que la vie d’un New Yorkais sans papiers à l’époque de Trump.
    Il y a cette dominicaine de 23 ans du Bronx, détenue pendant sa lune de miel près des chutes du Niagara. Cet adolescent de Manhattan qui n’osait pas dire que son père avait été expulsé vers la Gambie. Et ce brillant élève de Harlem qui a disparu plus tôt cette année: une tante qui a dit à son principal que sa famille avait fui au Canada pour échapper à l’ICE.

     

    * « New York On ICE » du Marshall Projet et New York magazine

 

 

 

 

 

 

 

4. Le tweet du jour

 

  • Si Facebook a promis de tout faire pour limiter la circulation de fake news sur le réseau social, Mark Zuckerberg refuse pour autant de supprimer la plupart des contenus qui expriment un point de vue, qu’il soit raciste, négationniste ou complotiste à l’instar d’Alex Jones et de son fameux site d’infos bidons, InfoWars.

 

 

 

 

 

5. Hollywood, la droite et l’affaire James Gunn

 

  • La semaine dernière, James Gunn, le réalisateur des deux « Guardians of the Galaxy », l’une des plus importantes franchises de Disney, a été « victime de la deuxième cause principale de destruction de carrière à Hollywood après l’agression sexuelle: Les tweets. » NymagVendredi, des tweets de très mauvais goût sur des sujets tabous – le viol et la pédophilie – écrit il y a plus de dix ans, lorsque Gunn était un « réalisateur en marge et provocateur », ont été ressortis par un troll d’extrême droite, Mike Cernovitch.

    Cernovitch a mobilisé son réseau pour que les tweets apparaissent dans tous les recoins d’internet – jusque dans les bureaux de Disney – et il a été récompensé quand « James Gunn » est apparu en tête des tendances sur Twitter.

    Pas étonnant que Cernovitch, qui a joué un rôle clé dans la manipulation de l’opinion pendant les élections de 2016, soit impliqué dans cette campagne contre Gunn.

    Le militant d’extrême droite est obsédé par une guerre sans fin contre les médias grand public, et prévenu ses ennemis, fin 2017, qu’il comptait utiliser leurs propres tweets contre eux, de retrouver d’anciens tweets susceptibles de briser leur carrière. HuffPost

  • Pour Scott Mendelson, de Forbes, le renvoi de Mr. Gunn rend Disney vulnérable à une campagne de chantage en ligne, précisément voulue par Cernovitch et autres trolls d’extrême droite:

    Qu’ils réapparaissent dix ans plus tard, peu importe le messager ou la motivation derrière cette découverte, ils ont mis Disney dans l’embarras. Soit les studios ont eu peur d’être harcelés par les médias de droite, soit de gâcher leurs chances d’acquérir Fox ou de fragiliser la marque. Surtout quand tout le monde s’attend à ce que « qui-je-pense » se lance dans une diatribe nocturne ou matinale sur Twitter dès que Fox and Friends aura récupéré la polémique.
    Peut-être que Bob Iger [patron de Disney] et ses proches ont vraiment été choqués au point de mettre fin à leur relation avec l’une des figures clés de leur plus importante franchise.
    (…)
    S’ils avaient gardé Gunn, ils auraient sans doute dû faire face à un scandale [entretenu par l’extrême droite] qui serait devenu le centre de discussion de la promotion de « Guardians of the Galaxy Vol. 3 » [dont la production était censée débuter cet automne].
    (…)
    Dès que les tweets sont ressortis, Disney a, financièrement parlant, pris une décision assez facile.

    L’achat de Fox [par Disney] rend [cette affaire] bien plus inquiétante. Si la fusion Fox/Disney fonctionne, la nouvelle compagnie contrôlera  potentiellement 40 à 48% du Box-Office chaque année. Presque la moitié de l’industrie du cinéma sera contrôlée par une compagnie, dont l’extrême sensibilité envers sa propre image, la rend vulnérable aux trolls politiques et a ce que j’appellerai du terrorisme politique dernier cri (« Exprimes tes idées politiques et on ruine ta carrière »). Forbes

  • Roseanne Barr, la comédienne virée par ABC en mai dernier après avoir traité Valérie Jarrett, une ancienne conseillère de Obama de « singe », a bien entendu réagi sur Twitter mais pour s’indigner du soutien reçu par James Gunn depuis vendredi, du public, des acteurs de « Guardians of the Galaxy », et des médias comme New York magazine, « James Gunn n’est pas Roseanne Barr et Disney devrait le savoir ». IndieWire… Et même des médias de droite à l’instar de David French dans National Review:

    Ne vous méprenez pas, les tweets sont choquants et grossiers. Gunn « plaisante » sur le viol et la pédophilie mais rien n’indique qu’il soit coupable d’un acte illégal ou qu’il continue à plaisanter de la même manière, et d’après ce j’ai lu, il a été très efficace à diriger l’une des plus importantes franchises actuelles.
    Comme tous ceux qui me lisent le savent, je suis un défenseur infatigable de la liberté d’expression et j’en ai marre de ces campagnes de harcèlement en ligne.
    Il y a une grande différence entre Barr et Gunn. Barr n’a pas été virée pour des anciens tweets. Elle a été virée pour avoir twitté une insulte raciste et ignoble alors qu’elle travaillait pour ABC. Ce n’était pas un tweet vieux de dix ans. 

    Avant d’être lui même été trollé par les trolls d’extrême droite.

 

 

 

 

 

6. Hollywood, c’est plus comme avant

  • Comme le note le journaliste Joe Flint dans le Wall Street Journal,

    Les dirigeants et les créatifs perdent leur emploi devant une industrie du divertissement devenue moins tolérante envers des propos offensants et comportement abusifs. Disney vient de virer James Gunn, le réalisateur des deux « Guardians of the Galaxy ».

    La culture traditionnelle à Hollywood du laisser-dire et laisser-faire s’est rapidement transformée en une où les mots mal choisis peuvent briser des carrières.
    Les dirigeants de Paramount Pictures et de Netflix, les talents créatifs de la série « Lethal Weapon » et le réalisateur de « Guardians of The Galaxy » ont été virés ces derniers mois à la suite de remarques déplacées, d’abus de langage et autres comportements inappropriés qui aurait été davantage tolérés dans le passé.

    « Avant, dire quelque chose de blessant ne risquait pas de vous faire virer » explique Tom Nunan, un ancien cadre de la télévision et producteur du film Crash. « Aujourd’hui, les conséquences sont sévères et immédiates ».

    Les renvois récents ont lieu dans le sillage du mouvement #MeToo qui a commencé à Hollywood avec des allégations contre le magnat du cinéma, Harvey Weinstein, et a eu des répercussions dans le monde des entreprises.
    A Hollywood, le mouvement a marqué un tournant dramatique par rapport à la gestion traditionnelle qui considérait les écarts de conduite des dirigeants et des talents comme un mal nécessaire de l’industrie.
    Maintenant, la corporatisation de l’industrie du divertissement combinée avec le militantisme en ligne et une nouvelle génération d’employés qui n’ont plus peur de dénoncer, a conduit à beaucoup moins de tolérance à l’encontre des écarts de conduite et la peur de la réaction du public pour ne pas avoir agi à temps.

 

 

 

 

 

7. On vit une époque formidable

  • Peter Rice, le « 3ème fils de Rupert Murdoch », qui a passé sa carrière à Fox, est pressenti pour remplacer Bob Iger à la tête de Disney – qui vient d’acquérir la 21st Century Fox pour 71,3 milliards de dollars.
    Non seulement, Murdoch va devenir le principal actionnaire de Disney après la fusion mais placer Rice à la tête de Disney lui permettrait de maintenir son influence sur les actifs de Fox, même s’il n’en n’est plus le propriétaire. Pacific 
  • Après seulement un million de téléspectateurs lors du premier épisode, « Who Is America », la dernière émission Sacha Baron Cohen a plus que doublé son audience – 2,8 millions de téléspectateurs – lors du deuxième épisode diffusé dimanche dernier. Hollywood Reporter
  • Ivanka Trump ferme sa marque de vêtements créée en 2011 destinée « white collard working women », reconnue pour copier les collections d’autres designers, boycottée l’année dernière après l’entrée de la fille du président dans l’administration. WaPo
  • Hier, le Procureur Général des Etat-Unis, Jeff Sessions, a accompagné des lycéens conservateurs de Washington qui chantaient « Lock Her Up », l’un des slogans préférés de Trump pendant la campagne qui appelle à l’emprisonnement de Hillary Clinton. Buzzfeed
  • A partir du 1er août prochain, vous pourrez imprimer votre propre fusil semi-automatique à la maison à l’aide d’une imprimante 3-D, qui seront impossibles à identifier, et sans passer par le contrôle des antécédents judiciaires. Vice

 

 

 

 

8. La Couverture du Jour

 

  • Selon la journaliste Rebecca Traister, la sénatrice du Massachusetts, Elizabeth Warren, apparaît aujourd’hui comme l’une des favorites pour succéder à Hillary Clinton comme candidate démocrate aux élections de 2020. Celle que Trump surnomme Pocahontas – elle revendique des origines amérindiennes – avait refusé de se présenter en 2016 et préféré soutenir Clinton plutôt que Bernie Sanders lors des Primaires démocrates.
    Après l’échec de novembre 2016, elle a néanmoins réussi à revenir sur le devant de la scène politique en s’imposant comme « the Leader of the Persistence ».

    Durant cet été torride, Elizabeth Warren qui tente d’accompagner son parti a travers la rudesse de l’administration Donald Trump jusqu’aux élections de mi-mandat, sa propre réélection au Sénat et qui sait vers une course à la présidence, semble tout donner dans cet effort. Comme si arrêter de bouger signifiait la fin du monde.
    (…)
    En l’absence d’un favori pour défier Trump et les Républicains, Warren s’est imposée ces dernières semaines comme le leader du parti démocrate et la candidate du moment pour 2020.
    C’est presque évident: Elle a cette vision et cet élan progressistes, n’a pas peur de critiquer le président et dispose d’une endurance illimitée. C’était sans doute difficile en 2016 de reporter tous les espoirs démocrates sur une autre femme [que Clinton]. Mais parfois, une crise est utile pour constater l’évidence, et cet été a mis en évidence le rôle de Warren.

    * « Leader of the Persistence » de Rebecca Traister – New York magazine

Published in Revue de presse